A contretemps

BLONDEL, JEAN-PHILIPPE

EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 08/01/09
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

L'écriture, sa place, son emprise sur nos vies : le nouveau Blondel rend un hommage très personnel à la littérature, cette étrange et irremplaçable life-supporting machine. La langue française n'a pas d'équivalent pour cette belle expression anglaise, et pourtant pour beaucoup la littérature est bel et bien un refuge, qui permet de rester en vie. À travers l'histoire de Hugo et de Jean, ce sont ces gens là que raconte le septième roman de Jean-Philippe Blondel. Pour la première fois, ce romancier qui est avant tout un grand lecteur nous entraîne à sa suite sur un thème qui lui est crucial : que se passe-t-il si l'écriture nous quitte ? Entre Paris et Londres, des années 1970 à nos jours, la rencontre aussi inattendue qu'attachante d'un lecteur adolescent et d'un écrivain oublié. Hugo, jeune provincial affamé de fiction, débarque à Paris pour y suivre des études de lettres. Jean, son logeur, peu aimable, peu loquace,
a toutes les apparences du personnage tristement passe-muraille. Et puis, peu à peu, à cause d'un roman tombé sur sa route presque par hasard et qui a eu beaucoup de succès dans les années 1970, Hugo va percer la véritable identité de Jean : c'est lui l'auteur de ce roman. Et s'il le cache avec tant de soin, c'est parce qu'il n'y en a eu qu'un : il est, depuis, un écrivain raté. Par-delà les plis du temps, le jeune étudiant va rendre son histoire à l'homme qui a perdu l'écriture. Un roman sur la transmission qui écorne au passage, avec une douce ironie, le petit monde de l'édition et ses cruautés. En toile de fond de l'histoire de Hugo et de Jean, on croise des personnages hauts en couleur - une libraire, une éditrice, des romanciers. À contretemps brosse avec une énergie communicative un portrait gentiment satirique du milieu éditorial des années 1970 (a-t-il tant changé ?.) dans lequel on rit de bon coeur.
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C'est un Jean-Philippe Blondel grand lecteur qu'on cerne dans ce roman, un amoureux des livres, qui comprend et partage ce que représente la plongée dans un univers de fiction. Savez-vous par exemple qu'un grand lecteur peut souffrir de porosité ? Et je ne parle pas de la frustration sexuelle qui expliquerait pourquoi on adhère à une histoire qu'on nous raconte... C'est ainsi truffé de petites répliques tantôt drôles ou étonnantes, tantôt déconcertantes et ronflantes. C'est à voir. J'ai curieusement été moins sensible au spleen de l'écrivain raté, celui qui a cru et s'est cassé les dents. Cela devient un peu trop long et étouffant, les piques acerbes étant proprement dégainées pour souligner l'hostilité de celui qui a été oublié. Toutefois on touche davantage à l'ego frustré, et je ne suis pas compatissante. On peut ensuite s'intéresser à la relation complice entre l'étudiant et l'homme bougon. Oui, complice... car ces deux-là vont finir par s'apprécier, et s'apprécient déjà sans se douter. Ils s'agacent, parce qu'ils se reconnaissent l'un dans l'autre. C'est plutôt mignon. En fait, j'ai clairement deux gros penchants dans ce livre : Michèle, une libraire exceptionnelle, unique, incomparable, et l'importance de la lecture dans la vie. Comme l'écrit le narrateur, c'est « ma dose ». On se comprend...

Clarabel
20/02/09
 

Le narrateur, jeune homme avide de lectures, s'installe à Paris pour poursuivre des études de lettres et accessoirement pour échapper à l'emprise de sa mère. Il sous-loue une chambre chez un homme souvent absent et taciturne le reste du temps. Une suite de hasards (?) font découvrir au jeune homme, chez une amie libraire, un livre écrit 30 ans plus tôt et oublié : A contretemps. L'auteur n'est autre que son logeur qui veut oublier cette période de sa vie.Après une entrée en matière un peu longue, le livre enfin décolle. Certes, la ficelle -les hasards successifs- est un peu grosse, mais elle permet une présentation sans concession du milieu littéraire des années 70/80 -est-il réellement différent de nos jours ?- et une réflexion intéressante sur la production les doutes et les interrogations d'un écrivain : si tout est mis dans le premier roman, comment en écrire un second ?C'est aussi le livre du passage à l'âge adulte pour ce jeune narrateur, confronté aux adultes, à leurs faiblesses, leurs peurs.Roman plutôt pas mal, malgré quelques longueurs, qui vaut qu'on dépasse les 40 ou 50 premières pages un peu ennuyeuses. Le meilleur est après. Yv

Lyvres
25/03/14
 

Blondel est prof. C'est sûrement la raison pour laquelle ses bouquins parlent souvent du difficile passage du héros à la vie d'adulte. Souvent il est question d'émancipation, de premiers jobs, de rêves en pagaille, de nouvelles rencontres et de fin de mois délicates.Ici, c'est une cohabitation entre un jeunot et un vieux mystérieux grincheux dont on apprend qu'il écrivit, jadis. Et l'on est curieux, nous aimerions savoir. Évidement, le type n'est pas loquace. Mais on y travaille. Ezqueira

Ezqueira
29/04/11
 

Format

  • Hauteur : 21.60 cm
  • Largeur : 13.60 cm
  • Poids : 0.32 kg