Artistes sans oeuvres (i would prefer not to)

JOUANNAIS J Y

livre artistes sans oeuvres (i would prefer not to)
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 09/04/09
LES NOTES :

à partir de
18,20 €

SYNOPSIS :

Catalogue raisonné et déraisonnable des artistes chez qui les oeuvres sont « présentes partout et visibles nulle part », ce large inventaire fait l'éloge a priori paradoxal
d'un art qui n'existe qu'en creux, de créateurs qui n'en sont qu'à peine, comme autant d'avatars plus ou moins volontaires du fameux Bartleby. Nouvelle édition.
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Une malicieuse et follement intelligente réflexion sur la "production" (et son absence) en art.Publiée en 1997, la première œuvre de Jean-Yves Jouannais marquait l’apparition d’une voix bien particulière, pour un travail résolument difficile à classer, entre l’essai social et politique, la réflexion historique et littéraire et le jeu langagier subtil.Servi par une écriture élégante et efficace qui parvient à distiller au fil des pages de distincts brins de poésie au sein des sujets semblant parfois le moins s’y prêter, l’auteur s’engageait ici dans une démarche d’étude et de réflexion sur les « artistes sans œuvres », créateurs réels ou même parfois fictifs, ayant choisi de « ne pas » produire d’œuvre, en tout cas au sens classique du terme, et ce pour des raisons à la fois bien précises et très variables pour chaque individu concerné.Traquant ces émules du Bartleby de Melville (le sous-titre d’ « Artistes sans œuvres » est d’ailleurs bien « I would prefer not to »), Jean-Yves Jouannais entame aussi un incroyable trajet parallèle et néanmoins convergent à celui du Catalan Enrique Vila-Matas (dont l’« Abrégé d’histoire de la littérature portative » de 1985 serait l’emblème, reconnu d’emblée comme point de départ par Jouannais), qui conduira les deux écrivains à devenir amis et complices intimes dans la construction croisée de réflexions littéraires flirtant bien habilement avec le canular sérieux : la préface de Vila-Matas pour la réédition d’ « Artistes sans œuvres » en 2007, ou l’introduction de Jouannais à « L’usage des ruines » en 2012, en sont d’éclatants exemples.Avec les figures ici de Jacques Vaché, d’Armand Robin, de Félix Fénéon, de Roland Barthes, des dandies et des shandies, de Valéry Larbaud, de Jacques Rigaut, « de Marcel Duchamp, de Félicien Marbœuf, de Joseph Joubert, de Mychkine, d’Yves Klein ou encore de Gilles Barbier, le tout sous le haut patronage initial de Borges (et de sa décapante analyse sur l’inutilité d’écrire une fois que le concept de l’œuvre existe), Jouannais réalise un tour de force captivant, ouvrant à chaque chapitre, en souriant malicieusement, des abîmes de réflexion et d’érudition enjouée sous les yeux du lecteur.Une bien belle découverte pour moi.

Charybde2
30/09/13
 

Format

  • Hauteur : 20.40 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.28 kg

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