Aurelien

ARAGON, LOUIS

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 03/03/86
LES NOTES :

à partir de
10,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

« La seule chose qu'il aima d'elle tout de suite, ce fut la voix. Une voix de contralto chaude, profonde, nocturne. Aussi mystérieuse que les yeux de biche sous cette chevelure d'institutrice. Bérénice parlait avec une certaine lenteur. Avec de brusques emballements, vite réprimés qu'accompagnaient des lueurs dans les yeux comme des feux d'onyx. Puis soudain, il semblait,
très vite, que la jeune femme eût le sentiment de s'être trahie, les coins de sa bouche s'abaissaient, les lèvres devenaient tremblantes, enfin tout cela s'achevait par un sourire, et la phrase commencée s'interrompait, laissant à un geste gauche de la main le soin de terminer une pensée audacieuse, dont tout dans ce maintien s'excusait maintenant. »
2 personnes en parlent

Aurélien sort de la première Guerre Mondiale, mais paraît y être encore. Il vit sur ses rentes, sans but, passe de femmes en femmes, sans en aimer aucune. Il semble assez détaché du monde, jusqu’à l’arrivé de Bérénice dans sa vie. Bérénice vient de la campagne, elle débarque à Paris et découvre un peu la vie en ville. Si elle à un côté naïf, on sent aussi qu’elle a de l’esprit, elle réfléchit et garde sur les gens un regard parfois amusé. J’aurais aimé être plus souvent dans la tête de Bérénice, mais les fois où on y est, elle m’a plu. Aurélien va, d’abord, la trouver laide, faire peu attention à elle. Puis petit à petit les choses vont changer et un amour va naître entre eux.J’ai aimé cette histoire, parce que j’ai adoré l’écriture d’Aragon. Parfois un brin « moqueuse », on sent tout de même qu’il a un attachement pour ses personnages, surtout pour Aurélien et Bérénice. Le questionnement sur l’Amour m’a plu. Comment savoir si on aime, si l’autre nous aimes, les doutes, et également le bonheur d’être auprès de la personne qu’on aime. Le manque qu’elle laisse. Et pourtant entre Aurélien et Bérénice, il ne va pas se passer grand chose, mais en même temps, il va se passer beaucoup. Ils m’ont déchiré le cœur de par certaines de leurs décisions. Et en même temps j’avais souvent envie de les secouer. Bérénice m’énervait parfois, mais je l’aimais quand même. Dans un sens on la comprend, elle veut l’amour absolue d’Aurélien, qui avant elle passait de femmes en femmes.Aurélien et Bérénice sont entourés d’autres personnages. On entend parler de Picasso, de Cocteau, et d’autres dans ce livre. Ça parle des arts de cette époque, le dadaïsme, le surréalisme, il y a un regard un peu critique dessus. On voit également la vie après guerre de ceux qui y étaient, certains ne s’en sortent pas, on regrette presque la guerre par moment.Il y a également le cousin de Bérénice qui cherche simplement à avoir de l’argent pour être tranquille et qui à épousé sa femme juste pour ça. Je dois dire que je n’ai pas du tout aimé Edmond et son comportement, j’avais envie de lui mettre ma main dans la tronche. J’ai à peine plus apprécié Blanchette, car le chantage qu’elle fait subir à Bérénice est vraiment énervant, mais en même temps elle a pas une vie facile vu comme son mari la traite.Le livre se lit facilement, on ne voit pas les pages passer. J’ai souri plusieurs fois au cours de ma lecture, et j’ai été chamboulé également. J’avais vraiment envie que ça se termine bien, que tout s’arrange. La fin m’a pas mal chamboulé, elle est assez expéditive en plus.Dans tous les cas c’est un livre qui m’a pas mal touché et que j’ai aimé lire.

lasurvolte
05/10/16
 

"La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide."La première phrase de ce roman fleuve n'augure pas les meilleurs auspices de la future histoire d'amour entre Aurélien, rentier noceur, dont le principal trait de caractère se résume à: "il n'achevait rien, ni une pensée, ni une aventure. Le monde était pour lui pleins de digressions qui le menaient sans cesse à la dérive", et Bérénice dont le cousin dit que "c'est un diable dans le bénitier", une femme timide en quête de l'absolu. Au fur et à mesure de leurs rencontres dans le Paris mondain de 1923, Aurélien la trouvera de plus en plus jolie et tombera amoureux. Or, c'est un sentiment nouveau pour cet homme habitué aux passades d'un soir, trop soucieux de ne pas s'engager par goût de liberté. Mais, à la longue, il se rend compte que son siècle s'écrit en deux mots: "il y avait eu la guerre, il y avait Bérénice". Autour d'eux, gravitent des personnages tous aussi intéressants de par leur complexité psychologique. Aragon fait évoluer des personnages très soucieux du paraître au point de parfois en devenir ridicules, mais parfois profonds et malheureux une fois que les rideaux mondains sont tombés. Le lecteur suit la déliquescence du couple Blanchette-Edmond, les amours de Rose Melrose, actrice tragique en vue, les soirées mondaines de Mary Perseval et l'entrée en société de son jeune amant poète Paul Denis. Les gens se rencontrent dans les cafés, les ateliers de Picasso ou autres peintres plus obscurs, le jardin de Giverny chez Monet...Bref, c'est tout une ambiance qu'Aragon a su retranscrire, et son génie vient du fait qu'il a su raconter une très belle histoire d'amour entre deux êtres que tout sépare dans un contexte peu propice. Comme le résume Ambreuse, l'ami d'Aurélien: "les femmes avec lesquelles on couche, ce n'est pas grave. Le chiendent, ce sont celles avec lesquelles on ne couche pas." Ainsi, pour Bérénice, Aurélien est son absolu; Pour Aurélien, "Bérénice est son secret. La poésie de sa vie", c'est son chiendent. En conclusion, un superbe roman à lire d'urgence "pour ne pas mourir idiot"! vivi

vivicroqueusedelivres
12/05/12
 

Format

  • Hauteur : 10.50 cm
  • Largeur : 9.00 cm
  • Poids : 0.36 kg

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