Au pays de dieu

KENNEDY, DOUGLAS

EDITEUR : BELFOND
DATE DE PARUTION : 01/10/04
LES NOTES :

à partir de
11,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

" Initialement publié en 1989, le voyage "au pays de Dieu" dont est issu le présent livre est le fruit de l'intérêt et, disons-le, de l'inquiétude que m'a inspirée la montée de religiosité aux Etats-Unis. En le relisant il y a peu, j'ai été notamment frappé de vérifier que le territoire que je décrivais alors, cette aire géographique du Sud
profond que l'on appelle la "Ceinture de la Bible", reste pour moi aussi étrange et étrangère qu'il y a quatorze ans, quand je l'ai traversé. L'autre constat, bien plus troublant, est que cette culture "néo-chrétienne" que j'ai découverte à la faveur de cette enquête s'est considérablement étendue depuis la première publication du livre. "
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Interpellé par la montée de la religiosité en Amérique, Douglas Kennedy a voulu décortiquer, pour essayer de la comprendre, cette culture néo-chrétienne. "Au pays de Dieu" n'est donc pas une fiction, mais le récit du voyage qu'il a réalisé en 1988 dans la "ceinture de la Bible", au sud des Etats-Unis. De Miami à la Géorgie, Kennedy a collationné les rencontres et les personnages : des chanteurs de heavy metal se mettant à hurler «Boycottez l'enfer !», un ex-mafieux citant la Bible en continu et devenu berger des âmes, un prédicateur vedette au charisme foudroyant... Kennedy observe cette foi étalée et beuglée comme un jingle («Avec Dieu, soyez gagnants !»). Pour autant, Kennedy ne porte pas de jugement. Il reporte ce qu'il voit et entend avec beaucoup de modération et tente de garder distance et neutralité. Cependant, quelquefois, il ne peut empêcher sa plume de déraper vers l'humour et la causticité, sans toutefois tomber dans l'ironie méprisante ou le pamphlet. Kennedy aligne les anecdotes, mais ne se contente pas de décrire une situation : il dissèque le business des sectes adventistes et met à jour leurs stratégies de recrutement, dénonce le cynisme de prédicateurs véreux (une main sur le crucifix, une autre sur le porte-monnaie), démonte les méthodes marketing de téléachats des télévangélistes...C'est avec stupeur que j'ai accompagné Kennedy à la rencontre de ces nouveaux fous de Dieu. Stupeur amusée ou stupeur effrayée, selon les cas. Car la brochette de personnages qu'il dépeint (luthériens, unitariens, évangélistes, baptistes, pentecôtistes, méthodistes, témoins de Jehova, etc.) et leurs innombrables variétés plus ou moins rigoristes, ont l'air, pour un esprit cartésien, tout droit sortis d'un asile de fous ou d'une entreprise tentaculaire de lavage de cerveau. Non qu'ils soient antipathiques, bien au contraire ! Ils sont accueillants, chaleureux, affables, courtois et sympathiques pour la plupart, mais d'un prosélytisme effrayant. Car ils ont la certitude d'avoir raison, de détenir la Vérité. Aucune place au doute, nulle part. C'est ça, le vrai cauchemar qui fait froid dans le dos. Seuls quelques personnages réellement sincères et quelques éclopés de la vie qui ont trouvé dans la foi manière à se reconstruire adoucissent le constat.Avec cette lecture, je me suis aussi rendu compte que mon a priori – l'idée qu'une religiosité aussi baroque ne puisse appartenir qu'aux coins les plus reculés de l'Amérique – trahissait tout bonnement mon ignorance du phénomène. En effet, à en croire les sondages cités dans le livre, pas moins de 80 % des américains adultes croient en Dieu, 40 % croient aux anges et 25 % des américains ont connu une expérience de "re-naissance" dans la foi chrétienne. Et ce mouvement du néochristianisme, devenu le symbole de la résurgence religieuse aux Etats-Unis depuis le début des années 1980, n'a fait depuis que s'étendre géographiquement et se radicaliser vers un fondamentalisme toujours plus pur et dur.A lire ce document, vous ne pourrez être que convaincus, tout comme je l'ai été, de la véracité de ce lieu commun : la réalité dépasse aisément la fiction !

Kara
14/01/09
 

Le livre est loin d’être inintéressant (certains passages sont assez effrayants il faut bien le dire) et se lit facilement mais une fois que l’on a compris ce qui caractérise ces mouvements, on reste un peu sur sa faim (le fait que ce ne soit pas nouveau y est peut-être pour quelque chose. Ce qui était une « découverte » en 1988 a déjà été largement discuté depuis). Outre une « étude » des relations religion / politique, j’aurais aimé que Kennedy s’intéresse plus aux profils des personnes qui adhèrent au fondamentalisme religieux. Non que l’auteur fasse l’impasse sur cette question, mais on n’arrive pas pour autant à discerner ce qui fait qu’Untel a plongé et pas un autre. Or c’est un point que l’auteur se proposait d’éclaircir en entamant son voyage. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser a priori, les fondamentalistes ne sont pas uniquement représentés par des péquenauds sudistes mais aussi par des personnes ayant l’air parfaitement intégrées à la société.Le livre vaut néanmoins la peine d'être lu (ce n'est pas une priorité non plus) pour sa description du fonctionnement de ce business (car, évidemment, c’est un business) qui permet de se faire une idée assez précise des ressorts du fondamentalisme chrétien. Cela nécessite de recontextualiser son apparition et son développement sauf qu’étrangement, l’auteur le fait dès le début de son récit alors que, logiquement, il aurait dû présenter cela comme une conclusion ou sous forme de points en cours de route. C’est un autre aspect qui m’a gêné : le côté brouillon sous l’excuse qu’il s’agit d’un récit de voyages comprenant des imprévus. Cette façon de raconter rend le récit vivant mais on y perd en consistance.Il n’en reste pas moins que son « analyse » est bien vue : le regain de religiosité est lié à l’instabilité du monde dans lequel on vit (et les attentats du 11 septembre 2001 n’ont pas amélioré les choses), instabilité qui génère de l’angoisse. Or les fondamentalistes ne vous offrent pas seulement le recours à Dieu comme les croyants modérés, ils vous expliquent que vous n’avez qu’à confier votre vie à Dieu et qu’il va s’occuper de tout. Sacrée affaire ! Dieu apporte la Vérité, des certitudes (plus d’angoisses), vous garantit d’être parmi les élus quand l’apocalypse surviendra (youpi !), vous valorise en vous donnant une identité et pas n’importe laquelle : vous faites partie de ses troupes (les force du Mal, eux, contre celles du Bien, nous). Vous avez l’impression que c’est du pur délire ? Moi aussi et ce n’est pas parce que ma vie est un chemin semé de pétales de roses, que je n’ai aucun problème, etc. D'où mon interrogation persistante : comment/pourquoi certaines personnes pas moins déséquilibrées que les autres en apparence tombent dans le panneau ? Parce qu'il ne s'agit pas uniquement d'idées extrémistes mais, comme je l'écrivais précédemment, d'un vrai business. Les télévangélistes ne se contentent pas d'un sermon : ils demandent aux gens de leur envoyer de l'argent et leur font croire qu'ils s'achètent une place au paradis ; toute une industrie musicale chrétienne tourne à plein régime, etc. J'en garde le sentiment qu'entre ces mouvements et les sectes la frontière est très fine. La visite d'un campus très spécial renforce cette idée. L'université en question a d'ailleurs eu des problèmes avec la justice. Bien que le livre ne soit pas aussi consistant que je l'avais espéré, l'atmosphère qui s'en dégage fait que je ne regrette pas ma lecture.

mycupoftea
17/05/13
 

C'est un récit intéressant que nous fait ici Douglas Kennedy mais loin d'être passionnant. J'adore cet auteur et j'ai beaucoup aimé retrouver son écriture si fluide et ses longues descriptions qui font que vous croyez y être.Cela étant, je ne sais pas si c'est mon coté "anti-religion" qui veut çà mais j'ai trouvé que les personnages rencontrés étaient parfois peu crédibles voire caricaturaux. Cela étant cela correspond bien à la démesure américaine où tout est fait en "grand".Bref un récit intéressant à lire et qui confirme mon idée que la religion quelle qu'elle soit est un "moteur" qui peut servir le bien comme le mal.http://http://www.tigrou4145chroniques.fr/article-2012-21-au-pays-de-dieu-de-douglas-kennedy-104050936.html Tigrou4145

Tigrou4145
26/04/12
 

Format

  • Hauteur : 22.90 cm
  • Largeur : 14.20 cm
  • Poids : 0.43 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : BERNARD COHEN

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