Au bonheur des ogres

PENNAC, DANIEL

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 07/05/03
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Côté famille, maman s'est tirée une fois de plus en m'abandonnant les mômes, et le Petit s'est mis à rêver d'ogres Noël. Côté coeur, tante Julia a été séduite par ma nature de bouc (de bouc émissaire). Côté boulot, la première bombe a explosé
au rayon des jouets, cinq minutes après mon passage. La deuxième, quinze jours plus tard, au rayon des pulls, sous mes yeux. Comme j'étais là aussi pour l'explosion de la troisième, ils m'ont tous soupçonné. Pourquoi moi ? Je dois avoir un don...
6 personnes en parlent

J'ai été biberonée avec du Daniel Pennac quand j'étais petite. Pas avec la saga Malaussène, mais avec la saga Kamo, qui s'adresse aux enfants. Un coup de coeur, cette série. Quatre petits romans que j'ai lus et relus avec passion de mon enfance jusqu'à l'âge adulte. Et pourtant, c'est seulement aujourd'hui que je démarre la série la plus connue de l'auteur. Enfin bon, j'avais lu un volume dans le temps, mais sans savoir que c'était une série, et j'avais commencé bêtement par le troisième tome... Cela dit, j'avais quand même adoré. Me voilà donc aujourd'hui à l'issue de la lecture du premier volet de la saga, et je suis ravie. J'y ai retrouvé des personnages et des ambiances que j'avais connus dans La petite marchande de prose, mais cette fois en faisant leur connaissance "par le début", ce qui est plus poli, et ce qui permet aussi de mieux comprendre leur évolution. J'ai retrouvé la plume espiègle de l'auteur, son humour et aussi un personnage qui apparaît dans Kamo : le Petit. L'histoire en elle-même est plutôt prenante, c'est un bon petit polar qui n'en a pas l'air, mais qui en est un quand même, avec une foultitude de personnages secondaires qui ont chacun leur importance et leur charme. Surtout qu'aucun n'est parfait, chacun a sa petite névrose qui le rend sympathique. Des personnages qu'on a envie de retrouver dans les prochains tomes !A savoir : ce roman a été adapté au cinéma en 2013. Lili Miaou

lilimarylene
11/06/14
 

Je me demande pourquoi j'ai attendu pour me plonger dans ce livre depuis si longtemps conseillé et si positivement critiqué, et qui plus est dans ma bibliothèque à me faire de l'œil depuis tout ce temps. Peut-être avais-je peur d'être déçue ?...Vous devez savoir que j'avais vraiment besoin de me vider la tête et de me divertir quand je l'ai ouvert...il y en a d'autres qui picolent...choisis ton camp camarade !Donc, pour ma première immersion dans le cerveau complètement loufoque de Daniel Pennac, je dois dire que je suis plus que ravie.C'est grinçant, ironique, sarcastique, ça part dans tous les sens mais c'est tellement touchant, tellement attachant, tellement émouvant et d'un humour décapant. J'ai tout simplement adoré ! Et puis j'aime beaucoup la manière qu'à l'auteur de faire parler le narrateur en rajoutant entre parenthèses ou non, ses véritables pensées. Vous savez comme quand vous souriez poliment à la petite vieille (j'ai rien contre les petites vieilles, hein ? Attention !) que vous venez gentiment de laisser passer, et qui vous ferme la porte au nez, sans un « merci », alors qu'au fond vous pensez tout un tas de jolis noms d'oiseaux finissants en « -asse ». Ou encore, la même que vous allez laisser traverser la rue alors que cinq autres auraient pu lui rouler dessus, mais qui ne vous adressera même pas un regard...grrrr !!!En tout cas, pour cette histoire, c'est exactement ça ! Les gens les plus gentils, ceux qui suivent le mouvement sans jamais vraiment discuter ou se rebeller, sont toujours les premiers à qui l'on s'en prend car ils sont des proies faciles (et je sais de quoi je parle, croyez-moi...) et le jour où ils se rebellent, ils passent toujours pour ce qu'ils ne sont pas.Benjamin Malaussène (le narrateur, donc), travaille dans un centre commercial et occupe un poste aussi étrange qu'utile: il est bouc émissaire au bureau des réclamations. Un rôle qu'il joue à la perfection en se rabaissant, proposant inlassablement sa démission, pleurant, feignant la dépression et le suicide proche...Le client se fait avoir et repart en ayant retirer sa réclamation. Jouant, en parallèle, le rôle de « mère de substitution » avec beaucoup de cran, à cause d'une mère dépressive aux abonnés absents, avec ses frères et sœurs tous aussi attachants: Louna, l'amoureuse transie et passionnée qui se retrouve enceinte d'un homme qui l'aime mais ne veut pas d'enfant, Thérèse, sténographe et accessoirement voyante, Clara, qui photographie sa vie comme elle respire, Jérémy qui aime faire des expériences, le Petit qui dessinent des Ogres de Noël et Julius, le chien épileptique. Toute cette petite tribu va être perturbée par des attentas survenus dans le magasin où travaille Benjamin, qui va devenir, malgré lui, un coupable potentiel. Bref, je n'ai pas envie d'en dire beaucoup plus sur l'intrigue, car intrigue et enquête il y aura( réalisée par « Jib la Hyène et Pat les Pattes »plus méchants qu' « Ed Cercueil et le Tchèque en bois ») mais personnellement je vous prescrirai bien un bon Daniel Pennac si vos symptômes de mélancolie persistent. Petite anecdote personnelle:J'ai ouvert ce livre dans la salle d'attente de mon médecin( d'où le besoin de divertissement...), à un moment, je me suis rendue compte que je rigolais tout haut, j'ai levé les yeux un peu gênée et la dame assise à côté de moi m'a regardé d'un air amusé, s'est penchée vers moi et m'a dit: « ça m'a fait la même chose quand je l'ai lu ! », clin d'œil...

chakal
17/09/13
 

J'avais sorti ce livre pour mon fils de 15 ans qui ne l'a apparemment pas ouvert. Tant pis pour lui !Pour ma part je n'ai pas résisté à le découvrir une troisième fois, la précédente lecture datant de plus de 10 ans, et la toute première de 20 ans.Le plaisir est toujours au rendez-vous, grâce à l'humour et au talent de conteur de Daniel Pennac qui parvient à créer du suspense, y compris autour des événements les plus anodins.J'apprécie toujours autant l'anticonformiste famille Malaussène - Julius inclus - malgré les bizarreries de certains de ses membres.Entre roman policier et peinture sociale, ce roman reste pour moi inclassable. A découvrir absolument si ce n'est déjà fait.Je continue la série ! Apikrus

Apikrus
25/05/13
 

Benjamin Malaussène, bouc-émissaire professionnel, travaille dans un grand magasin parisien où sa mission consiste à se faire vilipender par son patron dès qu’un client mécontent veut porter plainte, dans le but de dissuader ce dernier... Apitoyer le chaland est certes un travail ingrat et peu valorisant, mais présente l’avantage d’être bien rémunéré. Et quand on est délaissé par une mère volatile et responsable de cinq frères et sœurs et d’un chien épileptique, c’est un argument de taille ! Malheureusement, une série d’explosions va venir perturber le quotidien tranquille du magasin, avec pour point commun à chaque fois une cible déterminée et un témoin récurent, à savoir : Benjamin Malaussène. Difficile dans ces conditions de ne pas éveiller les soupçons de collègues apeurés et de policiers suspicieux… Une seule solution pour sortir de ce pétrin : trouver qui se cache derrière le poseur de bombes et ainsi prouver son innocence. Une tâche périlleuse, qui conduira le jeune homme à faire de sombres découvertes…« Au bonheur des ogres » est le premier tome d’une saga qui en comporte six et nous permet de faire la connaissance d’une famille nombreuse pas comme les autres… Les Malaussène se distinguent par leur excentricité, leur cohésion et leur sens de la débrouille. Il n’est pas évident, au début, de s’y retrouver parmi tous ces personnages qui gravitent autour de notre héros et j’ai parfois perdu le fil de ce polar fantaisiste qui brouille les pistes et mélange les genres. Mais le sentiment de confusion qui semble régner n’est qu’une apparence et c’est pour mieux nous surprendre à la fin que l’on nous embrouille au début… Finalement, une fois passées la découverte du corps dans le photomaton et l’hypothèse d’un possible motif de vengeance, je me suis complètement laissée happer par l’histoire, avide de découvrir ce qu’il se cachait derrière ces meurtres en série visant des « ordures » (et le mot est faible…). Derrière l’apparente légèreté et la désinvolture du texte, engendrée par un humour omniprésent, on est donc surpris de découvrir que se dissimulent de sombres desseins et une réalité plus complexe, voire inquiétante. Malgré un début quelque peu laborieux, Daniel Pennac, grâce à son humour, sa fraîcheur et sa fantaisie, m’a donc donné l’envie de poursuivre l’aventure de la tribu Malaussène avec « La fée carabine » !

Mokona
01/05/13
 

Un vrai bonheur que ce livre !! Nous avons droit à une « intrigue policière » assez barrée sur les bord, des personnages hauts en couleur mais tous très attachants.. Benjamin Malaussène, le héros qui n’en est pas tout à fait un (il faut bien le reconnaître), m’a beaucoup plu. La vie ne lui a pas fait de cadeau, ce qui l’amène à porter sur celle-ci un regard très cynique, et même totalement décalé par moment. La tante Julia est mon personnage secondaire préféré. Pourquoi ? Je ne vous dirai pas, et vous laisse le plaisir de faire sa connaissance :-) Tout cela servi par une écriture qui oscille entre le drôle et le cynique, mais toujours efficace, directe. Poétique pourrait également convenir, tant certains passages le sont. Daniel Pennac n’hésite pas à jouer avec les mots et la ponctuation. J’ai été totalement happée par l’histoire et jusqu’à la fin, je me suis demandée qui pouvait bien être ce poseur de bombes (parce que même si je l’avais déjà lu, je n’avais aucun souvenir de qui était le coupable).

Nelcie
16/06/12
 

Je dois dire que je suis un tout petit peu déçue par ce livre, mais je m'attendais à tellement de bien, que même sans tomber de haut, on garde une saveur un petit peu amère.N'allez pas croire que le livre est nul, ce serait une grossière erreur, il en vaut vraiment le coup ! Mais bon, c'est un peu comme s'attendre à aller manger au fouquet's et se retrouver dans le petit resto' italien du quartier (très sympa', très bon, là dessus on ne peut pas dire le contraire, mais ce n'est tout de même pas le Fouquet's...).Bref, j'aime. L'écriture de Daniel Pennac me rappelle celle de Marie-Aude Murail, surtout du livre Oh, Boy ! Les histoires n'ont pas grands choses en commun, mais l'écriture à une pointe d'humour (ou de cynisme) qui ne s'oublie pas facilement ! C'est un vrai plaisir ! J'aime beaucoup le personnage principal : il voit le monde d'une façon particulière et bizarrement, malgré toutes les tuiles qui lui arrive, il ne se démonte pas et continue d'avancer. Bon moralement, ce n'est pas vraiment ça, mais dans les faits, si.Benjamin est vraiment très cynique, ça en devient rapidement drôle. Et de mauvaise fois aussi, surtout quand il s'agit de tante Julia (pour le coup, le résumé n'aide pas à savoir qui elle est, mais la surprise est tellement grande quand on l'a découvre que je ne voudrais pas vous la gâcher...). On ne rit pas de son malheur, on rit de son malheur avec lui. J'espère réellement lire la suite de la saga Malaussène : l'univers de Pennac et celui de Benjamin m'ont beaucoup plu : c'est terriblement simple, mais très efficace. Y'a pas de chichis et ça j'apprécie énormément.

MademoiselleLuna
06/06/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.33 kg