A l'ami qui ne m'a pas sauve la vie

GUIBERT, HERVE

livre a l'ami qui ne m'a pas sauve la vie
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 13/01/93
LES NOTES :

à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

J'ai eu le sida pendant trois mois. Plus exactement, j'ai cru pendant trois mois que j'étais condamné par cette maladie mortelle qu'on appelle le sida. or je ne me faisais pas d'idées, j'étais réellement atteint, le test qui s'était avéré positif en témoignait, ainsi que des analyses qui avaient démontré que mon sang amorçait un processus de faillite. mais, au bout de trois mois, un hasard extraordinaire me fit croire, et
me donna quasiment l'assurance que je pourrais échapper à cette maladie que tout le monde donnait encore pour incurable. De même que je n'avais avoué à personne, sauf aux amis qui se comptent sur les doigts d'une main, que j'étais condamné, je n'avouai à personne, sauf à ces quelques amis, que j'allais m'en tirer, que je serais, par ce hasard extraordinaire, un des premiers survivants au monde de cette maladie inexorable.
2 personnes en parlent

Il est difficile de parler de ce livre tellement sa lecture porte de violence et de sincérité... le SIDA, sujet abordé avec toute la cruauté de la maladie et la conscience de sa fatalité ! "le roman d'une generation" peut être, sans doute, hélas !?

fredmons59
05/09/10
 

Lorsqu'on ouvre un livre d'Hervé Guibert il faut s'attendre à être choqué(e) car l'auteur affectionne de bousculer les idées bien pensantes en donnant certains détails crus. Ce livre est un premier tome d'un triptyque consacré à sa vision de la vie avec le sida. Il est essentiel de ne pas oublier que ces écrits datent de la fin des années 80, à une époque où on savait peu de choses concernant la transmission de la maladie. Comme tous les malades du monde, Guibert passe par des phases d'euphorie et d'accablement. Il dit que son sang amorce "un processus de faillite", et que sa maladie est né de "son désordre" (sexuel). Guibert à tête d'ange, homosexuel, ne se contentait pas d'un partenaire unique mais savourait la sensualité là où elle était bonne à prendre. Certes, il se veut très attaché à Jules (lui-même marié et père de deux enfants), mais ce dernier reste aussi peu fiable en matière de fidélité... C'est lorsque Guibert voit son ami Muzil (en réalité le philosophe Michel Foucault) se mourir du sida, qu'il se rend compte que son temps de vie est compté. Ils sont liés par "un sort thanatologique commun". Ecrire un livre devient pour lui une thérapie. Ecrire pour oublier les souffrances, les amis qui n'appellent plus ou se servent de lui (comme Bill), la perte d'activité sexuelle, la fatigue. Ecrire jusqu'à l'épuisement "ce livre condamné". Dès lors, le sida perd de sa voracité et devient un compagnon de route: "le sida est une maladie merveilleuse. Et c'est vrai que je découvrais quelque chose de suave et d'ébloui dans son atrocité, c'était certes une maladie inexorable, mais elle n'était pas foudroyante, c'était une maladie à paliers, (...) une maladie qui donnait le temps de mourir, le temps de découvrir le temps, et de découvrir enfin la vie." Les courts chapitres mélangent fiction et réalités biographiques. A sa sortie, le livre fit scandale parce que Guibert osait faire du sida un best seller et parlait d'une sexualité tabou. Ainsi, se plaisait-il à dire que "le sida était devenu le reportage de sa vie". Pour conclure, une phrase de Martine de Rabaudy que j'aime beaucoup: "Guibert crâne,Guibert défie, toujours Guibert écrit." A lire en mettant toute pudeur de côté. vivi

vivicroqueusedelivres
16/02/12
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.17 kg

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