Au bonheur des dames

ZOLA, EMILE

EDITEUR : ECOLE DES LOISIRS
DATE DE PARUTION : 01/01/85
LES NOTES :

à partir de
3,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Dans le dernier tiers du xixème siècle, la lutte à mort est engagée dans certains quartiers de paris entre le petit commerce traditionnel et les grands magasins style bon marché, dont la puissance s'affirme de jour en jour. Parmi ces bazars précurseurs de nos hypermarchés, le bonheur des dames, maison de " nouveautés ", est en train de prendre un développement que rien ne semble devoir enrayer. a sa tête, un jeune patron, octave mouret, pur produit du capitalisme triomphant, et l'ancêtre de nos grands pdg. il a tout compris des mécanismes nouveaux des affaires, tout deviné des ressorts de ce qu'on nommera un siècle plus tard la société de consommation. Rien ne lui résiste. ses magasins sont une véritable mécanique broyeuse. publicité, étalages, décoration, technique de vente, tout a été mis au point au bonheur des dames pour attirer la cliente, la faire basculer dans la tentation de l'achat. selon le mot du baron hartmann, le financier de l'histoire, à l'une de ces dames " prenez garde, ma chère, il vous mangera toutes. " il en est une, au moins, qui ne se laisse pas manger, denise, la jeune fille
méritante, débarquée sans un sou de son cotentin natal pour aussitôt tomber dans les mâchoires du monstre où elle est prise " comme un grain de mil sous une meule puissante ". Denise n'appartient pas à la classe privilégiée des riches bourgeoises pleines de mépris qui viennent se ruiner au rayon du " blanc ", mais à l'humble peuple des vendeuses de l'établissement, à qui l'on ne demande que de subir et de travailler dix heures par jour avant de regagner, la nuit, leurs cellules dans les combles. a la moindre incartade, au moindre mouvement d'humeur, ou simplement si le rendement baisse, le couperet tombe : " mademoiselle, passez à la caisse ! " ni préavis ni indemnités de renvoi. Les conquêtes sociales seront encore longues à venir. mais denise la "" mal peignée ", souffre-douleur des autres employés, sous ses airs timides, est une nature d'acier. non seulement elle tient bon ; mais dans ce bonheur des dames qui n'avait rien pour faire le sien, elle aussi effectuera une irrésistible ascension, en prouvant qu'il est d'autres empires que celui du profit, et qu'on les fonde parfois sur un refus.
16 personnes en parlent

Lu et décortiqué à la Fac, cet épisode des Rougon-Macquart fait partie des plus "joyeux". Encore une fois, de beaux personnages, une belle critique de la société et de la lutte des classe de l'époque.

un flyer
14/02/09

Cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu un roman classique. Mais je me suis lancée le défi de lire 10 classiques avant la rentrée de Septembre. C’est vous, mes lecteurs, qui avaient choisi ma première lecture.Ce roman est centré d’une part sur la vie de Denise, une jeune orpheline qui monte avec ces deux jeunes frères à Paris car elle n’arrive plus à subvenir à leurs besoins dans leur village natal. Elle se fait donc engager au bonheur des dames.Ce récit c’est avant tout celui des grands magasins qui ont été créé à la fin du 19ème siècle et dont certains existent encore aujourd’hui (Galeries Lafayette, Printemps, …). Ce roman nous permet de voir la machinerie infernale qu’est ce magasin. On voit que rien ne peut arrêter son extension et qu’il broie tous les petits commerces qu’il y a autour de lui. Ce roman est intemporel puisqu’on rencontre encore les mêmes problèmes aujourd’hui. J’ai aimé voir le fonctionnement de cette machine, à une époque où aucune technologie ne pouvait aider les employés.L’autre fil rouge de ce roman, c’est la vie de Denise. On suit avec attention ces débuts et malheurs de vendeuse au rayon confections. On la voit prendre de l’assurance grâce à tous ce qu’elle a enduré. C’est une femme droite, prête à tout pour aider sa famille même à renoncer à l’amour. Si j’ai compris pourquoi elle se refusait à cet homme, j’avoue que son entêtement m’a souvent agacé. Par contre, j’ai trouvé la romance annoncé assez inexistante par rapport au reste du récit.Ce roman permet aussi de voir la vie du 19ème siècle entre le petit peuple des employés et ouvriers et les gens riches qui se côtoient sans jamais se mêler au bonheur des dames. On aperçoit aussi les travaux de modernisation de Paris qui ont eu lieu à cette époque dans le quartier de l’opéra.Je dois dire que j’ai mis pas mal de temps pour lire ce livre. Ce n’est pas parce que le livre ne m’a pas plu mais plutôt parce que je n’ai plus l’habitude de lire ce style d’écriture. Surtout qu’Emile Zola aime beaucoup les descriptions qui apportent quelque chose au récit mais qui l’alourdisse aussi.C’est donc un bon moment que j’ai passé entre la vie du Bonheur des dames et celle de Denise. Un classique à lire pour ceux qui ne le connaissent pas.

Larepubliquedeslivres
11/06/15
 

Depuis le collège ce livre a une place de choix dans ma bibliothèque ! Pourquoi me direz-vous ? Et bien déjà parce que j’aime beaucoup la série des Rougont-Macquart donc ce roman est issu. A l’époque, ce brave Emile s’était mis en tête d’étudier les caractéristiques (enfin ici plutôt les tares) héréditaires d’une famille sur plusieurs générations et de dépeindre de manière plus générale la société du Second Empire. Bref tout un programme qui a sans doute traumatisé des générations de lycéens mais a sûrement fait le bonheur de leurs professeurs de français !En plus,et c’est assez rare pour être souligné, il s’agit d’un des rares romans de Zola qui finit plutôt bien. Et pour moi, c’est en grande partie grâce à la douce Denise.Denise Baudu, jeune provinciale naïve et candide arrive à Paris avec ses deux frères pour travailler dans la boutique de son oncle, petit commerçant. Or celui-ci ne peut pas la garder. La concurrence que lui fait « Au Bonheur des Dames » d’Octave Mouret, magasin d’un genre nouveau et précurseur de la grande distribution, tue peu à peu sa boutique. Denise en est donc réduite à travailler au Bonheur des Dames où sa condition est loin d’être enviable. Ses conditions d’existence sont assez précaires et les autres vendeuses prennent plaisir à la rabaisser et à l’exploiter. Mais petit à petit la jeune fille va réussir à trouver sa place et à s’imposer dans ce milieu implacable surtout que Mouret semble fasciné par la petite vendeuse aux idées résolument modernes. Zola retranscrit ici avec beaucoup de minutie la naissance des grands magasins et leur impact sur la société. Très réaliste, chaque personnage est prétexte à une analyse sociale et critique. La bourgeoisie, les vendeuses, le petit commerce… Personne n’y échappe ! Le fonctionnement d’un grand magasin, dans ses moindres aspects, sous le Second Empire est vraiment bien détaillé et assez fascinant à lire. Au Bonheur des Dames est vraiment un personnage à part entière et sans doute le plus complexe comme le montre la frénésie ou la passion qu’il déchaine chez tous ceux qui ont affaire à lui.J’aime beaucoup le personnage d’Octave Mouret, le charismatique propriétaire d’Au Bonheur des Dames. Mais attention la réussite de son empire commercial et son succès dans les salons parisiens ne l’empêchent pas d’avoir un côté sombre et torturé, hérédité familiale oblige ! L’arrivée de Denise ne fera rien pour arranger les choses...Denise est, quant à elle, un personnage attachant mais elle peut vite devenir agaçante. A certains passages, et dès ma première lecture, je me suis demandée si elle ne souffrait pas d’un complexe d’infériorité ou si en plus elle n’aimait pas ça ! Mais bon heureusement elle semble reprendre du poil de la bête à d’autres moments et surtout ne se laisse jamais démoraliser longtemps. C’est vraiment le personnage courageux, raisonnable et optimiste par excellence même si elle a ses moments de doute comme tout le monde. Les personnages secondaires ne sont pas en reste non plus. Chacun d’eux a une histoire propre même si celle-ci est parfois à peine esquissée par l’auteur mais tous ont un point commun, en bien ou en mal : Au Bonheur des Dames.La plume de Zola n’est sans doute pas étrangère à mon engouement pour cette histoire. C’est vrai que les descriptions sont parfois longues et s’étalent sur plusieurs pages. A plusieurs reprises, j’ai dû m’accrocher pour ne pas perdre le fil mais le style de Zola est vivant, direct et vraiment imagé. Il sait adapter son écriture à chaque personnage et les rendre vivants et réalistes.Au bonheur des Dames est un de ces classiques qui m’ont donné envie de lire. Il mêle habilement critique sociale et histoire d’amour dans un style qui fait, encore aujourd’hui, le succès de son auteur. Il ne me reste plus qu’à relire le reste de la série des Rougon-Macquart et dans le bon ordre ! N'hésitez pas à venir nous rendre une petite visite sur notre blog : http://drunkennessbooks.blogspot.fr

ManonMarie
18/11/14
 

Je n’avais pas lu ce classique de la littérature française. Bien sûr, j’ai lu et relu (pour les cours) L’Assommoir ou encore Germinal mais pas Le Bonheur des dames. Bien m’en a pris de télécharger sur ma liseuse Albertine cet ebook gratuit car j’ai adoré!Non, Zola ce n’est pas que des longues descriptions, c’est aussi une histoire, des personnages, un monde fait de couleurs, de drames, d’espoir. Dans ce roman, le personnage principal s’appelle Denise. Elle débarque de sa province, sans le sou et sans parents, avec ses deux frères accrochés aux bras. A Paris, elle espère trouver une place rapidement chez son oncle Baudu, vendeur de tissus et d’étoffes en tout genre. Hélas! Denise déchante vite.Son oncle l’accueille certes à bras ouverts mais la boutique qu’il tient depuis des générations est broyée par le grand magasin qui fait face: Le Bonheur des dames, tenu par Octave Mouret, fringuant célibataire. Tandis qu’il ressasse sa rancœur contre les grands magasins, Baudu perd ses clients faute d’investissements!Denise entre d’abord au service de cet oncle bourru mais bienveillant dans une boutique sombre, sorte caverne qui sent le renfermé et le moisi. De là, Denise peut apercevoir les lumières du grand magasin concurrent. Et elle en rêve de ces lumières, de ces tissus vendus au kilomètre. Au bout de quelques temps, Denise se décide et tente sa chance: elle se fait alors embaucher au bonheur des dames en tant que vendeuse.A travers ce roman, Zola dépeint l’ascension sociale d’une jeune femme partie de rien mais aux valeurs et au sens morale très forts. Denise est une femme moderne qui ne cède ni à la facilité ni à la vulgarité. Elle s’est tracé un idéal de vie qu’elle respecte et cette jeune provinciale dont tout le monde se moque va faire de nombreux envieux et envieuses. Elle abat tous les obstacles avec entêtement mais sans jamais faire de vagues suscitant bien vite convoitise et rumeurs les plus folles. Le texte est riche, puissant et j’ai énormément pris de plaisir à suivre l’évolution de Denise.Zola décrit aussi l’avènement des grands magasins qui bousculent les habitudes des Parisiens et qui concurrencent les petits commerces. Octave Mouret est à la tête du Bonheur des dames et il rachète petit à petit tous les immeubles alentours afin d’étendre son Empire. Au fur et à mesure de son ascension, il observe la chute de ses concurrents qui vont parfois commettre l’irréparable. Certains tenteront de résister comme le Père Bourras, d’autres iront jusqu’au suicide pour ne pas voir la déchéance de leur commerce. Déjà à cette époque, les commerçants se plaignaient de la concurrence déloyale et dévorante des grandes enseignes!Livre-monde, Au Bonheur des dames dépeint une société touchée par le capitalisme mais surtout le consumérisme. Il est intéressant de voir que le texte reste d’actualité tant il colle parfaitement aux temps présents. Il suffit de relire les pages sur les stratégies mises au point par Octave Mouret afin de faire consommer ses clientes pour se rendre compte de la vision juste et moderne de Zola!Quant à la fin du roman, elle m’a énormément étonnée. Habituée aux fins tragiques de la part de Zola, j’ai été vraiment surprise par le côté "Happy end" du roman. Un beau moment de littérature…. Carolivre

un flyer
17/02/14

Après avoir croisé Octave Mouret dans Pot-Bouille, on le retrouve dans ce roman consacré aux Grands Magasins. On le voit développer le commerce dans ce nouveau type de commerce (inspiré du Bon Marché, notamment), avec la débauche de dentelles, tissus, chapeaux.On y voit également comment le magasin, un monstre vivant et soufflant, détruit sur son passage tous les petits commerçants installés dans le quartier. C'est la fin d'un monde, mais Zola ne le regrette pas. Par l'intermédiaire de Denise, jeune provinciale embauchée au Bonheur, il annonce l'avancée inéluctable des nouvelles méthodes commerciales. Et si le roman a plus d'un siècle, les recettes commerciales présentées par Zola sont d'une actualité toujours criante. Un épisode optimiste et presque joyeux de la série des Rougon-Macquart, où on se noie dans les étoffes, au coeur du quartier en pleine mutation de l'opéra.

Yohan59
23/07/13
 

Quel superbe mélange de modernité et de description datée : bien sûr, c'est un peu l'histoire du Bon Marché sur fond de spéculation immobilière du Second Empire, mais on y retrouve aussi des appétits, des profils et même des mécanismes très actuels. Bref, c'est une banalité de le dire, un grand chef d'oeuvre classique, qu'on peut toujours relire avec grand plaisir ! Mandy.

Mandy05
23/09/12

Ce roman est tout d'abord l'histoire d'une pauvre orpheline, Denise, qui, en compagnie de ses deux jeunes frères Jean et Pépé, se rend à Paris chez oncle, le drapier Baudu. A partir de ce moment, la jeune femme va devoir affronter la société intense de Paris pour finalement trouver la gloire… Candy.

candym
31/07/12

Bon, bien entendu, la Crevette se met à couiner qu’elle a été traumatisée enfant, qu’elle ne peut pas supporter Zola (ou de manière générale la littérature du XIXème siècle, ce qu’on s’accordera à trouver extrêmement choquant en la personne d’une digne professeure de lettres). Mais moi, j’adore Zola. Et particulièrement Au Bonheur des dames qui est probablement l’un de mes romans préférés. Hier soir, je l’ai pris d’une main nonchalante dans la bibliothèque, agacée de toujours lire de la littérature moderne souvent fort mal écrite. Après quelques pages, je suis retombée dans cette langue extraordinaire, dans ces phrases au rythme bien meilleur que ce que font nos feuilletonistes modernes. Quel plaisir! Un roman littéralement impossible à lâcher, les deux cents dernières pages ont d’ailleurs été lues dans une baignoire qui refroidissait impitoyablement sans que je réussisse à le quitter des yeux suffisamment longtemps pour sortir de l’eau, ou tout du moins en faire couler de la chaude.Je suis prête à entendre des tirades courroucées sur les longues descriptions de Zola. Pour ma part, je les adore. Elles ont été la cause de ma passion pour les virgules. D’ailleurs, mon chat s’appelle Virgule, c’est dire. Quand je lis les pages sur le magasin, je l’ai dans les yeux. Je m’y promène, j’en détaille les moindres recoins. Et pourtant, Zola a beau décrire, il ne déflore pas. Contrairement à beaucoup, il travaille par touches de couleurs, tel un impressionniste, et ne cherche pas à frustrer l’imagination du lecteur en l’empêchant de voir seul certains détails. Du magasin je connais les couleurs, l’abondance, mais le reste est dans ma tête et c’est pour cela que ce roman continue de me toucher malgré plusieurs lectures et une quinzaine d’années de vie commune.Peut-être est-ce aussi parce qu’il renferme une histoire d’amour profondément romantique dont on ne parle pas assez? Quand on parle de Zola, des Rougon-Macquart, on évoque toujours une étude anthropologique, une vision de la société… mais on ne parle jamais d’un élément majeur de la majorité de ses romans : des histoires d’amour qui feraient battre le cœur de la plus blasée des lectrices. Denise me semble être une héroïne idéale, et l’objet de son amour (non, je ne gâcherai pas le suspense, souvenez-vous de Jane Eyre) est absolument parfait dans son rôle.Tout à l’heure, quand j’ai refermé le Bonheur des dames, une fois de plus, j’ai pleuré. Cette histoire improbable et pourtant finalement classique, cette cousette, la mort des petits commerces face au grand magasin et surtout, on ne se refait pas, cet amour refoulé puis enfin admis… Je n’y résiste toujours pas. Et c’est pour moi une marque de qualité lorsqu’un roman lu et relu continue à m’émouvoir comme la première fois.

Readingintherain
10/07/12
 

J'ai aimé du premier au dernier mot de ce splendide "Au bonheur des dames", le trouvant forcément trop court, alors qu'il est le plus long à date du cycle des Rougon-Macquart. Roman du commerce, les notes de l'édition en Pléiade nous apprennent que l'intention était aussi de faire un roman de femmes pour les femmes, pari tenu en ce qui me concerne. Même le happy end - que j'appelais de mes voeux - m'a entièrement satisfaite, d'autant qu'il s'appuie sur la réalité :Note p. 803 : Zola avait choisi la fin heureuse dès le début de l'Ebauche, et l'intrigue débouchait inévitablement sur ce mariage. Mais la réalité lui fournissait des exemples d'une issue identique. Notes Beauchamp, "Larivière (Coin de Rue), avait épousé la 1ère de son rayon lingerie. L'avait envoyée d'abord passer six mois chez ses parents, pour lui refaire une virginité." - Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable... De même, Cognacq, qui avait fondé la Samaritaine en 1869, épousa en 1872 Marie-Louise Jay, "première" du rayon des costumes du Bon Marché.Il y a bien des choses à dire sur cet incroyable roman qui donne la fièvre, carrément, sur ses descriptions du grand magasin, sa vision du commerce, la mort des petites boutiques, les règles délétères en usage entre les employés, la profusion d'articles et d'acheteuses, mais la midinette que je suis s'est surtout projetée tout debout dans l'histoire d'amour. Octave Mouret, le même crétin qui écoeurait dans Pot-Bouille, devient tout-à-coup tout autre, puisqu'elle l'aime. Elle, Denise, petite normande mal dégrossie, même pas jolie, à charge de ses deux petits frères (dont l'un ne pense qu'à faire des conneries), rejetée par son oncle, dont tout le monde se moquera dans ses débuts, qui passera des mois à raccommoder la nuit sa seule vilaine robe de laine et ses sabots qui lui blessent les pieds au sang, qui sera renvoyée, à la rue, seule au monde, prise en pitié par un vieux fou qui refuse de vendre sa boutique infâme et lui offrira, un soir, du bouillon pour le petit (c'est trop, diantre, on dirait du Zola ! Me disais-je en ravalant mes larmes, oh, mais c'en est, hu hu hu), qui se remettra de tout, avec sa grosse chevelure blonde indomptable, ses 30 kg toute mouillée et sa bravoure de façade.Ce n'est pas tellement encore qu'on l'aime des masses, cette Denise, l'être humain chez Zola reste quand même toujours en-dessous de son génie de la description pour TOUT le reste. Mais on y croit, quoi, on y est, ces hésitations, ces révélations à soi-même de ses propres sentiments, la souffrance, le délice infernal de croiser l'autre au boulot chaque jour, je ne sais que vous dire, moi, ça se lit d'une traite !Un bonheur, un régal, une merveille. Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/07/12
 

Sur les conseils de ma femme, j'ai lu ce grand classique de la littérature française que tout le monde connait sans pour autant l'avoir lu. Il fait partie de notre patrimoine commun.Un formidable roman sur les travers de la société consumériste et la course folle aux profits et aux bénéfices menée par les patrons de grands magasins. On se délecte de l'hystérie savoureuse de ces femmes mises en émoi par la multitude de produits sur les étals du magasin. Qui n'a jamais fréquenté un grand magasin un week-end de soldes ne pourra autant se délecter que moi de cet ouvrage majeur.Toutefois, s'il présente une force comique, l'ouvrage aborde également la dure condition des petits commerçants qui tentent de lutter face à cet ogre qu'est le grand magasin de Monsieur MOURET.A lire absolument Bouddha 5900

julienbondue
26/04/12
 

Première incursion dans la saga des Rougon-Macquart (et en ayant fait des études de lettres s'il vous plaît !), la lecture de ce roman m'a littéralement enchantée.J'ai plongé avec plaisir dans la description de ce Paris en pleine mutation et dans ces transformations économiques. Les descriptions du magasin sont telles qu'elles semblent étonnamment anachroniques pour leur époque. On y croise des employés soumis à des pressions hiérarchiques, un système d'entreprise où chaque personne possède un rôle bien défini dont il ne doit pas s'éloigner, des stratégies pour vendre et tenter les clientes, etc.L'univers des grands magasins, décrit sous toutes ses coutures, m'a évidemment fait penser aux grandes enseignes parisiennes d'aujourd'hui, et c'est avec stupéfaction que je me suis rendu compte à quel point ces systèmes économiques sont rodés depuis bien longtemps. Le basculement, décrit ici avec l'oncle de Denise et ses voisins, montre comment les petites boutiques, fonctionnant selon des anciens modèles commerciaux, se sont fait littéralement dévorer par les grandes enseignes aux profits toujours plus exacerbés. C'est dur, la misère rôde pour beaucoup, mais c'est diablement bien décrit !Zola nous plonge dans cette machine infernale où chaque employé est une partie d'un engrenage fabuleux qui permet à la bête humaine de fonctionner. Un pur régal ! Un roman qui m'a donné envie de découvrir davantage l'oeuvre de Zola. Après des années loin des auteurs classiques trop étudiés au lycée et en fac, je reviens progressivement vers eux...

soukee
10/04/12
 

Ce livre décrit parfaitement l'univers d'Émile Zola. On entre avec plaisir dans la vie de Denise, qui pourrait être globalement n'importe quelle jeune fille. On la découvre au fur et à mesure, dans son environnement, dans ses malheurs et dans ses joies. Les personnages sont tous très attachants.Ce qui est drôle dans le livre Au Bonheur des Dames, c'est qu'il est terriblement féminin. C'est dur d'imaginer Emile Zola tel qu'on le connaît sur cette photo austères en noir et blanc qui connaisse aussi bien les fashion victims. Ce livre me fait parfois penser au livre Le diable s'habille en Prada avec toutes ses descriptions de tissus, de vêtements, les critiques et mauvais tours que subit Denise et enfin, et surtout, sa reconnaissance. C'est le seul livre de l'auteur, à ma connaissance, qui s'adresse personnellement aux femmes et cela en devient un régal à lire. Je me suis entièrement retrouvée dans ce livre, sans aucun doute !Émile Zola a toujours son écriture entraînante, on ne voit pas passer les descriptions car elles sont très utiles à la compréhension de l'histoire. Les lieux sont connu, les rues bien de Paris (mappy en témoigne), tout dans Au Bonheur des Dames est concret. Il n'y a pas de mauvaise surprise, c'est une histoire plausible, qui aurait pu être vraie.Il serait dommage de ne pas découvrir Au Bonheur des Dames d'Émile Zola.

MademoiselleLuna
19/10/11
 

Voici un roman dont l'écriture a été extrêmement et merveilleusement bien préparée et documentée. Zola avait préalablement constitué un dossier préparatoire très fourni et cela se sent : on a l'impression d'un récit de l'intérieur par un professionnel du métier, on se sent parfaitement immergé dans ce monde inconnu au départ et dont on croit tout savoir à la fin, on apprend énormément de choses sur l'arrivée des grands magasins et leurs conséquences ainsi que la vie du Paris durant cette période.Le revers de la médaille de cette grande précision du récit est que l'on est aussi un peu perdu dans la masse d'informations et de termes techniques et qu'il y a beaucoup voire trop de notes de bas de pages.Sur le fonds, le roman est très bien construit, les personnages très intéressants et présentés dans toute leur complexité (même si l'on ne comprend pas toujours l'entêtement de Denise dans son refus). On dévore littéralement ce pavé afin d'en connaître l'avancement et l'aboutissement. L'écriture est tout à fait fluide et accessible.Après avoir refermé ce livre et vibré pour l'amour qui semble impossible entre Mouret et Denise, on est littéralement stupéfait par la réalité contemporaine des pratiques des Grands Magasins décrites par Zola ; tout était déjà là en 1883 (livraison à domicile, pratiques commerciales de toutes sortes pour appâter le client et le faire acheter, la concurrence entre les enseignes, etc) Maylany

Maylany
25/09/11
 

Mon choix s'est porté sur ce titre car il traitait de la montée des grands magasins de nouveautés tels que le Printemps ou bien les Galeries Lafayette mais également de la mode de l'époque. Or, je suis une inconditionnelle de ce genre de boutiques. Ce livre s'est donc révélé être fort intéressant. En effet, l'auteur s'est beaucoup renseigné sur ce sujet, ce qui donne une véritable touche de réalisme. Il a interrogé un bon nombre de vendeuses de ce genre de magasin, ... J'ai beaucoup aimé tout l'univers du commerce, de la vente, ... C'est assez captivant et j'avoue que les descriptions de ce monde sont vraiment bien écrites. Elles ne sont pas du tout longues et elles ne m'ont pas ennuyées. Je dois dire que le style de Zola est ce qui me fait le plus peur. Trop de descriptions, une histoire souvent peu captivante, ... Dans ce roman, j'ai tout apprécié.Je me suis également beaucoup intéressée aux personnages et, de manière générale, je les ai presque tous apprécié et notamment Denise et Octave Mouret. Ce dernier est un homme ingénieux, toujours à la recherche d'une nouvelle idée. Je me demandais ce qu'il allait inventer par la suite, jusqu'où irait sa folie des grandeurs. Je ne le suivais pas toujours, je l'avoue. Denise est une jeune femme qui peut paraître un peu simple et niaise aux premiers abords. Cependant, j'ai trouvé que c'est tout le contraire. Elle a tout de même un fort caractère. Si un jour on m'avait dit que j'aurai un coup de coeur pour un roman de Zola, je ne l'aurai sûrement pas cru. Et pourtant, j'ai véritablement adoré ce roman. Je l'ai dévoré en quelques jours.

Avalon
30/05/11
 

Ce livre m'avait laissé une forte impression, roman social qui se déroule dans l'un des premiers grand magasin, va provoquer la ruine progressive des petits commerces alentours. Denise, une jeune provinciale, va être confrontée aux lois sociales qui régissent l'établissement et s'adapter à cette activité moderne que fait d'une "bonheur des dames" une véritable ruche, société en miniature.

sovane
28/10/10
 

Un très bon livre qui nous décrit avec précision la naissance des grands magasins où toutes les marchandises sont disponibles au même endroit. Mais qui nous montre également l'agonie du petit commerce et la guerre qui s'installe entre eux. C'est un des seuls épisodes des Rougon-Macquart qui adopte un ton "joyeux" et dont l'histoire d'amour se termine bien. Ce livre fait aussi de très belles descriptions du Paris de cette époque.

yuya4
12/06/10
 

Format

  • Hauteur : 18.90 cm
  • Largeur : 12.50 cm
  • Poids : 0.25 kg

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