Au-dessous du volcan

LOWRY, MALCOLM

livre au-dessous du volcan
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 16/03/73
LES NOTES :

à partir de
9,70 €

SYNOPSIS :

« Aussi quand tu partis, Yvonne, j'allai à Oaxaca. Pas de plus triste mot. Te dirai-je, Yvonne, le terrible voyage à travers le désert, dans le chemin de fer à voie étroite, sur le chevalet de torture d'une banquette de troisième classe, l'enfant dont nous avons sauvé la vie, sa mère et moi, en lui frottant le ventre
de la tequila de ma bouteille, ou comment, m'en allant dans ma chambre en l'hôtel où nous fûmes heureux, le bruit d'égorgement en bas dans la cuisine me chassa dans l'éblouissement de la rue, et plus tard, cette nuit-lâ, le vautour accroupi dans la cuvette du lavabo ? Horreur à la mesure de nerfs de géant ! »
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Je ne sais pas si, comme moi, vous avez l’habitude de sauter les avant-propos, préfaces et autre postfaces avant de vous lancer dans un roman mais, pour le coup, je vous conseille de ne pas faire l’impasse sur celles qui ont accompagnées la publication d’Au-dessous du volcan en France à la fin des années 50 et que l’on retrouve dans cette version chez Folio. Vous y trouverez les clés indispensables pour bien comprendre la substantifique moelle de ce texte que Paul Morelle n’a pas hésité à qualifier dans Le Monde de « chef d’œuvre comme il n’en existe pas dix par siècle ».C’est un fait, Au-dessous du volcan n’est pas simple d’accès. Il demande de l’attention, il vous pousse dans vos derniers retranchements de lecteur. Le premier chapitre, d’une centaine de pages, est déstabilisant, presque inintelligible. Il se dresse comme un mur qu’il vous faudra contourner pour accéder à ce monument de la littérature, rien de moins. L’histoire est pourtant simplissime. Un homme, consul britannique déchu, échoué dans un coin perdu du Mexique, noie son mal-être dans la tequila et le mescal. Douze chapitres retraçant ses douze dernières heures, sa chute vertigineuse et inéluctable. Yvonne, sa femme, qui l’a quitté, qui revient, qui l’aime et qu’il aime, ne pourra que constater les dégâts, impuissante. Dans l’avant-propos, Maurice Nadeau parle de l’histoire d’amour du consul et d’Yvonne comme d’une « des plus belles et des plus poignantes qu’on ait jamais lues. »Mais Au-dessous du volcan ne se résume pas à une magnifique histoire d’amour impossible. C’est « le roman d’un alcoolique qui, avec une lucidité effrayante et une suprême maîtrise de moyens, décrit tous les symptômes de sa maladie et lui trouve ses véritables causes, qui ne sont pas du ressort de la médecine » (Nadeau, encore). Car le consul est malade de l’âme, incapable d’aimer, incapable de communier avec l’autre. On assiste au spectacle de son dérèglement, à sa volonté délirante de dépasser l’ivresse pour accéder à l’absolu. Et le consul de finir abattu par des policiers fascistes à la sortie d’une gargote. Il bascule dans un ravin, mort. Quelqu’un jette auprès de lui le cadavre d’un chien. Dis comme ça, ça fait ne fait pas très envie, je le concède. Mais ce roman est proprement fascinant. Sa construction, son exigence, son style inclassable en font un texte à part, essentiel, et je me répète, un monument de la littérature. Comme j’ai beaucoup de mal à parler de ces rares textes que je considère trop grands pour moi, je préfère laisser les autres le faire. Ainsi, Max Pol Fouchet dans la postface, encourageant le lecteur à offrir au roman l’attention qu’il mérite : « Si, dans votre lecture, vous enjambez des phrases, soyez assuré de rompre une nécessité. Ce livre se réfère à la musique : une note sautée, vous manquez l’accord, la mélodie est fausse. Vous n’avez pas le droit de rien omettre. Le tissage, la trame, la texture sont d’un grain tel qu’à les desserrer vous élimez l’ensemble. » Un chef d’œuvre je vous dis (et je ne dis pas ça souvent, croyez-moi).

jerome60
23/08/14
 

Tout d'abord, un conseil: ne vous arrêtez pas au premier chapitre....Certes, celui-ci est incompréhensible, mais il le devient à la fin du livre! Ce roman est une plongée dans les pensées d'un alcoolique au dernier degré alias Geoffrey Firmin (le Consul), qui trouve dans l'alcool un échappatoire à une vie ratée, mais aussi le peu de lucidité qui lui reste... Bizarre me direz vous, eh bien oui, ce livre sort du "moule" par son style, son incroyable richesse de vocabulaire, sa poésie, ses rupture de rythmes et de scènes...Plusieurs fois l'envie m'a pris de ne pas finir, mais le Consul est un personnage envoûtant, le climat dans ce village mexicain appelle à tourner les pages. Peut-être faut-il reconnaître en Geoffrey l'auteur (qui lui aussi était alcoolique), mais le centre d'intérêt de cet opus n'est pas là, il est dans la lucidité poétique d'un homme très saoul qui fait le point sur sa vie et se rend compte de.... mais chut je ne vous dis pas la fin! Parfois ennuyeux, parfois superbe, ce livre hante le lecteur malgré tout...c'est pourquoi faut-il peut-être le lire plusieurs fois pour en saisir toute la dimension. Et n'est-ce pas là le principe de la notion même de chef d’œuvre? vivi

vivicroqueusedelivres
21/02/12
 

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.32 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : STEPHEN SPRIEL

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