Antigone

ANOUILH, JEAN

livre antigone
EDITEUR : TABLE RONDE
DATE DE PARUTION : 13/03/08
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

« L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par coeur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites
affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre. » Jean Anouilh.
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« Antigone, c’est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Cet homme robuste, aux cheveux blancs, qui médite là, c’est Créon. C’est le roi. Il a des rides, il est fatigué. Il joue au jeu difficile de conduire les hommes. Créon est seul. Leur histoire commence au moment où les deux fils d’Œdipe, Étéocle et Polynice, qui devaient régner sur Thèbes un an chacun à tour de rôle, se sont battus et entre-tués sous les murs de la ville, Étéocle l’aîné, au terme de la première année de pouvoir, ayant refusé de céder la place à son frère. Les deux frères ennemis sont morts et Créon, le roi, a ordonné qu’à Étéocle, le bon frère, il serait fait d’imposantes funérailles, mais que Polynice, le vaurien, le révolté, le voyou, serait laissé sans pleurs et sans sépulture, la proie des corbeaux et des chacals. Quiconque osera lui rendre les devoirs funèbres sera impitoyablement puni de mort. » Antigone s’ouvre sur le monologue du coryphée, digne des plus grandes tragédies grecque. C’est tragique ce qui arrive à la pauvre Antigone. On nous l’annonce : elle va mourir. Elle va mourir pour avoir aimé. Tragique. Antigone est jeune, elle a la vie devant elle. Pourtant quand son frère meurt, privé de funérailles, elle se révolte. Tout le monde la protège, personne ne comprend. Elle n’a qu’une idée en tête : sauver l’âme de son frère, elle s’entête. Antigone est le symbole de la révolte, de la jeunesse. Elle se laisse dicter par ses émotions, par ses pensées. Elle oublie les règles. Elle veut comprendre. Mais avant tout : elle veut vivre. Antigone est touchante, courageuse, intrépide, parfois même orgueilleuse. Mais Antigone n’est pas seule dans ce jeu. Créon, son oncle, l’aime. Pourtant, il est le Roi, il doit accomplir son devoir. Il est tiraillé entre l’amour qu’il porte à sa nièce, et l’accomplissement de son devoir, de sa punition. Il doit la tuer. Il doit prouver au monde que rien, ni personne n’est au-dessus des lois. Créon est tout aussi touchant, c’est un bon roi. Il est en pleine contradiction, il ne sait que faire. Il est intelligent, il comprend la bêtise des Hommes, il comprend aussi la volonté de sa nièce. Mais il comprend que les Hommes ne sont pas des Dieux, et que le monde doit être gouverné. Je vous avais prévenu : c’est tragique. Anouilh, reprend à merveille la pièce de Sophocle, les répliques sont poignantes, et nous offre une réflexion sur le thème du désir et du devoir. Lequel suivre ? Agir comme nous le souhaitons, quitte à subir les affres de la justice ? Ou bien respecter ce que l’on nous dicte, sans émettre d’opinion ? Cette pièce, je l’ai lu. Je l’ai même relu. Elle est devenue mon livre de chevet. La lecture n’est pas difficile, et l’histoire vraiment entraînante, n’hésitez pas, plongez dedans ! Antigone est, selon moi, un des classiques de la littérature.
Mannaa Mlle

Format

  • Hauteur : 17.50 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.08 kg

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