188 contes a regler

STERNBERG, JACQUES

livre 188 contes a regler
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 24/03/98
LES NOTES :

à partir de
8,70 €

SYNOPSIS :

Les extraterrestres ? trop différents de nous pour qu'une quelconque communication soit possible, ou trop semblables à nous pour exciter notre curiosité. Les planètes étrangères ? piégées. Les objets ? suspects. Le temps et l'espace
? sujets à d étranges sautes d'humeur. Les humains ? pollueurs, prétentieux, belliqueux, avides de profits et de records, vulgaires, rongés par l'ennui, mortels dans tous les sens du terme. Et dieu dans tout ça ? tranquillement sadique.
3 personnes en parlent

Je n'avais jamais entendu parler de Jacques Sternberg. En tout cas pas avant de voir que Lune classe 188 contes à régler parmi ses livres à sauver en cas de fin du monde. Et oui, le gros 42 qu'on peut voir à la fin de sa chronique est un argument pour la lecture de ce livre (je n'ai jamais admis être logique et rationnel).J'ai donc essayé ce livre, ou plutôt ce recueil. Car comme son nom l'indique, Jacques Sternberg nous livre 188 histoires (je ne les ai pas comptés, mais j'ai confiance), des nouvelles (peut-on dire nouvelles ?) brèves, pouvant faire une ligne ou quelques pages, pour une moyenne globale et à vue d'oeil de 1 page.[la suite sur 233°C] Baroona - 233°Chttp://233degrescelsius.blogspot.fr/

Baroona
29/10/15
 

Juste pour le plaisir de vous faire partager un de mes livres préférés, voici un recueil de nouvelles de Jacques Sternberg. Son mot d'ordre : un humour glaçant !Découvert pendant mon adolescence, grâce à mon papa qui m'a fait baigner dans la SF depuis toute petite, ce Présence du Futur (maintenant disponible chez Gallimard en Folio) est un bijou ! Percutant, le style de Sternberg ne laisse pas indifférent et touche à l'essentiel sans fioriture. Les nouvelles sont la plupart du temps ultra-courtes. La plus brève fait une phrase, la plus longue quelques pages.Je vous livre ma nouvelle préférée, d'une ironie incontestable, et franchement ça m'éclate :La poussièreDieu était arrivé à bout de ses peines quand il pensa à celles qu'il réservait à l'homme récemment créé et il fut assez satisfait de les résumer en affirmant : « né de la poussière, tu seras destiné à redevenir poussière. » Et pour peaufiner le sadisme de sa trouvaille, il donna à l'homme la conscience de n'être que poussière et l'intelligence d'inventer un jour l'aspirateur.Jacques Sternberg a vécu la seconde Guerre Mondiale, durant laquelle son père a été déporté et tué. Son écriture grinçante nous fait ressentir son traumatisme, les thèmes des horreurs de la guerre et de la perte de la foi étant récurrents dans ses histoires, à l'image de ce pape qui ayant finalement la possibilité de voyager dans le temps, choisit d'aller réconforter les déportés avant qu'ils n'entrent dans les chambres à gaz...Il critique ouvertement la société de consommation et prévoit même la crise dans plusieurs de ses textes, au nombre desquels on peut citer Les finances :"...Mais la bagnole, cette gnôle de l'homme moyen, ne trouvait plus d'acheteurs. L'argent était devenu trop difficile à gagner pour le mettre dans du superflu et ceux qui possédaient une vieille voiture n'avaient plus de quoi mettre du carburant dans leur moteur..."Cela vous rappelle quelque chose ?Sternberg aime aussi parler des femmes, humaines ou pas, de leur sexualité, de leur absence... Oui, il y a du cul dans 188 contes à régler. Et des planètes lointaines !Les deux éditions du livre sont illustrées par Roland Topor, qui a su capter le désespoir et la noirceur dans les textes de l'auteur, et nous les retranscrire en image de façon brutale. Le petit précis d'histoire du futur qui termine le recueil est un régal à lire, et clos parfaitement ce bouquin indispensable dont je relis régulièrement quelques pages ! LuneCe n'est pas parce que je dis n'importe quoi que j'ai tort.

LunePapillon
24/10/12
 

Après s’être essayé à divers genres (romans, théâtre, scénario, dictionnaires, …), Jacques Sternberg était revenu en 1988 à son genre de prédilection, le récit bref, pour notre plus grand plaisir. Bien lui en a pris : dix ans après, consécration à ses yeux, 188 contes à régler, d’abord publié chez Denoël, sortait enfin en Folio, suivis par ses deux autres recueils de nouvelles plus érotiques, Histoires à dormir sans vous (1990) et Histoires à mourir de vous (1991).

CarnetsdeSeL
04/04/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.18 kg

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