livre a l'ouest, rien nouveau ; les croix de bois
EDITEUR : HATIER
DATE DE PARUTION : 28/03/07
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Le roman de Erich Maria Remarque est en quelque sorte le pendant allemand du "Feu" d'Henri Barbusse.Le lecteur y suit Paul B?-umer dans les tranchées allemandes du premier conflit mondial. Le sort des soldats allemands est le même que celui des français. Et on se rend compte que les hommes dans cette guerre vivaient tous dans les mêmes conditions extrêmement difficiles.Comme chez Barbusse, l'auteur montre un sentiment profond pour son prochain, et souligne toute l'absurdité de la situation. Les deux auteurs sont habités par une même conviction pacifiste.Et dans les deux romans, on se rend bien compte que la population civile n'a aucune réelle conscience de ce qui se passe sur le front.Lewis Milestone adapte le film au cinéma dès 1930. Maltese

Maltese
01/04/09
 

14/18 : magistral de force et réalisme. Vu du côté allemand, à rapprocher en similitude aux romans français (liste à venir). Un des livres de REFERENCE sur le sujet.

brucelit
26/07/08
 

Description bouleversante d'une guerre que peu de jeunes connaissent, nous avons plus l'habitude des détails de la Seconde Guerre Mondiale, mais très peu de celle-là. J'ai été troublée et touchée de découvrir cela dans ce roman.

aguardio
21/04/15
 

J'avais déjà lu ce roman allemand dans le cadre d'un cours de français au collège, mais à l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale qui bat son plein en ce moment, je me suis replongé dedans avec plaisir. Cela permet, à nous lecteurs français souvent trop axés sur notre propre camp, de découvrir une autre Allemagne, où les soldats étaient finalement dans la même situation que nous. Le protagoniste est un simple soldat qui raconte sa guerre dans le camp allemand, sa jeunesse gâchée, ses espoirs vite déçus, ses amis qui tombent les uns après les autres. Le style, sublime, a parfaitement survécu à la traduction. Bref, une excellente lecture que je recommande à tous !

Shirayukihime
14/09/14
 

Dès le premier chapitre, le lecteur est fixé : c'est un jeune Allemand de 19 ans qui nous raconte son histoire, engagé pour les idéaux de ses aînés, allant se battre pour un avenir que tous lui décrivaient comme meilleur. Mais faire la guerre quand on a 19 ans, c'est voir toutes ses certitudes envolées, et de multiples questions apparaître avec les premiers morts."La guerre, comme un fleuve, nous a emportés dans son courant. Pour les autres qui sont plus âgés, elle n'est qu'une interruption. Ils peuvent penser à quelque chose en dehors d'elle. Mais, non, nous avons été saisis par elle et nous ignorons comment cela finira. Ce que nous savons, c'est simplement, pour le moment, que nous sommes devenus des brutes d'une façon étrange et douloureuse, bien que souvent nous ne puissions même plus éprouver de la tristesse." (p. 24)Évidemment, ce livre est un récit de la première guerre mondiale. Erich Maria Remarque y met en scène des situations qu'il a sûrement vécu pendant la mobilisation, les bombardements, les baïonnettes, puis les mitraillettes ; les hôpitaux de fortune pour les premiers soins, et ceux en retrait du front ; la vie en caserne, en attendant d'être envoyé sur un nouveau front, puis celle dans les tranchées en attendant l'assaut. Mais la force de ce livre, et les Allemands l'avaient compris vu l'accueil qui a été réservé à ce livre à sa sortie et dans les années suivantes, c'est la dénonciation du combat et de la guerre, si peu de temps après, et le tout dans un contexte de montée en puissance du nationalisme...Car à travers son histoire, ses anecdotes plus ou moins tragiques, Paul représente tous les soldats, qu'ils soient Français, Allemands, Russes et j'en passe. Ses questionnements sur le sens du conflit et ses conclusions ont du envahir l'esprit de plus d'un de ces soldats coincés dans des tranchées boueuses envahies de rats, sous le feu des opposants, soumis aux décisions d'hommes politiques inconnus, pour des enjeux qui les dépassent tellement... L'histoire de Paul, c'est l'histoire de l'absurdité du patriotisme poussé à outrance.Je terminerai cette chronique qui n'arrive pas à dire un dixième de l'envergure de ce bouquin par cette phrase que bien des combattants actuels devraient avoir en tête. Oui, parce que si ce bouquin évoque la première guerre mondiale, les idées qu'il dénonce et véhicule sont hélas, toujours d'actualité."Tout n'est forcément que mensonge ou insignifiance, si la culture de milliers d'années n'a même pas pu empêcher que ces flots de sang soient versés et qu'il existe, par centaine de mille, de telles geôles de torture." (p. 230). Miss Alfie

MissAlfie
08/09/14
 

J'ai découvert le mois dernier Après du même auteur qui est une sorte de suite à A l'ouest rien de nouveau puisqu'il raconte le retour des soldats allemands chez eux après leur défaite. Cette lecture, que j'ai adoré pour avoir été sans y paraître un concentré d'informations sur la guerre 14-18, m'a donné très envie de découvrir le plus gros succès d'Erich Maria Remarque. Comme le hasard fait bien les choses, ce roman a été sélectionné pour le club de lecture de Babelio du mois de mars. Me voici donc partageant mon avis sur cette lecture.Une violence exacerbée mais peu touchanteA l'ouest rien de nouveau nous raconte le quotidien des soldats dans les tranchées, dans les baraquements, dans les hôpitaux militaires, etc. L'auteur n'y va pas de main morte et n'épargne aucun détail. Du soldat qui essaie de rentrer ses boyaux dans son ventre après avoir reçu un obus aux amputations, la guerre y est montrée dans toute sa cruauté. Je ne pense jamais avoir lu de livre qui aille aussi loin dans les détails macabres sans trop en faire (comme en surenchérissant sur le sang dégoulinant ou en jouant sur le pathétique). Néanmoins, il faut croire que je me suis habituée à toute cette violence physique. Je n'ai pas particulièrement été touchée par ces déchirures des corps et par la mort qui pèse sur les soldats à chaque mot. Finalement, c'est bien plus le caractère psychologique de ce roman qui m'aura touchée, pourtant très peu présent. En effet, il est bien moins question d'introspection et de réflexion sur la situation que de techniques de survie à la prochaine attaque. Or, quand dans les dernières lignes on a le droit à un court paragraphe sur les pensées du narrateur, tout est bouleversé. Et puis la conclusion arrive. C'est comme ci l'auteur nous avait tenu extérieur à la souffrance des soldats, en ne s'attardant que sur l'aspect physique, et que d'un seul coup, il laissait percer une pointe de sentimentalisme (très retenu quand même). Et ça change tout.Allemands, français, prussiens: des soldats passe-partoutQu'on se le dise, le soldat à travers lequel cette histoire nous est racontée est une sorte d'anonyme parmi tant d'autres qui aurait pu appartenir à n'importe quelle nation. Et c'est bien dommage. L'intérêt du roman, c'était surtout de pouvoir découvrir l'autre versant de cette guerre. En effet, à l'école, ce qu'on en étudie, c'est toujours le côté français, le côté vainqueur et on ne cherche pas à comprendre comment les autres ont pu réagir. Or, quand on a fini ce roman, on n'est guère plus avancé. Quand il est fait mention de "l'ennemi", ce n'est jamais accompagné d'un sentiment de nationalisme.> En conclusion, j'ai été grandement surprise par ce qu'ont provoqué les dernières lignes du roman en moi. Elles lui ont comme donné une seconde vie, lui ont offert une nouvelle dimension. Il est tout de même dommage que dans l'ensemble le roman n'est pas répondu à mes attentes en présentant un autre point de vue de la guerre, et ce même si la découverte du quotidien des soldats était très intéressante !

kllouche
17/08/14
 

Lecture ancienne mais qui me reste très vive à l'esprit; j'en ai même déliré en cauchemars...c'est le point de vue allemand et c'est très important de voir la guerre des deux côtés, même si cela devient plus fréquent cette année berthe

afbf
17/08/14
 

"soudain ma mère me prend vivement la main et me demande d'une voix hésitante :cela a-t-il été très dur là bas Paul ? Mère que pourrais-je te répondre ? tu ne le comprendrais pas, non jamais tu ne le saisirais. Il ne faut pas, non plus, que tu comprennes jamais. Tu me demandes si c'était dur ? c'est toi qui me demandes cela, toi mère !Dur, ce roman de guerre l'est, oui il l'est parce que l'on se croirait littéralement avec ces jeunes hommes (19 ans pour la plupart) dans les tranchées, vivant les bombardements, sentant les gaz, ressentant les craintes de la prochaine attaque, l'anxiété de ne jamais revenir au pays, vivant la fraternité entre soldats, etc. un quotidien étouffant.Une lecture en apnée, parfois bercée de larmes, parfois de sourires aussi, dans les moments de "détente", le rire a sa place aussi... pour tromper l'ennemi qu'est la mort ?

evalea
17/08/14
 

Un livre "coup de poing". Un livre essentiel à ne pas raterÉcrit par un auteur allemand, lui même soldat blessé au cours de la guerre de 1914-18, ce livre fait partie de ceux qu'il faut avoir lu pour connaitre, et vivre ce drame.Un livre sur la guerre, un livre antimilitariste, démontrant si besoin était, l'absurdité de cette guerre. Vu du coté allemand, un livre plein d'humanité, de camaraderie, d'amitié. On ne peut suspecter l'auteur d'être un belliciste : En 1933, Remarque quitte l'Allemagne. Il offre l'asile dans sa maison de Porto Ronco, en Suisse, à ceux qui fuient l'Allemagne nazie."À l'ouest rien de nouveau" n'est absolument pas un livre orienté contre les ennemis, les français ou les anglais. Au contraire l'auteur partage avec les poilus ennemis les mêmes souffrances, et quand il vient à tuer un soldat français, a voir sa mort de près, il écrit un passage plein d'humanisme, à ne rater sous aucun prétexte, sans doute l'un des plus émouvant JPV

JPV11
30/03/14
 

Pour être tout à fait honnête, je n'avais jamais entendu parler de ce livre avant de le découvrir dans la liste du Baby-challenge Historique de Livraddict. Pourtant, j'ai lu dans plusieurs chroniques qu'il était un grand classique des livres étudiés en cours et était sans doute le premier témoignage de la première guerre mondiale. Il montre la guerre telle qu'elle est vraiment, sale et incompréhensible, à un tel point qu'Hitler avait fait censurer ce livre qu'il trouvait trop "pacifiste". Ça donne envie d'ouvrir ce petit roman pour savoir ce qu'il en retourne réellement, vous ne trouvez pas ?Du coup, avec son titre à rallonge et sans verbe, il me permet de participer au Challenge Lire sous la contrainte de Phildes et au Challenge Jacques à dit de metaphorebookaddict.Il est difficile de parler de ce livre au vu de son sujet. On pourra toujours tenter d'imaginer toutes les horreurs de la guerre, tant qu'on ne les aura pas vécu, on ne les comprendra pas. Et puis, dans A l'ouest, rien de nouveau, l'on se rend également rapidement compte qu'il y a la guerre de la vie de tous les jours et celle du front, et que ces deux-là n'ont rien a voir l'une avec l'autre. C'est d'ailleurs très douloureux de voir Paul - le narrateur - être totalement en déphasage avec sa famille lors de ses permissions.Pendant tout ce roman, je me suis sentie totalement inutile, parce qu'on peut avoir toutes la bonne volonté du monde, on ne peut rien changer à ce genre d'évènement, ni même a ses conditions. Les rats, les poux, les "meilleurs" repas qui annoncent les grosses offensives, les cercueils préparés à l'avance... La mort est partout dans les tranchés.Je crois que ce sentiment à été également renforcé par l'impression que Paul et ses amis ne voyaient pas vraiment les français comme des ennemis, mais comme des personnes a part entière qui étaient dans "la même m**de qu'eux". Bien sur, ils se battent les uns contre les autres, mais il y a une sorte de respect silencieux et cette compréhension des deux côtés du front pendant tout ce roman.L'écriture d'Erich Maria Remarque est étonnamment douce pour une telle histoire. On sent la proximité de la guerre dans son texte : il y a énormément de respect dans les morts et leur combat, et les descriptions des corps sont loin d'être morbides. Il a su mettre le doigt où ça fait mal en faisant poser à Paul les bonnes questions. La guerre a beau être loin maintenant, ce livre ne perd pas pour autant ses réflexions et son émotion.A l'ouest, rien de nouveau est un roman à découvrir.

MademoiselleLuna
10/11/13
 

1917. Paul a décidé, avec quelques camarades, de quitter le collège et de s'engager dans l'armée allemande. Un de leur professeur, par son discours militariste et patriotique, les a poussé à prendre part à cette grande guerre qui oppose l'Allemagne à la France et l'Angleterre. Les jeunes feront donc l'apprentissage douloureux de la guerre, dans tous ses aspects.Remarque signe avec ce roman une très belle et pathétique fresque de cette jeunesse qui a été sacrifiée sur les fronts de la Somme ou des Flandres. En prenant le parti de suivre des jeunes gens, il accentue l'aspect scandaleux de cette guerre, car hormis quelques moments de détente, ces jeunes-là y perdent leur temps, et très souvent leur vie.Mais Remarque ne se contente de décrire les combats. Si les batailles dans les tranchées, les assauts au front côté allemand ou français ou les attaques au gaz asphixiant sont très bien rendues et poignantes, elles n'occupent qu'une part de l'ouvrage. Celui-ci s'ouvre d'ailleurs à l'arrière du front, où les jeunes soldats répondent aux ordres imbéciles d'un de leur supérieur, qu'ils auront d'ailleurs l'occasion de ridiculiser par la suite, comme si toute cette folie ne pouvait pas anihiler les blagues potaches de ces jeunes adultes. On se retrouve également souvent dans les hôpitaux, que ce soit avec Paul quand il rend visite à un de ses camarades dont on a amputé la jambe en vain, ou lorsque Paul est lui même hospitalisé suite à une attaque venue des lignes ennemies.C'est d'ailleurs pour moi une des grandes qualités du livre. En sortant de la zone des combats, l'auteur parvient à faire ressentir cette peur, cette angoisse qui étreignent ceux qui sont à l'arrière ou en permission, et qui savent pertinemment que ce sera très bientôt leur tour de retourner au front. D'autant que la hiérarchie ne semble pas porter une grande attention à leur devenir, comme l'illustre le télégramme qui donne son titre au roman et qui tombe le jour d'une nouvelle hécatombe dans les rangs allemands.C'est également intéressant de lire le récit du côté allemand. Même si je ne doutais pas une seconde que la guerre fut aussi terrible d'un côté comme de l'autre, cela illustre bien la boucherie que fut ce conflit. Remarque y fait part de son grand pacifisme, et j'aurai bien aimé savoir comment le livre fut reçu en France, dans ces années 30 où le pacifisme a encore un poids important, mais où il doit faire face à la montée des régimes autoritaires dans les pays voisins. Il est d'ailleurs à noter que la traduction du texte (et visiblement première publication) en français pour cette édition date de 1956... Ce qui semble tardif pour un roman publié en Allemagne en 1928. defi classique Réticences des français à montrer que la guerre fut également une horreur en Allemagne ? En tout cas, un livre à lire pour (finir de) se convaincre que cette guerre fut une horreur sans nom (comme beaucoup d'autres, d'ailleurs).

Yohan59
23/01/13
 

J’ai passé un moment de lecture sympa, bien que j’ai dû l'étaler sur plusieurs jours et lire un deuxième livre en parallèle pour tenir le coup, car ce n’est pas vraiment une lecture « légère » et qui se lit vite (ce n’est pas son but). Je pense qu’on ne peut pas penser outre, surtout si on étudie la guerre et tout le toutim (surtout cm2 et 3e) ! Ninon !

nilale
16/12/12
 

Un témoignage romancée qui raconte la guerre vue par un soldat allemand. Poignant et émouvant, parfaitement construit. Un très beau roman sur le sujet.

fashiongeronimo
11/08/12
 

Me voilà assez partagée après la lecture de ce livre. En effet, j’ai trouvé ce récit lourd, angoissant, et, au final, pénible à lire. Le texte compact, les chapitres longs, et le manque d’espace accentuent davantage mon impression.Et pourtant, ce texte est admirablement écrit, et compte tenu, de la nature même des faits, bien que très réaliste et explicite, Erich Maria Remarque a évité de versé dans un récit sanguinolent, et, de fait s’abstient de tout voyeurisme inutile. Et cela le rend émouvant.Nous sommes durant la première guerre mondiale, Paul B?-umer, le narrateur, évoque son quotidien, au front en compagnie des autres soldats dans les tranchées, dans les hôpitaux, ou plus à « l’abri » lorsqu’ils ne sont pas en première ligne.L’évolution de ces soldats est flagrante tout au long de ce récit, avec le temps ils deviennent résignés, s’interrogent sur le pourquoi et le comment de cette guerre.« C’est bizarre, quand on y réfléchit, poursuit Kopp. Nous sommes ici pour défendre notre patrie. Mais les Français, eux aussi, sont là pour défendre la leur. Qui a donc raison ? »« Pourquoi donc y a-t-il la guerre ?demande Tjaden »Mieux qu’un livre d’histoire, l’auteur montre la boucherie que fut ce conflit, les conditions misérables dans lesquelles étaient les combattants.« Le jeune homme aura de la peine à supporter le transport et c’est tout au plus s’il ne peut encore vivre quelques jours. Tout ce qu’il a souffert jusque là n’est rien à côté de ce qui lui reste à souffrir avant qu’il meure. »Et quand les temps sont difficiles, quand les individus sont exposés de la sorte à la faim, au froid, et, à la mort, ou pire encore à la lente souffrance qui mène à la mort, rien ne vaut l’esprit de camaraderie qui règne partout et en toutes circonstances, mêmes les plus insignifiants.En lisant ce texte, et en songeant à ce que peut être l’état d’esprit d’un soldat du rang lorsqu’il part au front, je ne peux m’empêcher de penser à cette phrase de Paul Valéry, «La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas » On ne pouvait pas être plus cynique.

mimipinson
07/06/11
 

A travers le témoignage d'un soldat allemand de la Première Guerre mondiale, "A l'Ouest rien de nouveau" constitue un magnifique, poignant et tragique manifeste pacifiste.Ecrit à la première personne, au présent, on y suit un simple soldat, presque un enfant, qui s'est engagé volontaire à 17 ans en même temps que toute sa classe, sous les exhortations de son professeur. Il ne raconte pas de vastes mouvements de troupes ou des offensives et contre-offensives ; on ne sait trop ce qui se passe sur l'ensemble du front, encore moins ce que décident les états-majors. Simplement, avec une sobriété qui en souligne l'horreur, il raconte la vie quotidienne au front et dans les tranchées : la pluie, la boue, la vermine, les bombardements, les gaz, les veilles, les attaques au petit jour, les nuits en flammes... Avec, parfois, de minuscules plaisirs qu'il faut savoir saisir pour ne pas sombrer dans le désespoir ou la folie, et parce qu'on n'est pas sûr de voir le lendemain ni l'heure qui vient.Et partout, toujours, à chaque instant, l'omniprésence de la mort. La même bien sûr de chaque côté des lignes."À l'ouest rien de nouveau" est un roman réaliste et bouleversant, une sobre dénonciation du non-sens de la guerre par un récit qui restitue avec intensité l'atroce brutalité de la Grande Guerre.« Le silence se prolonge. Je parle, il faut que je parle. C'est pourquoi je m'adresse à lui, en lui disant : "Camarade, je ne voulais pas te tuer. Si, encore une fois, tu sautais dans ce trou, je ne le ferais plus, à condition que toi aussi tu sois raisonnable. Mais d'abord tu n'as été pour moi qu'une idée, une combinaison née dans mon cerveau et qui a suscité une résolution ; c'est cette combinaison que j'ai poignardée. A présent je m'aperçois pour la première fois que tu es un homme comme moi. J'ai pensé à tes grenades, à ta baïonnette et à tes armes ; maintenant c'est ta femme que je vois, ainsi que ton visage et ce qu'il y a en nous de commun. Pardonne-moi, camarade. Nous voyons les choses toujours trop tard. Pourquoi ne nous dit-on pas sans cesse que vous êtes, vous aussi, de pauvres chiens comme nous, que vos mères se tourmentent comme les nôtres et que nous avons tous la même peur de la mort, la même façon de mourir et les mêmes souffrances ? Pardonne-moi, camarade ; comment as-tu pu être mon ennemi ? Si nous jetions ces armes et cet uniforme tu pourrais être mon frère, tout comme Kat et Albert. Prends vingt ans de ma vie, camarade, et lève-toi... Prends-en davantage, car je ne sais pas ce que, désormais, j'en ferai encore." »

Kara
29/09/09
 

Format

  • Hauteur : 17.50 cm
  • Largeur : 12.20 cm
  • Poids : 0.15 kg

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