American psycho

ELLIS, BRET EASTON

livre american psycho
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 21/04/05
LES NOTES : Laissez une critique sur ce livre
à partir de
10,20 €

SYNOPSIS :

Avec son sourire carnassier et ses costumes chics, Patrick Bateman est l'incarnation du golden boy new-yorkais. Mais, à la nuit tombante, il laisse libre
cours à sa démence. En bon serial killer, Patrick viole, torture et tue. Dans un monde lisse de tout sentiment, jusqu'où l'horreur peut-elle aller ?
13 personnes en parlent
Bienvenue dans un univers très proche du Loup de Wall Street : l'argent coule à flot, tout comme la drogue. Mais ici, le "héros" n'est pas un jeune cadre aux dents longue, c'est un psychopathe (pas de surprise, il suffit d'avoir lu le titre), et l'on découvre au fil du roman sa vision du monde, qui alterne entre choix vestimentaires très pointilleux et séances de torture orgiaques. Pour peu que l'on adhère au style de l'auteur, très descriptif, on finit par presque comprendre le fonctionnement de Patrick Bateman, qui est vraiment un "american psycho".
Yiayia M

Voici un livre qui permet de re-regarder Orange Mécanique en étant complètement détendu. En un mot c'est TROP...violent et gratuitement bien sûr, gore, sale, glauque Je dois être trop optimiste quant à la nature humaine et ce livre m'a simplement choquée, il écrit pour moi comme on se retrouve la tête dans la cuvette des toilettes après une intoxication alimentaire...et que l'on trouve que ça dure...TROP longtemps. A feuilleter avant !

milkaa75
09/04/10
 

Excellent livre, qui se lit d'un traite, pour le peu que l'on soit sensible à la déchéance et la folie du personnage dans un monde de fric et de violence (gratuite si possible).

Lyrz
14/01/09
 

C'est donc une écriture qui nous fait douter, sur la réalité des faits, qui se dédouble, pour qu'on y voit trouble. Une écriture faite de paradoxes, de contradictions, des visions morbides qui surgissent en plein repas dans un restaurant branché.L'auteur, le narrateur, le personnage, on ne sait plus bien, nous égare, égrène des sachets de coke pour nous montrer le chemin et puis nous voilà face à de la bouillie humaine, des flaques de sang, des narines prêtes à imploser en même temps qu'elles reniflent. Nous voilà dos au mur, acculés aux limites de la raison, de la sienne, de la nôtre, "qu'est-ce qui le pousse à commettre ces atrocités, et moi, qui suis-je pour les lire sans broncher"Portrait violent, et d'autant plus violent qu'autoportrait. Sans concession, sans pitié envers lui-même, mais sans remords non plus. Un être à sang froid qui s'abreuve à la fontaine de sang qui jaillit des ventres, des yeux, des jambes de ces corps à l'agonie, spasmodiques. La vie quitte ces corps comme la raison a depuis longtemps déserté son âme. Douloureusement.Des scènes de torture sexuellee trash, détaillées, très détaillées, trop peut-être. Un Marquis de Sade croisé avec Pantagruel, entre Massacre à la tronçonneuse et Le Jardin des Supplices. Une perversité qui décline dans le vulgaire, dans le grotesque. Est-ce pour révéler l'inconsistance des vies avant qu'elles ne soient ôtées ? Je ne sais pas bien encore. De la part d'un maniaque, je m'attendais à des scénarii plus "esthétiques".Le "héros"-narrateur se lasse de ces orgies autant que je m'en suis lassée. Il va jusqu'à dire que le duo de femelles en chaleur ne l'excite plus comme avant. J'ai fini par ne plus trop porter d'attention aux scènes de violence ; était-ce là également une intention de l'auteur ? De nous montrer à quel point nous pouvons être monstrueux sans le savoir ?Cela dit, j'ai apprécié la fusion progressive des deux personnalités, le Bateman du jour, de la nuit, et puis du jour ET de la nuit, et puis le Je qui parfois dérape en Il. Bien tourné.Un livre donc qui me laisse perplexe, il a au moins le mérite de m'intriguer encore après lecture, et pour ça je ne peux le juger trop sévèrement.Il m'aura sans cesse fait m'interroger sur les intentions de l'auteur en ayant fait ce choix d'écriture. Voulait-il nous choquer, nous montrer à quel point nous étions des monstres de pouvoir lire de telles choses ? Voulait-il nous rendre compte de ce qui peut se passer dans la tête d'un psychopathe mâle, américain et dans la finance ? Etait-ce juste une satyre, un délire ? Avait-il une intention ?Eh bien pour une fois, je vous l'avoue, je ne sais pas bien....

absolu
10/03/09
 

Sous la plume chirurgicale et incisive de Bret Easton Ellis, Patrick Bateman, jeune et riche golden boy de New York, prend forme sous les traits d'un jeune homme accompli à qui tout réussit. Symbole de la réussite à l'américaine, Bateman est pourtant un psychopathe violent, brutal et sans scrupules. Misogyne, homophobe et ultra maniaque, ce meurtrier cruel tuant de sang froid, nous entraîne dans ses délires. Vive critique de nos sociétés modernes, ce roman reflète une part sombre et éternellement insatisfaite de chacun de nous.

Alcapone
18/02/09
 

Rêve américain... Lors de sa publication en 1991, American psycho a fait scandale en raison de son immoralisme et, plus particulièrement, de ses scènes et descriptions minutieuses de violence, de tortures et de sexes. Il faut prévenir tout de suite : certaines séquences seront, pour beaucoup, insoutenables.L’intérêt du livre est cependant ailleurs, ces descriptions ne devant pas être isolées de l’ensemble de sa construction. Car il faut attendre presque 100 pages pour découvrir que Patrick Bateman, golden boy de 27 ans, riche, beau et séduisant, est un psychopathe tel que la société capitaliste américaine est capable d’en engendrer. Tout réside dans ce rythme d’ennui répétitif et lancinant, qui scande l’œuvre, et où l’énumération des produits de consommations, des produits de beauté, des vêtements sont une autre forme de torture : celle du néant de l’existence. Bateman est le symbole de la vanité de toute société qui a perdu ses valeurs et qui, livrant ses individus à eux-mêmes, créent des monstres. Au degré près, nous avons tous quelque chose en commun avec Bateman ; nous sommes tous des résurgences de cette société… Voilà donc, peut-être, le véritable psychopathe de ce livre, celui qui est vraiment obscène et insupportable : ce capitalisme débridé, et la société de consommation qu’il génère, qui détruit tout sens et toute liberté en l’homme, obligé de vivre sans repères et sans rêves dans ce monde informe modelé à son image…

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Un livre que j'ai apprécié qui montre une facette de l'être humain particulièrement dure. La violence y est gratuite, sans justification.. On suit Patrick Bateman qui le jour est un homme d'affaire et la nuit tue et torture des gens gratuitement. A lire si on aime les livres violents et gores.

Emma7
22/10/15
 

Patrick Bateman, 26 ans, a tout pour lui : jeune, beau, intelligent et surtout très riche. Il travaille dans la finance, à Wall Street, mais semble passer le plus clair de son temps à chercher dans quel restaurant à la mode il doit dîner avec ses amis (tous aussi riches que lui) puis dans quel night club il trouvera la meilleure coke pour poursuivre sa soirée de la meilleure façon. Son divertissement préféré consiste à tourmenter les clochards qui jonchent les rues de new-yorkaises en leur tendant des billets pour les reprendre aussitôt. Pour ses amis et lui, la vie n'est que luxe et consommation. Les questions fondamentales qui les traversent sont de savoir quelle est la couleur de chaussettes la plus adaptée avec un costume gris et des chaussures noires. Quant à l'amour, ce sentiment leur est totalement étranger, puisqu'ils considèrent les femmes comme aussi interchangeables qu'un accessoire de mode...Considérés ces fait, notre cher Patrick Bateman ne nous apparaît pas comme quelqu'un de particulièrement charmant. Mais ce n'est rien comparé à ce que l'on découvre au tiers du roman. Bateman est le pire psychopathe que l'Amérique ait pu enfanter. Sous des apparences de dandy respectable le jour, se cache un serial killer complètement sadique qui prend un plaisir pervers à tronçonner ses victimes dans son appartement et à en conserver des morceaux pour les déguster tranquillement devant le Patty Winters Show.Il faut bien l'avouer, j'ai rarement lu de livre plus gore que celui-ci (et pourtant, je ne suis pas une oie blanche en la matière ! ) Les scènes de sexe et de crimes sont d'une rare violence, la mise en scène des meurtres étant très travaillée par l'auteur. Mais au-delà de ça, il faut surtout voir dans ce roman une satire acerbe de la société consumériste américaine du début des années 80, une critique contre cette société d'apparences, où l'argent règne en maître tout-puissant. D'ailleurs, les très nombreux détails donnés par l'auteur - qui virent à l’obsession - en ce qui concerne la façon de s'habiller ou de dépenser son argent - je confesse avoir sauter de nombreux passages d'accumulations de marques en tout genres - ne sont là que dans ce but : montrer à quel point tout cela est vain et qu'il s'agit peut-être là de la véritable violence : l'anéantissement de la pensée recouverte par des costumes Armani.Outre le fond, j'ai vraiment apprécié le style de Ellis dans ce texte (style que m'avait assez déconcertée dans Moins que zéro - qui faisait partie de ma première chronique, très courte) qui nous plonge véritablement dans la tête du tueur grâce à la technique du journal de bord. Mais même si nous sommes au coeur des pensées de Bateman, impossible de s'attacher à lui tant la distance qu'il possède vis-à-vis de lui est grande. C'est presque comme si le personnage n'habitait pas son propre corps. Comme si nous assistions à une narration externe à la première personne ce qui ne fait que renforcer la froide cruauté du personnage et son aspect sociopathe. A la fin, je me suis tout de même interrogée : Bateman commet-il vraiment ces crimes ou ne fait-il que les fantasmer ? Le coup de génie réside sans doute dans le fait que les deux hypothèses puissent se défendre. En tout cas, une fois ce livre terminé, que l'on aime ou pas, on en conserve forcément une trace dans un coin de sa tête et c'est bien en cela qu'il s'agit d'un chef-d'oeuvre. A découvrir !

Naurile
03/10/14
 

Un choc, c'est la 1ère fois que j'hésite à ouvrir une page d'un livre comme on hésite à ouvrir les yeux devant un film d'horreur. On ne veut pas être témoin des horreurs de patrick bateman, mais l'écriture nous absorbe. La dualité du personnage est insoutenable et nous renvoie toujours à la question des apparences .j'admire l'écriture de breat eston ellis pour arriver à nous remuer avec une telle force , ceci même sans ces multiples scènes violentes.

pondypondy
15/09/12
 

Rêve américain... Lors de sa publication en 1991, American psycho a fait scandale en raison de son immoralisme et, plus particulièrement, de ses scènes et descriptions minutieuses de violence, de tortures et de sexes. Il faut prévenir tout de suite : certaines séquences seront, pour beaucoup, insoutenables.L’intérêt du livre est cependant ailleurs, ces descriptions ne devant pas être isolées de l’ensemble de sa construction. Car il faut attendre presque 100 pages pour découvrir que Patrick Bateman, golden boy de 27 ans, riche, beau et séduisant, est un psychopathe tel que la société capitaliste américaine est capable d’en engendrer. Tout réside dans ce rythme d’ennui répétitif et lancinant, qui scande l’œuvre, et où l’énumération des produits de consommations, des produits de beauté, des vêtements sont une autre forme de torture : celle du néant de l’existence. Bateman est le symbole de la vanité de toute société qui a perdu ses valeurs et qui, livrant ses individus à eux-mêmes, créent des monstres. Au degré près, nous avons tous quelque chose en commun avec Bateman ; nous sommes tous des résurgences de cette société… Voilà donc, peut-être, le véritable psychopathe de ce livre, celui qui est vraiment obscène et insupportable : ce capitalisme débridé, et la société de consommation qu’il génère, qui détruit tout sens et toute liberté en l’homme, obligé de vivre sans repères et sans rêves dans ce monde informe modelé à son image…

Attention coeurs sensibles s'abstenir, voilà un livre que d'aucun (type Beigbeder) mette au pinâcle des livres qu'il faut avoir lu, j'ai donc sauté le pas et me suis lançé dans la lecture de ce livre. Ce fut à la fois difficile et fascinant puis abjecte comme lecture. La thématique est intéressante, prenez un golden boy (à la mode Wall Street, le film avec Michael Douglas) comme décor et comme costume, mélangez y toute une série de personnages aussi pathétiques et clonés n'ayant qu'un seul objectif : la flambe et l'épate mais sans la moindre parcelle d'humanité et surtout le pape de cette petite communauté : Patrick Bateman. Bateman, pour ses amis (si tant est qu'il en est) est le portrait type de ces yuppies, plein aux as, arbitre de l'élégance et dont les deux repères restent les grands noms de créateur dans tous les domaines (les fringues, les pompes, la technologie, la décoration) et le guide gastronomique de New York (les restaurants les plus chers, les meilleurs, les dernières boîtes à la mode). Flanqué d'une communauté d'autres yuppies, il est le référent de ces derniers pour savoir accomoder les fringues (pochettes ou cravates, gilet ou veste, bretelle ou pas...) et d'une petite cour de jeunes femmes superficielles aussi droguées que lui, tout cela vous assure que ce garçon est innoffensif, un gentil garçon vraiment... C'est en fait le personnage le plus abject et sadique, ignoble qu'il m'ait été de découvrir, ses actes criminels à l'égard des clochards , des ses semblables yuppies et surtout des viols suivi des meurtres les plus avilissant vis à vis de la gente féminime m'ont laissé à la limite de la nausée. C'est bien évidemment les côtés les plus détéstables de cette Amérique qui se croyait infaillible et méprisait ses semblables dans les années 80 que l'auteur se livre ici. Une violence gratuite souvent et pas de happy end pourtant.

Achille49
10/02/12
 

Un style trash à la Bret Easton Ellis, auteur adepte du thème de la décrépitude de la jeunesse dorée des années 1980, dans la même veine que Larry Clark. On aime ou on aime pas, il n'en reste pas moins que l'ouvrage ne laisse pas indifférent. Un roman bien mené avec une chute magistrale.

Etudiante
12/09/11
 

Bon. Je vais être honnête: je ne l'ai pas lu entièrement. J'ai pas pu. J'ai pas su. C'est pas parce que c'est un pavé; moi j'aime bien les pavés. Et puis non, des pavés illisibles, indissolubles, lourds à mort, je m'en suis déjà tapé de bout en bout. La Bible et le Coran par exemple, je me les suis tapé de long en large, et même plusieurs fois. C'est dire mon masochisme...Seulement là non. La Bible et le Coran c'est quand même intéressant à lire, parce que ça permet de connaître nos trois religions monothéistes, différentes cultures, une certaine philosophie... American Psycho c'est vain. C'est juste une interminable débauche de sexe, de violence, de meurtre et... de luxe. Vous me direz: "Ben ouais mais dans les bouquins de Welsh et de Bukowsky aussi!" Ben ouais mais non. Parce que là, on a quand même une furieuse impression de catalogue. De bout en bout, on trouve des passages inintéressants au possible où le narrateur, l'american psycho, nous détaille tout. Non seulement ses meurtres et parties de jambes en l'air mais aussi ses fringues, les fringues des gens qu'il rencontre, ses repas, ses achats... Il nous donne aussi d'éminents conseils de mode, nous parle du programme télé et consacre trois chapitres à Genesis, Whitney Houston et je-ne-sais-plus-trop-qui.Avec une bonne histoire, pourquoi pas? Après tout j'ai bien compris que le concept est de nous faire haïr le personnage, celui du Yupie, le fameux self made man américain, le financier sans scrupule qui incarne la réussite, le rêve américain, tout simplement. Ouais... Seulement il n'y a pas d'histoire, du tout. Ca se termine comme ça avait commencé. Du coup c'est l'auteur que je déteste. Dommage... http://marcanciel.over-blog.fr

marcanciel
09/09/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.33 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : ALAIN DEFOSSE