EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 10/11/77
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

La Bible de l'esprit décadent et de la « charogne » 1900. À travers le personnage de des Esseintes, Huysmans n'a pas seulement résumé, immortalisé les torpeurs, les langueurs, les névroses vénéneuses et perverses du siècle finissant. Des Esseintes est aussi un héros kierkegaardien,
à la fois grotesque et pathétique, une des plus fortes figures de l'angoisse qu'ait laissées notre littérature. Fils spirituel de René et de la génération du mal du siècle, il annonce à bien des égards le Bardamu de Céline et le Roquentin de La Nausée.
6 personnes en parlent

Ma bible du roman ! On suit ici le personnage de Des Esseintes dans sa "Thébaïde", ce refuge où il accumule et ressasse tout ce qui fait la vraie culture des dandys du XIX°, pleins de finesse, d'érudition, de sentiments aussi.Certes, la lecture en est d'autant plus ardue, mais quel plaisir de se plonger dans chaque chapitre soit dans la littérature antique, soit dans les parfums, ou encore les végétaux, les couleurs... Cette langue très riche, ce style très dense, sont une merveille pour les amoureux de l'esprit fin de siècle, la Décadence par excellence !

Arebours
26/07/12
 

A rebours est un ouvrage dont j'ai souvent entendu parlé mais que je n'avais jamais ouvert, un peu refroidi par sa réputation d'ouvrage difficile. J'ai franchi le pas, et si je suis plutôt satisfait d'avoir découvert la prose de Huysmans, la réputation de l'ouvrage est loin d'être usurpée.L'histoire (si on peut considérer qu'il y ait une histoire) est celle de Jean des Esseintes. Cet homme a décidé de quitter la vie parisienne, qu'il juge décadente, pour vivre retiré dans une demeure de Fontenay-aux-Roses. Il occupe le rez-de-chaussée et laisse l'étage à ses domestiques.L'ouvrage raconte ce retrait volontaire, sans s'attarder outre mesure sur les raisons de celui-ci. Huysmans s'attache à décrire la vie de des Esseintes, son quotidien et les sujets qui le passionne : la peinture et Gustave Moreau, ses lectures, ses croyances. Car si des Esseintes est seul, il estime également être seul à voir la beauté, à comprendre la dimension artistique des oeuvres. A rebours, il l'est donc par ses goûts, qu'il détaille par le menu dans certains chapitres (l'un d'entre eux est notamment consacré à la littérature latine, et on découvre une multitude d'auteurs, souvent obscurs et les plus connus sont les moins célébrés par des Esseintes). Une des difficultés d'approche du livre est justement liée à ces chapitres très descriptifs, évoquant Bouvard et Pécuchet mais dans une version élitiste et esthétisante. Ici, ce ne sont pas deux naïfs qui se piquent de devenir scientifiques, artistes,... mais un aristocrate aigri, perturbé par des maux d'estomac récurrents, qui raconte ses petites folies et ses amours. Au rayon des amours, il y a avant tout Baudelaire qu'il vénère, mais également certains ouvrages de Zola (un des amis de l'auteur), de Barbey d'Aurevilly ou de Léon Bloy (écrivains réputés pour leur militantisme catholique, qui caractérise aussi des Esseintes).Pour ce qui est des folies, des Esseintes est également un spécialiste. Un très beau chapitre de l'ouvrage est consacré à un voyage pour Londres qui s'arrête gare Saint-Lazare, des Esseintes étant rattrapé par ses (nombreuses) névroses. Une folie marquante concerne aussi ses goûts esthétiques. Pour agrémenter un tapis qu'il juge un peu terne, il choisit d'y déposer une tortue vivante. Mais pour plus d'éclats, il la couvre de feuilles d'or et la sertit de pierres précieuses. Autant dire que le pauvre animal n'y survivra pas.A rebours est un ouvrage exigeant, qui se lit avec beaucoup de concentration. D'un abord peu simple, il mérite néanmoins qu'on s'y attarde, en sachant qu'on plonge dans une oeuvre hors-norme. Et il faut également accepter de ne pas comprendre toutes les références (le roman a été écrit en 1884), à moins de consulter toutes les notes de lecture, ce qui allonge sensiblement la lecture.

Yohan59
23/10/12
 

Ce roman marqua une rupture littéraire naturaliste puisqu'il prône la souveraineté de "l'artificiel".Des Esseintes, le héros du livre est l'archétype même du décadent maniaque et névrosé qui ne peut renouveler ses sensations que par un détraquement systématique de son système nerveux et une inlassable recherche d'images bizarres ou d'excentricité on peut plus morbides.Il montre au travers de ces pages le profond dégoût qui le mènera sur les voies de la religion.Plus qu'un écrivain, Huysmans fut surtout un très grand érudit. Rien ne lui échappait : art (il fut un grand critique et découvreur de génie), histoire, science, bibliophile et religion. Huysmans n'a pas eu de son vivant les succès d'un Zola ou d'un Maupassant, pourtant il reste l'un des piliers de la littérature "fin de siècle". Patou

un flyer
30/01/15

L'oeuvre est très complexe à lire comme à étudier. L'auteur est d'après moi toujours très abstrait dans ses descriptions que l'on en comprend plus ce qu'il décrit!! Une catastrophe, je respecte son oeuvre mais je n'y adhère pas du tout. Cemella

Cemella
01/05/13
 

A Rebours est un roman où il ne se passe rien, il ne faut pas se faire d'illusion. Le récit se focalise sur les goûts de des Esseintes et fait du roman un manifeste de l'art décadent.Car des Esseintes est un symbole de la décadence. Il est issu d'une famille à forte consanguinité, il est de constitution chétive et est toujours malade. Dans son cas ça frôle l'hypocondrie.Sa décadence est aussi marquée en matière de de littérature : il n'apprécie que les auteurs latins de la fin de l'ère romaine car avant ils ne sont que trop classiques, il apprécie certains poètes maudits notamment Baudelaire car il y a une tendance païenne dans ses poèmes (Les Fleurs du Mal).Je trouve qu'A Rebours est une sorte d'exercice de style, comme de la poésie en prose. Il y a l'utilisation d'un vocabulaire que Mallarmé n'aurait pas nié ou des passages où des Esseintes essaie de marier des tons de couleurs pour son intérieur, c'est fastidieux.

Chiwi
14/12/12
 

Je me suis rarement autant fait chier en lisant un bouquin… J’en ai lu pourtant des bouquins et des biens chiants par moments. Je suis plutôt bon public et quand il s’agit d’un classique je pense me montrer un minimum indulgent mais là… Non, vraiment je ne vois rien pour le sauver.Qu’est-ce qui le rend donc aussi chiant ? Déjà, je n’appelle pas ça un roman. Il n’y a pas vraiment d’histoire, il ne se passe pratiquement rien (là je suis indulgent), c’est juste bien écrit et encore c’est parce que ça vient du XIXème siècle que je dis ça ! A Rebours, c’est juste une longue série de critiques, d’analyses, de recensions à propos de littérature, de peinture, de parfum, de gastronomie etc etc Bref c’est la même chose que ce blog, en plus court (encore heureux) et sans le moindre humour (j’y reviendrai à l’humour !). Différence primordiale : mon blog est contemporain et parle de sujets contemporains compréhensibles de tous (aujourd’hui mais probablement plus dans un siècle), Huysmans parle de sujet du XIXème siècle, pas forcément connus ou intéressants pour nous. Qu’il parle de Redon, de Zola, de Baudelaire, là ça va, on connait. C’est pas franchement intéressant mais on connait. Mais l’essentiel est constitué de sujets que je ne connais pas (malgré une certaine culture) et/ou dont je me fous pas mal. http://marcanciel.over-blog.fr

marcanciel
09/09/11
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
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