Ailleurs

LEIGH, JULIA

livre ailleurs
EDITEUR : CHRISTIAN BOURGOIS
DATE DE PARUTION : 28/08/08
LES NOTES :

à partir de
15,20 €
nos libraires ont adoré ailleurs

SYNOPSIS :

Fuyant un mari violent, Olivia quitte l'Australie avec ses deux enfants. Au terme d'un long voyage, ils se réfugient dans l'imposante demeure de sa mère, en France. C'est la première fois qu'elle y revient depuis qu'elle l'a quittée des années auparavant, à la suite d'un violent désaccord concernant son mariage. A leur arrivée, ils se heurtent dans un premier temps à une porte close et doivent se faufiler à travers la grille pour entrer. Ils apprennent que la vieille dame attend également la venue du frère d'Olivia accompagné de sa femme, Sophie, et de leur nouveau-né. Le nourrisson est en réalité mort-né. Dans son désespoir, Sophie refuse de se séparer du corps de l'enfant qu'elle essaye d'avoir depuis plus de dix ans et qui doit être enterré dans le caveau familial.L'ombre d'un désastre plane. Les personnages parlent peu, la mère
étant enfermée dans une froideur aristocratique. Tout provient du non-dit et de l'ellipse que Julia Leigh maîtrise à merveille. La tension est accrue par l'incompréhension des enfants qui s interrogent sur l'absence de leur père, et à qui la logique de leur présence et la tournure prise par les événements échappe complètement. Seuls de petits détails indiquent que l'action se situe dans la période actuelle : le système de surveillance électronique, un téléphone portable... Ce séjour imprégné de mort sur les terres étranges de son enfance, va, après une terrible épreuve, inciter Olivia à se raccrocher à la vie. Dans cet univers fragile, riche en émotions, chacun tente de tenir bon tandis qu'un secret tragique les pousse vers un point de rupture. Conte noir et fascinant, Ailleurs est à la fois troublant, subtil et brillant.
Un petit bijou que ce court roman étrange et fascinant.
Les époques, les atmosphères et les sentiments se mêlent subtilement lors de retrouvailles familiales où chacun apporte sa douleur.
L’écriture est remarquable, le lecteur subjugué.

nathalie (arras)
Un petit bijou que ce court roman étrange et fascinant.
Les époques, les atmosphères et les sentiments se mêlent subtilement lors de retrouvailles familiales où chacun apporte sa douleur.
L’écriture est remarquable, le lecteur subjugué.
Nathalie ,
Librairie
(Lille)
7 personnes en parlent

Glacant et hypnotisant Julia Leigh jette les mots en pâture et nous laisse en plan avec cette violence étouffée et ce malaise sans jamais entrer dans les pensées de ses personnages. Elle nous offre un joyau littéraire glaçant, troublant et entêtant ou la tension va croissante à tel point que le lecteur s’attend à une fin encore plus tragique.Un roman dans lequel, on retient sa respiration et qui ne laisse pas de marbre !

C' est un roman troublant à l'univers fragile. On sent dès les premières lignes que ce monde est prêt à basculer. Cela ne tient pas à grand chose, des gestes de folie, un secret que l'on partage, des ressentiments à fleur de peau. Proche du conte noir et de la comédie sombre, le maître mot de ce livre est subtilité. Le drame se tisse autour de la figure des enfants,L'atmosphère est pesante, il y a beaucoup d'émotion mais il me restera en souvenir avec un goût d'inachevé.

Lacazavent
12/04/13
 

Glacant et hypnotisant Julia Leigh jette les mots en pâture et nous laisse en plan avec cette violence étouffée et ce malaise sans jamais entrer dans les pensées de ses personnages. Elle nous offre un joyau littéraire glaçant, troublant et entêtant ou la tension va croissante à tel point que le lecteur s’attend à une fin encore plus tragique.Un roman dans lequel, on retient sa respiration et qui ne laisse pas de marbre !

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Fuyant l’Australie et ce que l’on devine être un mari violent, une femme revient après de nombreuses années avec ses deux enfants à la grille de l’immense château de sa mère, quelque part dans la campagne française.«Ils se tenaient devant le grand portail. Autour d’eux, à perte de vue, une campagne sans relief, laide, la platitude de champs boueux labourés. Ce matin-là, le ciel était doux, d’un bleu pâle et laiteux. Le femme portait une jupe de tweed droite, un chemisier de soie grise et ses cheveux noirs étaient retenus dans un chignon non serré, comme celui que sa mère lui faisait autrefois.»Dans ce château immense où les relations humaines semblent empreintes de règles et d’une froideur venues d’un âge ancien, Marcus, le frère de cette femme franchit aussi la grille avec sa femme Sophie, arrivée dramatique car ils annoncent alors qu’elle vient de mettre au monde une petite fille mort-née. Attendue comme une fête, la réunion de famille avec le retour du frère devient un drame morbide étrangement statique, qui se cristallise autour du refus de Sophie d’enterrer son enfant.Le malaise et l’étrangeté du récit naissent de la juxtaposition d’une nature luxuriante, du raffinement désuet de ce château immense aux dizaines de portes, semblant comme un décor où se jouent les drames humains, celui de Sophie qui sombre dans la folie, miroir des violences et abandons subies par la femme et ses enfants, qui comme la grand-mère restent des personnages sans nom, comme si les drames passés ne pouvaient être dits.« Sa chambre … n’avait jamais été sa chambre. Il s’agissait d’une autre chambre d’amis meublée de la même façon. Elle ouvrit les rideaux, détacha ses cheveux et libéra son bras de l’écharpe. Elle se déshabilla en laissant tomber ses vêtements en tas sur le plancher. Elle rampa sur le lit. Elle s’allongea sur le ventre, le visage sur l’oreiller. Le temps tourna en circuit fermé ; elle était déjà morte. Puis elle dut sentir les enfants debout à la porte car – avec un très grand effort, en tournant la tête et en ouvrant un œil – elle vit, dans le miroir, que, oui, les enfants l’avaient espionnée, elle ne savait pas depuis combien de temps, mais ils avaient sans doute vu leur mère allongée sur le lit, l’étendue blanche de son dos couverte de bleus et de marques jaunâtres. » «Ailleurs» («Disquiet» pour le titre original) est le deuxième roman de la romancière australienne Julia Leigh, qui est également scénariste et réalisatrice ; et de fait l’atmosphère prenante et morbide du récit rappelle « La leçon de piano » de Jane Campion mais aussi le fascinant «Providence» d’Alain Resnais, autour de cette question centrale : Peut-on enterrer la douleur ?

MarianneL
09/04/14
 

Une femme, avec ses deux enfants de 9 et 6 ans, revient dans la propriété familiale, en France, après 12 années passées en Australie. On comprend qu'elle était régulièrement battue par son conjoint. Personne ne l'attend. L'accueil est froid. Elle va devoir vivre là avec sa mère, son frère et sa belle-soeur qui viennent de perdre leur bébé dès la naissance, et les trois servantes omniprésentes.Voilà le décor planté ! L'ambiance est bien sûr lourde et pesante. Les personnages tristes renferment des secrets et des non-dits. Il se passe très peu d'événements, tout l'art de Julia Leigh est de nous captiver avec seulement de l'attente. L'écriture est prenante, directe : phrases plutôt courtes, peu de dialogues -ils se parlent tellement peu ! Tous les protagonistes ont un prénom, utilisé régulièrement dans le récit, sauf pour la femme qui revient d'Australie que l'auteur nomme "la femme" (alors que l'on connait son prénom, Olivia). C'est un petit roman (104 pages) qui marque par son climat, son ambiance et sa densité. Il fait partie de ces livres qui mériteraient sûrement une seconde lecture, plus tard, pour confirmer la première impression ou pour peut-être "creuser" un peu plus le sujet. Relativement simple à envisager étant donné son format. Yv

Lyvres
25/03/14
 

Quittant un mari brutal et un pays , l'Australie, Julia trouve refuge en France dans le château familial, en compagnie de ses deux enfants . Dans l'immense demeure, peu de paroles seront prononcées tandis que se nouera un drame familial.Pas question que je vous en dise plus sur l'intrigue que jamais je n'ai trouvée morbide.Avec une extrême économie de moyens, Julia Leigh arrive à créer une tension digne du Tour d'écrou de Henry James. On suit le souffle court, fasciné et horrifié, la montée de l'intensité dramatique, et n'était l'utilisation d'un téléphone portable, on pourrait se croire plongé dans un de ces romans noirs anglais du XIXème siècle.Une oeuvre puissante qui donne le frisson. cathulu

cathulu
09/08/12
 

Oh la vache! Ce petit bouquin de Julia Leigh qui traînait depuis un bout de temps dans ma PàL m’a complètement bouleversée! Je m’apprêtais à lire un beau texte (Christian Bourgois oblige) mais à ce point-là! Le souci, bien sûr, et comme souvent dans ce genre de texte, c’est que je ne peux pas vous en dire beaucoup de l’histoire, parce que sinon je casse tout l’intérêt du roman. Je me contenterais de dire que c’est le retour au foyer d’une mère et de ses deux enfants. Ça ne suffit pas, je ne suis pas certaine que ça donne très envie mais croyez-moi, si vous le lisez et que j’en dis plus, vous me vouerez aux gémonies. Je vais donc vous dire que c’est splendide, fort bien écrit, qu’il va une fois de plus falloir me croire sur parole et que cette lecture changera quelque chose dans votre manière d’aborder les romans familiaux. Un vrai coup de cœur, en même temps qu’un vrai coup de cafard après la dernière page. Tout est conté à demi-mots, par petites touches et ça embarque le lecteur dans un récit qui probablement se brode avec son histoire intime. Je ne sais pas si je vais lire de suite son autre roman, Le Chasseur, parce qu’un frisson me prend à l’idée de me replonger dans ce genre d’univers. Mais je le ferai un jour, c’est certain!

Readingintherain
13/05/12
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.12 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : JEAN GUILOINEAU