Au-dela du mal

STEVENS, SHANE

EDITEUR : SONATINE
DATE DE PARUTION : 23/04/09
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

À 10 ans, Thomas Bishop est placé en institut psychiatrique après avoir assassiné sa mère. Il s'en échappe quinze ans plus tard et entame un périple meurtrier particulièrement atroce à travers les États-Unis. Très vite, une chasse à l'homme s'organise : la police, la presse et la mafia sont aux trousses de cet assassin hors norme, remarquablement intelligent, méticuleux et amoral. Les destins croisés des protagonistes, en particulier celui d'Adam Kenton, journaliste dangereusement proche du meurtrier, dévoilent un inquiétant jeu de miroir, jusqu'au captivant dénouement. À l'instar d'un Hannibal Lecter, Thomas Bishop
est l'une des plus grandes figures du mal enfantées par la littérature contemporaine, un « héros » terrifiant pour lequel on ne peut s'empêcher d'éprouver, malgré tout, une vive sympathie. Au-delà du mal, épopée brutale et dantesque, romantique et violente, à l'intrigue fascinante, constitue un récit sans égal sur la façon dont on fabrique un monstre et sur les noirceurs de l'âme humaine. D'un réalisme cru, presque documentaire, cet ouvrage, hanté par la figure de Caryl Chessman, n'est pas sans évoquer Le Chant du bourreau de Norman Mailer et De sang-froid de Truman Capote. Un roman dérangeant, raffiné et intense.
5 personnes en parlent

Il etait une fois un gentil serial-killer...Comment ne pas se laisser tenter par un bouquin fortement recommandé par King , Harris ou encore Hellroy ? Oeuvre fondatrice des romans sur les vilains recedivistes qui plus est...Ecrit en 1979 , il n'est republié que tres recemment et doit desormais soutenir la comparaison avec "Le Silence des Agneaux-Un Tueur sur la Route-Le Poete-la fantastique trilogie de Chattam..." , livres lui etant bien plus recents mais desormais encrés dans l'imaginaire collectif et c'est là que le bat blesse car le style est forcément bien different et dessert logiquement ce recit des seventies .Le monstre , c'est Bishop , fruit de l'amour , ah nan , ça c'est Cote Ouest , issu d'un viol , élevé par une mere vouant une haine sans bornes a la gente masculine et lui faisant subir les pires sevices jusqu'à ce qu'il l'assassine a l'age avancé de 10 ans ! Interné a l'asile , il se fera la belle 15 ans plus tard pour semer la terreur et la mort !Un recit haletant que l'on suit un peu a la maniere d'un documentaire . Le rythme n'est pas le plus éffréné qui soit mais n'engendre pas l'ennui meme si l'on peut regretter certains passages dispensables ( pres de 1000 pages le bébé quand meme!) le schéma chasse/proie-seduction-torture/evisceration peut lasser.... L'auteur nous livre un recit clinique , froid , sur ce delicieux individu et son amour immodéré et si atypique de la femme .Etrangement , au detour de certaines pages , il m'est arrivé , non pas de comprendre Bishop , ni de l'excuser mais d'apprehender ce qui apparait comme etant une suite logique et inéluctable de sa non-education..Ce livre , ecrit fin 70 , je le rappelle , dresse egalement un portrait peu glorieux de l'Amerique sous la presidence Carter : une police d'une rare inéfficacité , une presse avide d'infos , n'hesitant pas a en faire un feuilleton a des fins mercantiles , des politiciens cyniques y trouvant l'occasion de valider leur programme( le sujet sur la peine de mort y est largement traité et plutot interessant) .Autre point fort , un final epoustouflant venant clore cette laborieuse chasse a l'homme !Au-delà du mal... ou l'art de fabriquer un monstre !Perso , j'ai lu et j'ai aimé , a vous de voir...

TurnThePage
10/11/13
 

Thomas Bishop est interné dans un hôpital psychiatrique depuis qu'a 10 ans il a tué sa mère. 15 ans plus tard grâce a un formidable subterfuge, il réussit a s'en échapper et il n'a qu'une idée : tuer, massacrer toutes les femmes qu'il considère comme des créatures diaboliques. Commence alors un périple meurtrier qui fera de lui l'un des plus gros serial killer que les états-unis n'ont jamais connu.Sous les pavés, la plage, en tout cas sous celui ci (presque 900 pages !) un très bon thriller. Ce livre a été écrit en 1979 par un écrivain dont on ne sait rien a part qu'il a écrit 5 romans et que c'est sans doute un pseudonyme. Il n'a jamais été publié en France avant que les éditions Sonatine aient la bonne idée de le faire en 2009. Tout les long du roman on assiste au périple meurtrier de Bishop qui tel un caméléon ou un coucou va réussir grâce a son intelligence très au dessus de la moyenne a prendre diverses identités et se fondre dans la nature pour échapper a la chasse a l'homme qui va s'organiser. Non seulement les policiers , un journaliste Adam Kenton mais aussi la mafia qui feront chou blanc. L'auteur alterne les points de vue puisque on suit tour a tour Bishop dans sa fuite et ses massacres mais aussi le journaliste Adam Kenton qui cherche a découvrir où se cache le tueur ainsi que d'autres protagonistes de l'affaire. Ce roman est aussi un portrait particulièrement réussit de cette Amérique qui se trouve en plein scandale du watergate et qui se débat dans des considérations politiques difficiles. Une des nombreuses forces de ce roman c'est ce mélange de réalité et de fiction adroitement liés au point que tout le long de ma lecture je me suis demandé si cette histoire n'était pas une histoire réelle. Le style journalistique donne a ce livre une crédibilité et une véracité troublante.On ne sort pas de ce livre totalement intacte de part les descriptions réalistes et effroyables qui rendent la lecture de certaines scènes éprouvantes. C'est un livre passionnant avec des passages inoubliables( l'évasion de Bishop et une fin épique) où l'imagination de l'auteur fait merveille sans pour autant nuire a la crédibilité de l'intrigue. Mais peut-être que le nombre de pages de ce livres risque de décourager certains lecteurs .Pour moi, une réussite. Ma note 9/10. http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
26/10/13
 

Thomas Bishop. Derrière ce nom se cache un tueur en série diabolique, dont l’intelligence démoniaque déjoue tous les systèmes élaborés par les enquêteurs.Lorsque l’on débute la lecture, Shane Stevens nous conte l’histoire de son héros depuis sa conception, apparemment issue d’un viol, jusqu’à son enfance difficile avec une mère qu’il finira par assassiner à l’âge de dix ans. Ce qu’il a subit oblige le lecteur à compatir avec ce petit bonhomme qui n’avait rien demandé. Et pourtant, dès le commencement, on sait qu’il sera à l’origine de meurtres terrifiants. Car, oui, si vous n’aimez pas les descriptions sanglantes, crues et carrément gores à certains moments, passez votre chemin. Les mises à mort sont d’autant plus horribles qu’on les suit de l’intérieur puisque l’auteur choisit une narration à la première personne du singulier lorsqu’on suit Thomas. Si bien que le lecteur est plongé au coeur de la psychologie de Bishop, pour comprendre ses choix, ses (rares) erreurs, ses obsessions.Parallèlement au parcours du héros, nous suivons l’avancée de l’enquête, qui sera parsemée, jusqu’à la fin, par des chemins erronés. Erreurs qui sautent immédiatement à nos yeux puisqu’en tant que lecteur omniscient, nous savons exactement ce qu’il en est de Thomas Bishop tout au long de l’histoire : sa véritable identité, pourquoi il tue, où il se cache, la façon dont il manipule les autorités fédérales, etc. Si bien que, parfois, on a réellement envie de rentrer dans le récit pour tout expliquer aux enquêteurs !Et autant vous dire que 889 pages, c’est très long. Je pense qu’avec beaucoup moins de pages, le livre aurait été tout aussi complet. Mais Shane Stevens tient à entrer dans la moindre faille, le moindre détail. Par exemple, les victimes et leur vie peuvent être très détaillées alors que Bishop ne va les croiser que quelques heures.Enfin, ce qui fait de ce thriller un best-seller, c’est aussi l’incroyable machine politico-médiatique qui se forme et se sert de l’image de Thomas Bishop : le journaliste en mal de scoop et de reconnaissance, les pro et anti peine de mort, l’auteur qui souhaite vendre un maximum de tirages de son livre, etc.En conclusion, une lecture longue, parfois fastidieuse, mais avec un serial killer haut en couleurs, dont l’intelligence et la folie meurtrière sont terrifiantes. Néanmoins, je ne le conseillerai pas aussi vivement qu’il en a été fait pour moi. Marylin

marylinm
04/02/13
 

Un rythme incessant et un excellent scénario font de ce livre un thriller haletant et pas loin d'être grandiose. Le dénouement, très surprenant conclut le tout. En revanche, il convient d'assimiler que cette oeuvre se passe au milieu des années 70 et qu'elle a été écrite pendant cette période. A notre époque, ce genre d'assassins, s'il n'était pas vite repéré, n'utiliserait pas les méthodes d'un autre temps qu'utilise Bishop. Ce point reste un détail chronologique, Au-delà du mal demeurant un thriller majeur. Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
28/02/11
 

Au-delà du mal, de l’Américain Shane Stevens, est un roman de serial killer. Thomas Bishop, enfermé dans un hôpital psychiatrique à l’âge de dix ans pour avoir tué sa mère, s’évade quinze ans plus tard, et fait de nombreuses victimes, toutes des femmes, qu’il massacre avec une grande cruauté. L’homme est traqué par la police, les médias suivent de près la poursuite, et l’affaire prend même une dimension politique…. Ce roman est sorti en France en 2009, mais est paru aux États-Unis en 1979. Première bonne nouvelle quand on ouvre le livre : trois écrivains célèbres louent ses qualités. Deuxième bonne nouvelle : l’omniprésent – et exaspérant – Harlan Coben n’en fait pas partie (il s’agit en effet de Stephen King, James Ellroy et John Connolly). Effectivement, le roman a de grandes qualités. L’écriture est précise, soignée et limpide, et le personnage de Bishop remarquable de réalisme, bref, l’ensemble est très solide et la plupart du temps passionnant. La plupart du temps. C’est probablement ce qui fait la différence entre une très bonne lecture et un coup de cœur. Le livre possède certains défauts qui portent ombrage à la lecture : il y a d’abord quelques longueurs (mais dans un roman de 750 pages grand format, peut-il en être réellement autrement ?), et on a parfois un peu de mal à s’y retrouver, en particulier quand l’auteur jongle avec les nombreux personnages. Enfin, ce qui n’a pas de rapport direct avec la traque du serial killer m’a semblé moins pertinent. Les meilleurs passages sont ceux mettant en scène Bishop (on entre dans son esprit ravagé et le suit dans ses méfaits et ses nombreux changements d’identité) et la poursuite de la police, qui met tout en œuvre pour l’attraper. L’intrigue sur la portée médiatique et surtout politique de la traque a en revanche tendance, de mon point de vue, à alourdir et rendre plus confuse la lecture. À l’arrivée, cela donne tout de même un très bon polar, largement supérieur à la grande majorité des publications d’aujourd’hui. À lire, donc, mais seulement si on a le temps nécessaire pour s’y consacrer pleinement.

Nico17
05/05/10
 

Format

  • Hauteur : 22.00 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.84 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : CLEMENT BAUDE