Ana non

GOMEZ-ARCOS-A

livre ana non
EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 22/03/77
LES NOTES :

à partir de
17,00 €

SYNOPSIS :

Deux romans, L'agneau carnivore et Maria Republica ont fait d'Augustin Gomez-Arcos l'un des jeunes écrivains français les plus remarqués. Ceux qui ont reconnu son indiscutable talent ne seront pas déçus par Ana Non qui ajoute une dimension à cet auteur. Ana Paücha, surnommée par elle-même Ana Non, était une femme de la mer, du soleil et du bonheur, éblouie par son mari pêcheur et ses trois garçons. Le mari et ses deux fils aînés sont morts à la guerre, le fils cadet est en prison. À soixante-quinze ans Ana Non ferme
la porte derrière elle pour entreprendre un fabuleux voyage : elle va, en marchant, aller embrasser son fils en prison et lui porter un gâteau pétri de ses mains ; voyage vers le nord de l'Espagne, voyage d'amour et de mort, d'initiation et de connaissance, voyage imaginaire plus vrai que le réel dont Augustin Gomez-Arcos a entrepris de nous raconter les diverses péripéties. Ana Non offre ainsi l'un des plus beaux personnages de femme de la littérature en même temps qu'une étonnante allégorie de la condition humaine.
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Résumé du livre"Ana non" est l'histoire d'une vieille femme espagnole, Ana Paücha. C'est un femme de la mer car femme de pêcheur et mère de trois fils. On apprend que son mari et ses deux premiers fils sont morts à la guerre. Il ne lui reste plus que son plus jeune garçon qui est en prison. Ana décide donc d'aller voir son garçon avant de mourir. Elle ferme sa maison et amène pour lui un pain qu'elle a préparé elle même. Commence alors le voyage vers l'Espagne du Nord. Je m'arrête là car la suite, c'est à vous de l'accompagner dans son périple pour connaître ses intentions, ses rêves et ses péripéties. Ce roman est publié uniquement chez Stock.Quelques mots sur l'auteurAgustin Gomez-Arcos est né en Espagne à Almeria (Andalousie) en 1939. Après des études de droit, il se consacre à sa passion qui est le théâtre. Il est d’abord comédien, metteur en scène, traduit des pièces, puis en écrit lui-même. Ses pièces sont pourtant plusieurs fois interdites et censurées. En 1966, face à la censure, Agustin Gomez-Arcos émigre, d'abord en Angleterre, puis en France. Il fait mille petits métiers et apprend le Français, langue dans laquelle il écrira désormais. Il est l'auteur de huit romans écrits en Français, parmi lesquels le célèbre "L'Agneau carnivore", son premier roman,puis "Ana non" . Gomez-Arcos est décédé à Paris en 1998 à Paris des suites d'un cancerCritiqueRoman où se faufile en arrière plan la guerre civile et l'Espagne franciste. "Ana non" est le portrait d'une Espagne en pleine guerre. L'auteur décrit aussi la dictature qui régnait dans son pays à ce moment là: le moment où Ana entreprend son voyage. Récit sublime avec une tonalité lyrique, poétique et épique. Car en fin de compte, Ana est la figure selon moi non seulement de la condition humaine frôlant l'absurde mais aussi une "mater dolorosa" qui va jusqu'au but de son amour pour ce fils dont elle n'a plus aucune nouvelle. Ana représente aussi pour moi une humanité qui dit non au nom de l'amour, de la vie et de la dignité bien qu'elle ne soit pas dupe. L'histoire de la petite chienne errante, la compagne de voyage d'Ana et de sa mort nous le montrent. Le trésor de cette femme c'est sans doute sa détermination. Le thème du voyage et l'initiation à la mort sont superbement traités. Je vous le recommande chaudement. Un auteur que j'affectionne particulièrement. Bonne lecture. Victoire

tran
28/04/12
 

Soixante quinze années lient Anna Paücha à sa terre andalouse. Soixante quinze années que ses pieds fatigués se meurtrissent au contact de ce sol aride et que son visage parcheminé subit la morsure du soleil. Soixante quinze années qui lui ont tout pris : sa jeunesse, l’amour de sa vie et deux de ses trois fils. Son dernier, Jésus, est en prison ; il a pris perpette. Nous sommes dans l’Espagne des années soixante, un pays défiguré par une guerre civile douloureuse et violente qui s’est déroulée trente ans plus tôt.Anna Paücha est devenue Ana Non ; la négation de ce qu’elle a été. Elle n’est plus une femme mais un pantin désarticulé maintenu debout par un mince fil qui menace de céder. Elle s’est convertie en poupée de bois, dure, sèche de l’intérieur et n’attendant que la mort. Avant que le bras libérateur de la Faucheuse ne vienne l’arracher à sa morne existence, elle souhaite revoir son fils une dernière fois. Ana Non retrouve la part de Ana Mère qui sommeillait en elle. Elle confectionne « un pain aux amandes, huilé, anisé et fortement sucré (un gâteau dirait elle) » et part pour un ultime voyage pour l’Espagne du Nord. Chaque jour la rapproche un peu plus de la tombe. Ana marche de jour comme de nuit et ne pense qu’à la joie de revoir ce fils, le seul qui lui reste, repu de son pain à Elle. Et c’est en allant quérir sa propre mort, qu’elle devient Vivante. Elle découvre ainsi des mondes inconnus jusqu’alors et des sensations qu’elles croyaient à jamais anesthésiées par sa souffrance : curiosité, tendresse, amitié et amour. Sa route devient un calvaire et se peuple de rencontres aussi inattendues que poignantes. Autant d’écorchés vifs qui se reconnaissent et vont réchauffer leurs coeurs blessés auprès de cette vieille femme qui porte en elle, sous la cendre des années, le feu de sa terre natale. Ana Non est un livre bouleversant habité de personnages vrais dont la grandeur d’âme n’a d’égale que leur misère. On se prend d’affection pour cette grand-mère et le florilège de compagnons d’infortune qui l’accompagnent. Agustin Gomez-Arcos peint avec justesse un portrait de femme courageuse à l’automne de sa vie. Il évoque les cicatrices laissées par la guerre, la douleur de la perte et la mort et ne verse jamais dans la caricature. Son écriture est bouleversante, ardente comme un rayon de soleil diffusant une lumière crue. Elle met en valeur cette touchante et entêtée abuelita et contraste avec ce Noir qui a envahi ton son être : « Ce n’est pas le noir de la nuit qui la rend si noire. C’est le noir de ses vêtements noirs. Il a changé sa nature, la couleur de sa peau. Et sans doute, l’essence de son âme, sa couleur. Dénaturée, décolorée par le deuil. Ana non. » Un roman qui rappelle les parfums de l’Andalousie et d’une terre lourde d’histoires. A travers ce personnage de femme vieillissante, on perçoit la saveur douce et rafraîchissante des agrumes lorsqu’ une amertume sans précédent vient titiller vos papilles de lecteur averti. Rebelde

Rebelde
09/10/13
 

Soixante quinze années lient Anna Paücha à sa terre andalouse. Soixante quinze années que ses pieds fatigués se meurtrissent au contact de ce sol aride et que son visage parcheminé subit la morsure du soleil. Soixante quinze années qui lui ont tout pris : sa jeunesse, l’amour de sa vie et deux de ses trois fils. Son dernier, Jésus, est en prison ; il a pris perpette. Nous sommes dans l’Espagne des années soixante, un pays défiguré par une guerre civile douloureuse et violente qui s’est déroulée trente ans plus tôt.Anna Paücha est devenue Ana Non ; la négation de ce qu’elle a été. Elle n’est plus une femme mais un pantin désarticulé maintenu debout par un mince fil qui menace de céder. Elle s’est convertie en poupée de bois, dure, sèche de l’intérieur et n’attendant que la mort. Avant que le bras libérateur de la Faucheuse ne vienne l’arracher à sa morne existence, elle souhaite revoir son fils une dernière fois. Ana Non retrouve la part de Ana Mère qui sommeillait en elle. Elle confectionne « un pain aux amandes, huilé, anisé et fortement sucré (un gâteau dirait elle) » et part pour un ultime voyage pour l’Espagne du Nord. Chaque jour la rapproche un peu plus de la tombe. Ana marche de jour comme de nuit et ne pense qu’à la joie de revoir ce fils, le seul qui lui reste, repu de son pain à Elle. Et c’est en allant quérir sa propre mort, qu’elle devient Vivante. Elle découvre ainsi des mondes inconnus jusqu’alors et des sensations qu’elles croyaient à jamais anesthésiées par sa souffrance : curiosité, tendresse, amitié et amour. Sa route devient un calvaire et se peuple de rencontres aussi inattendues que poignantes. Autant d’écorchés vifs qui se reconnaissent et vont réchauffer leurs coeurs blessés auprès de cette vieille femme qui porte en elle, sous la cendre des années, le feu de sa terre natale. Ana Non est un livre bouleversant habité de personnages vrais dont la grandeur d’âme n’a d’égale que leur misère. On se prend d’affection pour cette grand-mère et le florilège de compagnons d’infortune qui l’accompagnent. Agustin Gomez-Arcos peint avec justesse un portrait de femme courageuse à l’automne de sa vie. Il évoque les cicatrices laissées par la guerre, la douleur de la perte et la mort et ne verse jamais dans la caricature. Son écriture est bouleversante, ardente comme un rayon de soleil diffusant une lumière crue. Elle met en valeur cette touchante et entêtée abuelita et contraste avec ce Noir qui a envahi ton son être : « Ce n’est pas le noir de la nuit qui la rend si noire. C’est le noir de ses vêtements noirs. Il a changé sa nature, la couleur de sa peau. Et sans doute, l’essence de son âme, sa couleur. Dénaturée, décolorée par le deuil. Ana non. » Un roman qui rappelle les parfums de l’Andalousie et d’une terre lourde d’histoires. A travers ce personnage de femme vieillissante, on perçoit la saveur douce et rafraîchissante des agrumes lorsqu’ une amertume sans précédent vient titiller vos papilles de lecteur averti. Gecko

un flyer
17/09/13

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.15 kg

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