Antigone

SOPHOCLE

EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 06/07/05
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Tragédie du cycle thébain : Antigone, malgré l'interdiction que lui en a faite son oncle le tyran
Créon, se rend sur le champ de bataille où son frère Polynice repose sans sépulture.
7 personnes en parlent

J'avais déjà eu l'occasion de découvrir une Antigone, celle de Jean Anouilh, qui m'avait beaucoup touchée. Du coup, j'étais à la fois inquiète et enthousiaste à l'idée de découvrir la toute première Antigone, celle de Sophocle. Et, finalement, ça s'est bien passé ! L'histoire m'a beaucoup plu. Elle a vraiment une saveur toute particulière qui m'a vraiment donnée envie de croire à cette histoire : j'imagine que c'est parce qu'elle est d'époque et que du coup, elle nous rappelle réellement la mythologie grecque telle qu'elle nous a tous passionnés au collège (c'était vraiment la bonne raison pour faire du latin !). Par contre, je dois dire que j'ai trouvé le texte assez difficile. Il a vraiment fallu que je le lise à voix haute pour comprendre toutes les subtilités de l'histoire.Et puis, je dois dire aussi que j'ai trouvé le texte assez lourd : c'est peut-être du à la traduction (ou pas !), mais j'ai trouvé certaines phrases vraiment trop longues. Du genre à devoir respirer en plein milieu pour la finir (et pourtant entre la flûte traversière et la natation, j'ai des poumons de compétitions !) et du coup, arrivé à la fin de la phrase, avec toutes ces virgules, ben... je ne me souvenais plus du début ! Bref, ça m'a pas mal dérangée... mais bon, comme la pièce est courte (à peine 60 pages), je n'ai même pas eu le temps de m'énerver !Une lecture difficile pour une pièce qui en vaut la peine ;)

MademoiselleLuna
02/06/13
 

J'avais déjà lu l'Antigone de Jean Anouilh et l'Antigone d'Henry Bauchau, ainsi qu'Antigone 256 de Jacques Cassabois. Trois réécritures mais jamais l'œuvre original ? On fait tous des erreurs dans la vie ... Vous l'aurez quand même compris, le mythe d'Antigone, ça me connait.Au début de la lecture, je me suis quand même demander si je ne l'avais pas déjà lu. Ce n'est pas impossible que dans un passé lointain, très lointain, je l'ai déjà lu mais alors je n'en gardais quasiment aucun souvenir. Difficile à dire. A la fin d'Oedipe roi, le roi Oedipe était contraint de s'exiler. Créon, son beau-frère, prend la tête de Thèbes. Pendant ce temps-là, les deux fils d'Oedipe, Etéocle et Polynice se battent pour devenir le nouveau roi. Ils finissent par s'entre-tuer. Etéocle reçoit de dignes funérailles alors que Polynice est laissé à même le sol, à la merci des rapaces affamés. Créon interdit à quiconque dans la cité de rendre les hommages qui lui sont du sous peine de mort.Antigone débute sur la jeune femme, sœur des deux frères morts, priant Ismène, son autre sœur, de l'aider à enterrer leur frère pour qu'il puisse rejoindre le pays des morts. Ismène refusant, Antigone est contrainte de braver l'ordre de Créon seule. Alors qu'elle procède à l'ensevelissement du corps de Polynice, elle est découverte. Créon la condamne à mort. Le fils de Créon, Hémon qui était fiancé à la jeune femme, ne peut supporter cette perte et se suicide. Eurydice, mère d'Hémon, apprenant le décès de son fils, met également fin à ses jours.L'aspect religieux est vraiment omniprésent. Il est toujours fait référence au destin, à la volonté des dieux, aux rites à respecter. J'avoue que je trouve que c'est un peu trop mais ça fait complètement parti de la culture thébaine. J'ai déjà plus apprécié les informations que nous révèle cette pièce sur le statut des femmes dans l'Antiquité. Une femme n'existait pas en tant que personne légale. Elle existait mais uniquement à travers son représentant masculin. Par exemple, avant son mariage, elle était sous la responsabilité de son père (Antigone sous la charge tutélaire d'Oedipe). Si celui-ci venait à mourir, la garde passe au plus proche membre masculin de la famille, soit ici Créon. Mais comme Antigone est fiancée à son cousin Hémon, elle est censée être partagée entre Créon et Hémon. Ce tuteur est supposé la représenter légalement en cas de procès et défendre ses intérêts, mais on se rend bien compte dans cette pièce qu'il y avait des abus de la part des tuteurs et que les femmes n'étaient en fait jamais vraiment protégées.Créon est le personnage qui m'a le plus marquée. Encore plus même qu'Antigone. C'est un personnage orgueilleux, hypocrite et avide de pouvoir. On déteste le détester tant il est cruel. Il était déjà en parti responsable de la chute d'Oedipe. Dans cette pièce, il devient aussi le meurtrier indirect d'Antigone, de sa femme Eurydice, et de son fils Hémon. Il fait genre 'je veux aider à sauver Thèbes et ses habitants en démasquant les responsables de leurs malheurs', alors qu'en fait sa seule motivation est la quête du pouvoir. Il prétend placer l'intérêt de l'Etat avant ses propres devoirs. Au moment du "procès" d'Antigone, il prétend faire ce qui est mieux pour la ville, agir en tant que roi plutôt qu'en tant que gardien de la jeune fille, ce qui l'obligerait à prendre sa défense.Bref, vous l'aurez compris, je ne peux pas l'encadrer.Je pense avoir fait le plein de tragédies pour un bout de temps. Mon cotât de morts par mois en matière de littérature a déjà été largement dépassé. Je lirai surement les autres pièces de Sophocle, mais pas tout de suite. Si vous ne connaissez pas, allez-y, lisez le. Mais avec modération. C'est 'marrant' tant s'en est tragique.

kllouche
12/02/13
 

C'est Antigone, de Sophocle. Déjà, tout est dit. Tout le monde a déjà entendu parler d'Antigone. Et puis Sophocle, maître de la tragédie grecque, quoi.J'avais déjà lu Antigone de Jean Anouilh, l'adaptation, et c'est vrai que c'est différent. C'est pas du tout le même angle de vue de l'histoire. J'vous en dirai plus quand j'aurai fini mon cours sur la comparaison entre les deux :)Parce que oui, j'ai dû lire Antigone pour les cours, et je trouve ça bien, parce qu'en fait, avoir lu l'adaptation sans avoir lu l'original, c'est un peu con, quand même. Mais l'histoire reste sensiblement la même et me plaît toujours autant. Ce qu'il y a en plus dans la version de Sophocle, c'est, je dirai, le style d'écriture. C'est pas comme ça que j'ai envie de le désigner, mais on va dire ça comme ça. Parce que c'est juste extrêmement agréable à lire, chaque phrase est belle et poétique même, peu importe le contenu. C'est pourquoi le plaisir que j'ai eu à lire cette pièce est assez important. Et puis, c'est la Grèce antique, c'est une histoire vraie, et ça suffit pour me plaire :)

Chaaw
06/09/11
 

Quand je l’ai vu sur les étagères de ma librairie je n’ai pas hésité longtemps. J’étais curieuse de connaitre l’histoire d’Antigone, notre professeure de philosophie en terminale prenant souvent son exemple. Voilà qui est maintenant chose faite et je ne suis pas déçue. Ce ne fut pas non plus une révélation, mais j’ai passé un très bon moment de lecture.J’ai découvert une histoire prenante tout autant qu’injuste. Le résumé dit tout ce qu’il y a à savoir, je ne m’attarderai donc pas dessus. Bien évidemment, on ne peut être que du côté d’Antigone, même si elle parait par moment sombrer dans la folie ce qui me laissait parfois perplexe. Mais Créon, son oncle, est tout simplement immonde. J’ai trouvé cela dommage que ce soit finalement son entourage qui subisse les conséquences de ses actes. Car même s’il se repend à la fin, cela ne m’a pas émue une seule seconde et je pense que son « calvaire » est bien trop doux au vu de ce qu’il a fait.La structure du récit est particulière car il y a une alternance entre le récit et des poèmes. Ces derniers, à mon sens, ne rajoutent pas grand-chose à l’histoire. Il faut dire que je ne suis pas fan de poésie, ce ne sera donc peut-être pas votre cas si jamais vous le lisez.En conclusion, un livre qui se lit très rapidement et qui transporte le lecteur au cœur d’une intrigue des plus complexes mais aussi des plus connues. Le style de l’auteur est très accessible et très agréable. Lady K

LadyK
26/08/11
 

Eteocle et Polynice, les frères d'Antigone, se sont entretués alors que celui-ci attaquait Thèbes et celui-là la défendait.Créon décide par conséquent que Polynice n'a pas le droit d'être enterré et que son corps doit ainsi pourrir sans sépulture, au contraire de son frère qui sera inhumé avec les honneurs.Antigone s'oppose à cette décision et affirme quoi qu'il en soit sa volonté d'aller contre les ordres pour ensevelir Polynice.Jusqu'au bout, la fatalité régnera en maîtresse sans indulgence et scellera le destin d'Antigone.Les liens du sang seront en conflit avec la résolution politique, la parole de l'Etat, conflit qui est le fruit d'un problème insoluble. La force d'Antigone est belle et troublante, et reste aujourd'hui un exemple puissant du combat d'une femme pour ses idéaux et contre l'injustice. Maltese

Maltese
13/01/10
 

Je le dis clairement ce livre était nul. Je n'ai jamais lu un livre aussi nul. Je ne vous conseille pas de le lire. Sauf si vous aimez les hiqstoires anciennes sur les Dieux ..... CETAIT NUL !!!!!

deborah59132
07/11/11
 

Résumé :Les deux frères d’Antigone, Eteocle et Polynice, se sont entretués pour le trône de Thèbes. Antigone apprend à Ismène que Créon refuse d’accorder une sépulture au corps de Polynice, et qu’il menace de lapider tout rebelle à son interdiction. Antigone, qui préfère obéir aux lois divines plutôt qu’à celles de la cité, est décidée à braver l’interdit. Ismène ne parvient pas à la raisonner.Le chœur, dialoguant avec le Coryphée, chante la fuite d’Eschyle (comparé à un aigle) après sa défaite contre Thèbes (métaphore du serpent).Créon, devenu roi, arrive et expose son programme de gouvernement : La patrie doit passer avant tout, il ne connaîtra d’amis ou d’ennemis que ceux de l’état. Il applique ces principes au cas des fils d’Œdipe, Polynice à voulu asservir sa patrie alors qu’Etéocle à tout fait pour la sauver : Ennemi de Thèbes, le traitre ne mérite pas de sépulture. Arrive un garde qui apprend à Créon que quelqu’un à oser ensevelir Polynice. Le roi, furieux, menace les gardes de mort s’ils ne découvrent pas le coupable.Le chant du chœur célèbre les progrès de la civilisation humaine : ceux-ci sont grands mais sans rapport avec l’ordre moral. La puissance qu’il leur doit, l’homme peut l’employer ensuite au bien comme au mal. Il faut savoir joindre au progrès le respect des lois de l’état et celui de la justice que préconisent les dieux.Les gardes amènent Antigone, surprise alors qu’elle procédait aux rites funéraires sur le cadavre de son frère. Elle avoue fièrement à Créon qu’elle à commit son crime en connaissance de cause, préférant s’exposer à la fureur d’un roi plutôt qu’à celle des dieux, la mort n’étant pour elle qu’un soulagement de ses malheurs. Créon, dont l’insolence d’Antigone à décuplé la fureur, demande qu’on lui amène Ismène, qu’il soupçonne de complicité. Celle-ci se déclare coupable, ce que nie Antigone qui lui refuse l’honneur de mourir pour un crime auquel elle n’a pas participé. Ismène tente de sauver sa sœur en faisant entendre à Créon qu’il viole les droits d’Hémon, devenu par l’accord des fiançailles, le tuteur légal d’Antigone.Le chœur se lamente sur le déséquilibre provoqué dans une maison par le malheur continu. Si un homme sombre dans la démesure, c’est à cause des dieux, contre lesquels on ne peut rien, surtout lorsqu’ils ont décidé la ruine d’une race. Hémon s’apprête à suivre aveuglément les ordres de son père qui entend que les citoyens soient disciplinés et soumis aux lois, car rien n’est pour lui pire que l’anarchie. Hémon tente de faire comprendre au vieillard qu’il ne doit pas se borner à ses propres opinions, et apprendre à considérer celles des autres car le peuple de Thèbes trouve la condamnation d’Antigone injuste. Devant l’obstination de son père, Hémon s’enfuit, menaçant de ne pas survivre à sa fiancée. Créon apprend au Coryphée qu’il est décidé à enfermer Antigone dans un souterrain, avec peu de vivres, pour être sans reproche à l’égard des dieux.Le chœur chante l’universalité de l’amour, puissance irrésistible qui règne sur l’univers.Antigone se lamente sur son sort et se compare à Niobe (qui avait été changée en pierre).Le chœur pense qu’elle paie pour les fautes paternelles, et, sans prétendre justifier Créon, rappelle à la jeune fille que le pouvoir n’admet pas d’être bravé.Antigone se montre soucieuse de se justifier aux yeux des autres : elle tend à montrer que dans son cas, l’amour fraternel devrait primer, Polynice étant le dernier survivant de sa race.Le chant du chœur développe trois exemples mythologiques : Acrisios avait emprisonné sa fille Danaé dans un cachot parce qu’un oracle lui avait prédit qu’il mourra de la main de son petit-fils. Lycurague, quant à lui, avait prétendu s’opposer au culte de Dionysos, qui l’a alors jeté au fond d’une caverne. Les deux fils de Phinée, enfin, à qui leur marâtre à crevé les yeux.Tiresias, le devin aveugle, vient signifier à Créon le courroux des dieux (des oiseaux s’entretuent), car le roi, en voulant assurer l’ordre dans sa cité, à violé l’ordre divin : les humains n’ont aucuns droits sur les morts. Créon, ébranlé par le devin qui lui prédit la mort de son fils, demande conseil au Coryphée et se résout à libérer Antigone et à enterrer Polynice.Le chœur invoque Bacchus.Un messager arrive et parle des revers de la fortune, avant d’annoncer que le suicide d’Antigone, qui s’est pendue, a entrainé celui d’Hémon. Créon fait son entrée, portant la dépouille de son fils, et découvre qu’Eurydice, sa femme, n’a pas survécu à la perte de son dernier enfant.Le Coryphée clôt la tragédie sur ces mots : « La sagesse est de beaucoup la première des conditions du bonheur. Il ne faut jamais commettre une impiété envers les dieux. Les orgueilleux voient leurs grands mots payés par les grands coups du sort, et ce n’est qu’avec les années qu’ils apprennent à être sages.

sovane
28/10/11
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.10 kg

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