Agnes grey

BRONTE, ANNE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 07/11/01
LES NOTES :

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1,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

« L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées,
marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.
7 personnes en parlent

Agnès Grey est un roman qui retrace les expériences vécues par Anne Brontë elle-même en tant que gouvernante. Fille de pasteur ruiné à la suite d'un investissement qui sombra en mer, la jeune héroïne décide d'aider les finances de sa famille en entrant comme gouvernante au service de riches familles. Elle espère ainsi se faire une place dans le monde, qui lui est fermé, bien qu'issue de bonne famille. Mais la vie qu'elle s'imaginait se révèle bien loin de la vérité. Les familles sans lesquelles elle trouve une place la relèguent à un statut évident de subalterne, alors qu'elle ne se sent pas elle-même en position si inférieure. De plus, alors qu'elle doit s'occuper de l'éducation des enfants, la jeune fille se retrouve finalement sans aucun moyen d'agir, devant faire face à l'indiscipline flagrante de ses jeunes élèves, toujours critiquée dans chacun de ses gestes, et privée de toute autorité (comme la problématique semble actuelle!). Agnès va également rapidement découvrir que la place qu'elle occupe la rend transparente aux yeux de tous. Alors que sa condition lui semble un fardeau (elle qui était pourtant si désireuse de devenir gouvernante), Agnès commence à douter d'elle-même et regrette parfois sa décision. Seule l'arrivée d'un jeune vicaire, Edward Weston, pour lequel elle va rapidement développer des sentiments, et aux yeux duquel elle n'est visiblement pas transparente, lui fera regretter son départ de la dernière famille chez qui elle était employée, lorsqu'elle souhaitera ouvrir un pensionnat avec sa mère. J'ai été moins sensible à la prose d'Anne Brontë qu'à celle de sa soeur Charlotte et l'histoire propose moins de rebondissements, mais j'ai tout de même trouvé intéressante cette problématique de l'éducation, dans un autre temps et dans un autre lieu.

emilieclaudon
18/08/13
 

Agnès Grey présente par son histoire la dure réalité d’une gouvernante à cette époque. Elle est tourmentée par des enfants terribles prêts à tout pour lui faire des sales tours, dépourvus d’empathie et de bonnes manières.Souhaitant améliorer le quotidien de sa famille désargentée, elle décide de trouver cet emploi de gouvernante, qu’elle occupera dans deux maisons. Elle entrera au service de familles où les enfants sont rois. Elle aspire à leur donner de l’éducation, des valeurs amenant le lecteur sur un discours très moralisateur.Ce livre inspirée de la vie d’Anne Brontë n’est pas sans rappeler l’histoire de Jane Eyre écrit par sa sœur. En effet, leur vécu familial est très présent dans leurs ouvrages, l’importance de l’éducation religieuse (provenant du père), le travail de gouvernante et le souhait d’un mariage d’amour.J’ai malheureusement comparé avec le livre de sa sœur qui a été récemment un de mes coups de cœur. J’ai préféré Jane Eyre pour sa personnalité plus marquée, sa liberté et son féminisme. Pour autant, j’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture ce récit.

Metaphore
25/05/13
 

Directement inspiré de l’expérience de l’auteur, ce roman narre la vie d’une gouvernante du XIXème : son isolement, ses frustrations et l’insensibilité, voire la cruauté de ses employeurs et de leurs familles.A priori peu réjouissant, ce roman est une vraie bonne surprise. Anne Brontë a un style absolument délicieux et frais qui m’a séduite dès les premières lignes.L’intrigue est à la fois convenue et intéressante. En effet, je me suis laissée gagner par un intérêt marqué envers les aux états d’âme d’Agnes Grey. Je m’attendais à une histoire beaucoup plus austère et j'ai eu une excellente surprise.

mycupoftea
24/10/12

Etre séduite par un roman classique me fait toujours une drôle d'impression à force de lire des romans contemporains.Une histoire en apparence simple et une écriture subtile suffisent parfois à mon bonheur de lectrice ! À conseiller vivement aux fans de Jane Austen.

Issue d'une famille modeste dont les préceptes et la sagesse l'ont amené à devenir une jeune fille douce et aimante, Agnès Grey, fille de pasteur, décide de devenir gouvernante. Persuadée de pouvoir aider sa famille qui vit dans une grande précarité depuis un revers de fortune, elle s'engage à ses dix-huit ans chez les Bloomfield, de riches propriétaires terriens dont elle doit élever les enfants. Forte de son enseignement, consciente de ses qualités mais surtout très naïve, Agnès est persuadée de pouvoir faire du bon travail et d'aimer ces enfants dont on va lui permettre de faire l'éducation. Curieuse et pleine de bonne volonté, elle est déterminée à se prouver à elle-même mais surtout aux siens qu'elle est une jeune fille parfaitement apte à supporter ces nouvelles responsabilités et à apporter sa contribution au foyer familial. Malheureusement, Agnès déchante très vite en prenant conscience de la lourde charge que représente son nouveau métier, car l'éducation de jeunes enfants n'est pas du tout une partie de plaisir, particulièrement quand les enfants sont des petits monstres cruels, encouragés dans leur égoïsme par des parents stupides et hypocrites.Cette première plongée au coeur de la bourgeoisie de l'époque est un formidable témoignage du métier dur et peu gratifiant de gouvernante, pour lequel les femmes de l'époque devait souvent sacrifier beaucoup de leur valeur aux dépends de l'autorité de leurs supérieurs. Destinée à s'effacer devant les autres, condamnée à subit le joug de ses jeunes élèves, leurs méfaits et leur insolence perpétuelle, sans parler de l'arrogance des parents persuadés de la valeur et des qualités de leur progéniture, Agnès ne tarde pas à sombrer peu à peu dans la tristesse et la morosité. Seules les quelques visites qu'on l'autorise à faire à ses parents et à sa soeur lui permettent de supporter le poids de cette vie qu'elle s'est choisie, mais qui ne la satisfait pas.Et pourtant, lorsqu'elle quitte les Bloomfield, Agnès Grey décide de renouveler l'expérience auprès des Murray, une autre grande famille respectable de la région, dont les enfants plus âgés lui donnent l'espoir de pouvoir accomplir la tâche qu'elle s'est fixée. Mais c'est sans compter sur l'arrogance et la vanité des filles de la maison, la méchanceté des garçons, et une fois encore, l'indolence et l'aveuglement des parents.Premier et court roman d'Anne Brontë (l'une des trois soeurs que je connaissais le moins) publié en 1847 sous pseudonyme, cette plongée au coeur de l'Angleterre du XIXème a été une vraie surprise en cette fin d'année ! Rédigée à la première personne, la narration pleine de style et de pudeur est un plaisir que j'ai dégusté jusqu'à la fin. Anne Brontë s'inspire du récit de sa propre vie et met en lumière les différences sociales de son époque caractérisées par l'opposition de son personnage principal (issu d'un milieu modeste) aux exigeants propriétaires terriens qui l’emploient et dont les principales préoccupations se concentrent sur le statut, les apparences et la fortune, dénigrant au passage tout ce qui sert de valeur de référence à Agnès.Ce récit pourrait facilement nous rappeler celui de Jane Eyre imaginé par Charlotte Brontë, et pourtant nous sommes loin du souffle romantique et parfois même gothique de ce grand classique de la littérature anglaise. Ici, pas de riche aristocrate ni de demeure mystérieuse battue par les vents, pas de lourds secrets de famille ni d'héritage tombé du ciel, et au final peu d'évènements palpitants et de scènes tragiques. La subtilité de caractère des personnages laisse à désirer, certains étant même très proches de la caricature. Oui, il est question ici d'une gouvernante timide et effacée, et peut-être aussi d'une idylle pour laquelle j'ai dû attendre les dernières pages, mais on est loin de l'oeuvre magistrale de Jane Eyre ou de la noirceur des Hauts de Hurlevent dont les émotions et les sentiments, les paysages et particulièrement la lande anglaise, étaient si bien rendus.Agnès est bonne et pleine de qualités qui m'ont parfois, je dois l'avouer, un tout petit peu agacée - car disons-le franchement, Agnès n'est que douceur et abnégation ! Mais elle est surtout soumise, quasi invisible pour les visiteurs qui se rendent chez les Murray ou fréquentent les demoiselles de la maison, et chez elle il y a peu ou pas de passion, le moindre sentiment un peu explosif dans son caractère étant aussitôt étouffé sous le rappel des Sainte Ecritures. Agnès fait - comme on dit - contre mauvaise fortune bon coeur et apprend à se résigner et à accepter toute forme de déception. A sa place, je pense que j'aurais distribué quelques coups de pieds aux fesses - chose qui, bien entendu, ne se faisait pas à l'époque dans une telle société ! Comparée aux différents membres des familles dans lesquelles elle enseigne, Agnès fait presque figure de sainte, distribuant conseils judicieux et paroles réconfortantes, aussi bien autour d'elle que dans les milieux plus modestes, notamment lors de ses visites chez les paysans des environs. Mais cette jeune fille nous reste définitivement sympathique, et on ne souhaite qu'une chose, qu'elle aussi puisse trouver le bonheur et l'accomplissement dans la voie qu'elle s'est choisie.Dans cet ouvrage, Anne Brontë ne se contente pas d'évoquer la situation précaire des gouvernantes et leur situation souvent complexe parmi des gens aux intérêts radicalement différents, elle nous permet d'entrevoir aussi de manière plus générale la position délicate des femmes de cette époque devant subvenir à leurs besoins, et la soumission qui est leur lot quotidien, présente aussi bien dans les milieux modestes que dans la société aisée des aristocrates. Ainsi, Rosalie, la fille des Murray, doit-elle absolument obtenir un titre et épouser leur voisin le plus proche - lors Ashby - malgré sa laideur et ses vices - dont l'alcool n'est pas le moindre. Sa situation est peut-être la plus pathétique, car Rosalie obtient la richesse mais se voit privée de l'innocence et des plaisirs de la jeunesse, et se retrouve au final très insatisfaite et cloîtrée aux côtés d'un époux égoïste et d'une belle-mère autoritaire.La morale de l'histoire est assez simple, mais revient à dire que les comportements les plus justes et les plus généreux apportent plus sûrement le bonheur qu'autre chose. Et que cultiver la générosité vous rend meilleur. Des préceptes que les riches Murray sont incapables d'appliquer, uniquement conduits dans leur choix par leur égoïsme et leur vanité.Une belle histoire qui donne envie de relire Jane Eyre pour en savourer toute la complexité que l'on ne retrouve pas dans Agnès Grey, mais une oeuvre plus terre à terre qui offre tout de même le grand avantage de nous faire découvrir une autre des soeurs Brontë dont la retenue et la simplicité m'ont conquise.

un flyer
29/12/11

Agnès Grey est l’un de ces romans dont la prose d’écriture égale la douceur d’un poème. Je ne saurais dire comment, mais la beauté de chaque phrase venait m’atteindre comme seul quelques écrivains savent le faire. Le récit mélangé à la finesse de la plume donne un coup de cœur, un apothéose de légèreté, et je suis sûre que l’histoire n’aurait pas eu le même impact entre les mains d’un autre auteur, à moins qu’il n’arrive à changer une simple histoire en un chef d’œuvre, comme l’a fait dame Brontë. Certains diraient que ce roman ne vaut pas cet honorable titre ; je dirais qu’ils n’ont ni tord, ni raison. En effet, la base du récit ne diffère pas des autres classiques anglais et ne détient pas la palme de l’originalité quant à la construction et à l’intrigue, nonobstant la plume qui lui donne vie. Et c’est sur ce plan qu’ils ont tord puisque l’écriture donne toute l’essence au roman et embellis la simplicité de l’histoire. De ce fait, j’étais ravie d’entreprendre une aventure au côté d’une jeune gouvernante qui doit prendre en main l’éducation des enfants de deux familles afin que son salaire puisse aider ses parents à se tirer d’une pauvreté à venir. Les valeurs éducationnelles sont les valeurs principales du roman puisqu’Agnès doit affronter des enfants dont l’éducation et la discipline ont été pris à la légère. Pour qu’un enfant puisse s’épanouir intérieurement, il a besoin d’un encadrement et des valeurs qui sauront lui apporter un bien-être. Bien évidemment, l’éducation n’est jamais facile et il y a certaines familles qui priment la frivolité plutôt que des notions importantes dans l’évolution de leur enfant. Et ce livre démontre assez bien les répercussions que cela peuvent avoir sur leur personnalité. Croyez-moi, j’avais quelques fois la bouche grande ouverte tant j’étais indignée de leurs actions ! On comprend que nous n’avons pas tous les mêmes visions éducationnelles. Et il n’y a pas que cette valeur véhiculée dans ce bouquin : la famille est une chose abordée avec passion, notamment lorsque l’oiseau doit faire son premier saut hors du nid. Les liens sont serrés et malgré la solitude, la distance et les obstacles, ils ne se délassent en aucun cas. Ça aurait été encore mieux que la notion de famille soit abordée avec de plus amples profondeurs et ajouter ainsi une dose d’émotions, peu creusée malgré la tendresse des mots.Les élans de la témérité d’Agnès Grey ne nous apparaît pas dès les premières pages, au contraire, puisqu’ils se développent au fur et à mesure que le récit s’enchaîne, car pour être gouvernante, il faut faire preuve à la fois de courage et de sang froid. Cependant, sa personnalité, bien que tendre et respectable, ne diffuse pas une grande véracité. Ses défauts sont presque inexistants ; une femme parfaite, je dirais, à tous les points. Bienveillante souriante, courageuse, hardie, croyante, raisonnable, etc. Le seul défaut que j’ai à peine entrevu, c’est qu’elle n’écoute pas le murmure de son cœur sur le plan amoureux. Et encore, ce défaut se change en qualité ! J’adorais son personnage, je m’y sentais attachée, mais elle ne montrait pas la réalité, surtout de cette époque. Il en va de même pour sa famille que nous ne connaissons qu’en surface, et encore ! Sa famille trempe dans une légère pauvreté et les fonds s’amenuisent, c’est pourquoi Agnès décide de travailler comme gouvernante. Fin de l’histoire familiale. Aucune précision réelle sur leur personnalité, exception fait que son père est un généreux prêtre. Étant donné que le sujet principal était l’éducation des enfants, il aurait été merveilleux d’approfondir les racines d’Agnès. Enfin, tant que nous découvrons les familles dans lesquelles la jeune femme fait ses preuves, le bonheur est au rendez-vous. La première est le nid tout désigné pour héberger de futurs adultes aux tendances agressives : un garçon qui égorge des animaux par pur plaisir ; des jeunes sœurs d’une insolence exceptionnelle pour leur jeune âge ; une mère inexistante ; un père imposant montrant l’exemple de la violence à son fils ; bref, toute une famille ! La deuxième a une base un peu mieux centrée, mais axée généralement vers la frivolité, l’égoïsme, l’excentricité, en somme, une famille tournée vers la société mondaine. Ce sont des jeunes filles qui se préoccupent un peu trop de leur amour propre, surtout l’aînée, mais elles restent des personnes agréables et attachées à leur gouvernante. Et il y a également le jeune gentleman de l’église… mais chut, je garde ça secret ! Ainsi, vous avez bien compris, mon cœur a complètement craqué pour ce livre qui se mange comme un bonbon et par cette auteure que je qualifie de remarquable. À vrai dire, sa plume a quelques similarités avec celle de Jane Austen, sans pour autant lui ressembler. Un moment de détente incomparable et qui, je dois l’avouer, sera un de mes classiques anglais préférés ! Même si la bourgeoisie n’y paraît pas, ainsi que les mésaventures habituelles des jeunes dames de cette classe ( comme les roman de madame Austen ), on est emplit de tendresse, de joie, de bien-être quoi ! Un analgésique littéraire, je dirais ! Un roman que vous ne devez pas laisser de côté, car vous ne ferez pas connaissance avec un talent semblable pour le maniement des mots. Malheureusement, impossible de la comparer à sa sœur, Emily Brontë, car elles ont toutes deux leur cachet personnel, tout comme doit l’avoir Charlotte Brontë. Un trio pourvu de grandes aptitudes ! Mes mots, un jour, s'envoleront hors de ma plume etvoyageront au gré de mes oeuvres...

Shana6
09/11/10
 

Agnes Grey est la cadette d'un couple de pasteur dont les revenus financiers ont été réduits drastiquement, suite à une sombre affaire de déshéritage à cause d'un mariage entre classes différentes. Le presbytère où la famille demeure est situé au coeur des landes anglaises, dans une petite ville qu'Agnes devra quitter. En effet, elle décide de devenir gouvernante et part chez une famille, les Bloomfield, qui mettra à rude épreuve sa confiance, sa foi et sa croyance en des préceptes élémentaires.L'expérience qui suivra sera un tantinet différente, lui faisant cotoyer un univers plus raffiné, mais hélas également pourri en gâteries, effronteries et mesquineries de la part des enfants dont elle a la charge. Agnes fera vite l'apprentissage des rouages de la vie, auprès de la jeune Rosalie Murray, une jeune et ravissante intrigante, qui cherche à se parfaire dans le mariage. L'existence très ordinaire d'Agnes Grey se veut sans charme et sans attraits, jusqu'à l'apparition du suffragant du pasteur, Mr Weston. Toutefois la route pavée vers l'amour est diantrement cahotique !.. "Agnes Grey" rassemble donc tous les ingrédients délicieusement désuets de ces romans romantiques anglais, qui ont fait la gloire de Jane Austen et des soeurs Brontë. Anne, la moins connue des trois, signe un très pertinent roman avec "Agnes Grey" empreint d'une ironie mutine, d'une fraîcheur sans égale et d'un ton décalé qui fait plaisir à lire à l'heure actuelle. Plus jamais on ne lit ces accès de pudibonderie, de réserve, de tourmentes intérieuses en proie aux feux de la passion ! Il fut un temps où les jeunes filles rosissaient de confusion, faisaient commerce avec des galants hommes et étaient "rongées par l'affliction, harcelées par l'inquiétude, ou durablement oppressées par des sentiments puissants" et se refugiaient dans la poésie. Un temps où la littérature portait une lettre majuscule, où l'on encensait les sentiments purs, la nature et les vicissitudes de la condition féminine - qu'on soit pauvre ou riche, belle ou laide. Un très, très bon roman plein de raffinement !

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 19.20 cm
  • Largeur : 13.10 cm
  • Poids : 0.30 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : DOMINIQUE JEAN

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