Aime-moi, por favor !

ETXEBARRIA, LUCIA

livre aime-moi, por favor !
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 23/03/06
LES NOTES :

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7,10 €

SYNOPSIS :

fou, impossible, fusionnel, contre nature, examiné dans tous ses états mais toujours du point de vue des femmes, l'amour est le fil secret qui traverse ces histoires. d'un bout à l'autre du spectre social, ces quinze instantanés dressent un bilan choc de la condition féminine au xxie siècle. impertinente, lucia etxebarria croque
sans concession et avec un humour cru les relations homme-femme, femme-femme, et plus si affinités... sa morale, " plutôt seule que mal accompagnée ", touche aux nerfs de nos existences chaotiques et retrouve la densité d'amour, prozac et autres curiosités. une virée speed au coeur de la féminité vraie et émouvante.
2 personnes en parlent

Que dire ce ces nouvelles, toutes aussi différentes et poignantes que les autres. Panorama de l'amour, des relations hommes femmes, ou femmes femmes. Tout y passe, témoignage réelle bien plus intéressant que les histoires d'amour qui se ressemblent (non pas que je n'aime pas). oc

aguardio
03/06/15
 

Lucia Etxebarria écrit comme si elle nous parlait, c’est volubile, elle se répète, martèle, creuse, fouille, on se reconnaît forcément à un moment ou à un autre. En mise au point en fin de recueil, elle nous informe que toutes les histoires qu’on vient de lire « sont inspirées de faits réels, cela ne signifie pas que ce sont nécessairement des histoires vraies, mais des interprétations littéraires de la réalité. » Le ton est résolument cru, les situations choquantes, ça parle d’amour, de condition féminine, et c’est vrai que les mecs n’y ont pas la part belle. Ca ne caricature pas des masses, je n’ai aucun doute là-dessus. « Mon nom est légion », entre toutes, m’a semblée particulièrement percutante. C’est une jeune femme d’une solitude extrême, qui le temps de quelques jours estivaux à la chaleur caniculaire, subit une fausse couche alors qu’elle doit déménager. Cette nouvelle ne fait que six pages, elle se termine abruptement, et est à la fois tellement désenchantée et si juste, qu’elle frappe en plein cœur. « Il me semble qu’avant j’aimais bien l’été, mais c’était il y a longtemps, très longtemps, quand il y avait encore des vacances, cette sorte d’eau dormante nichée dans le creux des jours d’été. Ensuite il y a eu les feuilles de paie, les appartements trop chers, petits et crasseux, et les vacances ont cessé d’exister parce qu’il n’y avait plus d’argent pour ça, ni de temps, ni d’envie, il n’y avait plus que la chaleur, la poussière, les chutes de tension, l’asphalte fondu, le soleil caniculaire, les éclairs de chaleur pareils aux flèches d’un métal étincelant, strident, qui vous assomment, vous aveuglent, vous étourdissent, et vous empêchent de marcher tranquillement dans la rue, les vertiges, vous savez, et puis les troubles de la vision qui viennent, à ce qu’on dit, d’une exposition excessive au soleil. Mais aussi qu’est-ce qui vous prend, mon petit, de marcher dans la rue en plein midi, par quarante degrés ? Figure-toi, **, que le bus ne s’arrête pas juste devant chez moi, que je n’ai pas comme toi une bagnole toute neuve avec freins ABS et air conditionné, et que mon salaire – tu es bien placé pour le savoir, non ? – ne me permet pas de déjeuner ailleurs que chez moi en semaine, et qu’en plus toutes ces ** de boîtes font la journée continue sauf la mienne. L’été n’était pour moi qu’un mot désertique, aride et desséché, je le haïssais, mais à vrai dire c’était toute ma vie que je haïssais en bloc. »

SagnesSy
07/09/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.19 kg
  • Langage original : ESPAGNOL
  • Traducteur : ANNE PROENZA

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