livre 1979
EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 18/08/05
LES NOTES :

à partir de
6,30 €

SYNOPSIS :

1979. Quatre chiffres peints en rouge sur un mur décrépi. Et tant de combinaisons envisageables. Est-ce une date clé ? Un code confidentiel ? Une mauvaise blague ? Une menace camouflée ? Une invitation au voyage ? Ou encore un signe du destin ? Rien de tout cela. Et un peu tout à la fois. Aux yeux, entre autres, de Virginie, Arnaud, Julien, Hervé, Paul, Elizabeth
ou Annie. Respectivement maman rêveuse, jeune garçon perturbé, taggueur rageur, médecin au bout du rouleau, assassin repenti, chagrin d'amour ambulant et propriétaire très en colère. Et tous plus ou moins bouleversés par cette étrange date surgie de nulle part puis qui disparaît un beau jour, emportant avec elle un bien drôle de secret...
5 personnes en parlent

Une date taguée à la peinture rouge sur un mur banal, en ville. Une date qui ne semble rien représenter : ce n’est pas 1968 et ses grèves étudiantes, ni 1990 et la guerre du Golfe. Non, 1979, ce n’est rien. Alors pourquoi une personne l’a jugé importante au point de l’afficher aux yeux de tous, en choisissant la couleur brutale du rouge ?La signification de cette date, le lecteur ne l’apprendra qu’à la fin du livre. Tout au long du roman, nous rencontrons plusieurs personnages qui évoluent quotidiennement autour du mur en question : ils y vivent, y passent, y travaillent, etc. Quoiqu’il en soit, pour chacune de ces personnes, 1979 évoque un souvenir, tel la madeleine de Proust. Pour l’une, c’est une rupture, pour l’autre un meurtre. Pour Virginie, Arnaud, Paul et les autres, cette date représente un tournant de leur vie, un clash qui a fait d’eux ce qu’ils sont devenus aujourd’hui. Aussi, ils vont vouloir savoir qui a effectué ce graffiti et surtout, pourquoi a-t-il ressenti le besoin de le faire.Une histoire d’une grande nostalgie, qui est tout à fait représentative de l’œuvre de Jean-Philippe Blondel : des pans de vies, où fureur, amour et mélancolie se mêlent indistinctement. Le style de l’auteur reflète ces états et s’adapte au caractère de chacun de ses personnages. Peut-être son métier de professeur lui permet-il de rencontrer toutes sortes de personnalités, que ce soit parmi les élèves, les collègues ou les parents. Quoiqu’il en soit, il cerne la psychologie humaine avec toute la précision dont il est capable, et cela donne des portraits très intéressants.En conclusion, cette histoire est très agréable à lire, avec de courts chapitres et des récits qui s’apparentent presque à des nouvelles, qui auraient toutes le même fil conducteur. Marylin

marylinm
07/12/12
 

Deuxième roman de Jean-Philippe Blondel, 1979 est aussi réussi que le premier, mais je l'ai trouvé paradoxalement plus sombre (je dis paradoxalement car certains événements d'Accès direct à la plage étaient pourtant aussi violents, voire plus que ce qui est raconté ici). Contrairement à ce que j'avais pu lire ici et là, je n'ai pas trouvé que la narration reprenait le même procédé que dans Accès direct à la plage : certes, les narrateurs sont multiples, ce qui permet de varier les points de vue, mais ils sont toujours les mêmes et le roman est bâti en quatre parties, portant chacune un chiffre extrait de la date, soit 1/9/7/9 (chaque chiffre indique le nombre de narrateurs qui va suivre). La partie 1 et l'épilogue sont pris en charge par le même narrateur, ce qui rend de ce fait la construction cyclique et parfaitement achevée. Chaque narrateur raconte à sa manière ce qu'évoque cette date pour lui dans les parties 9 et 7, puis l'histoire se déplace dans le présent dans la dernière partie, où il y a réunion des différents protagonistes et résolution de l'affaire, dans une structure qui n'est pas sans rappeler celle d'un roman policier. Le tout est au service d'une histoire de famille qui sert de prétexte (mais pas que) à d'autres histoires et j'ai beaucoup apprécié la façon dont la seule inscription de cette date sybilline sert de catalyseur pour décanter des histoires personnelles profondément enfouies, déterrer des secrets ou faire avancer des personnages jusque là englués dans une vie morne et triste. Cette date permet à chacun de tisser de nouveaux liens, que ce soit en renouant avec lui-même, avec sa famille, avec l'amour ou avec ses voisins, le tout dans une ambiance un peu feutrée (ni grandes démonstrations ni grandes manifestations mais plutôt des sentiments en demi-teinte). Comme dans Accès direct à la plage, je trouve que Blondel a un vrai talent pour camper ses personnages en quelques phrases très justes : il est le peintre un peu amer, un peu désenchanté, des petites vies des gens ordinaires.

fashiongeronimo
11/08/12
 

1979 nous entraîne dans une sorte de jeu de piste. Qui a donc taggé cette année sur le mur d'une maison de Troyes en 2003, et pourquoi ?Et pourquoi également tant de gens se sentent-ils interpellés par cette date pourtant tout à fait anodine, pas représentative de quelque évènement important que ce soit ?...Vous le saurez à la toute fin du roman, sans qu'à aucun moment vous ayez pu l'anticiper.Pour autant avez-vous vraiment besoin de le savoir ?.... Rien n'est moins sûr, tant le charme du livre réside uniquement dans le ton de Jean-Philippe Blondel, dans sa narration hachée et triste.Petit livre qui se lit très vite, mais qui dégage beaucoup de gris, qui n'est pas ma couleur préférée. Sylvie Sagnes

SagnesSy
21/07/12
 

Une date écrite sur un mur décrépi en lettres rouges. Ces 4 chiffres, dont ce 7 qui bave, interpellent les personnages de ce roman qui se demandent : Qui a pu écrire cette date et pourquoi ? Qu'est ce que je faisais en 1979 ?Virginie rêvait de devenir pianiste; Arnaud perdait l'amour de sa vie; Roger écrivait sur les murs, Fabien était minot; Paul tuait un ami dans un accident de voiture; Annie et Geneviève les deux frangines se jalousaient inutilement; Julien le livreur de pizza n'était pas né mais peste aujourd'hui contre celui ou celle qui lui a piqué son mur.L'apparition de cette date écarlate non seulement replonge les 9 personnages dans leur passé, les invite à l'introspection mais les réveille, ébranle leurs certitudes, leur fait prendre conscience de ce qu'ils sont devenus, de ce qu'ils peuvent encore changer.Leurs monologues révèlent leurs failles et leurs secrets, leurs regrets, leur amertume. Tout ce qu'ils avaient sagement enfoui sous une petite vie rangée ressort...Comme tout graffiti, il va être effacé par la mairie et le roman est construit en deux parties : avant et après ce décapage de mur. C'est le genre de roman que l'on a envie de relire une fois terminé car le dernier chapitre nous permet de comprendre le premier : la boucle est bouclée. Toute notre lecture prend alors un relief différent. On fait les liens entre les récits de vie qui s'emboitent comme les pièces d'un puzzle.Ce roman choral, cet assemblage de tranches de vie est très réussi grâce à une plume précise qui retranscrit avec brio les états d'âme des différents personnages.

lucie38
06/06/11
 

Un quartier découvre un matin l'inscription 1979 sur un mur. On voit évoluer tout plein de personnages (comme a l'habitude de faire J-P.B) qui se questionnent sur l'(ou les) auteur(s) de l'inscription et le but recherché. Voilà, les vies se rencontrent, changent. C'est une lecture sympa mais rien de transcendant.

Cave
13/03/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.10 cm
  • Poids : 0.11 kg