Arthur et george

BARNES, JULIAN

livre arthur et george
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 02/10/08
LES NOTES :

à partir de
9,80 €

SYNOPSIS :

Condamné pour le meurtre d'un cheval, George Edalji, jeune avoué d'origine parisienne, est emprisonné puis relâché sans avoir été innocenté. Son teint mat et sa parfaite intégration sociale dérangent l'Angleterre bien-pensante de ce début de XXe siècle. Fragile, effacé maladroit et démuni, il va faire appel à Arthur
Conan Doyle, alors un des hommes les plus célèbres d'Angleterre, le créateur de Sherlock Holmes... Extraordinaire tableau de la société victorienne, ce roman. inspiré d'un fait réel qui avait divisé l'Angleterre comme en France l'affaire Dreyfus, est aussi le plus passionnant et le plus haletant des thrillers.
3 personnes en parlent

Dès les premières pages, Julian Barnes nous donne une assez bonne description de George et d'Arthur. On sait tout de suite que George sera une victime, un homme protégé par son père, pas très sociable et plutôt studieux. Par contre, Arthur est complètement à l'opposé! C'est un homme sportif, qui aime la bonne compagnie, les demoiselles et profite bien des plaisirs de la vie. Il est curieux, imaginatif et sûr de lui. Il en sera ainsi pendant tout le roman, mais George démontrera une force surprenante à travers les épreuves traversées. L'histoire de chacun est écrite en parallèle jusqu'à un peu plus de la moitié du livre où leurs vies vont se croiser à bon escient. Il est question de lois, de spiritisme, de tricherie, de Sherlock Holmes, d'aventures amoureuses et de la société de l'époque victorienne... Arthur c'est Conan Doyle, et l'histoire est vraie. Malgré tout, le récit parait assez laborieux, et au final plutôt ennuyeux. Une anomalie dans la bibliographie de Julian Barnes... laurence

laurence
16/11/13
 

Inspiré de faits réels, ce roman nous raconte l'histoire incroyable d'un anglais d'origine indienne, George Edalji, condamné aux travaux forcés pour le meurtre d'un cheval, et qui va trouver en la personne de Sir Arthur Conan Doyle, le célèbre créateur du non moins célèbre Sherlock Holmes, un défenseur acharné qui tentera par tous les moyens, sans y parvenir tout à fait, de le faire innocenter et réhabiliter.On imagine l'énorme travail de documentation qu'a du mener l'auteur pour nous relater ce faits divers hors du commun. Dommage que la fin du récit soit parasitée, à mon sens, par de longues pages sur la passion que nourrissait Doyle à l'égard du spiritisme.Mais on se prend de sympathie pour George, qui malgré tout ce qu'il subit, reste humble et sans rancune.

Valsette
29/03/10
 

« Non, je ne pense pas que vous êtes innocent; non, je ne crois pas que vous êtes innocent; je sais que vous êtes innocent. »Georges Edalji n'est pas un personnage de roman. Georges a réellement existé et a divisé l'Angleterre à l'instar de l'affaire Dreyfus en France. Condamné à tort pour le seul crime d'être d'origine parsie, la vie de ce jeune avoué et celle de sa famille bascule en enfer. Après avoir tout tenté, Georges décide de faire appel à la seule personne qu'il juge capable de prouver son innocence, Sherlock Holmes himself, c'est-à-dire Arthur Conan Doyle. Imaginez un homme condamné par la justice alors qu'il est innocent demandant à Harlan Coben de le sortir de l' impasse ?Voilà un pari bien audacieux, celui de raconter un évènement encore tabou aujourd'hui qui a indéniablement marqué l'Histoire de la justice anglaise. Julian Barnes a effectué un travail de recherche pointu et fouillé. Il nous plonge dans les travers de la société victorienne et nous propose une intéressante biographie de Doyle, auteur humaniste, surdoué et perfectionniste.On découvre une mère insoumise et ses conseils avisés : « Porte toujours de la flanelle sur ta peau et ne crois jamais au châtiment éternel » dont l'écrivain aura un profond respect tout au long de sa vie. Une épouse délicieuse, Touie, pour laquelle Doyle aura une grande amitié. La femme de sa vie, Jean, qui le tourmentera sans le vouloir et qui l'attendra durant quatorze ans. Car Sir Conan Doyle est le genre d'homme qui ne peut se résoudre à tromper sa femme et de faire de la femme qu'il aime sa maîtresse. C'est le genre d'homme qui crée un détective pour faire vivre sa mère et ses sœurs et qui subira son influence plutôt que d'en profiter. C'est le genre à préméditer la mort de Holmes afin de pouvoir vivre en paix mais de le ressusciter par la suite car le lecteur est roi. Un homme dont les convenances dirigent avant tout les actes, un visionnaire qui s'opposera pourtant au vote des femmes jusqu'à la fin.Si j'ai apprécié découvrir la vie de cet auteur, je me suis par contre ennuyée tout au long de cette lecture. Oui, Julian Barnes est un très bon écrivain anglais. Oui, j'ai beaucoup aimé Love etc. Oui, Sir Barnes a mention « excellent » pour son travail de recherche mais encore faut-il rendre les (trop) nombreux détails fascinants. J'ai l'impression d'avoir terminé un devoir d'histoire. Je ne regrette pas ma lecture car j'ai beaucoup appris, l'histoire de Jean et de Conan m'a infiniment touchée, mais je n'ai jamais été transportée.

Theoma
01/12/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.29 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : JEAN-PIERRE AOUSTIN