16 rue d avelghem

HOUSSIN, XAVIER

livre 16 rue d avelghem
EDITEUR : BUCHET CHASTEL
DATE DE PARUTION : 27/08/04
LES NOTES :

à partir de
12,15 €

SYNOPSIS :

« Le mari de Françoise a fait plusieurs pellicules. La rue d'Avelghem barrée. Les marteaux et les pinces hydrauliques. Les concasseurs. La pelleteuse fouillant dans les décombres du salon. J'ai refusé de voir. Non merci. Non vraiment. En deux jours tout a été nettoyé. Plus de traces. Quand vont-ils s'arrêter ? De toute façon, c'est trop tard. Les petites maisons. Le vieux pont Nyckès. Ils ont même écroulé l'église du Sacré-Coeur. Je ne retournerai pas à Roubaix. » Chaque fois qu'il passe à Roubaix, le narrateur
rôde autour des ruines d'une maison d'enfance sise au 16 rue d'Avelghem. Dans ses souvenirs, déjà, la bicoque était sacrément déglinguée. En 1935, autrefois, son grandpère Joseph s'est installé là avec sa marmaille. Il y est resté jusqu'à sa mort ayant, pendant les dernières années, perdu la tête. Le narrateur, fasciné par les pans de vie entiers arasés et oubliés, renoue les fils de l'histoire. Demeurent, pour essayer de retrouver un sens, l'esquisse d'un décor, des noms, quelques fantômes.
7 personnes en parlent

en réaction aux commentaires de à mycupoftea et Ingridfasquelleje ne saurais plus trop quoi dire sur ce livre, tant d'eau a coulé sous les ponts pour moi, et pour vous, depuis sa lecture. Je peux simplement vous échanger des impressions.En ce qui me concerne j'ai fait corps avec ce roman dès le tout début. Je me suis sentie proche des personnages. "Des gens ordinaires", comme, Mycupoftea, vous le dites si bien !Par contre je ne suis pas d'accord avec vous quand vous dites que l'histoire est "un peu banale". Même si des évènements sont vécus par des milliers, des millions d'individus, pour celui qui les vis ça n'est jamais banal. toujours unique.Le vécu de cette famille ne m'appartiens pas et ne me concerne pas. Cette histoire, qui pourrait être banale,m'a touchée. Je repense encore à ce livre avec beaucoup de tendresse, même si comme je vous l'écrivais je ne serais plus en mesure d'en parler.Ingridfasquelle : votre chronique m'émeut.Les histoires de maisons, ça n'est pas rien !

livresenpagaille
05/10/14
 

Il m’a fallu du temps pour accrocher à ce roman. Je me sentais toujours en décalage, pas concernée. L’histoire se déroule dans le nord de la France et, culturellement, je n’étais pas vraiment « raccord ». Cependant, l’émotion a fini par trouver un chemin jusqu’à moi. On s’attache à cette famille et voir vieillir Angèle et Joseph est émouvant. Aussi, une fois le livre achevé, j’ai relu les premiers chapitres. Mon regard n’était plus le même. Tante Jeanne n’était plus juste un nom, c’était une personne dont je connaissais la vie et son décès ne m’était plus indifférent.16, rue d’Avelghem est un livre sur des gens ordinaires ; c’est ce qui en fait son intérêt même si parfois l’histoire est un peu banale. C’est un roman dont la chaleur vous gagne lentement mais sûrement.

mycupoftea
05/01/13

Un très bon souvenir de lecture; ce livre était sélectionné pour le Prix France Télévision de 2005 (je crois). J'avais aimé retrouver la ville de mon enfance...Ce livre n'est pas vraiment autobiographique mais l'auteur se sert de l'histoire familiale berthe

afbf
04/10/14
 

Dans ce court roman autobiographique, Xavier Houssin raconte l'histoire d'une famille ordinaire, comme il en a existé beaucoup. Le quotidien d'une famille méritante, que la vie pourtant n'a pas épargnée. Cette famille, ce sont les Lapierre. Son grand-père Joseph, sa grand-mère Angèle et leurs huit enfants, tous logés au 16, rue d'Avelghem, un quartier populaire de Roubaix dont il ne reste aujourd'hui plus rien. Plus rien qu'un complexe sportif construit dans les années 70, après la fermeture des usines textiles et la réhabilitation du quartier. Cul-de-sac, terrains vagues, le décor est planté. L'écriture saccadée. Comme le bruit des marteaux et des pinces hydrauliques qui ratissent le quartier, arrachent un peu plus l'âme des pauvres gens.Devoir de mémoire, souvenirs fugaces, l'auteur revient sur les lieux et se remémore. Tranches de vie ordinaire, odeurs, couleurs... Chronique émouvante d'une famille sur trois générations, comme des instantanés partagés avec le lecteur. La maison familiale renaît des décombres, reprend vie pour un temps, pour le temps de ce bref roman.C'est la vie difficile, sinistre des petites gens du Nord que raconte Xavier Houssin. Le manque d'argent, la difficulté de joindre les deux bouts, l'angoisse du chômage, la maladie, la mort, souvent prématurée, et la guerre, cette drôle de guerre dont on ne sait que penser ! Elle est rude la vie dans le Nord et pourtant, il y a dans ces pages un optimisme étonnant ! Avec beaucoup de pudeur, de tendresse, d'affection, l'auteur énumère les petits bonheurs minuscules, les petits riens d'une époque révolue à laquelle on pense avec nostalgie. En coup de vent, on traverse le XXème siècle, ses bouleversements, et on salue le courage de ces gens qui n'ont rien et qui pourtant gardent la tête toujours haute.Le "16, rue d'Avelghem" est un roman bref. Un roman choc. Bouleversant, inoubliable. Jacques Brel a chanté "Le Plat Pays", Xavier Houssin, lui, a écrit cet hommage magnifique, vibrant, comme une ode aux habitants d'une région, ma région, depuis trop longtemps sinistrée. Et c'est tout simplement beau.

ingridfasquelle
09/10/12
 

L'installation et la vie de tous les jours d'une famille de 6 enfants dans une courée de Roubaix..Une famille aux revenus peut-être modestes, mais riche de droiture et de fierté.Ne dit-on pas que l'argent ne fait pas le bonheur ? Réseau des médiathèques du mélantois

Si vous êtes nés dans les années d'après-guerre, ce roman vous parlera...Comme une petite poésie nostalgique, une petite musique familiale : 12 enfants, puis les petits-enfants se succèdent rue d'Avelghem. C'est un roman d'atmosphères, d'odeurs... aux saveurs du temps disparu où la classe ouvrière faisait vivre les quartiers de Roubaix. On se serrait les coudes, on donnait de l'amour avec trois fois rien. Xavier Houssin rend hommage aux grands-parents pour un temps à jamais révolu.Les mots sont choisis, les chapitres courts, ramenés à l'essentiel. Beaucoup de tendresse dans ce court roman "autobiographique" qui nous amène aux confins de notre enfance dans une tonalité douce-amère. Iana

Iana
16/10/11
 

Quel merveilleux écrivain, ce Xavier Houssin ! Déjà j'étais sous le charme avec "La ballade de Lola", premier roman bouleversant sur la disparition d'une fillette sur le chemin d'école. Avec "16 rue d'Avelghem" l'auteur renoue avec la sensibilité. Suite à la destruction du quartier de son enfance, le narrateur fait revivre cette maison d'un quartier de Roubaix, là où ses parents et leurs nombreux enfants ont emménagé jusqu'à la fin. La fin d'une vie, merveilleusement et à juste dose racontée. Beaucoup de pudeur, d'émotion fine. En des phrases courtes, presque lancées à la mitraillette, l'histoire découle son tapis rouge et met en scène un couple de gens ordinaires dans un quartier des corons près des usines de textile. C'est tout un pan de vie, toute une époque qui revoit jour. La vie de cette famille, les Lapierre, est bouleversante par ses petits riens et ses ordinaires qui font un grand tout. On tourne les pages, avide de connaître davantage de leurs vies. Les joies, les peines, les doutes, les peurs. C'est très beau. C'est hélas très court mais ce livre s'inscrit dans la lignée des beaux petits romans inoubliables. A saisir !

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 11.50 cm
  • Poids : 0.16 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition