livre au pays
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 05/03/09
LES NOTES :

à partir de
17,15 €

SYNOPSIS :

À quelques mois de la retraite, Mohamed n'a aucune envie de quitter l'atelier où il a travaillé presque toute sa vie depuis qu'il est parti du bled. Afin de chasser le malaise diffus qui l'envahit, il s'interroge sur lui-même avec simplicité et humilité. Il pense à son amour profond pour l'islam, dont il n'aime pas les dérives fanatiques ; il se désole de
voir ses enfants si éloignés de leurs racines marocaines ; il réalise surtout à quel point la retraite est pour lui le plus grand malheur de son existence. Un matin, il prend la route de son village natal, décidé à construire une immense maison qui accueillera tous ses enfants. Un retour « au pays » qui sera loin de ressembler à ce qu'il imaginait.
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Mohamed est musulman, marocain, mais avant tout musulman. Mohamed, c’est le personnage de « La réclusion solitaire ». Il s’est marié et a eu des enfants, maintenant, l’heure de l’ « entraite » a sonné pour lui. Une nouvelle vie s’offre à cet ouvrier modèle, mais la retraite c’est un petit hall d’attente pour la mort selon Mohamed, mais c’est aussi l’heure des interrogations. Mohamed est un protagoniste abandonné et seul, perdu entre deux pays, c’est un faible qui ne veut, ni ne peut sortir du carcan des traditions, mais la société a évolué au grand dam de Mohamed, et voilà qu’en plus une nouvelle angoisse approche. L’arrivée de la retraite va entrainer une inactivité inhabituelle pour lui, elle va s’accompagner d’une perte de repères, puis peu à peu elle va faire place à une mélancolie latente voire une certaine démence. Au pays, c’est l’itinéraire de ces nombreux maghrébins, arrivés en France, dans un pays inconnu, au début des années soixante. Ils ne sont pas français et ne le revendiquent nullement. Ils ne comprennent pas les jeunes qui se révoltent en brulant tout. Ils souffrent silencieusement loin de chez eux, s’appliquant sans relâche à leurs tâches quotidiennes. Ils ne veulent pas heurter la sensibilité et la bienveillance de « la Lafrance », alors ils se font discrets, s’effacent, deviennent des ombres, doutent, s’interrogent. Pourquoi leurs enfants ne veulent-ils pas leur ressembler, pourquoi les abandonnent-ils comme le font les Françaouis ? De leur temps, les enfants aidaient leur père, vivaient avec eux dans la maison commune, dans le village. Ils les respectaient, les aimaient, même si on ne le disait jamais. Les sentiments sont tus, intérieurs, enchâssés dans le cœur. Leurs enfants ne sont pas comme eux, ils ne sont pas immigrés, ils sont français, est-ce là, la raison de leur éloignement, de leur incompréhension ? Ils sont ailleurs, oui mais ils les aiment, simplement, d’une façon différente de celle qu’ils espéraient. Et chez Mohamed, cette méconnaissance entrainera une réaction inattendue, disproportionnée.Dans un roman au rythme crescendo, Mohamed se fissure, se liquéfie au fil des fractures morales qui jalonneront son chemin. Ses faiblesses rejailliront, des pans de sa vie s’écrouleront. C’est un bon père, un être tranquille avec qui l’on s’attablerait volontiers autour d’un thé à la menthe, où d’une partie endiablée de domino en devisant du pays. Mohamed, ce pourrait être n’importe qui, n’importe quel étranger. Mais le vide laissé par la retraite l’emplit de doutes, et Mohamed face à ces atermoiements espère et attend, tel Godot, que le temps passe et fasse son œuvre.Comme toujours, Tahar Ben Jelloun nous livre un portrait sur mesure, finement sculpté, celui d’un homme en quête de son identité, de ses repères, dont la condition est étroitement liée à son destin et à son Histoire. Un personnage attachant, empathique qu’on aimerait pouvoir aider, avec qui on se met à rêver d’un retour au pays, dans sa maison, cette « maison du bonheur, de la paix et de l’harmonie» (page 129). Tahar Ben Jelloun n’a pas son pareil pour nous conter de fabuleuses histoires et nous ouvrir l’esprit sur un autre monde. PM

Pasdel
13/06/13
 

Un récit sobre et simple sur un sujet compliqué et des sentiments complexes. Malheureusement la construction du récit est assez décousue dans les deux premiers tiers du livre qui ressemblent plutôt à une énumération de faits et anecdotes sur toile de fond d'un futur départ à la retraite. La dernière partie du roman est quant à elle davantage claire car au rythme du temps qui passe.Je m'attendais également à davantage de psychologie et d'élévation dans le récit.J'ai donc été déçue sur quelques points mais la lecture est restée agréable et a suscité une certaine réflexion sur le sujet. Maylany

Maylany
25/09/11
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.24 kg

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