Autobiographie d'une courgette

PARIS, GILLES

EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 11/03/03
LES NOTES :

à partir de
5,80 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

"Elle ressemble à une poupée de chiffon toute molle et ses yeux sont grands ouverts. Je pense aux films policiers où des tas de femmes se font tuer et après elles ressemblent à des tas de chiffons toutes molles et je me dis "c'est ça, j'ai tué maman."" Ainsi commence l'aventure d'Icare, alias Courgette, un petit garçon de neuf ans qui tue accidentellement sa mère alcoolique
d'un coup de revolver. Paradoxalement, la vie s'ouvre à lui après cette tragédie, et peut-être même un peu grâce à elle. Placé dans un foyer, il pose avec une naïveté touchante son regard d'enfant sur un monde qu'il découvre et qui ne l'effraie pas. De forts liens d'amitié se créent entre lui et ses camarades. Et puis surtout, il tombe amoureux de Camille...
25 personnes en parlent

Icare a neuf an. Il vit avec sa mère qui passe ses journées à boire de la bière devant la télévision depuis un accident de voiture qui l’a rendue invalide. Son père, quant à lui, est parti faire le tour du monde "avec une poule" quand il était encore tout petit. La vie d’Icare, surnommé Courgette, n’est pas rose : quand il n’est pas de corvée pour ravitailler sa mère en canettes il se fait taper dessus par cette dernière sans raison. Toutefois, Courgette parvient à surmonter ses malheurs sans se plaindre.Un jour, alors qu’il joue dans la chambre de sa mère, il trouve un revolver. Quelques minutes plus tard, il tue accidentellement sa mère qui voulait lui retirer l’arme des mains.Courgette est rapidement pris en charge par un gendarme, Raymond, qui le conduit dans un foyer. Là, il fera la connaissance d’autres enfants tout aussi perdus que lui.Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas là d’une véritable autobiographie ni même d’un roman autobiographique. Le livre est une fiction qui donne l’impression d’être une vraie autobiographie car l’auteur emploie un langage familier et enfantin. On se croirait réellement dans la tête d’un enfant de neuf ans. L’ouvrage n’est pas non plus une tragédie malgré ce que pourrait laisser supposer le résumé. Il s’agit bien plutôt d’une ode à l’optimisme. Le drame initial permettra au jeune héros de s’enrichir grâce à de nombreuses rencontres et de s’initier à l’amitié, à l’amour et au bonheur. L’auteur s’appuie sur la capacité des enfants à dédramatiser les aspects les plus sordides de l’existence pour livrer un récit d’une fraîcheur incroyable.Le seul petit bémol fut, pour moi, le fait de retrouver une syntaxe très proches de celle des élèves que je corrige en ce moment. Du coup, j’ai eu un peu de mal parfois à me remettre dans cette lecture après avoir terminé mes corrections… Mais ici, ce style est recherché et étudié et colle parfaitement avec le sujet.

Naurile
22/09/13
 

Quelle jolie surprise! Je suis vraiment tombée sous le charme de la naïveté et de l'innocence de Icare, alias Courgettte. Ce dernier vit avec une mère alcoolique et distante (voire cruelle) jusqu'au jour où un drame se produit alors que Icare joue avec le révolver trouvé dans la maison... Après la mort de sa mère, Courgette, 9 ans, est emmené dans un foyer d'accueil par Raymond, un gendarme qui se prendra d'affection pour l'enfant.Ce que j'ai aimé:- L'innocence et la "pureté" de Courgette. Un livre raconté par un enfant qui parle vraiment comme un enfant... Ça devient sérieusement dur à trouver! Je dois dire que j'ai trouvé ça surprenant au début car j'ai souvent l'impression que les enfants dans mes lectures habituelles s'expriment comme des prix nobels! Ici, il y a quelque chose de ressourçant... C'est bizarre de dire ça? C'est ce que j'ai ressenti pendant tout le bouquin, j'avais l'impression de planer et je n'avais aucune envie de sortir de la tête de Courgette qui nous fait voir le monde avec plein de couleur et de poésie.- Simon, Jujube, Camille, Alice et tous les autres... Les enfants vivant au foyer avec Courgette et ayant chacun une personnalité intéressante et un passé compliqué pour leurs petites épaules d'enfants. Ils sont incroyablement attachants et j'ai passé le bouquin à essayé de me faufiler entre les pages pour aller les protéger.- Raymond... Le gendarme attendrissant, avec sa moustache et son coeur gros comme l'Australie. Ses rapports avec Courgette sont toujours emprunts d'honnêteté et de douceur; ça m'a réellement touchée.- Grâce à son innocence, Icare voit le monde avec ses yeux d'enfants, avide de tout découvrir et tout comprendre. Sa perspicacité l'entraîne à avoir des réflexions tantôt drôles (surtout quand il essaie de comprendre des expressions de la langue française en les décortiquant mot à mot...), tantôt sombres, toujours avec une certaine philosophie." Et les grandes personnes c'est pareil. C'est plein de points d'interrogation sans réponses parce que tout ça reste enfermé dans la tête sans jamais sortir par la bouche. Après ça se lit sur les visages toutes ces questions jamais posées et c'est que du malheur ou de la tristesse.Les rides, c'est rien qu'une boîte à questions pas posées qui s'est remplie avec le temps qui s'en va."Ce que je n'ai pas aimé:- Pour le coup, l'auteur a peut-être par moment trop voulu faire parler Courgette comme un enfant. Parfois, ce dernier peut demander ce que signifie un mot ou avoir des réactions trop enfantines. Donc là 2 possibilités: Soit l'auteur Gilles Paris ne parle jamais à des enfants de 9 ans et n'a donc pas été informé qu'ils se prennent pour des mini-adultes Soit il est resté bloqué dans une faille temporel et pense que les enfants de 9 ans d'aujourd'hui sont les mêmes que ceux de la fin des années 80 (à la rigueur début 90)... Voilà.Tiens d'ailleurs vous en pensez quoi vous? On est d'accord que plus ça va, moins les enfants sont des enfants et plus on se dit que leur vie va être terrible non? Bon j'arrête avant de me mettre à parler comme ma mère.BREF J'ai passé un moment plein de douceur et j'en ressors un peu beaucoup à côté de mes pompes.A lire si: Vous aimez les romans traitant de l'enfance et ses découvertes OU le parcours d'un enfant en foyer vous intéresse. **A ne pas lire si:** Les romans initiatiques ne vous attirent pas OU si vous avez besoin de personnages vraiment "réalistes". Je ne dis pas que Courgette ne l'est pas; je pense simplement qu'il devrait plutôt avoir 6 ans que bientôt 10... Echos de Mots

EchosdeMots
15/11/15
 

Courgette a 9 ans et veut tuer le "ciel avec ses saloperies de nuages de nuages qui pissent que du malheur". D'ailleurs il préfère aller à l'école pour éviter de voir sa mère boire continuellement de la bière en ne parlant qu'à la télé, de l'entendre râler après le ciel et de recevoir la raclée du siècle même quand il ne fait pas de bêtises. Quant à son père, qui a la tête dans les nuages, il est parti faire le tour du monde avec la poule du voisin. Courgette n'a jamais compris pourquoi il a choisi une poule car c'est bête une poule. En un après-midi la vie de Courgette bascule. Un accident. Un stupide accident qui le rendra orphelin. Placé en maison d'accueil il va découvrir un nouveau monde. "Simon a dit "ça lui va bien, la puce, parce que les puces ça saute sur les gens et Pauline quand il y a un homme pas loin, elle est toujours prête à lui sauter dessus"."Dès les premières lignes, on a 9 ans. On pense 9 ans. On ressent 9 ans. On est Courgette.Happé par sa vie, on découvre également sa nouvelle bande de copains aux caractères et comportements différents. Les personnages sont travaillés et construits. Ils ont chacun leurs blessures ce qui donne de la force à l'histoire. Et même si elle est relativement simple et que la fin se devine rapidement, on se laisse guider par l'écriture fluide et légère. Cette légèreté permet de dire les choses entre les lignes tout en abordant des sujets durs. L'émotion n'est jamais loin. Les réactions de Courgette font sourire le lecteur adulte.Les chapitres sont courts. Les phrases sont souvent longues mais cela ne dérange pas car elles sont bien ponctuées. Cela colle d'avantage à Courgette. A 9 ans, les enfants font toujours des phrases à rallonge.Le texte est rempli de descriptions qui nous permettent d'imaginer les décors, les personnages, les paysages, les attitudes, les comportements. On imagine tout. Le tout est dynamique.Le livre nous reste collé aux mains. Notre cerveaux refuse de le fermer avant la fin. On se laisse guider.Si vous avez déjà lu d'autres livres de Gilles Paris, vous le reconnaîtrez immédiatement. Les amoureux ronronneront de plaisir."Julien, un gros blond dit "Jujube", prend des céréales dans un grand bol de lait parce que sa maman a écrit "c'est bon pour la santé" sur une carte postale qu'elle lui a envoyé du Pérou. Depuis elle envoie plus rien et jujube se trimballe avec la carte postale et des gâteaux dans sa poche, une carte postale toute abîmée, pleine de taches, où on ne lit plus rien."Né en 1959 à Suresnes (92), Gilles Paris a publié son 1er roman Papa et maman sont morts en 1991. En 2002 a suivit Autobiographie d'une courgette puis Au pays des kangourous en 2012. Heureusement pour ses fans, il casse son rythme des 10 ans pour sortir son 4ème livres L'été des lucioles en 2014.En parallèle de ses romans, Gilles Paris a essentiellement travaillé dans le monde de la presse et de l'édition comme pigiste, attaché de presse puis directeur de services de presse. Depuis 2006, il dirige une agence de communication spécialisée dans l'édition. "A quoi ça sert de raconter les histoires avec des anges qui veillent sur un enfant si on y croit pas. Des fois, les grandes personnes faudrait les secouer pour faire tomber l'enfant qui dort à l'intérieur. Ca me donne pas envie de grandir, tout ça."Avec ce livre vous passerez un bon moment de lecture bercés par l'amour, l'amitié et la tendresse. Il plaira autant aux ados qu'aux adultes. Il mérite largement la note de 5/5. "Peu importe l'auteur pourvu qu'on me raconte une histoire"Mon blog : http://langue-deliee.blogspot.fr

languedeliee
05/08/15
 

La première fois que j'ai entendu parlé de ce roman, je me suis dit c'est quoi cette histoire de courgette ??? la première couverture était plus colorée et du coup je me suis demandée si c’était un roman pour adulte.. Et puis, une amie m'a dit, il faut absolument que tu le lises ... L'occasion c'est présentée au salon du livre de la Mairie du 7 ème et voila je suis ravie de cette découverte.Ce roman nous parle d'un enfant de 9 ans, que la vie n'a pas épargné. Son père l'a abandonné, sa mère est alcoolique, le maltraite et un terrible accident va changer le cours des choses.Comment le plus terrible des événements va lui permettre de trouver un équilibre, des amis, une famille et l'amour.Ce roman est drôle, tendre. Ecrit à la première personne, nous sommes totalement immergé dans le monde d'Icare dit Courgette. Monsieur Paris est très doué pour nous faire revenir en enfance, nos 9 ans ne sont pas si loin finalement!Les pages défilent, et le livre arrive à sa fin et l'on se dit qu'il est bien court ce roman, on aurait bien continué un peu avec tous ces gamins ... http://lesciblesdunelectriceavisee.blogspot.com/

stoufnie
19/04/15
 

J'ai aimé le personnage d'Icare, pardon, de Courgette, même si il ne comprend pas grand chose au monde qui l'entoure. En revanche, les copains autour de lui ne m'ont pas passionné, sauf Camille. Mais Camille, c'est une histoire d'amour.Les adultes sont un peu caricaturaux, ce qui rend le récit parfois difficilement crédible, notamment à la fin.J'ai également trouvé que le rythme s'essoufflait sur la fin. Dommage.Un personnage de Courgette bien attachant tout de même.L'image que je retiendrai :Celle du Père-Noël qui ferait mieux de passer en été plutôt qu'en hiver à cause des cheminées et de son costume rouge. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
24/01/15
 

Encore une fois, Gilles Paris aura su me charmer, ses petits livres parlant d'enfants sont souvent de petites perles dont on sort avec le coeur plus léger... Celui-ci n'aura pas fait exception à la règle, je l'ai dévoré en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Icare ou plutôt Courgette se retrouve dans une maison d'accueil après avoir tué sa maman sans le vouloir. C'est un acte très grave et pourtant c'est dans cette maison d'accueil qu'il va apprendre à aimer la vie et découvrir l'amour et l'amitié. J'ai littéralement adoré suivre Courgette ce petit garçon si courageux et si mignon ! Certes je suis peu objective lorsqu'il s'agit d'histoires avec des enfants mais là, Courgette m'a tout bonnement charmé. Sa découverte d'une vie meilleure, de l'amour et de l'amitié se fait tout doucement avec tendresse grâce à ses petits camarades ayant souffert eux aussi à cause des grandes personnes.. Même si c'est une histoire racontant la vie d'enfant, il y a malgré tout des surprises, des événements qui nous laisse sans voix et j'ai vraiment apprécié ses événements qui mettent du piquant dans l'histoire. Ce qu'on vécu les enfants dans cette maison d'accueil est tragique, une des petites filles a été touché par son père, un des enfants est boulimique à cause du peu d'attention que ses parents lui portaient etc... Gilles Paris réussi à parler de sujets lourds, tabous avec douceur et cela peut créer une impression étrange mais je trouve que c'est très bien fait. Comme je le dis plus haut, Icare est un enfant courageux, malgré son énorme bêtise, il fait tout pour rebondir, pour aider ses copains du mieux qu'il peut. Il m'a énormément touché. Ses copains Simon, Ahmed et Boris font les quatre cents coups mais restent toujours soudés, c'est une belle leçons d'amitié. Son amoureuse Camille est aussi très touchante, elle lui montre ce qu'est que l'amour malgré ce qu'elle a vécu avec ses parents et "la sorcière". Ces enfants - et les autres aussi que je n'ai pas cité - forment une vrai petite famille recomposée et c'est si mignon ! Raymond le gendarme est un papa poule touchant qui n'hésite pas à donner de sa personne pour le bonheur d'Icare alors qu'il ne lui devait rien. Comme pour ses autres livres, Gilles Paris a une écriture douce, certes lente mais cela nous permet de savourer l'histoire. J'aime bien lire de temps en temps des histoires calmes et douces et je trouve souvent mon plaisir dans les livres de Gilles Paris. Il sait parler des enfants même à problèmes avec tendresse et ses livres donnent souvent du baume au coeur après leurs lectures : parfait contre les coups de blues ! Ce livre se savoure comme un bonbon, à lire lentement avec le coeur ouvert, vous en ressortirez grandi. Un vrai coup de coeur pour moi ! Il ne me manque plus qu'un livre de l'auteur dans ma bibliothèque et j'ai hâte de me l'acheter ! Appelez moi, Love ... Love-of-book :P

Loveofbook
28/10/14
 

« Autobiographie d’une courgette » fait partie de ces romans qui une fois lus on se demande pourquoi on les a laissés traîner si longtemps dans notre PAL. Je ressors de cette lecture complètement conquise et cet ouvrage est un énorme de coup de cœur.En même temps, comment ne pas craquer pour l’écriture de Gilles Paris ? J’ai adoré la manière humoristique et touchante qu’il utilise pour aborder un sujet dramatique.C’est très agréable de découvrir l’histoire à travers les yeux d’un enfant de neuf ans et de retomber en enfance le temps d’une lecture.D’ailleurs, j’ai eu un énorme coup de cœur pour le personnage d’Icare alias Courgette. Il est vraiment très attachant, touchant, adorable. J’ai même l’impression que les mots ne sont pas assez forts pour dire ce que j’ai ressenti pour notre jeune protagoniste. Quel bonheur de se retrouver dans sa peau et de ressentir les émotions avec Courgette, il m’a fait rire et il m’a émue.Ses répliques sont très drôles et, encore plus quand on a un enfant à la maison qui va sur ses neuf ans et qu’on a l’impression de le reconnaître dans certaines paroles. Les autres personnages comme Camille, Raymond et compagnie sont aussi très intéressants, que ce soit les enfants ou les adultes. Ils ont tous un petit côté attachant qui rend l’histoire encore plus touchante.Les émotions que j’ai ressenties au cours de ma lecture ont été tellement fortes qu’il m’est difficile de vous les faire passer à travers les mots. J’espère au moins être arrivée à vous convaincre de découvrir Courgette si ce n’est pas encore fait car c’est un roman qu’il faut à tout prix découvrir. Isa

isa1977
11/10/14
 

« Icare dit "Courgette", petit garçon de 9 ans, est né du mauvais côté de la vie. Depuis tout petit, il veut tuer le ciel, à cause de sa mère qui dit souvent: "Le ciel, ma courgette, c’est grand pour nous rappeler que dans la vie on n’est pas grand-chose". Depuis son accident, la mère d’Icare ne travaille plus, boit de la bière en regardant la télévision et ne s’occupe pas de son fils. Un jour Courgette, à défaut de tuer le ciel, va tuer accidentellement sa mère. Le juge le déclare "incapable mineur". Placé en maison d’accueil, Courgette découvre enfin l’amitié, les fous rires, les larmes, les émotions et l’amour… » (présentation de l’éditeur).Ouvrage sympathique que j’ai découvert cet été. Le lecteur partage ici le quotidien du narrateur et le fait que ce dernier soit un enfant a tendance à rendre les descriptions plus douces que ce qu’elles ne sont dans la réalité. Quelques tournures de phrases sont un peu gauches, ceci tient au fait que les descriptions sont formulées avec des mots d’enfant et que l’enfant en question est totalement ignare à l’égard de la plupart des sujets (violences, sexe, sentiment, abandon…). Pourtant, le jeune narrateur ne se démonte pas et « ose » poser les questions à ses pairs. Les réponses formulées sont souvent abruptes dans leurs descriptions et même si le langage est assez imagé, il n’en reste pas moins crédible pour la majeure partie des explications (ce pourrait effectivement être la vision que partagent des enfants de cet âge). Ensuite, il faut bien reconnaître que Gilles Paris a tenté un exercice périlleux. S’il explique rapidement qu’il s’est inspiré de faits réels pour construire l’histoire de Courgette, il ne cache pas non plus que sa part d’imaginaire a largement nourri son histoire.Le premier reproche que je ferais à ce livre est de proposer une vision un peu simpliste de la vie en Institution. Pour connaître « un minimum » le milieu, je trouve que le quotidien décrit ressemble plus à celui d’une colonie de vacances qu’à celui d’une M.E.C.S… Ça gâche un peu la lecture tout de même, les choses y sont trop simples, quelques scènes sont difficilement crédibles. En revanche, la bonhommie du personnage sympathique le rend tout bonnement très sympathique. Je n’ai eu aucune peine à le suivre tout au long de ce roman. Mo'

Mobd
26/09/14

Titre déconcertant voire repoussant, ça paraît idiot! mais en fait c'est l'histoire attachante d'un gamin de neuf ans dont le père est parti avec une "poule" et la mère accro aux canettes. Le petit tue accidentellement sa mère, ce qui va le conduire dans un foyer où il découvrira d'autres enfants malmenés par la vie. berthe

afbf
26/03/14
 

Avec un titre pareil, on peut s'imaginer pas mal d'histoires avant même de commencer le livre. Une courgette. Quel peut bien être l'intérêt de lire l'histoire d'un légume ? Rien de très palpitant qui plus est, ça ne doit pas être le meilleur endroit au monde un potager pour vivre des folles histoires ... C'est donc qu'il doit se cacher autre chose qu'un légume sous le mot "Courgette", voilà la première raison qui m'a poussée à lire ce livre. La seconde, c'est qu'il est conseillé (par l'éditeur) pour les collégiens, en lecture cursive (pour les 4èmes ou les 3èmes).Dès les premières pages, on découvre que Courgette n'est qu'un petit enfant de 9 ans, un enfant qui va tuer sa maman par accident (il voulait "tuer le ciel" parce que les nuages "pissent le malheur"). C'est ce petit garçon qui nous narre l'histoire : l'accident quand il tue sa maman, la rencontre avec Raymond, un gentil policier qui va prendre soin de lui, son arrivée dans un foyer "Les Fontaines", où il va rencontrer les "zéducateurs", mais aussi, et surtout, des enfants qui, comme lui, sont éloignés ou sans parents. Parmi ces enfants, une, surtout, aura une grande importance pour lui : Camille. La fin est belle, mais ce sera à vous de lire le livre pour la découvrir. Bon, ce n'est pas une histoire extraordinaire, je vous l'accorde. Les thèmes abordés ne sont pas les plus faciles : violence, maltraitance, mort etc. mais le fait que tout soit raconté par Icare change la donne. Il voit ou entend des choses terribles, mais les regarde avec une innocence propre à son âge, sa sensibilité rend le récit touchant, et assez drôle aussi, essentiellement quand Icare revient sur des expressions françaises qu'il ne comprend pas ("Apprendre par cœur c'est pas pour moi et je vois pas ce que le cœur vient faire dans tout ça"). Par ce roman Gilles Paris nous présente un univers qu'on ne connait pas forcément, celui des foyers pour enfants. Tous les enfants qui y sont ont connu des choses terribles, et pourtant, ils sont là, tous ensemble, à se reconstruire, petit à petit.Du point de vue de l'enseignante, je pense que je pourrai donner ce livre à lire à mes élèves, surtout en 3ème (on y étudie le récit d'enfance et d'adolescence). Le vocabulaire ne sera pas trop difficile donc ne perdra pas les moins bons lecteurs, le style est bon et agréable, et l'histoire assez captivante. Des images sont insérées ça et là, je pense que ça leur plaira aussi beaucoup. Les expressions françaises, prise par Icare au sens propre, seront aussi intéressantes à relever avec eux. Eulimène, Salon des Lettreshttp://salondeslettres.blogspot.fr

Eulimene
23/08/13

Avis :Le réel point fort de ce roman est la plume de l’auteur, à aucun moment de notre lecture on ne ressent sa présence d’adulte derrière le style ni même dans le déroulement de l’histoire. C’est aussi ce principe d’écriture enfantine qui a freiné mon avancée dans ce livre. Ce n’est pas habituel comme narration et j’ai eu un peu de difficulté à avoir de longs moments en compagnie de ce livre. Il faut dire que les fautes grammaticales nous sautent aux yeux, et ce fut, au début, complexe de ne pas grincer des dents en les découvrant.La description de certains détails faite par Icare dit Courgette nous fait sourire. En effet en tant que grandes personnes nous ne prêtons plus attention à ces petites choses alors qu’un enfant ne peut s’empêcher de les remarquer et de le souligner. La nostalgie de cette période de notre vie refait surface avec tous ces tics de paroles tel que l’utilisation abusive de la conjonction de coordination "et" lorsqu’il conte un événement.Il est de plus tellement naïf et innocent que chaque expression figée de la vie courante lui est inconnue, du coup il cherche à les expliquer et les comprendre, cela amène des réflexions fort rigolotes.Les enfants sont tous attachants à leur manière avec leur passé difficile et leurs personnalités bien distinctes.L’histoire est très jolie, de beaux instants de partages entre amis qui s’ouvrent à la vie. Les adultes,quant à eux, ont tout autant leur place dans ce récit, ils sont, pour la plupart emplis de bonté et de bonnes intentions mais il ne faut pas se leurrer, les méchants monsieurs et les sorcières ont aussi leur part du gâteau.C’est une perle au contenu choupinou tout plein, et touchant, et puis aussi mignon, et aux constatations faites tellement vraies.

bookworm02
22/08/13
 

Encore un conseil de ma collègue-libraire, ce fut une bonne lecture !Courgette, c’est le surnom d’Icare, il a 9 ans. Il a tué sa mère en jouant avec un pistolet parce qu’il voulait "tuer le ciel’. Il se retrouve donc dans un foyer d’accueil, les Fontaines situé dans la région parisienne. Courgette se fait des amis et rencontre Camille avec qui il découvrira l’amour…Ce livre raconte avec sensibilité les drames de la vie, ses enfants ont tous été éloignés de leurs parents par la justice ou par la mort : Camille avait une mère prostituée; Icare, une mère alcoolique; Simon, deux parents drogués. Ils n’ont pas connu une enfance rose, c’est pour cela qu’on peut "comprendre" le geste d’Icare, il ne l’a pas voulu la mort de sa mère, il pensait que c’était un jouet mais le coup est parti… Comment un enfant de 9 ans pourrait-il tuer intentionnellement ?Ses enfants ont donc perdu une partie de leur innocence surtout Simon qui sait beaucoup de choses sur les autres, sur la vie, il est très mûr pour un petit homme. Courgette, c’est le contraire, il est très innocent malgré ce qu’il a vécu, il croit sur parole et prend les expressions au pied de la lettre donc il ne les comprend pas.Le séjour aux Fontaines va être la découverte de l’amitié et de l’amour, les Fontaines c’est comme une grande famille où chacun se soude comme ils n’ont plus personne. Ce côté "famille d’accueil" m’a d’autant plus touché que mon cousin l’a vécu. Courgette et Camille sont un couple d’enfants très mignon et ils semblent se comprendre parfaitement. Les Fontaines, ce sera également qu’un passage pour Courgette, à la fin, il finira adopter par le gendarme Raymond qui l’a découvert chez lui après le coup de feu. Raymond est un personnage de grand homme au cœur tendre, il a perdu sa femme et a failli plonger mais il avait son fils et Courgette est sûrement pour lui un petit garçon à sauver…Le style de Gilles Paris est travaillé, dans le sens où on sent l’écriture d’un enfant avec ses fautes de français, ce n’est pas simple de retranscrire cela, bravo ! Des illustrations parsèment le texte où on sent la fragilité de Courgette.Une agréable découverte d’un enfant ayant perdu ses repères et qui retrouve les plaisirs de la vie. LOUISE Novelenn

Novelenn
28/07/13
 

Ceux et celles qui me connaissent, ou me suivent depuis un certain temps, savent que j’ai tendance à fuir les livres contemporains. Ils sont trop proches de nos vies, trop ancrés dans la réalité, et souvent trop tristes. Oui, mais voilà, avec Gilles Paris, ce n’est pas pareil. J’ai découvert cet auteur un peu par hasard grâce à son roman Au pays des kangourous, et quelle claque ce fut, quel émerveillement. Et cette bonne impression s’est confirmée avec Autobiographie d’une Courgette.Icare, surnommé Courgette par sa mère, tue cette dernière, par mégarde. Il se retrouve en foyer puisque son père les a abandonnés alors qu’Icare était encore tout petit. Le sujet du roman est dur, c’est le moins qu’on puisse dire. Pourtant, ce livre est rempli d’optimisme, de bons sentiments, de joie, de bonheur. La vie au foyer permet à Courgette de découvrir l’amitié, l’amour, la tendresse mais également de voir le monde autrement que derrière un écran de télévision. À la base de tout il y a un terrible drame, mais tout comme notre héros, on en vient à se demander si ce n’est pas, par certains côtés, une bénédiction pour lui…Les personnages, entre autres Simon, Camille, Rosy, Ahmed, Boris, Antoine, Raymond, Victor mais surtout Courgette, sont très attachants. Les enfants du foyer sont profondément marqués par les tristes évènements de leur courte vie. Cela se ressent tout au long de la lecture, dans leurs paroles mais aussi dans leurs comportements. Ce qui nous donne envie de les bercer, tout comme Rosy le fait, contre notre cœur.Grâce à la plume de Gilles Paris, je suis passée par tout un tas d’émotions. Puisque c’est écrit comme un enfant de 9 ans parle, lorsqu’on lit le roman, on a l’impression de lire le journal intime du héros ou, encore mieux, d’être dans la tête de Courgette, de partager avec lui cette aventure, de pouvoir lire dans ses pensées. Courgette a cette appréhension du monde si particulière qu’ont les enfants. Par exemple, il ne saisit pas le sens figuré de certaines expressions : pourquoi son père est parti avec une poule ? Est-ce avec une poule du voisin ? Impossible donc de ne pas s’attendrir face à ce petit bout qui est facilement dépassé par les évènements.Le dossier en fin d’ouvrage, contenant par ailleurs une interview de l’auteur, est un plus indéniable. Dommage qu’il n’y ait pas la correction des divers quizz et exercices ! Pour cela il faut avoir un compte enseignant sur le site Flammarion. :)En conclusion, un roman plein de tendresse et d’optimisme que je vous recommande plus que chaudement. Les personnages sont touchants et bigrement attachants, l’histoire est belle et prenante tandis que la plume de l’auteur est merveilleusement communicative. Lady K

LadyK
10/07/13

Ayant adoré Au pays des kangourous du même auteur, je ne pouvais pas passer à coter de ce roman. Et puis, avec cette couverture très sympathique et un résumé qui promettait beaucoup de choses, c'était inévitable. Je ressors de cette lecture totalement ravi, c'est un coup de coeur que m'offre Gilles Paris avec ce livre. Une très belle histoire, passionnante et très émouvante avec une petite touche d'humour que je ne peux que vous conseillez. Le fait que le narrateur soit un petit garçon de 9 ans est vraiment génial et j'en suis très friand, c'est ce que j'aime dans le travail de Gilles : ses personnages et ce qu'il en fait. Les paroles sont très enfantine et très bien relaté, on croit et on boit les paroles de ce jeune garçon. Lors de ma lecture je n'ai pu penser qu'un auteur adulte était derrière tout ça, il sait vraiment se mettre dans les conditions voulues pour ses romans.Icare dit "Courgette", petit garçon de 9 ans, est né du mauvais côté de la vie.Depuis tout petit, il veut tuer le ciel, à cause de sa mère qui dit souvent : "Le ciel, ma Courgette, c'est grand pour nous rappeler que dans la vie on n'est pas grand chose".Depuis son accident, la mère d'Icare ne travaille plus, boit de la bière en regardant la télévision et ne s'occupe pas de son fils.Un jour Courgette, à défaut de tuer le ciel, va tuer accidentellement sa mère. Le juge le déclare "incapable mineur".Placé en maison d'accueil, Courgette découvre enfin l'Amitié, les fous rires, les larmes, les émotions et l'Amour...Un petit chef-d'oeuvre d'humour et d'émotions. L'apprentissage d'une vie...Icare alias Courgette est plus qu'attachant ! Il est adorable, touchant et extrêmement drôle grâce à ses répliques qui apportent une touche rafraichissante dans ce roman quelque peu émouvant. " Elle ressemble à une poupée de chiffon toute molle et ses yeux sont grands ouverts. Je pense aux films policiers où des tas de femmes se font tuer et après elles ressemblent à des tas de chiffons toutes molles et je me dis "c'est ça, j'ai tué maman." " On ne peut pas rester de marbre devant les paroles de ce jeune garçon, on peut lire qu'il arrive très vite à maturité, en effet, il n'a que 9 ans mais comprend tout à fait ce qu'il vient de faire. Cela en devient encore plus émouvant. La petite bande d'amis de Courgette : Simon, Ahmed, les frères Chafouin etc. sont aussi drôles et touchants à leur façon, cette bande de copains est très agréable à suivre, on aurait même envie de les rejoindre pour s'amuser avec eux. Sans oublier Camille, la petite fille qui fait chavirer les coeurs. Elle est vraiment drôle et très sournoise, c'est un pur bonheur de suivre ses petites escapades avec Icare, ça m'a fait beaucoup sourire ! Autobiographie d'une Courgette regorge de bons personnages, je vais donc m'arrêter ici car je pourrais vous en parler des heures..L'histoire est absolument géniale, on est très vite happé par tous ces événements ! Ce livre est un révélateur d'émotions, j'ai pu passer de la colère à la tristesse pour continuer avec la joie en à peine quelques pages. Certaines personnes peuvent être rebutés par l'écriture de cette pépite car le narrateur n'a que 9 ans mais les paroles sont tellement profondes qu'on peut passer outre. Personnellement, c'est ce genre d'écriture enfantine qui me plait chez Gilles Paris et j'espère qu'il continuera à créer des personnages comme Icare et Simon [personnage principal d'Au pays des kangourous]. C'est un livre que je pourrais lire et relire sans m'en lasser. Ne passez pas à côté, vous raterez quelque chose ! REELEMENT !

un flyer
08/07/13

Icare - qui préfère d'ailleurs que tout le monde l'appelle Courgette - est un enfant de neuf ans peu chanceux... Son père est parti avec une autre femme lorsqu'il était plus petit et sa mère ne fait que boire et lui mettre des raclées depuis qu'elle ne peut plus travailler.Un jour, alors que Courgette s'ennuie, il fouille dans la chambre de sa mère et trouve un revolver. Il décide alors d'aller jouer dehors avec, pour tuer le ciel, parce que sa mère répète souvent : « Le ciel, ma Courgette, c'est grand pour nous rappeler qu'on n'est pas grand-chose dessous. » Alors Courgette veut tuer le ciel pour que sa maman se sente mieux, pour qu'elle arrête de lui crier dessus simplement, puisque tout est la faute du ciel. Tout ce raffut finit par alerter sa mère, qui lui demande de lui donner l'arme. À force de cris et de bagarres pour récupérer l'arme, sa mère provoque inconsciemment l'incident ; Courgette tue accidentellement sa mère.Lorsque Courgette comprend que sa maman ne dort pas et même qu'elle ne lui fait pas une blague, il se réfugie dans le grenier afin que les zombies (enfin, sa mère en état de zombie) ne puissent pas l'atteindre... C'est un gendarme qui le retrouve et le place par la suite dans un foyer avec d'autres enfants de son âge. Courgette y découvre alors la vie ; les rires, l'amitié, l'amour, le bonheur...Un court roman qui nous fait passer par toutes sortes d'émotions. La narration peut rebuter un peu certains car c'est Icare qui nous raconte son vécu, avec ses propres mots et son langage... Mais plus on avance dans cette histoire, plus elle nous touche et la narration n'a plus vraiment d'importance, si ce n'est qu'on a l'impression d'écouter parler ce petit bonhomme et non de le lire...Icare ne commet pas un acte anodin et il en est tout à fait conscient même s'il ne ressent pas grand-chose vis à vis de ça. Sa vie était triste et même invivable alors que petit à petit, grâce aux éducateurs et à ses nouveaux copains, il se rend compte que la vie a beaucoup de choses à lui offrir... C'est très émouvant de se retrouver dans la tête de ce petit garçon qui n'a pas eu une enfance facile et qui a vécu plusieurs drames.L'auteur a toujours trouver les bons mots pour nous toucher et aussi pour nous faire rigoler ! Comme les fois où Icare ne comprend pas les expressions, dans sa tête elles donnent un tout autre sens amusant.Tous les personnages sont touchants à leur façon et je me suis beaucoup attachée à eux...Icare, avec sa naïveté, sa curiosité et tout l'amour qu'il porte en lui. Camille, qui est très mature pour son âge, drôle et attendrissante. Béatrice qui met toujours les doigts dans son nez. Jujube qui ne pense qu'à manger. Ahmed qui pleure tout le temps... Sans oublier les éducateurs, le gendarme et les autres enfants qui ont tous un rôle important dans la vie d'Icare. Ils forment tous une grande famille par leurs sentiments et leur cœur en or. C'est un réel plaisir de suivre tout ce petit monde et découvrir les joies qui leur tombent dessus.On apprend aussi sur le passé de chacun, ce qui a amené les enfants à être au foyer et aussi le passé de certains adultes. Cette réédition a la particularité d'être illustrée avec beaucoup de petits bonus comme une courte revue de l'histoire avant qu'elle ne commence réellement, une interview de l'auteur et un test de connaissances en rapport avec l'histoire (puisque cette réédition est aussi destinée aux collèges).Un livre que je conseille fortement si vous recherchez des émotions fortes en rapport avec la vie elle-même. On passe par toute sorte de sentiments, de la joie à la colère, du rire aux larmes. Un livre qui fait réfléchir sur ce qu'est vraiment le bonheur et ce qui permet de réellement l'apporter... On voit la vie à travers l'innocence d'un enfant qui ne triche pas avec les sentiments, c'est magnifique.

gr3nouille2010
29/06/13
 

Le quotidien d'Icare alias "Courgette" n'est pas toujours tout rose ! En effet, il ne comprends pas pourquoi son père est parti faire le tour du monde "avec une poule" et pourquoi sa mère préfère rester devant la télévision en buvant de la biere au lieu de s'occuper de lui. C'est pourquoi lorsqu'il s'ennuit, il se met à fouiller un peu partout et découvre un pistolet. Accidentellement, il tue sa mère... Le voilà alors placer dans une maison d'accueil ! Même si certain qualifie le foyer de prison, Icare lui y trouve des amis et des petits moments de bonheur ! Quel surprise de recevoir dans ma BAL ce livre sorti il y a déjà 11 ans dans une nouvelle version spéciale collège ... et dédicacé par l'auteur himself ! :) Bon tout d'abord un petit mot sur cette couverture : ce jaune vif saute un peu trop aux yeux !!! En tout cas on le remarque ce bouquin et de loin !!! En ce qui concerne les illustrations de Charles Berberian sont vraiment sympas et méritent d'être soulignées ! La particularité de cette nouvelle édition ? Une version pour les collégiens, avec avant l'histoire d'Icare, un petit dossier (question/réponse) qui en dévoile un peu trop à mon goût ! Puis à la fin, vous y trouvez quelques petits jeux pour tester ces connaissances et sur la compréhension du texte, ainsi qu'une interview de l'auteur ! On y apprend plein de nouvelles choses, c'est vraiment une bonne idée, tout en étant amusant et ludique ! Un petit mot sur l'histoire quand même : J'ai adoré le personnage d'Icare, jeune et naïf, il ne demande qu'à apprendre plein de choses. Il voit le monde d'une manière assez optimiste malgré la noirceur de sa vie quotidienne. L'humour et l'émotion sont présent tout au long de l'oeuvre. J'ai pas mal souri et j'apprécie une telle lecture ! Gilles Paris a encore une fois réussi son pari de se mettre à la place d'un enfant ! On s'y croirait vraiment ! Concernant le titre "Autobiographie d'une courgette", je ne sais pas où il va chercher tout ça, mais en tout cas, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'agit d'un titre qui marque ! :)

lizou59
06/06/13
 

Le livre de Gilles Paris précédemment édité chez Plon est revu et corrigé pour la collection Étonnantiss!mes chez Flammarion. Cette collection s'adresse à des adolescents et présente des livres très différents écrits par Octave Mirbeau, Émile Zola, Michel Quint ou Gilles Paris, ... (leur site ici). Petit prix (4.90€), préface présentant l'oeuvre dans son époque, dans la société, parlant de ses spécificités, ici, par exemple de l'écriture de l'auteur qui fait parler un enfant, ou encore des foyers pour enfants, postface avec quizz et jeux pour savoir si le livre a été bien compris (j'ai été très tenté, mais je me suis retenu, laissant ses amusements aux jeunes de la maison. Pff, c'est dur d'être adulte !) et entretien avec l'auteur, et des notes bas de pages en cours de lecture pour expliquer des notions, des mots difficiles.Belle idée donc pour un livre, qui lorsque je l'ai lu m'avait paru sympa et plaisant (voir mon billet de l'époque, très court, je débutais dans le blog). Après une relecture très rapide et une replongée dans le monde de Courgette, je m'aperçois qu'il me reste beaucoup de cette histoire en mémoire. Si vous avez aimé le dernier roman de Gilles Paris, Au pays des kangourous, vous aimerez aussi celle-ci. Différente bien sûr, mais avec des points communs : narrateurs-enfants qui se confrontent au monde des adultes, trop tôt, écriture simple et agréable et mine de rien, des sujets aussi douloureux que l'abandon, la mort, l'amour, l'amitié abordés. Pas de réponses universelles, mais en existe-t-il ? Mais des questionnements qui eux le sont sans doute, universels !Je ne saurai trop vous conseiller également la lecture de la postface dans laquelle G. Paris explique son travail d'avant écriture, ses visites dans les foyers, dans une école. Il dit par exemple : "Le foyer n'était pas leur maison, les éducateurs n'étaient pas leurs parents. J'ai aussi compris que ces enfants n'étaient pas différents des autres. Qu'il rêvaient de se fondre dans la masse. Leurs jeux, leurs pensées étaient ceux de tous les enfants." (p.278) Alors là, je dis bravo Gilles. Je suis assistant familial et donc mon travail consiste à m'occuper des enfants que j'accueille chez moi (pour ceux qui ne connaissent pas, nous sommes famille d'accueil) ; je vois donc les enfants évoluer au fur et à mesure de leur placement à la maison. Ma plus grande joie est de les voir accueillis là où nous allons comme les autres. Se fondre dans la masse est l'exacte expression qui convient (petite précision, la masse, ce n'est pas moi, je suis un garçon élégant). C'est le plus grand bien qu'on puisse leur faire. Comme d'ailleurs à toute personne quelle que soit sa spécificité ou sa différence. Tolérance et accueil. Un roman qui me parle donc directement et que je conseille à tous pour passer un bon moment, intelligemment. Yv

Lyvres
16/04/13
 

Le titre est pour le moins original et on pourrait peut-être s'attendre à un livre humoristique. Cependant, ce livre est très sérieux. En lisant le résumé, on apprend qu'Icare (surnommé Courgette) est un enfant de neuf ans qui tue accidentellement sa mère. Il se retrouvera rapidement dans un foyer nommé « Les Fontaines ». Il sera bien accueilli par les « zéducs » comme il les appelle mais aussi par les autres enfants de son âge. Petit à petit, j'ai découvert chaque enfant, sa personnalité, la raison de son placement,...Le récit est à la première personne du singulier. Il s'agit de Courgette qui narre ses aventures à travers ses yeux d'enfant défavorisé. Il est très naïf et pas très bon à l'école. Ce n'est pas négatif car cela crée des situations très drôles. Ses répliques font sourire et rendent ce petit garçon attachant. Les autres enfants ont tous des particularités, entre Simon qui sait tout sur tout le monde, Jujube toujours en train de manger, les frères Chafouin et leurs combats de mots compliqués,... On ne s'ennuie pas !Le style peut déplaire au premier abord bien que ça ne soit pas mon cas. Comme je l'explique, Courgette n'est pas très bon à l'école et il s'exprime comme il parle, « le cadeau à Béatrice » ou un manque de négations « j'arrive pas » par exemple. J'ai apprécié cela car on s'imagine mieux les situations à travers ses yeux d'enfant. Le récit paraît d'autant plus réaliste, comme si le garçon nous parlait.L'émotion est au rendez-vous, on passe du rire aux larmes et il n'y a pas de temps mort. Même si le décès de sa mère a changé le destin de misère de notre héros, rien n'est tout beau ni tout rose. On aborde des sujets difficiles comme l'alcool, la drogue, la prostitution ou encore la violence, pour n'en citer que quelques uns. Il est très intéressant de voir des thèmes aussi sérieux abordés par des enfants de même pas dix ans. La bonne humeur de Courgette qui voit les choses en couleurs et avec tant de candeur m'a fait chaud au cœur. Je ne pense pas qu'on puisse rester insensible à ce très beau récit. J'ai eu beaucoup de mal à quitter tous ces enfants (et ces quelques adultes aussi). Je recommande chaudement ce livre, il est assez court mais on en ressort ému et différent.

Tchoups
11/09/12
 

Pas du tout une histoire de légume ! Un petit roman très touchant, qui se lit d’une traite ou presque, raconté avec des mots d’enfants. On pense au « Petit Nicolas » de Sempé. Dans l’orphelinat, il y a la directrice, les « zéducateurs », l’instit’, les copains, les filles… « LA » fille, Camille… Seuls les parents manquent au tableau, ici, même si on en parle, et c’est bien tout le fonds de l’histoire. Mais c’est tellement plein d’amour et de tendresse là-dedans, qu’on s’y verrait presque, aux Fontaines…

J'ai adoré relire ce livre. Parce que c'est un livre tendre, plein d'amour, de douceur et d'innocence. Et aussi à la fois un livre très dur qui n'ont rien fait mais que la vie à puni.On lis ce livre sous le point de vue de Courgette (de son vrai nom Icare), qui a voulu tuer le ciel avec ses nuages qui pissent du malheur, et qui par inadvertance à tuer sa mère. Il se retrouve dans une espèce de maison pour les gens comme lui dont les parents sont pas forcément là, ou qu'ils sont morts, la maison des Fontaines.Et, alors qu'il était habitué à ne voir que sa mère et ses raclées du siècle, il découvre l'amitié, l'amour, et la famille.L'amitié, avec Simon qui m'a plu pour son sale caractère, Ahmed, le pleurnichard qui m'a laissé aussi fade que Jujube qui était un vrai hypocondriaque, et les autres comme Béatrice, Alice, Boris et Antoine. Il y a peu d'enfants qui m'aient réellement plu, à part Simon, Boris, Antoine mais bon. C'est pas un défaut du livre, c'est juste une question de goût.L'amour, avec Camille, qui est un de mes personnages préférés, parce que comment elle est décrite par Courgette, c'est trop beau, et que leur relation est tout simplement adorable. C'est vraiment doux leur amour, et aussi enfantin, et puis, j'avais envie de les prendre tous les deux dans mes bras en raison du fait que la tata de Camille est une sale sorcière méchante avec sa nièce.Et puis la famille, avec les "zéducateurs" qui ne sont pas forcément toujours gentils - normal, ils doivent bien éduquer correctement -, mais qui sont juste super bien, et qui savent s'occuper des enfants comme il se doit. Et puis aussi avec Raymond le gendarme qui est vraiment sympa avec Courgette et Camille.J'ai vraiment trouvé ce livre juste trop beau. Aussi par son écriture, et sa manière d'écrire la vérité sur la vie qui est dure, mais avec poésie, lyrisme et métaphore. Le début est beau. Les derniers mots sont beau. Toute l'écriture est jolie dans ce livre.C'est vraiment léger, et à la fois ca fait un peu mal parce qu'il n'y a pas que du bonheur dans ce livre. Mais, beaucoup de passages m'ont fait rire et sourire, et j'ai vraiment adoré le lire.Vraiment, j'ai passé un excellent moment de lecture.

yuukichanbaka
03/07/12
 

Un lecture vraiment très sympathique, drôle et triste à la fois sur un sujet pas si simple qui a su me toucher. À lire et à garder dans sa bibliothèque!

Snow
26/02/12

Mon avis : De la légéreté, de la tendresse, de l'humour, de la tristesse : un très beau moment.Ce roman est raconté avec la voix et les mots de Icare, dit Courgette, jeune orphelin de 9 ans qui est placé en maison d'accueil avec d'autres enfants de son âge. Il lui faut composer avec sa propre histoire mais aussi avec l'histoire de ses camarades, leurs peurs, leurs réactions etc.... tout cela pour recréer, et notamment grâce aux "zeducs" une certaine unité qui peut rappeler la famille.Bien sûr, tout cela est convenu, ça se termine bien, on se prend d'affection comme il se doit pour chacun de ces mêmes, mais qu'importe ? C'est beau et ça fait du bien !

anna44
01/12/11
 

Un beau roman où j'ai ri aux éclats et ai pleuré presque à chaudes larmes !Il se lit très facilement et permet de passer un bon moment malgré le sujet (enfants en maison d'accueil) assez dur au prime abord.Je l'ai conseillé à d'autres mamans qui ont aussi adoré !

Terrienne
28/07/11
 

Ce livre est un bijou ! J'ai ri, j'ai pleuré ... et j'ai adoré ! Voilà un concentré de tendresse, d'émotion, d'amitié !Le sujet (des enfants placés en maison d'accueil) n'est pas très engageant au premier abord mais l'auteur a réussi à éviter le pathos et nous fait ressentir un monde enfantin plein de couleurs, de rires et de pleurs, un monde émouvant, qui nous réconcilie avec l’espèce humaine.Le petit Courgette est magnifique de naïveté et de sincérité et son optimisme lui permet d’affronter la vie courageusement et positivement. Tous les personnages principaux sont tendres, chaleureux ; ce qui les rassemble, c’est leur humanité.Difficile de parler de ce livre car plus que le sujet, ce sont les échanges entre les protagonistes qui sont intéressants et leur vision du monde et de ce qui leur arrive.Un rayon de soleil qui est venu éclairer mes heures de transport en commun :-)

Argantel
02/04/11
 

Icare aka Courgette est un petit garçon de neuf ans qui a involontairement tué sa mère et dont le père s'est volatilisé dans la nature depuis déjà un petit moment. Vous me direz: pas facile comme départ dans la vie! Raymond, le gendarme qui intervient suite au décès de la mère de Courgette et l'emmène sur son lieu de placement craque complètement pour le petit garçon et une belle relation commence alors entre eux.Dans ce roman, on vit au coeur du foyer où sont accueillis Courgette et ses petits camarades. L'histoire nous est racontée par Courgette lui-même avec ses mots d'enfant de neuf ans. Alors évidemment, tout est loin d'être rose dans la vie de ces gamins mais tout est dit ici avec tellement de simplicité, de naïveté, de coeur et sans pathos qu'on se laisse facilement embarquer.Un petit bémol tout de même (sans vous en dire trop), le côté un peu trop "Ils vécurent heureux... et bla... et bla", on a un peu de mal à y croire et on s'en serait passé.

liliwenn
14/03/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg

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