A l'est d'eden

STEINBECK, JOHN

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 25/06/74
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

John Steinbeck A l'est d'Eden Dans cette grande fresque, les personnages représentent le bien et le mal avec leurs rapports complexes. Adam, épris de calme, Charles, son demi-frère, dur et violent, Cathy, la femme d'Adam, un monstre camoußé derrière sa beauté, ses enfants, les jumeaux
Caleb et Aaron. En suivant de génération en génération les familles Trask et Hamilton, l'auteur nous raconte l'histoire de son pays, la vallée de la Salinas, en Californie du Nord. Pour cette oeuvre généreuse et attachante, John Steinbeck a reçu le prix Nobel de littérature.
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Adam eut deux fils, qu'il appela Abel et Caïn (il avait pas de calendrier).Abel devint éleveur, Caïn jardinier. Un jour, pour Noël, Abel offrit son plus bel agneau à Dieu."Merci" dit Dieu, véritablement ému, pour une fois qu'on pensait à lui.Du coup, Caïn décida lui aussi de faire un présent au Créateur. Il alla dans son verger, réfléchit, essaya de faire un collier de nouilles, renonça, puis choisit son plus beau fruit."-Tiens, Dieu, c'est pour toi, dit-il en lui présentant son offrande.-Une pomme ? S'offusqua Dieu. Sans déconner : une pomme ? Tu serais pas un petit peu con toi des fois ?-J'le crois pas, t'as accepté le cadeau d'Abel, et tu veux pas de ma pomme ?-Non mais attend, lui il m'a offert un agneau, et toi, UNE %#%# DE POMME !"Comme Caïn le prenait super mal, Dieu se calma et ajouta :"-Ecoute, je vais être magnanime et passer l'éponge. Après tout, peut-être que ton père ne t'a jamais expliqué... Alors voilà, si tu me ramènes un vrai beau cadeau, c'est-à-dire ni une pomme, ni un veau d'or, ni une cravate, je l'accepterais avec joie. Ca te va ?"Caïn rentra chez lui, et se remit au collier de nouilles. Comme il n'y arrivait pas, Abel, qui passait par là, lui demanda :"Hé frérot, je vois que t'es en galère, tu veux de l'aide ? Depuis que Dieu a aimé mon agneau, j'ai l'impression que je peux réussir absolument tout ce que j'entreprends !"Ce furent les derniers mots d'Abel, qui mourut étranglé par les nouilles.Le lendemain, vers quatorze heures, quatorze heures trente, Dieu appela Caïn : "-Caïn, n'as-tu pas vu Abel ?-Hé tu sais quoi, je suis pas sa baby-sitter. La dernière fois que je l'ai vu, il mangeait des pâtes."Dieu, qui se rappela soudain qu'il était omniscient, dit :"-Tu as tué ton frère !? Mais enfin, qu'est-ce qui va pas, chez toi ?-Tu m'as jamais aimé ! C'est toujours Abel par-ci, Abel par là, %#%# d'Abel !"Dieu soupira."-Tu sors.-Quoi ?-Tu prends tes affaires et tu te casses. Y en a marre de cette famille de malades. Entre l'une qui parle aux serpents et l'autre qui bute son frère pour une connerie... C'est à vous en dégoûter de bosser le samedi."Ainsi, Caïn déménagea du côté de Nod, à l'est d'Eden.(La bible, de tête)Avant, quand on me disait "A l'est d'Eden", je pensais surtout à James Dean qui regarde pousser des haricots en attendant que la salade décongèle. Or, si cette péripétie apparaît effectivement dans le roman de Steinbeck, elle vient après mille autres. En effet, le film d'Elia Kazan n'a adapté que la dernière partie du livre, qui narre donc la rivalité des jumeaux Aron et Caleb sur fond de première guerre mondiale et de légumes verts. L'oeuvre du romancier débute quant à elle deux générations avant, faisant ainsi d'"A l'est d'Eden" une grande fresque romanesque mettant en scène plusieurs dizaines de personnages, des centaines de figurants, des indiens, une famille nombreuse, une évasion de prison, un maréchal ferrant et un chinois qui philosophent. Romain Gary faisait la distinction entre le "roman total", qui donne à lire un monde ouvert dans lequel se confrontent des personnages pouvant ou non défendre des thèses (Gary évoque Tolstoi), et le "roman totalitaire", dans lequel l'univers décrit se plie au point de vue de l'auteur (ici il parle de Kafka). "A l'est d'Eden" me semble, non pas se situer au milieu, mais embrasser conjointement les deux définitions. Roman total évidemment, puisqu'en liant son récit à la vie d'un homme (qui aurait pu être "the man who wasn't there" des frères Coen) de sa naissance à sa mort, Steinbeck fait interagir des personnages aussi disparates qu'une **** psychopathe, un serviteur lettré, un agriculteur bourru, un homme d'affaire issu d'une famille de poètes ou un sherif pragmatique. Qui plus est, la grande force de l'auteur réside dans le fait qu'il ne se contente pas de dépeindre un personnage, mais qu'il parvient à faire vivre son point de vue avec une pénétration d'esprit qui dépasse l'entendement. Ainsi, certains chapitres parmi les meilleurs, tels ceux narrant la montée en puissance de Cathy, la solitude de Charles, ou la réussite usurpée de Cyrus, peuvent se lire comme des nouvelles à part entière, puisque chaque personnage y déploie le monde selon sa propre perspective. Ainsi, à chaque fois que les destins se croisent, l'effet est d'autant plus vertigineux.Mais on peut aussi parler de "roman totalitaire". Non pas parce que Steinbeck conte sa propre vision du monde (à ce compte-là, Tolstoi aussi, et il serait difficile de faire autrement), ni parce qu'il truffe son récit d'aphorismes, mais parce que son livre s'articule entièrement autour d'une thèse : le mythe d'Abel et Caïn, qui évoque la jalousie fraternelle, représente un passage obligé de la vie d'un homme, et se rejoue à chaque génération. En gros, Adam et Charles l'incarnent une première fois, puis au plus fort du roman (la naissance des jumeaux) les personnages principaux lisent carrément le passage de la bible cité ci-dessus avant d'en faire l'exégèse, et pour finir, Aron et Caleb rejouent la même partition. D'ailleurs, à mon sens, et c'est le seul défaut que j'ai trouvé au livre, dans cette dernière partie ça commence un tout petit peu à être lourd. Loin de moi l'idée de remettre en cause le bien-fondé philosophique de l'oeuvre, mais disons qu'on voit arriver le dernier acte gros comme un convoi de laitues défraichies. Quoi qu'il en soit, et histoire de ne pas en rester sur un point faible alors que le bouquin intègre les doigts dans le nez ma liste de "Best.Book.Ever", jetons un mot sur la manière, qui soutient admirablement le fond. La plus grande vertu de Steinbeck, outre sa capacité à se fondre dans les psychologies les plus diverses, réside dans l'implacabilité de ses meurtres. En effet, après s'être échiné à créer des personnages auxquels il serait inhumain de ne pas s'identifier, après nous avoir fait partager leurs idéaux, leurs doutes et leurs contradictions pendant des centaines de pages, il les fait tourner de l'oeil, comme ça, sans crier gare. Au début ça parait bénin puis ça s'aggrave, les proches de la victime se mettent à flipper autant que le lecteur, ils appellent les secours, le docteur répond au téléphone, il dit qu'il arrive tout de suite, le paragraphe s'arrête... Et celui d'après, c'est l'enterrement. Il n'y a même pas de lutte possible, seulement la décence de les laisser expirer entre les lignes.Résultat, à un moment, j'ai commencé à stresser à chaque fois que je voyais arriver un changement de paragraphe. Steinbeck est d'ailleurs le seul auteur qu'il m'arrive de cesser de lire, non par fatigue ou par ennui, mais en me disant : "bon, s'il leur arrive encore un seul truc ce soir, je crois que je vais craquer". Et ce n'est pas une mince qualité.

un flyer
23/06/12

Quelques mots sur l'auteurNé à Salinas en Californie en 1902, John Steinbeck s'intéresse surtout au roman réaliste et critique. Il dépeint surtout les milieux populaires californiens. Il relate aussi des fables à portée moralistes et philosophiques telles que "La perle" ou encore "La coupe d'or". Il a eu le prix Nobel de littérature en 1962. Il est décédé en 1968 à New York.CritiqueJe voudrais faire une chronique sur un roman classique que j'affectionne particulièrement. Il est vrai que John Steinbeck est mon auteur préféré de même que son compatriote William Faulkner (lui, ce sera pour la prochaine fois). "A l'est d'eden" est en soi un titre hautement symbolique: c'est le lieu où Caïn se retire lorsque Dieu s'est détourné de lui après le meurtre d'Abel. Par ce titre, l'auteur inscrit son roman dans la lignée des maudits. Tout comme "Les raisins de la colère", Steinbeck donne ici une superbe fresque de l'aventure humaine. L'influence ici n'est plus l'Exode mais un autre passage important de la Bible: la Genèse, le meurtre d'Abel, l'introduction de l'agriculture et de la mort violente. Le roman, selon mon avis, analyse plusieurs situations humaines: le don de l'amour et son refus, la dimension théologique et philosophique de la faute, du péché et de la liberté humaine et enfin Lee et Caleb qui à mon avis sont les figures médianes de la condition humaine. Premier thème: le don de l'amour et son refus s'étendent sur deux générations et vont causer des ravages irréversibles. Il y a d'abord le drame fraternel entre Adam et Charles. La dispute des frères a pour objet, le père, Cyrus. On assiste à une situation semblable à celle rencontrée dans le théâtre racinien: A aime B qui aime C. Charles aime Cyrus qui aime Adam qui ne l'aime pas. Adam refuse ce père au sens freudien du terme. En effet, il le voit comme un vampire, un ogre épuisant successivement ses deux femmes. Adam n'est pas impressionné par cet homme et devenu homme, il renverse cette idole de son piédestal. Charles quant à lui est incapable de se soustraire du poids du père qui l'accable et qui l'aliène. Il chérit Cyrus et attend la reconnaissance de ce dernier qui ne vient pas. Le refus du don entraîne le déchaînement de la violence de Charles. Il la tourne vers l'objet aimé: Adam. La répétition de ce schéma se poursuit avec les enfants d'Adam: Aaron et Caleb. Cette fois, Aaron meurt. La mort de ce dernier selon moi est aussi due à son orgueil et à la tentation de la pureté tyrannique car il refuse d'endosser la vérité sur l'identité de sa mère. Aaron, nom biblique désignant le frère de Moïse est un prêtre. Aaron symbolise pour l'auteur toujours selon moi une inadéquation à la vie faite de compromis moraux l'acceptation de la mère comme réalité et de ce qu'elle est). Deuxième dimension: la dimension théologique et philosophique de la faute, du péché et de la liberté humaine. En provoquant la mort d'Aaron, Caleb cherche le pardon du père. Il est en quête de la Rédemption et du Salut. Seule la parole du père a le pouvoir de la relever et de l'alléger du poids de la culpabilité. L'auteur introduit cette partie au milieu de son roman. Selon moi, c'est une partie primordiale de son intrigue. Je pense que c'est une façon pour lui de proposer une réponse à ses lecteurs. Il va interpréter un mot hautement important de la Bible: Timshel. Le mot hébreux "timshel" veut dire "tu peux", laisse le choix à Caïn de commettre ou non l'acte. Dans la Bible ce mot est la réponse de Dieu à Caïn affligé par le refus de son sacrifice. Il signifie que la route est ouverte. La responsabilité incombe à l'homme. Caleb a donc le choix. Le mot de fin n'est autre que "timshel", libérant ainsi Caleb de la malédiction. L'auteur est résolument moderne dans le sens où il combat la version biblique du King James très usitée aux Etats Unis. Car cette version est implacable. Elle ne permettent pas à l'homme de s'affranchir de sa faute en faisant appel à son libre arbitre. Celui qui apaise Caleb et lui montre l'issue est Lee, figure du médiateur, du père de substitution. C'est une figure humaine conciliante, pacifique et empreinte de sagesse. Lee, à cause de son histoire, est à la croisée des chemins et des cultures. Il appréhende selon l'auteur une vision neuve du monde et non celle des Pilgrim's Fathers qui croient que le Salut passe par la Grâce qui est donnée arbitrairement aux élus. Je crois que Steinbeck, comme avant lui Hogg combat le déterminisme théologique de la condition humaine. Mais ceci n'est qu'un avis. Le nombre de 7000 mots ne me permet pas de développer amplement les choses. Ce qui peut faire penser à une réflexion lapidaire du roman. Vos questions et remarques sont les bienvenues. Bonne lecture à tous. Victoire

tran
01/05/12
 

Le paradis perdu Timshel, « tu peux ». C’est à la lumière de ces mots issus de la Bible et traduit de l’hébreu par le personnage de Lee que l’on comprend toute la puissance du récit de Steinbeck. Telle une fable sur les origines du bien et du mal, l’auteur sonde les profondeurs de l’âme humaine confrontée au choix : quel destin choisir quand pèse le poids des générations précédentes et la faute originelle de Caïn contre son frère ? Dans la vallée aride de Salinas, en Californie, deux familles luttent pour la rédemption car, à l’Est d’Eden, le paradis est à reconquérir. Une fresque magnifique et une écriture flamboyante pour mettre en scène la tragédie de l’homme : sa liberté.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

700 pages de pur bonheur. Voilà ce que je me suis pris avec ce roman. Quoique… bonheur n’est peut-être pas le mot adéquat pour définir cette histoire, car là-dedans, tout n’est pas rose. En fait, le rose est même très rare. Une chose est sûre : j’ai adoré !Dans ce roman, on va donc suivre les familles Trask et Hamilton à travers plusieurs générations. Mais finalement, c’est surtout la vie d’Adam Trask qui nous est racontée, depuis avant sa naissance jusqu’à la fin et même après. Contrairement au film où l’on ne le voit qu’adulte, j’ai aimé découvrir ce qu’a été son enfance et sa jeunesse, j’ai apprécié en savoir plus sur sa relation avec son frère, ses parents. A n’en pas douter, John Steinbeck nous offre ici une formidable saga familiale, riche en émotion, pleine de surprises (pas forcément très bonnes), où chaque personnage tient un rôle important qui risque de faire basculer le destin de chacun. Chacun voit son portrait brossé par l’auteur de manière très convaincante, que ce soit le portrait physique que l’aspect psychologique du personnage. Mais il faut aussi souligner avec quel brio il met en exergue les relations que peuvent entretenir les personnages entre eux. Que ce soit Adam avec Cathy, Cal avec Abra ou encore Samuel avec Adam, on sent à travers ces relations que l’auteur a voulu faire transparaître toute l’humanité de ces êtres, y compris leurs aspects les plus inhumains. Parmi les thèmes présents dans ce livre, les rapports humains tiennent une part très importante.Mais ce n’est pas le seul, car John Steinbeck attache également une grande importance sur les lieux. En effet, l’histoire se déroule en Californie, et plus précisément à Salinas, ville où a vécu l’écrivain. Il y évoque ce tiraillement que l’on peut ressentir à vouloir découvrir le monde tout en rechignant à laisser ses racines derrière soi. A travers les générations de Trask et d’Hamilton, c’est aussi l’évolution et la transformation de Salinas qui s’opère sous nos yeux. Un monde rural, rocailleux, dur, qui laisse la place peu à peu à une industrialisation plus moderne, un mode de vie bien différent.A l’Est d’Eden n’est pas ce qu’on pourrait appeler un roman joyeux. Les évènements qui y sont décrits sont bien souvent très durs. Les personnages sont souvent confrontés à des choix difficiles, où ils devront choisir entre le moins pire d’entre eux. Et pourtant, ce roman n’est pas triste, l’auteur ne nous livre pas une histoire larmoyante, juste une histoire pleine de sobriété, avec ses difficultés, ses aléas… Résultat : Si on ne sort pas de cette histoire avec un grand sourire aux lèvres, on n’en sort pas non plus déprimé.Enfin, il s’agit d’un roman qui amène pas mal de pistes de réflexion. Sur les relations humaines, comme je l’ai dit plus haut, mais également sur les choix qui nous guident tout au long de notre existence. Car c’est bien cette opposition entre le bien et le mal qui anime chaque personnage de ce roman, et si l’ont perçoit rapidement chez certains de quel côté ils se trouvent, les autres se trouvent en revanche très souvent sur la corde raide, prêts à basculer d’un côté ou de l’autre. L’auteur tient à démontrer ici à quel point il peut être facile de passer d’un côté à l’autre.Vous l’avez compris, j’ai beaucoup aimé ce roman, et je ne peux que vous le conseiller. Pour son histoire, sa narration, et pour les thèmes abordés.

Nelcie
19/04/14
 

Le paradis perdu Timshel, « tu peux ». C’est à la lumière de ces mots issus de la Bible et traduit de l’hébreu par le personnage de Lee que l’on comprend toute la puissance du récit de Steinbeck. Telle une fable sur les origines du bien et du mal, l’auteur sonde les profondeurs de l’âme humaine confrontée au choix : quel destin choisir quand pèse le poids des générations précédentes et la faute originelle de Caïn contre son frère ? Dans la vallée aride de Salinas, en Californie, deux familles luttent pour la rédemption car, à l’Est d’Eden, le paradis est à reconquérir. Une fresque magnifique et une écriture flamboyante pour mettre en scène la tragédie de l’homme : sa liberté.

A l'Est d'Eden est une grande fresque, la chronique de deux familles, les Hamilton et les Trask ainsi que d'autres personnes qui interviennent dans leurs vies. John Steinbeck retrace leur passé, nous révèle les faits quelque fois graves quelque fois anodins qui vont provoquer un drame. Il y a une profusion de détails passionnants sur leurs vies passées et actuelles, ce qui les a construit, ce qui les a détruit. Sous la surface, on devine des sentiments amers et violents qui un jour finissent par éclater... Une des grandes forces de ce roman, c'est que les personnages ont de l'épaisseur. Il y a une grande richesse dans leur description, on a droit à de beaux portraits des personnages principaux et secondaires. John Steinbeck a un don pour développer leurs psychologies et décrypter leurs sentiments. On se prend à aimer Sam Hamilton et Lee, à les admirer, on envie leur sérénité, leur "force tranquille" ! et on se prend à redouter la venimeuse Cathy qui n'a aucune limite. Ladybug

Ladybug
12/10/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.38 kg

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