Appels telephoniques

BOLANO, ROBERTO

livre appels telephoniques
EDITEUR : CHRISTIAN BOURGOIS
DATE DE PARUTION : 03/09/04
LES NOTES :

à partir de
21,30 €

SYNOPSIS :

Quatorze récits, quatorze fragments de biographies, d'autobiographie, d'auto fiction où Roberto Bolaño évoque l'ombre inséparable de toute existence, l'obscur plus vaste que la vie. Les récits impeccablement menés rappellent combien est commun le côtoiement de la folie, de la mort, des abîmes chez tous les êtres. Appels Téléphoniques c'est cela : dans toutes les destinées, sous les pas des êtres les plus quelconques, les plus indifférents ou les plus aimés, s'ouvrent toujours des abîmes, sous le récit d'une anecdote curieuse se devine l'énigme absurde de la mort, du hasard, de l'art. Un des éléments remarquables de ce recueil, outre son aspect autobiographique, est la compassion qu'éprouvent le ou les narrateurs pour les personnages, la sympathie, l'amour sans jugement moral : qu'ils soient comme l'Argentin Sensini, un écrivain de talent que la disparition de son fils lentement tue ; ou comme l'écrivain français Henri Simon Leprince, obscur, mal aimé, que tout semblait prédisposer à la collaboration, et, dès la première heure, résistant sans réelle cause ; comme Enrique Martin, poète médiocre, fou persuadé que les montagnes sont creuses, obsédé par les chiffres ; comme Rogelio
Estrada, petite frappe chilienne élevée à Moscou, qui tombe amoureux et que son amour tant bien que mal transforme ; comme William Burns, détective et garde du corps de deux femmes et de leurs chiens ; comme Clara, amour de jeunesse du narrateur, défaite, emportée par le malheur et que rien ni personne ne pourra sauver ; comme Joanna Silvestri, actrice porno, déjà entrevue dans Étoile distante, qui au cours de l'après-midi où elle est interrogée par le détective chilien, se souvient de sa relation amoureuse avec un ancien acteur porno atteint du sida, dans un magnifique texte élégiaque ; et surtout comme Anne Moore, dans un des plus émouvants textes de l'ensemble, véritable roman-fleuve miniature qui clôt le recueil, Anne, personnage terriblement attachant, dont la vie se donne dans toute sa simplicité et son obscurité. Il y a aussi, bien sûr, quelques réflexions sur la littérature et les artistes, ainsi, dit Bolaño, à sa manière amusée, l'art, à condition peut-être qu'on s'y trompe, peut, littéralement, sauver la vie (si l'on n'est pas artisteoe). Sous son regard désabusé et bienveillant, la vie semble engendrer de la fiction, et en retour, ces fictions contaminent la vie.
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Ce recueil de Roberto Bolano, entre Chili (« Enquêteurs ») et Espagne (« Compagnons de cellule »), jeunesse littéraire et vieillesse désabusée ou contemplative (« Le ver »), recèle des petits bijoux.La nouvelle « Enrique Martin » est dédiée à Enrique Vila-Matas, mais c'est la nouvelle intitulée « Une aventure littéraire » qui m'a enthousiasmée en tant que récit authentiquement vilamatassien. Cette nouvelle relate la relation entre deux écrivains - A et B. B n'est pas connu, A l'est. B se moque de A dans son livre à travers le personnage d'un écrivain à succès. A en s'enthousiasmant pour le livre, fait le succès de B. Littérature et contorsions intérieures de B sont le sujet de ce récit très drôle.« La carrière météorique de A, cependant, a donné a ses écrits un air de componction que B, lecteur avide, trouve insupportable. A, au début dans les journaux, mais de plus en plus souvent dans les pages de ses nouveaux livres, pontifie sur tout ce qui existe, humain ou divin, avec une pesanteur scolaire, sur le ton de l'homme qui s'est servi de la littérature pour atteindre une position sociale, une respectabilité, et de sa tour de nouveau riche tire sur tout ce qui pourrait ternir le miroir dans lequel il s'admire maintenant, dans lequel il observe le monde. »Un recueil émouvant sur les détours de la vie et de l'esprit.[NB. Veuillez me pardonner mon ton scolaire et pontifiant, à l'image de A, mais je trouve difficile d'écrire quelques lignes sur des nouvelles :-)]

MarianneL
09/07/13
 

Vous avez certainement déjà eu une mouche qui essayait de sortir de chez vous par une fenêtre fermée. Obstinée, opiniâtre, elle se tape contre la vitre en étant persuadée qu’elle finira par passer puisqu’après tout, on voit à travers. Il me semble vous avoir déjà parlé de ces vacances où chaque matin, en descendant l’escalier, je me cognais dans la baie vitrée (placée peu intelligemment en bas de l’escalier). Ben, les nouvelles et moi, c’est un peu pareil. Les nouvelles c’est comme des petits romans, j’aime les romans, je devrais aimer les nouvelles. Et à chaque fois, paf, la vitre. C’est pareil. C’est EXACTEMENT pareil. T’en lis une, ça va. T’es coupée en plein élan mais ça va. Mais la deuxième, la troisième, la quatrième… Non ! C’est trop, trop de gens, trop d’évènements qui n’ont rien à voir, je cherche des parallèles je n’en trouve pas, rhââ!Du coup les premières nouvelles, ça allait plutôt bien, j’aimais bien, j’avais envie de continuer, la la la, et puis PAF l’ennui m’est tombé dessus tel l’aigle royal sur le lapereau effrayé. Les nouvelles un peu toutes les mêmes, ou alors trop radicalement différentes (oui on n’a pas dit non plus qu’il fallait être cohérent hein), je n’ai plus réussi à m’intéresser à rien, j’ai cédé, je l’ai lâché, j’ai craqué, je suis passée à autre chose.Et je l’ai revendu à mon libraire, si c’est pas du vice …

Readingintherain
16/02/14
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.24 kg
  • Langage original : ESPAGNOL
  • Traducteur : ROBERT AMUTIO

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