Aujourd'hui

FELLOUS, COLETTE

livre aujourd'hui
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 13/01/05
LES NOTES :

à partir de
12,70 €

SYNOPSIS :

«Ce sont des jours que je voudrais inviter aujourd'hui dans ce roman. Ils sont restés accrochés dans les branches, parmi les autres. Je sais qu'à chaque fois que quelqu'un naît, à la seconde même, tous les jours qu'il vivra viennent se présenter à lui. Ils guettent sa respiration, ils l'honorent, lui souhaitent la bienvenue. Ils restent un moment à voleter dans la chambre, et fouaf, ils disparaissent, dans un bruissement de papillons. Et très lentement, heure par heure, ils reviennent, l'un après l'autre, comme s'ils étaient des étrangers,
comme s'ils étaient tout neufs. Je voudrais à mon tour les honorer, entrez, entrez, il y a encore de la place, je vous reconnais. Ces jours portent en eux la même interrogation, le même scénario inexpliqué. Quelque chose d'un arrachement, d'une absence mais aussi d'une vraie joie d'exister. Et si je les reconnais si vite, c'est qu'ils me poursuivent, ne me laissent jamais en paix, ils se cachent dans ma voix et dans mes nuits. Leur agencement ne relève que du hasard, du jeu, de l'aléatoire, du plaisir.» Colette Fellous.
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L'auteur revient sur des événements marquants de sa vie autour de la Guerre des Six jours qui va bouleverser son existence en l'obligeant à quitter Tunis, où elle est née, pour Paris. Par petites touches, accompagnant ses propos de quelques photos, dont certaines personnelles, elle retrouve ses émotions et nous les fait partager. La nostalgie chez Fellous a un goût de sensualité. L'écriture est fluide, poétique, ciselée. Tout semble couler de source comme si Fellous écrivait comme elle respire.

mycupoftea
18/09/12
 

"Plus d'imparfait, plus de passé, regarder les verbes dans leur présent quand ils tournent, jaillissent, se dispersent et disparaissent, éclaboussures du monde, vitesse des atomes, semences infinies, terrasses ouvertes sur le ciel, chansons des hirondelles."Je l'ai dit dans un commentaire : "Colette quitte la terre au travers des mots, s'envole, lyrique, mais surtout simple, goûte aux nuages, aux atomes du ciel, au soleil, croque dans ce temps si précieux pour n'en perdre aucune virgule, et redescend vite vite avec les hirondelles pour nous dire, au creux des pages, tous ces instants qu'elle vole au sommeil, ces rayons qu'elle vole à l'astre suprême."J'ajoute : Elle prend son envol, le temps suspend le sien, vers le ciel dont elle n'a jamais su prononcé le nom. "Le ciel, je n'ai jamais su prononcer son nom, mais peu à peu j'ai appris à y poser mes yeux, longtemps, sans effort, sans bouger ls paupières, jusqu'aux larmes, jusqu'à peupler le calme. Le regarder, c'était déjà le nommer." L'auteure nous livre quelques souvenirs intemporels, qui se confondent dans l'aujourd'hui des instants. Elle nous parle du conflit israëlo-palestinien du dedans, de l'intérieur de l'appartement, de ces regards haineux qu'elle apercevait de sa fenêtre : "dehors c'est la guerre et je n'ai plus de forces du tout. Les mots se sont cassés sous mes yeux." Elle rend hommage à ce père si dévoué qu'elle dit avoir tué, tué en écrivant, en aimant. Son père mort de fatigue. Et à sa mère, sa Bice, qui un jour lui raconta sa nuit de noces. Confidence pudique.Les mots sont vivants, se cassent, le temps se dilate, se disperse, éclate, se rassemble, se mélange, le temps se distend, se confond, s'interrompt, puis repart. Tourbillon des minutes, tempête des jours, voyage des années. Seules restent les sensations, immobiles, immuables. Intactes. "Quelque chose de très grand devait m'arriver et je l'attendais. C'était avec cette phrase que je me déplaçais dans le temps, que j'allais au bout du jour, que je franchissais les saisons, que je supportais le périmètre de ma vie."Colette fait tout cela par devoir, elle se sent "responsable de tout", elle "n'en [peut] plus, [elle a] mal aux yeux, [elle ] ne [veut] plus recevoir les choses en vrac comme ça, qui arrivent de partout." Alors elle écrit, elle récupère les souvenirs qui se sont accrochés aux branches de son arbre. Elle tente de soulager le tronc devenu plus fragile. Jusqu'à ce qu'aujourd'hui ne soit plus, qu'elle s'interdise d'écrire au-delà de ce jour.. Poésie du jour, éternité de l'instant...

absolu
08/03/09
 

La narratrice a décidé de prendre son temps, assise à sa table jaune, laissant les souvenirs guider sa plume, des moments précieux lui revenir en toute intimité, par vagues de douceur. Colette Fellous se rappelle ses 17 ans, en Tunisie, dans une grande maison blanche. A la veille de passer son Bac, elle se réveille et entend les cris et les tirs dans la rue, c'est le début d'une émeute, nous sommes en 1967. Suite à ces évènements, toute la famille de Colette va partir en France et s'y installer, un peu sous la loi du silence, de la soumission, de la passivité, comme pour son père. Quelques chapitres sont consacrés à la disparition de celui-ci, des moments forts et émouvants, qui s'accompagnent avec la parution d'un premier roman, l'entrée en écriture de la jeune fille. "Aujourd'hui" se veut un texte à fleur de peau, où la langue est belle, merveilleuse et auréolée d'une poésie raffinée. On y respire les odeurs de mimosa, on y goûte le thé à la menthe, le soleil, la nostalgie, et même quelques notes de Dalida et Jane Birkin... C'est magnifique !

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.28 kg

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