Alabama song

LEROY, GILLES

EDITEUR : MERCURE DE FRANCE
DATE DE PARUTION : 23/08/07
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SYNOPSIS :

Montgomery, alabama, 1918. Quand zelda, "belle du sud", rencontre le lieutenant scott fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. lui s'est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier roman lui donne raison. le couple devient la coqueluche du tout-new york. mais scott et zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent
pas à se brûler les ailes... gilles leroy s'est glissé dans la peau de zelda, au plus près de ses joies et de ses peines. Pour peindre avec une sensibilité rare le destin de celle qui, cannibalisée par son mari écrivain, dut lutter corps et âme pour exister... mêlant avec brio éléments biographiques et imaginaires, gilles leroy signe ici son grand "roman américain".
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Quand vous aimez un style littéraire, rares sont les livres d’autres styles qui vont donner plaisir à les lire. Alabama Song n’est malheureusement pas de ces livres. Tout d’abord, habitué à une écriture rapide, au style se prêtant à la lecture rapide, où la trame suscite l’envie du lecteur à poursuivre l’histoire, je n’ai pas du tout aimé le style de Gilles Leroy : phrases d’une longueur sans fin à la Proust (il est courant qu’une même phrase couvre plusieurs pages) qui ne laissent aucun moment de répit au lecteur pour reprendre son souffle. Ensuite, le début du livre revenant à une histoire de jeune fille américaine, faisant la fête et s’interrogeant sur sa future vie maritale, j’ai rapidement était lassé. Certaines personnes sont douées pour aborder les sujets de la psychologie des jeunes femmes, Sofia Coppola le maîtrise avec maestria, Gilles Leroy non. En conclusion, même pour un petit livre de 200 pages, je me suis résolu à abandonner après une quarantaine parcourue.
Hpf97

Alabama , 1918, Zelda Sayre une des « Belles du Sud » s’éprend du lieutenant Scott Fitzgerald. Lui s'est juré de un écrivain célèbre. Zelda jouit de son succès et de son impunité dans la ville de Montgomery : Que voulez-vous qu'il m'arrive dans une ville où une rue sur deux porte mon nom? Je pouvais bien traîner toutes les nuits sans chaperon : je suis la fille du juge, petite–fille d’un sénateur et d’un gouverneur Nous avons bâti cette cité.Nous avons érigé ses premiers momuments, son capitole et ses églises.Zelda et Scott se marieront à New-York. Zelda est fantasque, lui connait enfin le succès. Le jeune couple brille dans la vie mondaine. Succès, alcool, le tourbillon des excès déteint sur la romance et sur le couple. La narratrice est Zelda et on la suit à travers deux époques 1918-1920 et 1940. Deux récits savamment menés et enchâssés qui permettent de mieux comprendre la personnalité de Zelda.De Zelda, la belle et indépendante qui voulait tant quitter sa terre natale, on découvre une femme blessée qui a perdu de son aura. Internée plusieurs fois en hôpital psychiatrique à la demande de son mari, elle revient sur le passé en dévoilant des pans peu glorieux. Scott ne pense qu'à ses écrits, il boit et se montre abject envers elle. Au fil des pages, on suit la chute du couple. On apprend que Scottt s'inpirait largement d'elle dans ses écrits quand il ne lui volait pas ses propres écrits. Malgré tout, elle a continué de l'aimer :Scoot, je n'arrive pas le haïr. A présent, je le regarde comme un gamin de dix ans. Je l'aime trop pour lui dire combien il m'a fait du mal.J'ai été touchée et subjuguée par Zelda , par sa personnalité et son destin. J'ai appris qu'elle écrivait, chose que j'ignorais.Le pari est réussi pour Gilles Leroy , il a voulu se glisser dans la peu de Zelda, il y est parvenu à merveille. Son écriture insuffle la vie à Zelda.Ce livre mêle réalité et fiction, pour ma part je l'ai lu comme un très beau roman. http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
13/08/10
 

Tout commence en Alabama, état du sud des Etats-Unis. Et c’est d’une chanson nostalgique qu’il s’agit. L’auteur s’est coulé dans le personnage, mi réel et mi fictif, de Zelda Fitzgerald. Tout commence en 1918, dans l'Alabama. Scott Fitzgerald y rencontre Zelda, jolie fille de la bonne société sudiste. Ils formeront un couple tout à la fois brillant et pathétique, traversant leur époque en se brûlant les ailes.L’auteur, et c’est là la force du roman, nous promène d’une époque à l’autre en un va et vient intense. Rien n’est linéaire, dans cette histoire, à l’image de Zelda, jeune fille fantasque gagnée peu à peu par la folie. Et pourtant, le lecteur ne se perd pas dans ces incessants retours en arrière. C’est avec une profonde empathie que GL raconte la vie tumultueuse et dramatique de son héroïne. Il sait mêler avec talent réalité et fiction d’une vie passionnée. La construction est rigoureuse et efficace, on ne voit pas les fils de bâti : l’auteur a su mêler des pans de la vie de Zelda à des évènements sortis tout droit de son imagination. Tout cela intimement mêlé donne un récit fluide et maîtrisé. Il a su se glisser dans le personnage de son héroïne, lui donnant une dimension émotive très forte. Avec le « je », il n’y a que Zelda et le lecteur, ce qui créait une intimité, une ampleur de sentiments. Pas de sensiblerie, mais de la sensibilité et de la compassion dans ce récit à la construction très Stendhalienne.Le style sied à l’histoire, il est direct, vivant. L’écriture, maîtrisée, est limpide.

lafillekili
01/07/10
 

Prix Goncourt en 2007, découvert, lu et chroniqué en 2015, j'ai été un peu longue à la détente sur ce roman. Et puisqu'on se dit tout, je ne connaissais même pas l'auteur Gilles Leroy... Je sais, je viens de casser un mythe, de briser un symbole, non, je ne suis pas une encyclopédie littéraire sur pattes ! Et oui, je suis humaine ! Revenons à Zelda Fitzgerald et à son destin hors du commun. L'auteur fait le pari audacieux de parler en son nom dans une sorte de "confession" intime qui plonge le lecteur au coeur de ses sentiments, de ses ressentiments, de sa gloire à son déclin. Elle nous raconte son histoire de fille de l'Alabama, garçon manqué prêt à faire les quatre cents coups pour défier son père, le Juge, qui incarne la raison, l'establishement dans ce qu'il a de plus détestable. Elle a pour complice, à l'adolescence Tallulah Bankhead, qui connaîtra elle aussi la célébrité à Hollywood. Deux filles "branchées", qui défient les règles de bonne conduite à Montgomery, mais que rien ne peut atteindre car leurs familles sont influentes, deux Belles du Sud qui rêvent de briller dans la lumière, au risque de se brûler. Gilles Leroy joue sur la chronologie, le déroulement des événements n'est pas linéaire mais suit la mémoire fantasque, défaillante de Zelda. Les souvenirs surgissent souvent lors des entretiens avec les médecins qui la soignent lors de ses nombreux séjours en hôpital psychiatrique. 1918, Zelda rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald et ils forment le couple à la mode, se déchaînant sur la piste de danse du camp Sheridan à Mongomery. Tous les regards se portent sur eux, ils incarnent la jeunesse, l'insouciance, la beauté et le talent.Ils deviennent le couple emblématique des années folles, les Brad Pitt et Angelina Jolie de l'époque. Et puis les années passent, Zelda et Scott mènent une vie de bohème chic, se ruinant en soirées, en suites somptueuses dans des hôtels de luxe, s'aimant, se jalousant, se détestant tour à tour. L'alcool détruit peu à peu l'écrivain. Leur vie est la matière de leurs écrits, ils se disputent ensuite le droit d'utiliser cette matière à fin de publication. "Tendre est la nuit" est une pomme de discorde entre eux. Tous les deux ont posé des mots sur la période de leur existence qui est évoqué dans le roman mais c'est Scott qui fait paraître son livre, qui vole à Zelda un éventuel succès. La Belle du Sud cherche tout au long de sa courte existence à exprimer son talent, de l'écriture à la danse jusqu'à la peinture. Elle semble vouloir de nouveau attirer les projecteurs comme du temps de sa jeunesse mais cette quête fébrile, forcenée, ébranle sa raison, justifiant, selon son mari, ses internements. Elle meurt d'ailleurs à l'âge de 47 ans dans l'incendie d'un de ces établissements spécialisés. La Zelda d'Alabama Song est celle de Gilles Leroy, il le précise à la fin de son roman. Il s'appuie sur des éléments biographiques exacts mais invente aussi des épisodes, créant un être fragile et attachant, un papillon de nuit aux ailes brûlées.

Albertine22
02/03/15
 

Gilles Leroy a rédigé ici un magnifique portrait de femme, tout en contradictions et en insolence assumée. La narration à la première personne permet de suivre au plus près l'évolution de Zelda, enfant gâtée et riche à qui on permettait tout, dans une ville où une rue sur deux portait son nom. Elle épouse Scott, fascinée par son regard d'ange et son intelligence pour se rendre compte bien vite qu'elle s'est fourvoyée auprès d'un homme jaloux et autoritaire, attiré par les hommes, qui ne supporte pas qu'elle ait des velléités d'écrivain et qui la fera enfermer à maintes reprises. Elle continue quand même à l'aimer, se console ailleurs, auprès d'un français avec qui elle aura une très brève liaison qui la hantera toute sa vie. Elle se raconte en alternant plusieurs époques, dans un style flamboyant, parfois fulgurant. Même si le personnage n'est pas éminemment sympathique, elle est attachante et certains passages m'ont bouleversée (notamment l'avortement dans une arrière-boutique de Menton, très poignant). Dans la postface, Gilles Leroy explique quels sont les éléments réels (très peu au final) qu'il a repris et précise bien qu'il a fait oeuvre de romancier et qu'il s'agit d'une fiction. Mais quelle fiction !

fashiongeronimo
13/08/12
 

Issue d'une des familles les plus en vue de Montgoméry, Zelda est jeune, belle, rebelle, scandaleuse. A Montgoméry, elle étouffe et rêve d'ailleurs. C'est ce que va lui offrir le lieutenant Scott Fitzgérald qu'elle rencontre en 1918. Très vite, ils vont s'aimer avec passion, se marier et partir pour New-York et ses excès. Scott y connait le succès et le couple s'y épanouit dans les excès de fêtes, d'alcool, de sexe. Mais très vite, pour Zelda, cette vie tourne au cauchemar. Difficile pour elle de grandir dans l'ombre d'un mari qui la vampirise, pille ses écrits pour nourrir son oeuvre et la maintient sous sa coupe, allant jusqu'à l'obliger à avorter puis à l'interner. Femme adultère, mauvaise mère, écrivain bafouée, paranoïaque, Zelda se réfugie dans la folie...Difficile pour moi de parler de roman qui se présente comme un journal au fil décousu et pourtant je l'ai beaucoup aimé. Zelda et son destin chaotique et tragique m'ont touchée. Je dois avouer que je ne connaissais Scott et Zelda que de nom et donc je n'avais pas les éléments pour différencier fiction et réalité. J'ai donc lu ce livre comme un roman bien qu'il s'agisse plutôt d'une biographie romancée. Les spécialistes auraient probablement des choses à en redire mais pour moi c'était juste une lecture passionnante sur la vie d'une femme passionnée.

un flyer
19/12/11

On se perd entre les différents personnages (les différents maris/amants de Zelda) et du coup on est comme noyés et en plus on s'ennuie.Abandon page 89. Maylany

Maylany
26/09/11
 

Au travers de ces quelques pages - si peu nombreuses - on se prend de passion pour cette jeune femme perdue et qui se cherche. Du grand écrivain, on n'apprendra pas grand chose mais de Zelda on découvre les blessures profondes que les traitements psy de l'époque n'ont pas améliorées. Un roman tout en non-dits et ellypses, comme pour respecter le silence de Mme Scott Fitzgérald. Une femme qui ne voulait que danser dans son Alabama natale. Une femme amoureuse du soleil et d'un homme, mais pas celui qu'elle a épousé trop jeune. L'image que je retiendrai : Celle d'une femme les pieds en sang d'avoir trop danser, seule la nuit, sur un banc de Paris et qui pense à son Alabama natale, si chaude et poussiéreuse. Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
24/08/11
 

« Vous ne vous êtes pas mariée, ma jeune dame. Vous avez signé un contrat publicitaire » : voici exactement la définition du mariage hors-norme unissant Francis Scott et Zelda Fitzgerald. L’auteur invente donc une œuvre de fiction largement inspirée de la vie de Zelda, garçonne mondaine des années 20, à l’existence décadente et truculente. Le lecteur assiste donc à l’évolution de Zelda Sayre, une Southern Belle de l’Alabama qui devient, très jeune, Madame Fitzgerald ; c’est-à-dire la femme de l’écrivain américain le plus prometteur de sa génération. Mais c’est un couple d’amants maudits car Scott est un alcoolique avéré, fortement jaloux, et Zelda sombre peu à peu dans la schizophrénie : le couple bascule donc dans la folie, dans une relation perverse, masochiste et destructrice. A vouloir connaître trop vite les mondanités, le couple se perd dans les paradis artificiels, mettant en péril leurs carrières artistiques. Gilles Leroy nous offre donc un portrait de femme puissant : une icône féministe et moderne, aimant se brûler les ailes et qui connaîtra une fin tragique. Un roman palpitant qui nous conte une passion déchirante et qui fut récompensé par le Prix Goncourt 2007.

SophieC
15/04/11
 

Dans ce roman non biographique comme le précise son auteur, Gilles Leroy, Zelda Fitzgerald raconte son histoire, passant du passé au présent, de New York aux plages du sud de la France, évoquant sa relation complexe avec son père et sa fille qu'elle semble si peu connaître, sa passion pour la peinture et les spoliations littéraires de son mari. Par le biais de ces ruptures chronologiques, Gilles Leroy retranscrit relativement bien les pensées tourmentées et imprécises de cette femme qui semble avoir toujours vécu dans l'ombre de son mari, frisant la folie et la paranoïa. L'écriture est fluide lorsqu'elle se sent bien, devient hachée et arythmique quand l'angoisse ou la haine l'étreint, et l'on se trouve entrainée à sa suite dans le tourbillon des "people" de l'époque, dans les excès d'un couple qui s'aime sûrement moins qu'il se hait.A travers ce roman qui ressemble étrangement à une biographie, Gilles Leroy revient sur l'histoire d'une femme étouffée par son mari et renverse la représentation que l'on peut avoir de son mari, le célèbre auteur de Gatsby le Magnifique en l'accusant tour à tour de plagia, de séquestration voire même d'homosexualité. Quoi qu'il en soit, biographique ou non, ce roman repose sur des recherches poussées et traduit l'amour que Gilles Leroy porte à cette femme de l'ombre. Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
22/02/11
 

Je ne connaissais pas du tout la vie de Scott Fitzgerald, et moins encore celle de sa femme et j'ai très vite été prise dans le tourbillon de leurs nuits folles et de leurs jours tristes, dans cet univers d'artistes géniaux et décadents, passant de la gloire à la décrépitude, de l'amour à la haine, mêlant le sublime au sordide sans qu'on puisse démêler l'un de l'autre (l'un ne pouvant, sans doute, pas exister sans l'autre). Cela m'a donné envie de relire Gasby, dont je n'ai qu'un vague souvenir, ainsi que d'autres livres de Fitzgerald, et d'en savoir un peu plus sur cette Zelda, qui est terriblement attachante dans le roman, persécutée, incomprise, malheureuse au point de devenir presque folle. J'ai souffert avec cette femme dévergondée et choquante, qui ne vivait en fait que dans l'ombre de son mari, qui s'est tue toute sa vie par amour, pour finir bafouée, reniée, enfermée... Quel tragique destin, que de gâchis !Très beau livre, donc, qui m'a beaucoup touchée, émue. J'ai aimé l'histoire, et j'ai aimé l'écriture, mélange de non-dits et de phrases incisives, directe, et malgré tout poétique. Liliba

liliba
22/12/09
 

La passion, les excès et la folie du couple Zelda et Scott Fitzgerald raconté par la voix de Zelda, sous la forme d'un journal. Vraiment très intéressant (même si c'est romancé), ça donne envie de s'intéresser de plus près à la vie de Scott et Zelda. Très bien écrit, très agréable à lire, hummmm, c'était bien ! (janvier 2008)

Pitchoubinou
29/11/09
 

De quoi nous parle ce roman ? Oui, « roman », c'est un terme que souligne son auteur, Gilles Leroy, parce qu'il se défend d'avoir écrit une biographie romancée de Zelda Fitzgerald, l'épouse de l'écrivain illustre des années 20.Et encore, c'est un peu facile. Cela rappelle les clichés vendus depuis des lustres, le couple glamour qui a brûlé ses ailes aux spotlights de la gloire, dans leur jeunesse, et qui a tout perdu dix ans plus tard (trop de scandales, trop d'amour et de haine, trop d'alcool et trop de liaisons sulfureuses).Et concernant Zelda, il était si facile de la cantonner à son rôle de folle à lier, après avoir été la Muse du brillant écrivain et la Belle du Sud, fille du Juge Sayre de l'état d'Alabama...Ce roman a les atours d'un journal, de la confession de Zelda du jour où son chemin a croisé celui du soldat Fitzgerald, en juin 1918, dans les rues de Montgomery. Impétueuse et orgueilleuse, Zelda brise les interdits et s'enfuit aux bras du jeune homme pour l'épouser à la va-vite deux ans plus tard.D'amour, il n'en est déjà plus question tant Scott est imprégné d'alcool et du désir d'être reconnu par le milieu littéraire, élitiste de la bonne société new-yorkaise. Les frasques de Zelda apportent aussi de l'eau au moulin de la presse et c'est un cruel renvoi de balles que se lance le couple. Déjà.Réfugié en Europe dans les années 20, Zelda va connaître le grand amour dans les bras d'un aviateur français. Son époux jaloux va la « kidnapper » pour mieux abattre l'emprise qu'il souhaite exercer sur elle. Et c'est vers la même période que les séjours en hôpital psychiatrique vont s'enchaîner pour Zelda.C'est bien tout ce qui en ressort : le désir de brimer l'autre, l'étouffement, l'écoeurement, la rancune, la volonté de rabaisser l'estime de soi, l'accaparement et la succession des crimes à feu doux (l'internement, l'alcoolisme, la morphine, les électrochocs, la privation de s'occuper de l'enfant...).Ce qu'on pensait du couple glamour que fut les Fitzgerald vole soudain en éclats. Ce livre révèle davantage des tourments, de la folie inhérente qui liait Scott et Zelda au point de les détruire. Et c'est tant mieux dans le fond, car « Alabama Song » résonne incroyablement comme la revanche de Zelda. Tout ce qui l'accablait était, en somme, une tentative désespérée de survivre, d'échapper à l'empire du « Grand Homme ».C'est assommant, redoutable, asphyxiant. La voix de Zelda, à laquelle se prête Gilles Leroy avec justesse et séduction, est un souffle chaud et rauque, celui d'une femme brisée, d'une amoureuse bafouée. Et puis elle est lucide, amère, trompée mais demeure cette enfant frondeuse, cette fille de vieux, comme elle dit, qui est destinée à finir folle et toute seule. Une ancienne orgueilleuse, aussi, qui trouva chez Fitzgerald une échappée belle à son destin de Belle du Sud, une estocade digne de l'effrontée qu'elle pensait être.« Je l'aime tant, certaines fois. C'est comme vivre dans une sphère de lumière, une aura qui nous enrobe tous deux et se déplace avec nous. Dans ces instants-là, nous sommes éternels. » dit-elle. Ce livre est une autre cloche de détresse, un roman douloureux et mélancolique, dans lequel on s'y perd, par fascination ou par incompréhension.

Clarabel
20/02/09

Le prix Goncourt 2007 a été attribué là Gilles Leroy pour Alabama Song (Mercure de France) par le jury de l'Académie Goncourt.

Juan
31/01/09

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.90 cm
  • Poids : 0.24 kg

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