Au-dela du mal

STEVENS, SHANE

livre au-dela du mal
EDITEUR : SONATINE
DATE DE PARUTION : 23/04/09
LES NOTES :

à partir de
23,00 €

SYNOPSIS :

À 10 ans, Thomas Bishop est placé en institut psychiatrique après avoir assassiné sa mère. Il s'en échappe quinze ans plus tard et entame un périple meurtrier particulièrement atroce à travers les États-Unis. Très vite, une chasse à l'homme s'organise : la police, la presse et la mafia sont aux trousses de cet assassin hors norme, remarquablement intelligent, méticuleux et amoral. Les destins croisés des protagonistes, en particulier celui d'Adam Kenton, journaliste dangereusement proche du meurtrier, dévoilent un inquiétant jeu de miroir, jusqu'au captivant dénouement. À l'instar d'un Hannibal Lecter, Thomas Bishop
est l'une des plus grandes figures du mal enfantées par la littérature contemporaine, un « héros » terrifiant pour lequel on ne peut s'empêcher d'éprouver, malgré tout, une vive sympathie. Au-delà du mal, épopée brutale et dantesque, romantique et violente, à l'intrigue fascinante, constitue un récit sans égal sur la façon dont on fabrique un monstre et sur les noirceurs de l'âme humaine. D'un réalisme cru, presque documentaire, cet ouvrage, hanté par la figure de Caryl Chessman, n'est pas sans évoquer Le Chant du bourreau de Norman Mailer et De sang-froid de Truman Capote. Un roman dérangeant, raffiné et intense.
12 personnes en parlent

Super! Un excellent thriller, qui vous tient en haleine, même si la fin est prévisible! Un énorme pavé avalé sans mâcher, tellement tous les protagonistes, dont on partage à tour de rôle les pensées et les états d'âme vous rendent dés le début addictifs! Une vraie réussite du genre, vraiment!

CorinneG34
06/08/14
 

Il etait une fois un gentil serial-killer...Comment ne pas se laisser tenter par un bouquin fortement recommandé par King , Harris ou encore Hellroy ? Oeuvre fondatrice des romans sur les vilains recedivistes qui plus est...Ecrit en 1979 , il n'est republié que tres recemment et doit desormais soutenir la comparaison avec "Le Silence des Agneaux-Un Tueur sur la Route-Le Poete-la fantastique trilogie de Chattam..." , livres lui etant bien plus recents mais desormais encrés dans l'imaginaire collectif et c'est là que le bat blesse car le style est forcément bien different et dessert logiquement ce recit des seventies .Le monstre , c'est Bishop , fruit de l'amour , ah nan , ça c'est Cote Ouest , issu d'un viol , élevé par une mere vouant une haine sans bornes a la gente masculine et lui faisant subir les pires sevices jusqu'à ce qu'il l'assassine a l'age avancé de 10 ans ! Interné a l'asile , il se fera la belle 15 ans plus tard pour semer la terreur et la mort !Un recit haletant que l'on suit un peu a la maniere d'un documentaire . Le rythme n'est pas le plus éffréné qui soit mais n'engendre pas l'ennui meme si l'on peut regretter certains passages dispensables ( pres de 1000 pages le bébé quand meme!) le schéma chasse/proie-seduction-torture/evisceration peut lasser.... L'auteur nous livre un recit clinique , froid , sur ce delicieux individu et son amour immodéré et si atypique de la femme .Etrangement , au detour de certaines pages , il m'est arrivé , non pas de comprendre Bishop , ni de l'excuser mais d'apprehender ce qui apparait comme etant une suite logique et inéluctable de sa non-education..Ce livre , ecrit fin 70 , je le rappelle , dresse egalement un portrait peu glorieux de l'Amerique sous la presidence Carter : une police d'une rare inéfficacité , une presse avide d'infos , n'hesitant pas a en faire un feuilleton a des fins mercantiles , des politiciens cyniques y trouvant l'occasion de valider leur programme( le sujet sur la peine de mort y est largement traité et plutot interessant) .Autre point fort , un final epoustouflant venant clore cette laborieuse chasse a l'homme !Au-delà du mal... ou l'art de fabriquer un monstre !Perso , j'ai lu et j'ai aimé , a vous de voir...

TurnThePage
10/11/13
 

Thomas Bishop est interné dans un hôpital psychiatrique depuis qu'a 10 ans il a tué sa mère. 15 ans plus tard grâce a un formidable subterfuge, il réussit a s'en échapper et il n'a qu'une idée : tuer, massacrer toutes les femmes qu'il considère comme des créatures diaboliques. Commence alors un périple meurtrier qui fera de lui l'un des plus gros serial killer que les états-unis n'ont jamais connu.Sous les pavés, la plage, en tout cas sous celui ci (presque 900 pages !) un très bon thriller. Ce livre a été écrit en 1979 par un écrivain dont on ne sait rien a part qu'il a écrit 5 romans et que c'est sans doute un pseudonyme. Il n'a jamais été publié en France avant que les éditions Sonatine aient la bonne idée de le faire en 2009. Tout les long du roman on assiste au périple meurtrier de Bishop qui tel un caméléon ou un coucou va réussir grâce a son intelligence très au dessus de la moyenne a prendre diverses identités et se fondre dans la nature pour échapper a la chasse a l'homme qui va s'organiser. Non seulement les policiers , un journaliste Adam Kenton mais aussi la mafia qui feront chou blanc. L'auteur alterne les points de vue puisque on suit tour a tour Bishop dans sa fuite et ses massacres mais aussi le journaliste Adam Kenton qui cherche a découvrir où se cache le tueur ainsi que d'autres protagonistes de l'affaire. Ce roman est aussi un portrait particulièrement réussit de cette Amérique qui se trouve en plein scandale du watergate et qui se débat dans des considérations politiques difficiles. Une des nombreuses forces de ce roman c'est ce mélange de réalité et de fiction adroitement liés au point que tout le long de ma lecture je me suis demandé si cette histoire n'était pas une histoire réelle. Le style journalistique donne a ce livre une crédibilité et une véracité troublante.On ne sort pas de ce livre totalement intacte de part les descriptions réalistes et effroyables qui rendent la lecture de certaines scènes éprouvantes. C'est un livre passionnant avec des passages inoubliables( l'évasion de Bishop et une fin épique) où l'imagination de l'auteur fait merveille sans pour autant nuire a la crédibilité de l'intrigue. Mais peut-être que le nombre de pages de ce livres risque de décourager certains lecteurs .Pour moi, une réussite. Ma note 9/10. http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
26/10/13
 

J’ai terminé ce weekend la lecture de l’intrigant pavé de Shane Stevens intitulé Au delà du Mal.C’est tout bonnement divin !! Lisez-le, dévorez-le, il en vaut nettement la peine ! Les près de 900 pages défilent à une vitesse incroyable. Véritable page turner, vous vous surprendrez à avoir entamé le chapitre suivant, malgré votre promesse de faire une pause! On veut tout savoir sur les intentions exactes de cet odieux Thomas Bishop, véritable Jack l’Eventreur des temps modernes !!! Une pépite !! JB

julienbondue
05/08/13
 

Ce livre était déjà dans ma PLAL numérique depuis un bon moment, mais de manière générale, les pavés (890 pages en édition POCKET) m'effraient. Peur de l'ennui ? Ou psychose de toujours me forcer à finir un livre même s'il ne me plaît pas....? Aussi, quand l'édition papier m'est tombée dans les mains, je me suis lancée et je referme la dernière page nullement déçue. Ce livre croise les destins de divers protagonistes, en particulier celui de Thomas Bishop et d'Adam Lenton, journaliste, sur fond de société gangrenée par le mal puisque chacun trouve dans l'expression de ces meurtres l'occasion de s'exprimer, des politiciens aux médias en passant par la pègre. La lecture est prenante et le lecteur est presque "captif" des sombres pensées de Thomas Bishop. Un vrai bon thriller. Selon Stephen King, Harris, ou encore Ellory (dont je n'ai encore rien lu, il va falloir que je m'y mette !) ce livre est un livre culte. A libre absolument, pour les fans du genre uniquement (certains passages sont très violents).

LAPESTE
28/05/13
 

Thomas Bishop. Derrière ce nom se cache un tueur en série diabolique, dont l’intelligence démoniaque déjoue tous les systèmes élaborés par les enquêteurs.Lorsque l’on débute la lecture, Shane Stevens nous conte l’histoire de son héros depuis sa conception, apparemment issue d’un viol, jusqu’à son enfance difficile avec une mère qu’il finira par assassiner à l’âge de dix ans. Ce qu’il a subit oblige le lecteur à compatir avec ce petit bonhomme qui n’avait rien demandé. Et pourtant, dès le commencement, on sait qu’il sera à l’origine de meurtres terrifiants. Car, oui, si vous n’aimez pas les descriptions sanglantes, crues et carrément gores à certains moments, passez votre chemin. Les mises à mort sont d’autant plus horribles qu’on les suit de l’intérieur puisque l’auteur choisit une narration à la première personne du singulier lorsqu’on suit Thomas. Si bien que le lecteur est plongé au coeur de la psychologie de Bishop, pour comprendre ses choix, ses (rares) erreurs, ses obsessions.Parallèlement au parcours du héros, nous suivons l’avancée de l’enquête, qui sera parsemée, jusqu’à la fin, par des chemins erronés. Erreurs qui sautent immédiatement à nos yeux puisqu’en tant que lecteur omniscient, nous savons exactement ce qu’il en est de Thomas Bishop tout au long de l’histoire : sa véritable identité, pourquoi il tue, où il se cache, la façon dont il manipule les autorités fédérales, etc. Si bien que, parfois, on a réellement envie de rentrer dans le récit pour tout expliquer aux enquêteurs !Et autant vous dire que 889 pages, c’est très long. Je pense qu’avec beaucoup moins de pages, le livre aurait été tout aussi complet. Mais Shane Stevens tient à entrer dans la moindre faille, le moindre détail. Par exemple, les victimes et leur vie peuvent être très détaillées alors que Bishop ne va les croiser que quelques heures.Enfin, ce qui fait de ce thriller un best-seller, c’est aussi l’incroyable machine politico-médiatique qui se forme et se sert de l’image de Thomas Bishop : le journaliste en mal de scoop et de reconnaissance, les pro et anti peine de mort, l’auteur qui souhaite vendre un maximum de tirages de son livre, etc.En conclusion, une lecture longue, parfois fastidieuse, mais avec un serial killer haut en couleurs, dont l’intelligence et la folie meurtrière sont terrifiantes. Néanmoins, je ne le conseillerai pas aussi vivement qu’il en a été fait pour moi. Marylin

marylinm
04/02/13
 

Thomas Bishop a été placé en institution psychiatrique à 10 ans après avoir assassiné sa mère. 15 ans plus tard il s’en échappe en compagnie d’un complice qu’il assassine et dont il usurpe l’identité. Thomas a été convaincu par sa mère, femme instable, qu’il est le fruit de son viol par Caryl Chessman. Caryl Chessman est un violeur multirécidiviste condamné à mort ayant réellement existé. Son exécution dans la chambre à gaz dans les années 50 avait relancer le débat sur la peine de mort. Durant son enfermement Bishop à idéalisé et fantasmé ce “père”, il en a fait son modèle et c’est donné un but : tuer des femmes pour lui ressembler, devenir son « héritier du crime ». Bishop se lance alors dans un road trip meurtrier, il enjôle, charme, attire des femmes… puis les tue et profane les corps. Sa vitesse d’adaptation à la société, monde qu’il n’a jamais connu, m’a troublé : création d’identité, fuite, organisation tout est presque parfait. Il devient très vite l’ennemi public numéro 1. Malgré la cruauté et la dangerosité du personnage j’ai ressenti de l’empathie pour cet homme. Son acte criminel enfant était inévitable au vu du contexte familial. Il a grandit dans la haine puis l’isolement, à quel moment aurait-il pu devenir « humain » ?En parallèle du parcours meurtrier de Bishop nous suivons l’enquête sur les traces de Bishop d’Adam Kenton, talentueux journaliste d’investigation dont la rédaction a senti dans cette affaire un bon filon pour vendre du papier. La est toute la perversion de l’histoire : Bishop est un monstre mais sa traque fait vendre du papier et ses agissements permettent aux hommes politiques de servir leurs causes pour la peine de mort. Plus Bishop tue, plus l’homme politique militant pour la peine de mort prend de l’ascendant. Tout est liée et imbriquée, la société est terrifiée et en même temps avide de sensationnel et de frisson et les journaux leurs en donnent pour leur argent.Ce livre dresse un portrait noir et sans concession de notre société en nous mettant face à de nombreuses contradictions et à la fascination que le mal engendre sur l’homme. L’auteur nous confronte à un monstre que la société a elle-même créé et prend un malin plaisir à nous voir horrifié par cet homme sans foi ni moral.Ce livre a également une histoire à part entière, en effet l’auteur est un quasi-inconnu tombé dans l’oubli après avoir écrit cinq romans de 1966 à 1981. Les éditions Sonatine ont du retrouver les ayants droits car Shane Stevens est introuvable depuis les années 1980. C’est donc 25 ans après son écriture que ce livre pu être traduit et édité en France. Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie. Montesquieuhttp://mespetitesidees.wordpress.com

Delph83
07/12/12
 

A vrai dire, je n’étais pas particulièrement partie pour le lire celui-ci. Au premier abord, une histoire qui sent le déjà vu à plein nez, dans le registre des tueurs en série j’entends.. Un enfant tue sa mère à 10 ans, se retrouve en hôpital psychiatrique dans la foulée, s’en échappe à 25 ans. S’en suit une traque à travers l’Amérique parsemée de cadavres de femmes mutilés…C’est un sujet que j’aime lire mais qui me lasse et m’agace par ses redites.Et puis en me penchant par hasard dessus, je remarque que ce livre a initialement été publié en 79… c’est-à-dire bien avant toute cette vague de romans et films sur le sujet… ça devient intéressant. Dès les premières pages, autant dire que je me suis laissée piéger sans sourciller.L’Amérique des années 60. En toile de fond, l’affaire Caryl Chessman. Déclaré coupable de vol, de viol et d’enlèvement, arrêté en 1948 et finalement exécuté en 1960 après moult reports. Thomas Bishop a passé une bonne partie de sa vie en hôpital psychiatrique. Fils de Harry Owens et Sarah Bishop, son père se fait rapidement tuer dans un braquage qui tourne mal, et Thomas est alors élevé par sa mère. Une mère qui exerce une violence tant physique que psychologique, face à se gamin dont elle est persuadée que son vrai père est en réalité le bandit à la lanterne rouge, Caryl Chessman. Car Sarah Bishop s’est effectivement fait violer, à l’époque même où le dit Caryl Chessman exerçait ses sinistres loisirs. Mais elle n’a pas porté plainte à l’époque, s’est mariée sans conviction, a élevé son enfant comme elle pouvait, gagnée par une haine sournoise contre les hommes, qui se transformera avec le temps en haine contre les femmes pour son fils.A 10 ans, il la pousse dans le poêle à bois. L’éventualité de l’accident domestique n’est évidemment pas retenue, et le petit Thomas est envoyé en structure psychiatrique pour enfants meurtriers.A 25 ans, à force de réflexion, d’audace et d’une intelligence froide et manipulatrice, Thomas Bishop parvient à s’échapper. Une liberté enfin retrouvée pour cet homme observateur et calculateur, charmeur devant des femmes qui ne seront bientôt que des pièces détachées.Poursuivit par la police mais aussi recherché par la pègre, l’affaire est suivie de près par la presse n’hésitant pas à faire feu de tout détail pour ce feuilleton tragique qui fera vendre toujours plus.Le sujet sert également la cause des politiques qui comptent bien relancer le débat sur la peine de mort pour rassembler des voix et pourquoi pas briguer quelques postes.Sans compter ce professeur de criminologie, dans les starting block pour sortir la première biographie de ce nouveau tueur en série.Ainsi, progressivement, une galerie de personnages se tisse, reliés entre eux par un Thomas Bishop parsemant sur le territoire des dizaines de corps assassinés et mutilés, maquillant l’Amérique en toile d’araignée suffocante.Les enquêtes de police sont retracées à la lettre, ainsi que les avancées de Adam Kenton, journaliste aux allures de profiler et au flair redoutable.Vous l’aurez compris, Shane Stevens nous embarque sans détour dans la quête sanglante de Thomas Bishop. Un sens du détail exacerbé, qui énervera certains d’entre vous, mais raviront les amateurs du genre. Une foule de détails, une description riche et fouillée, mais pas contemplative.Alors oui, peut être quelques longueurs, des personnages sans doute un peu trop manichéens parfois mais sans être plus gênant que ça.Autant Avant d’aller dormir de S.J. Watson m’avait gonflée au possible avec ses 400 pages d’amnésie qui me tapaient sur le système. Ici les 760 pages se déroulent de façon limpide.Petit point noir cependant, le découpage du livre pas toujours très clair, visuellement parlant. Quelques interlignes de plus n’auraient pas été du luxe.Finalement, j’ai eu une incroyable impression de lire du Stephen King version polar. Et c’était très plaisant. Un décor où chaque pièce a sa place et son rôle précis. La volonté de l’auteur de partager sa vision, la déambulation de son histoire, comme une impression de tirer le fil rouge avec lui, et d’étendre la toile de Thomas Bishop sur une Amérique assez peu glorieuse.Bon coup de coeur de l’été. Un roman certes pas super original mais bien construit, une descente vertigineuse dans l’esprit d’un tueur à la folie glaçante. Un personnage très sombre, un final plutôt prévisible mais bien mené et toutefois assez surprenant.

AliceAGH
15/10/12
 

Premièrement, le livre porte bien son titre, ou du moins sa traduction vu qu’en Anglais c’est By reason of insanity, qui fait référence à une notion de droit, mais j’en reparlerai plus tard. Donc oui, son titre français est bien adapté, je n’ai jamais lu un livre aussi noir, et encore noir c’est faible, c’est vraiment un noir charbon, un noir opaque. Tous les personnages ont droit à une description psychologique et caractérielle qui met en avant leurs défauts plus que leurs qualités : les femmes sont vénales et manipulatrices, les politiciens véreux et les médias se servent de sujets chocs dans le but unique de vendre toujours plus. Et ce qui relie tout ce monde, c’est Thomas Bishop, notre tueur fou, un être qui au vu de ses crimes semble totalement inhumain. Et cependant, on s’y attache, on ne peut s’empêcher de ressentir de la compassion, de l’empathie, pour cet homme qui a tant souffert.Shane Stevens nous offre ici des personnages totalement manichéens, du tueur aux victimes.Ce qu’il faut également souligner, c’est le fait que le point de départ de l’histoire s’appuie sur des faits réels. Ce qui, à mon sens, rend la lecture plus forte et percutante. Caryl Chessman, accusé de vols, d’enlèvements et de viols, a été condamné à mort en 1948 et a vécu dans le couloir de la mort jusqu’en 1960. Or, notre héros est persuadé d’être le fils de cet homme. Thomas Bishop grandit élevé par une mère folle et traumatisée par les hommes. Entre coups et conditionnement dans la haine des hommes on ne peut pas dire que Thomas Bishop ait eu une enfance heureuse. A 10 ans, il tuera sa mère et sera interné en hôpital psychiatrique où il grandira jusqu’à sa fuite, quinze ans plus tard. Durant ces quinze années, notre héros (ou plutôt notre anti-héros) sera devenu un être froid, capable de manipuler qui il veut sans mal en adaptant ses comportements et réactions à ce que la société considère comme “normal”. Le livre commence donc par l’histoire des parents de notre serial-killer, continue avec son internement et seulement après, débute son périple meurtrier à travers les Etats-Unis, périple ô combien sanglant et grandiose. (Âmes sensibles s’abstenir d’ailleurs.)Nous sommes donc plongés dans l’intimité d’un serial-killer – intimité légèrement dérangeante vous en conviendrez – mais pas que, ce livre est un véritable puzzle dont chaque personnage est une pièce qui nous permet de voir l’ensemble. Nous suivons d’un côté, Adam Kenton, journaliste d’investigation qui doit démasquer le tueur qui fait trembler les Etats-Unis, ainsi que d’autres journalistes ; d’un autre côté, des policiers : l’un très scientifique, l’autre plus psychologique ; un académicien passionné par les tueurs en série ; et enfin un politicien qui compte bien profiter de l’évasion de ce “malade mental, ce fou assoiffé de sang, capable d’infliger des souffrances barbares et de semer la mort dans son sillage” pour servir son ambition personnelle en remettant en question la peine de mort.Car ce livre aborde des réflexions très intéressantes. Il traite avec brio le sujet épineux qu’est la peine de mort en s’emparant d’une affaire qui avait fait des vagues à l’époque. Le titre anglais By the reason of insanity se rapporte au fait qu’un procès peut-être annulé car l’accusé est déclaré irresponsable de ses actes à cause de problèmes de santé mentaux. Peut-on juger quelqu’un qui ne comprend pas ce qu’il a fait de mal ?A travers les journalistes on aborde le pouvoir des médias qui ne renoncent à rien, ou presque, dans le but de faire vendre leurs reportages, mais est aussi abordé le lien ténu qui relie ces mêmes journaux à la politique. Le thème de la psychiatrie est également abordé, ne nous fondons pas trop sur cette science dans certains cas ? Telle est la question que l’auteur nous pose.De plus, le roman faisant 900 pages, fait inhabituel pour un thriller, l’auteur prend bien le temps de poser la psychologie de tous les personnages, de nous offrir toutes leurs réflexions et pensées, donnant un rythme assez lent mais réfléchi et creusé au livre.L’épisode final est horrifiant, mais ce qui m’a le plus marqué ce sont vraiment les dernières pages qui sont tout simplement monumentales. La fin est extrêmement rapide, ce qui fait qu’on se prend vraiment tout en pleine tête sans avoir le temps de se préparer ou de réfléchir à ce qui s’est passé juste avant.Vous l’aurez compris, ce livre fût un véritable coup de cœur, car ce n’est pas uniquement un thriller, c’est un livre d’action, de politique et même d’histoire. A lire !

Elinor
28/02/12
 

Je reste avec un avis très mitigé sur ce livre. Pas mal de bons points mais aussi beaucoup de longueurs inutiles qui alourdissent le récit. Si vous aimez les thrillers différents, sans beaucoup de suspense, plutôt explicites et si vous êtes intéressé par la façon dont « naissent » les tueurs en série, ce livre vous plaira certainement. =

nymeria
29/04/11
 

Un rythme incessant et un excellent scénario font de ce livre un thriller haletant et pas loin d'être grandiose. Le dénouement, très surprenant conclut le tout. En revanche, il convient d'assimiler que cette oeuvre se passe au milieu des années 70 et qu'elle a été écrite pendant cette période. A notre époque, ce genre d'assassins, s'il n'était pas vite repéré, n'utiliserait pas les méthodes d'un autre temps qu'utilise Bishop. Ce point reste un détail chronologique, Au-delà du mal demeurant un thriller majeur. Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
28/02/11
 

Au-delà du mal, de l’Américain Shane Stevens, est un roman de serial killer. Thomas Bishop, enfermé dans un hôpital psychiatrique à l’âge de dix ans pour avoir tué sa mère, s’évade quinze ans plus tard, et fait de nombreuses victimes, toutes des femmes, qu’il massacre avec une grande cruauté. L’homme est traqué par la police, les médias suivent de près la poursuite, et l’affaire prend même une dimension politique…. Ce roman est sorti en France en 2009, mais est paru aux États-Unis en 1979. Première bonne nouvelle quand on ouvre le livre : trois écrivains célèbres louent ses qualités. Deuxième bonne nouvelle : l’omniprésent – et exaspérant – Harlan Coben n’en fait pas partie (il s’agit en effet de Stephen King, James Ellroy et John Connolly). Effectivement, le roman a de grandes qualités. L’écriture est précise, soignée et limpide, et le personnage de Bishop remarquable de réalisme, bref, l’ensemble est très solide et la plupart du temps passionnant. La plupart du temps. C’est probablement ce qui fait la différence entre une très bonne lecture et un coup de cœur. Le livre possède certains défauts qui portent ombrage à la lecture : il y a d’abord quelques longueurs (mais dans un roman de 750 pages grand format, peut-il en être réellement autrement ?), et on a parfois un peu de mal à s’y retrouver, en particulier quand l’auteur jongle avec les nombreux personnages. Enfin, ce qui n’a pas de rapport direct avec la traque du serial killer m’a semblé moins pertinent. Les meilleurs passages sont ceux mettant en scène Bishop (on entre dans son esprit ravagé et le suit dans ses méfaits et ses nombreux changements d’identité) et la poursuite de la police, qui met tout en œuvre pour l’attraper. L’intrigue sur la portée médiatique et surtout politique de la traque a en revanche tendance, de mon point de vue, à alourdir et rendre plus confuse la lecture. À l’arrivée, cela donne tout de même un très bon polar, largement supérieur à la grande majorité des publications d’aujourd’hui. À lire, donc, mais seulement si on a le temps nécessaire pour s’y consacrer pleinement.

Nico17
05/05/10
 

Format

  • Hauteur : 22.00 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.84 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : CLEMENT BAUDE

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