Albert londres ; vie et mort d'un grand reporter, 1884-1932

ASSOULINE, PIERRE

livre albert londres ; vie et mort d'un grand reporter, 1884-1932
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 22/03/90
LES NOTES :

à partir de
12,50 €
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Pierre Assouline, journaliste, romancier et biographe important, nous livre une vie d'Albert Londres tout à fait passionnante.Londres (1884-1932) est en partie le père du journalisme moderne, un homme d'action qui était de toutes les aventures pour pouvoir être à même de rendre compte de l'information. Ce n'est pas pour rien d'ailleurs si, dès 1933, fut créé le prix qui porte son nom et récompense chaque année les reportages les plus importants.Né à Vichy et destiné à être comptable, Albert Londres se voit dans un premier temps poète. Entré à la rédaction du "Matin" en 1906, réformé en 1914, il livrera son premier grand article suite à l'incendie de la cathédrale de Reims. Son parcours est alors lancé...Une vie passée sur les routes, toujours en quête de sujets dans lesquels il pourra mettre en avant son engagement: il semble être de tous les fronts durant la Grande Guerre, dénonce les conditions de vie intolérables au sein du bagne de Cayenne, enquête sur les Comitadjis, terroristes d'Europe de l'Est aux agissements frôlant l'absurde...Tous ces reportages sont pour la plupart encore publiés et il suffit de les parcourir pour se rendre compte qu'ils sont toujours très pertinents et que le monde finalement n'a guère évolué vers la sagesse.Une biographie qui se lit comme un roman tant la vie d'Albert Londres, témoin attentif, fut riche de rencontres, voyages... de toutes sortes.Maltese

Maltese
17/07/09
 

Albert Londres est certainement un des plus grands journalistes du 20e siècle, si ce n’est LE journaliste du siècle dernier ; ayant fait connaître à ses lecteurs et donc au grand public des sujets sociétaux importants comme les conditions de vie dans les bagnes, les asiles ou les pénitenciers militaires. C’est un reporter qui ne renonce jamais au choix de ses sujets, ni à son libre arbitre, ni à son indépendance ; si cela ne plait pas à ses patrons, il démissionne et va ailleurs ! Il allie sa passion du voyage avec son métier et il peut se targuer d’avoir fait au moins deux fois le tour de la Terre tant il a visité de continents et de pays. Il a rencontré les plus grandes personnalités politiques et artistiques de l’époque et du monde entier (de Gandhi à Clemenceau, en passant par Paul Claudel et D’Annunzio). « Londres passe pour un journaliste qui ébranle sans faire vaciller […] c’est le secret de sa réussite, et, partant, de son efficacité » : Assouline souligne tout au long de l’ouvrage le rôle « d’éveilleur de conscience » de Londres auprès du public, grâce à sa plume inimitable, car c’est avant tout un humaniste et un anticonformiste. Assouline est et demeure un biographe de talent car il est toujours prompt à trouver le juste mot, sûr et précis, pour décrire habilement l’homme qu’il est entrain de croquer : c’est subtil et délicieux ! C’est aussi ce qui fait que ses biographies sont, à chaque fois, passionnantes et sonnent comme un vibrant hommage posthume.

SophieC
10/09/15
 

Né en 1884 à Vichy, Albert Londres se destinait à une carrière de poète. Mais il a bifurqué vers le journalisme et s’est vite fait remarquer par ses articles et ses récits de voyages publiés au début du siècle dans Le Petit Journal, Le Quotidien ou Le Petit Parisien. Journaux dont il avait l’habitude de claquer la porte, comme en témoigne cette réplique : "- Votre reportage n'est pas dans la ligne du journal !- Messieurs, vous apprendrez à vos dépens qu'un reporter ne connaît qu'une seule ligne, celle du chemin de fer !"Il a couvert la guerre de 14-18 (le bombardement de la cathédrale de Reims), la Révolution russe, le Tour de France cycliste (c’est lui l’inventeur de la formule "Les forçats de la route"), les chaos de la République chinoise. Puis, à partir de 1923, il se fait redresseur de tort en dénonçant le scandale du bagne de Cayenne, les bataillons disciplinaires d’Afrique du Nord (Biribi), la condition des aliénés dans les asiles en France, l’évasion du forçat Dieudonné (de la bande à Bonnot), …..De ses reportages il a tiré des livres : "Au bagne", "Terre d’ébène", "Chez les fous", …. Il est mort en 1932 lors de l’incendie du paquebot "George Philippar" au retour d'un reportage en Chine.Voilà pour la vie mouvementée de cet homme que Pierre Assouline nous raconte en détail. Pour ceux qui le connaissent au travers de ses écrits, on découvre un Albert Londres tel qu’on ne l’imaginait pas. Il n’a pas le physique de l’aventurier : petit, chauve, pas très beau. Par contre, il avait une haute idée de lui-même. C’était un as de la formule et son crédo était : "Notre métier, n’est ni de faire plaisir, ni de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie."Passionnante cette biographie, avec pas mal d’humour.

Ludeca
12/02/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.33 kg

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