Au sud de la frontiere a l'ouest du soleil

MURAKAMI, HARUKI

EDITEUR : BELFOND
DATE DE PARUTION : 23/01/02
LES NOTES :

à partir de
12,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Quatrième de couverture Célébré dès les années quatre-vingt comme une pop star littéraire au Japon, considéré comme l'un des plus grands noms de la littérature japonaise contemporaine, Haruki Murakami est devenu un auteur culte dans le monde entier. En tissant le destin d'un homme désenchanté pris dans les rets d'une étrange passion, il signe un roman plus intimiste, une oeuvre de maturité. À douze ans, Hajime rencontre Shimamoto-san, sa petite voisine. Avec elle, il découvre la musique, les sourires complices, les premiers frissons sensuels... Et puis
celle-ci déménage, laissant à son ami le goût amer de l'abandon. Lorsque, trente ans plus tard, elle réapparaît, Hajime, rongé par le désir et la nostalgie, est envoûté par cette femme énigmatique, reflet de ses rêves perdus. Mais sous les traits délicats du visage de Shimamoto-san se cachent la souffrance, la folie et la destruction. Conte moderne dont émane un érotisme discret mais obsédant, ce roman, servi par une écriture d'une formidable densité, entraîne le lecteur au coeur des contradictions de héros en quête d'un inaccessible absolu.
15 personnes en parlent

Etre enfant unique dans la société japonaise des années 60 vous différencie des autres enfants. Vous êtes étiqueté comme solitaire et égoïste. Alors quand on rencontre un autre enfant unique, un rapprochement s'opère automatiquement. On se comprend, on s'apprécie. Hajime et Shimamoto-san sont deux enfants uniques. Leur rencontre à douze ans va illuminer leur morne enfance d'une douce complicité.Longtemps après le déménagement d'Hajime et leur séparation, ces deux êtres continueront à penser l'un à l'autre. Devenu homme, Hajime reste profondément marqué par cet amour de jeunesse. Le souvenir de Shimamoto-san l'empêche de vivre pleinement ses expériences amoureuses. Peut-il apprendre à vivre sans elle ou doit-il la retrouver ?Au sud de la frontière à l'ouest du soleil nous raconte le drame de deux êtres qui s'aiment et que la vie a séparés. Murakami a choisi de centrer son intrigue sur Hajime. On va suivre la vie de celui-ci, ses réussites, ses échecs, ses amours et ses hontes.Hajime y est décrit comme profondément humain. Ce n'est pas un héros romantique mais un homme qui se découvre avec ses qualités mais également ses défauts. On s'attache rapidement à ce personnage profondément sympathique, tiraillé entre ses pulsions et sa conscience.Il me semble que j’ai toujours essayé d’être quelqu’un d’autre. Il me semble que j’ai toujours voulu aller vers des gens et des lieux nouveaux et différents, pour m’inventer une vie nouvelle, devenir un être au caractère différent. (…) Mais pour finir, je ne suis arrivé nulle part. Je suis demeuré moi-même. Mes défauts restaient irrémédiablement les mêmes. Les paysages avaient beau changer, les échos, les voix différer autour de moi, je n’étais toujours rien d’autre qu’un être humain imparfait. En se concentrant sur Hajime, l'auteur laisse dans l'ombre bon nombre d'informations. Il renforce par là-même l'implication émotionnelle du lecteur vis-à-vis de son héros, jouant sur nos frustrations de ne rien connaitre du destin de Shimamoto-san ou d'Izumi, frustrations d'autant plus grandes qu'il nous laisse au bout de notre lecture sur une fin très ouverte. J'ai aimé l'utilisation que fait Haruki Murakami de la musique. Cette musique, comme dans 1Q84, est plus qu'un élément d'atmosphère, elle est presque un personnage à part entière. Comme la bande originale d'un film, elle contribue à magnifier les sensations qu'on éprouve.En écoutant cette mélodie belle et légère, je me rappelais toujours cette période de ma vie. On ne peut pas dire que j'étais très heureux alors. Pourtant, le souvenir de cette époque m'emplissait de nostalgie. j'étais plus jeune, plus affamé, plus solitaire que maintenant. Mais j'étais vraiment moi-même. A cette époque, je ressentais en profondeur chaque note de musique que j'écoutais, chaque ligne des livres que je lisais, comme si elles pénétraient intimement en moi.Pour conclure, Au sud de la frontière à l'ouest du soleil est un livre beau et émouvant. Un amour impossible magnifiquement écrit qui ne laissera personne indifférent.Note : 8/10 Les Mondes Imaginaires

mondesimaginaires
12/02/13
 

Hajime et Shimamoto-San se sont plus dès l'école primaire. Enfants uniques tous les deux, ils se complètent parfaitement. Au Japon, être un enfant unique revient souvent à dire qu'on est "un être incomplet". Or, nos deux personnages considèrent ce statut comme une chance et peut-être une plus grande aptitude à affronter la solitude.Les années passent, l'adolescence et les déménagements font que les deux amis se perdent de vue. Mais Hajime, malgré sa relation avec Izumi, n'a de cesse de penser à la grande absente de son cœur: "peut-être avions nous tous les deux consciences d'être encore fragmentaires; nous commencions à peine à sentir les prémices d'une réalité nouvelle qui nous comblerait et ferait de nous des êtres achevés."Le temps qui passe devient alors le troisième personnage de ces "star-crossed lovers". Hajime dit: "ces douze années je les passai dans la solitude, le silence et le désespoir. Ce furent des années glacées, au cours desquelles je ne rencontrai pratiquement personne qui me paraisse en accord avec mon cœur."Trentenaire, notre héros se marie et devient père. Homme d'affaires florissant, patron de deux bars à jazz, il croise une nouvelle fois la route de Shimamoto-San. La complicité de l'enfance revient....On sent tout de suite que ces deux êtres sont faits pour être ensemble, mais le destin en a voulu autrement. De la vie de la jeune femme, on ne sait rien, sauf le chagrin d'avoir perdu un nouveau-né, et son amour intact pour Hajime. Ces "deux êtres incomplets" sont devenus "complets et aboutis". Or, Hajime est-il prêt à tout plaquer pour suivre Shimamoto-San? De plus, cette dernière a la fâcheuse habitude d'apparaître puis de disparaître régulièrement....Ce roman a de nombreux points communs avec "la ballade de l'impossible" et le traitement du sentiment amoureux. les pages transpirent de sensualité et de nostalgie. Le questionnement du temps est très important: l'impossibilité de retour en arrière, le destin préétabli sont autant de thèmes traités. "Avec le temps, de nombreuses chose se figent comme du plâtre dans un seau, et on ne peut plus retourner en arrière. Le "toi" que tu es maintenant est solidifié comme du ciment, et tu ne peux pas être autre que ce que tu es, aujourd'hui."La tromperie, la douleur, le rêve et la réalité, autant de sujets chers à l'auteur...Les passages oniriques sont beaucoup moins marqués que dans d'autres romans. Izumi, personnage secondaire a pourtant, à mon avis, le mot de la fin. Elle est l'incarnation même que toutes nos actions antérieures laissent des traces indélébiles dans le cœur des protagonistes.Le tout, bercé par la musique de Nat King Cole et de Duke Ellington.... vivi

vivicroqueusedelivres
02/05/12
 

J'ai été un peu choqué par ce roman. Bon le mot est fort quand même. Je n'étais pas vraiment choquée mais pas loin. Disons que c'est un roman axée adulte & comme je suis habituée à la littérature jeunesse ça m'a fait bizarre.. Ce n'est pas l'histoire en elle-même qui m'a choquée car je l'ai trouvé, au final, très belle & touchante. Ce sont plutôt certains détails..Le narrateur est Hajime, il nous raconte sa vie, du début de son adolescence à ses quarante ans (plus ou moins). Tout commence quand il rencontre Shimamoto-san, quand ils avaient douze ans. Le début de l'adolescence donc premiers émois sexuels. On le suit à travers tous ses amours, à tous les âges. Il finit par se marier avec Yukiko & fonder sa famille peu de temps après l'avoir rencontrer. Mais malgré toutes ses aventures, il n'a jamais pu oublier Shimamoto-san, son premier amour. Puis, le destin la mise à nouveau sur sa route & depuis tout a changé dans sa vie, il ne sait plus vraiment quoi faire ni comment réagir.Il dévoile tout : ses sentiments, ses envies, ses doutes, ses peurs.. Rien n'est caché & pour les passages où il y a du sexe, c'est pareil. J'ai d'abord pensé que c'était exagéré, qu'on n'avait pas besoin de connaître autant de détails mais je me suis dit que je n'étais pas assez ouverte, peut-être.. Au fil des pages, tout devient touchant, car cet amour est unique, indestructible & terriblement triste. Puis, les détails sur toute sa vie, deviennent moins choquant, limite indispensable pour comprendre ce qu'il ressent vraiment.Hajime m'a parut peu intéressant comme personnage.. Ses conversations, son caractère.. Rien de spécialement attirant. Néanmoins, Shimamoto-san est très mystérieuse, ce qui nous pousse à en savoir plus, surtout à la fin.C'est la première fois que je lis de la littérature japonaise & j'avoue, sans ce challenge, je n'aurai jamais pu lire ce livre. C'était une bonne lecture, remplie d'émotions. Je ne connais pas du tout l'auteur mais j'aime assez son style, il sait faire passer les émotions & plus on se rapproche de la fin, plus elles sont intenses.

gr3nouille2010
24/01/12
 

J'ai éprouvé à la lecture de ce roman un vague malaise. Peut-être en souvenir de ces années collège / lycée où j'avais l'impression parfois moi aussi de vivre à côté de moi-même. J'ai été également très touchée par cette déchirure qui suit Hajime jusqu'à ces retrouvailles avec Shimamoto-San. Même si cette nouvelle rencontre le remplit de doutes, de remords vis à vis de sa famille, elle comble un très grand vide. Et Murakami sait avec talent retranscrire ce sentiment. Une écriture sobre, posée, parfois froide, qui décuple encore plus la violence des émotions éprouvées.

floaimelesmots
18/08/11
 

C’est encore une très belle histoire d’amour que nous raconte Murakami. C'est écrit dans une langue fluide, claire, pleine de sensibilité. Les états d’âme de l’enfance et le passage difficile de l’adolescence, est particulièrement bien évoqué. Ce qui sépare le jeune garçon de son amie, alors qu’ils ont 12 ans, c’est bien le sentiment de devenir autre et que cet autre soit rejeté par la personne qui lui est la plus précieuse. La perte de son amie créera chez lui pendant des années un indicible sentiment de vacuité, parce que rien ne lui semble pouvoir remplacer ce lien. Quand il la retrouve, 25 ans plus tard, peu lui importe la femme qu’elle est devenue : il est persuadé d’avoir enfin retrouvé ce qui lui a manqué pendant des années. C'est un magnifique roman empreint de Nostalgie, voire de mélancolie. laurence

laurence
16/11/10
 

Qui n'a jamais éprouvé la nostalgie à l'égard du premier amour perdu? Pour Hajime, père de famille heureux et homme d'affaire brillant, ce premier amour s'appelle Shimamoto. Sa réapparition va chambouler les acquis de toute une vie...Une romance douce et cruelle, racontée dans un style épuré et poétique. Magnifique!

Mokona
15/11/10
 

Murakami a toujours eu une place dans mon panthéon d'écrivains nippons. Cela se confirme une fois de plus avec Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, une romance douce-amère sur un amour impossible et le temps qui passe. Les deux protagonistes sont Hajime, trentenaire propriétaire de clubs de jazz (comme l'auteur avant de devenir écrivain) qui mène une vie sans histoires, et Shimamoto-san, une jeune femme boiteuse qu'il connaissait lorsqu'il avait douze ans. Ils s'étaient rapprochés grâce à leur statut d'enfant unique. Lorsqu'ils se rencontrent à nouveau, leurs vies sont déjà tracées et ils ne peuvent plus revenir en arrière. Le lecteur se plonge dans l'intimité de Hajime, qui hésite à abandonner son quotidien pour assouvir sa passion de jeunesse. Murakami décrit son univers avec bienveillance et mélancolie. Pour le lecteur, c'est un régal : on se sent bercé par son style inimitable et ses histoires empreintes d'une douce nostalgie. A lire et à relire.

Shirayukihime
11/12/14
 

Ce livre, je devais le lire pour mon cours de culture général. Honnêtement, je n'aurais jamais cru qu'il me plairait mais cela a été le cas ! Au début, je peux vous dire que j'ai mis du temps à entrer dans le livre. En effet, pendant plusieurs chapitres, nous découvrons Hajime, le personnage principal qui balaye rapidement sa vie : son enfance, son adolescence, puis, sa vie adulte jusqu'à ses 35 ans environ. Jusque là, je ne trouvais rien de passionnant car comme le personnage est très indépendant et n'entre pas en détail dans sa vie, je n'ai pas réussi à m'y identifier ni à m'y attacher !Il semble juste lui manquer quelque chose depuis qu'il s'est séparé de Shimamoto-San lors de son déménagement à 12 ans. Pourtant, il va la retrouver et ils vont vivre une relation particulière !Shimamoto-San m'a beaucoup intrigué car elle s'entoure d'un mystère permanent car on ne sait rien de sa vie actuelle. Pendant un moment, j'ai été très intrigué, puis arrivé à la fin, j'ai été vraiment frustré car on apprend vraiment rien de plus sur elle ! Par ailleurs, avec une telle fin, je me suis même demandé si Hajime ne l'avait pas imaginé ! J'ai vraiment horreur des fins comme celle-ci où l'on ne sait pas vraiment ce que deviennent les personnages ! L'écriture de l'auteur est, quant à elle, très belle, elle apporte calme et sérénité. J'ai beaucoup apprécié ! D'ailleurs, je pense que c'est ce que j'ai le plus aimé dans ce livre ! Pour conclure, c'est un livre intéressant et très bien écrit mais sans plus ! Mais je n'ai pas vraiment été transporté par l'histoire car si certains personnages m'ont intrigué, ils ne m'ont, cependant, pas passionné !

chachoufantasy
19/10/14
 

Bon, me voilà bien embêté pour parler de mon premier Haruki Murakami. Mitigé ? Dubitatif ? Perplexe ? Un peu tout cela, ce qui me paraît normal, puisque en gros, tous ces mots ont le même sens. La première partie (les 70 premières pages) qui décrit la vie de Hajime, monotone, ennuyeuse est tellement bien faite que moi-même je m'y suis profondément ennuyé. Quel talent H. Murakami ! Faire ressentir à ce point à ses lecteurs ce qu'il tente de décrire ; du grand art ! En fait, je me demande à quoi servent ces pages : elles sont inodores, incolores, sans saveur. Heureusement la suite sans s'emballer, est plus intéressante : Hajime dont on peut dire qu'il a réussi ne parvient pas à vraiment vivre dans le présent se remémorant sans cesse les moments passés avec Shimamoto-san et avec Izumi, sa première petite amie qu'il a dû quitter précipitamment. Il a quelques coups de cafard, de questionnements qui l'empêchent d'avancer :"Je n'avais pas envie de retourner chez moi. Je téléphonai à ma femme, lui dis que j'avais encore des affaires à régler et que je rentrerais plus tard que d'habitude. J'éteignis toutes les lumières et continuai à boire du whisky dans le noir. Je le bus sec, c'était trop compliqué d'aller chercher des glaçons." (p.85)Entre tergiversations, questionnements, apitoiements, Hajime n'avance pas et moi non plus qui reste planté dans ce livre avec la sensation de lire des mots qui s'enchaînent en faisant des phrases (c'est le but d'un livre me direz-vous) que je ne comprends pas ou plutôt auxquelles je ne trouve qu'un intérêt très limité. Je ne peux pas dire non plus que l'écriture m'aie scotché. Très simple, ni désagréable ni enthousiasmante, neutre quoi ! Quelques scènes un peu chaudes (gentiment, rien de grivois ou de vulgaire, neutralité oblige !) pour finir d'emballer le lecteur ou la lectrice et hop, le tour est joué.Je ne doute pas que ce livre ait trouvé nombre d'amateurs (trices) tant j'entends parler de cet auteur depuis un moment. Son éditeur ne dit-il pas de lui que c'est "une pop-star littéraire au Japon", et qu'il "est devenu un auteur culte dans le monde entier." (4ème de couverture) ? Ça y est les gros mots sont lâchés : "auteur culte", ce qui personnellement me ferait plutôt fuir. De fait, si j'ai lu ce roman, c'est dans le cadre du club de lecture de la Bibliothèque Municipale dont le prochain thème est la littérature asiatique. Sans cela, je ne sais pas si j'aurais ouvert les pages de ce bouquin, qui, sans être inintéressant est bien trop dilué, avec de longues répétitions. Peut-être H. Murakami aurait-il dû en faire une nouvelle ? Enfin, c'est juste un conseil ! Mais je doute d'avoir un jour un remerciement de l'auteur ! Quelle ingratitude ces "pop-stars", ces "auteurs cultes" ! Yv

Lyvres
22/03/14
 

Hajime est enfant unique et se sent différent de ses camarades jusqu’à ce qu’il croise, à six ans, le chemin de Shimamoto-san, enfant unique comme lui. Désormais sa vie prend un sens, il ne rentre plus tout seul de l’école, il n’écoute plus de la musique tout seul… Mais les enfants sont séparés à l’entrée au collège. Hajime déménage et perd de vue petit à petit son amie. Cependant, il ne parvient pas à l’oublier.Hajime grandit, rencontre des filles. Il vivra une jolie histoire avec la jeune Izumi mais la fera terriblement souffrir en la trompant avec sa cousine. Jusqu’à 30 ans, sa vie n’a pas de saveur. Il se lève tous les matins pour travailler comme correcteur pour un éditeur de livres scolaires sans trop savoir pourquoi. Jusqu’au jour où il croit apercevoir Shimamoto dans la rue. De dos, le femme a exactement la même démarche, elle boite légèrement, tout à fait comme la petite fille qu’il a connue. Il décide de la suivre mais ne parvient pas à voir son visage. Au moment où il s’apprête à l’interpeller, un homme le saisit par le bras et l’emmène avec lui…Quelques temps plus tard, il tombe amoureux de Yukiko, se marie et devient père de deux enfants. Grâce à son beau-père, il a pu créer deux clubs de jazz, gagne bien sa vie et est heureux. Un jour, alors qu’il se rapproche de la quarantaine, Shimamoto-san resurgit du passé et va venir bouleverser l’équilibre de vie de Hajime.Joli roman d’amour de Murakami qui introduit quelques éléments de biographie (lui aussi a été gérant de club de jazz). On reconnaît bien le style du japonais qui mêle parfaitement le rêve et la réalité grâce à des images d’une poésie rare et plonge son lecteur dans une ambiance que lui seul sait créer. Le roman pose les questions de l’amour et de la relation à l’autre : ne peut-on être vraiment amoureux qu’une seule fois dans sa vie ? Comment vivre avec la certitude que l’être qui est fait pour vous ne partagera jamais votre vie ? Comment vivre avec quelqu’un, l’aimer, et savoir qu’ailleurs existe l’être qui vous est réellement destiné ? Un bien joli moment de lecture.

Naurile
15/11/13
 

Je viens de découvrir une nouvelle facette de Murakami. Il a réussi à me faire lire un livre d'amour. Mais c'est plutôt un livre sur la recherche de celui ou celle qu'on a croisé quelques instants, quelques mois, et qui a laissé une trace dans notre vie et qu'on cherche à retrouver : cette personne qui a fait partie de nous-même et qui a laissé un vide, créé un manque.Hajime a rencontré Shimamoto-San à l'école primaire. Ils se sont plus, ont connu ce besoin d'être ensemble, de partager tout y compris les silences, puis la vie les a séparé. Après d'autres aventures, il s'est marié avec une femme qu'il aime; mais il connait, comme son amie d'enfance toujours ce manque, certes non obsédant mais présent quand même. La vie leur permet de se retrouver par hasardThème classique du roman d'amour, mais écrit sans cette mièvrerie que je reproche à ce type de littérature. Murakami a su décrire ce manque de "l'être idéal" que l'on a laissé passé, laissé partir, que l'on a croisé, cette recherche hors de notre cadre de vie, "au sud de la frontière" ou à "l'ouest du soleil". En fait je pense que Murakami a pris le sentiment amoureux pour décrire la quête de l'homme d'un idéal absolu. Au delà d'un livre d'amour banal, ce livre est à mon avis un livre de réflexion et de questionnement sur le destin, le temps, l'impossible retour en arrière, mais aussi le rêve, "l'avidité d'autre chose", la recherche du "merveilleux" ....sur fonds de la musique de Nat King Cole JPV

JPV11
15/07/13
 

Mon préféré (pour l'instant!) des Murakami, sans doute pou sa fraicheur, sa poésie et son univers envoutant en diable!Hajime à 37 ans, il a en apparence, réussit sa vie, affective et professionnelle Malgré tout il se sent vide. Et il comprend pourquoi lorsqu'un soir de pluie Shimamoto-san lui rend visite dans son bar. Shimamoto-san, c'est la petite fille qu'il a aimé et qui était sa meilleure amie lorsqu'ils avaient 12 ans. Il ne l'a jamais oublié.L'auteur, Murakami, raconte ces émouvantes retrouvailles avec un amour de jeunesse et transforme une histoire "déjà vue" en un texte poétique à l 'écriture évocatrice et ciselée, avec une esthétique à la façon "In the mood for love".Il nous offre une réflexion sur le temps qui passe , le destin Un roman à l'écriture romantique et mélancolique qui déborde d'amour (sensuel et charnel) et qui nous décrit cette quête de l'amour absolu.

dvan
26/01/13
 

J’ai des sentiments très divers au sujet de ce livre. On y trouve des scènes, des formules, fades, sans charme, limites mauvaises. On y trouve aussi une ambiance prenante, qui nous invite dans un univers. L’histoire est à la fois très sensuelle mais aussi parfois très froide, bizarre. Murakami souffle le chaud et le froid et cela m’a souvent mise mal à l’aise. On se demande où il veut en venir avec ce héros pas particulièrement sympathique, égoïste et sans attrait. Pourtant, on se laisse prendre par la main, on fait confiance et on hésite sans cesse entre déception et fascination. On se laisse entraîner sur des chemins tortueux, dans un Japon parfois déroutant. On espère. On piaffe d’impatience. La majeure partie du roman m’a paru franchement pas terrible. Finalement, c’est un beau roman symbolique (et le titre en est une superbe illustration) où le narrateur interroge la réalité de certains faits, notamment le jour où il n’a plus la preuve d’un événement précis, mais aussi de l’existence elle-même. Globalement, le dernier quart est très réussi. C’est un roman bizarre que je ne pense pas oublier de sitôt.

mycupoftea
10/09/12

En ouvrant ce roman, j'espérais retrouver ce qui m'avait plu dans ma découverte de Haruki Murakami, avec La Course au mouton sauvage. Mauvaise pioche : ici, on est bien loin de l'esprit loufoque que j'avais adoré alors, et je n'ai pas non plus retrouvé les particularités du style que j'avais aimées. Dans Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, je n'ai rien remarqué de spécial dans la façon d'écrire. Les phrases sont classiquement construites, équilibrées ; sans tape-à-l'oeil inutile, elles sont cependant raffinées et élégantes, à l'image du narrateur au moment où il nous raconte l'histoire, alors qu'il a monté deux ou trois bars-restaurants d'ambiance où l'on peut écouter du jazz et qui connaissent un franc succès. Notre narrateur, donc, est en même temps le héros du roman : né au cours de la première semaine du premier mois de la première année de la seconde moitié du XXe siècle, il a été nommé Hajime, ce qui signifie "commencement". Mais dans sa famille, le commencement fut aussi d'une certaine manière la fin, puisque Hajime est fils unique ; pour d'aucuns, cela n'aurait pas tellement d'importance, mais notre héros, lui, y voit un aspect fondamental de sa personnalité, quelque chose qui l'écarte des "autres", qui fait que personne ne peut le comprendre qui ne soit aussi fils ou fille unique. Une relation l'a d'ailleurs fortement marqué alors qu'il était enfant : la fréquentation de Shimamoto, une petite fille boîteuse n'ayant, comme lui, ni frère ni soeur. Les deux enfants avaient été éloignés l'un de l'autre à l'orée de leur adolescence par les aléas de la vie ; le roman raconte le bouleversement que produit la réapparition soudaine de Shimamoto dans la vie bien rangée de Hajime.Je me rends compte que, dit comme ça, le roman peut avoir l'air palpitant alors qu'il ne l'est pas du tout. Ça ne veut pas dire non plus qu'on s'ennuie, mais simplement qu'on est là dans cet entre-deux qui caractérise si souvent (à mes yeux du moins) la littérature japonaise. Dans ce roman-ci, le flou et l'incertitude proviennent en grande partie du personnage de Shimamoto-san. Hajime lui-même se demande à plusieurs reprises au cours du roman si elle existe réellement ou si elle n'est que le fruit de son imagination (et nous avec lui, parfois!). D'ailleurs, j'ai trouvé un peu "facile" de la part de Murakami de nous livrer çà et là quelques éléments sans grande importance et qui ne nous permettaient pas de déduire quoi que ce soit quant au passé ou à la situation de Shimamoto-san. En même temps, à la réflexion, je dois admettre qu'Hajime n'en sait pas plus que nous ; du coup, ça aide à comprendre qu'il perde un peu les pédales, le pauvre homme.Du coup, difficile de dire de quoi parle le livre, ni comment ça se finit... On n'a pas de réponses à la fin : on n'aura fait qu'accompagner Hajime dans un étrange épisode de sa vie sans avoir l'explication non plus de ce curieux événement qui s'était produit alors qu'il était jeune (un inconnu lui avait remis une enveloppe pleine d'argent dans la rue en lui demandant de "ne rien dire" sur il ne savait quoi ; des années plus tard, elle avait mystérieusement disparu). On ne saura pas trop non plus pourquoi le personnage d'Izumi (la première petite amie de Hajime, alors qu'il était adolescent) se voit accorder une telle importance dans le roman (elle aussi réapparaîtra, d'ailleurs, et elle aussi de manière assez spectrale). Je pressens qu'il doit y avoir un sens bien précis à donner à ce personnage et à ce qu'il est devenu suite à l'échec de sa relation avec Hajime, mais j'avoue que cela m'échappe...Donc, certes, à la fin du livre on aura bien compris le point de vue du (très raisonnable et très responsable) narrateur (et en cela, le roman est très réussi), mais en tant que lecteur, cette posture est quand même sacrément frustrante!Ma conclusion sera donc simple : il m'est fort difficile de conseiller ce roman hors contexte. Si vous aimez les nuances japonaises et ne pas tout comprendre, alors allez-y. Sinon... lisez autre chose! :)P.S. : le titre du roman est en partie inspiré d'une chanson que Hajime et Shimamoto écoutaient alors qu'ils étaient enfants, South of the Border, interprétée par Nat King Cole. La voici interprétée par Gene Autry... (La partie "à l'ouest du soleil" est issue, il me semble, d'une réflexion de Shimamoto-san dont je ne me rappelle malheureusement plus la teneur...) Lucile de La Mer à Lire

LAmerAlire
08/03/12
 

« Haruki Murakami est un écrivain extraordinaire et comme je vous envie si vous ne l’avez pas encore lu... Ses livres sont troublants, intelligents et extrêmement sensuels. Celui-ci est court mais c’est l’un des plus denses, il raconte les retrouvailles d’un homme et d’une femme qui se sont connus quand ils étaient enfants. Aujourd’hui l’homme semble heureux et bien établi – marié, père de famille, chef d’entreprise – mais toute cette belle carapace sociale vole en éclats à la seconde même où il retrouve son amour d’enfance. Les scènes de sexe sont très crues et très belles et la dernière phrase est inoubliable. » -Anna Gavalda-

un flyer
03/12/10

Format

  • Hauteur : 22.70 cm
  • Largeur : 14.50 cm
  • Poids : 0.35 kg
  • Langage original : JAPONAIS
  • Traducteur : CORINNE ATLAN

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