Autoportrait de l'auteur en coureur de fond

MURAKAMI, HARUKI

EDITEUR : BELFOND
DATE DE PARUTION : 02/04/09
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Journal, essai autobiographique, éloge de la course à pied, au fil de confidences inédites, Haruki Murakami se dévoile et nous livre une méditation lumineuse sur ce bipède en quête de vérité qu'est l'homme... Le 1er avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S'impose alors la nécessité d'une discipline et de la pratique intensive de la course à pied. Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d'un romancier.
La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d'écrivain. Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à l'épreuve de la douleur, on surmonte la souffrance. Corps et esprit sont intrinsèquement liés. Murakami court. Dix kilomètres par jour, six jours par semaine, un marathon par an. Il court en écoutant du rock, pour faire le vide, sans penser à la ligne d'arrivée. Comme la vie, la course ne tire pas son sens de la fin inéluctable qui lui est fixée...
9 personnes en parlent

Je ne suis pas du tout amatrice de course à pied mais cela n’a pas été un frein à mon plaisir de lecture. En effet, si Murakami part de cette expérience (qui est, certes, le fil conducteur du livre même si l’auteur rappelle qu’à un certain point il a pris conscience que son entraînement ne devait pas prendre le pas sur son métier), il en tire des leçons qui dépassent largement ce cadre. Ce récit nous parle de la vie, tout simplement. Comment se dépasser en général, se donner des objectifs et les moyens de les atteindre, accepter le processus de vieillissement, la douleur (mais pas la souffrance : « Pain is inevitable. Suffering is optional. »), etc. Il nous ramène finalement au célèbre « Connais-toi toi-même », la course ayant permis à l’auteur de mieux prendre la mesure de son être. Ses retours d’expérience sont définitivement intéressants. S’il semble les avoir notés pour lui-même, ils profitent également au lecteur. Murakami ne prétend pas révolutionner nos vies par ses réflexions, sa seule ambition semblant être, au-delà d’une mise à plat destinée à sa propre personne, de partager. C’est le sentiment qui m’a le plus marquée au cours de ma lecture, cette sensation de dialogue entre l’auteur et son lecteur, entre deux êtres humains, égaux. Ce récit est véritablement une réussite et je suis reconnaissante à l’écrivain d’avoir écrit sur l’homme.

mycupoftea
10/09/12
 

Si le mal est inévitable il dépend de nous de choisir de ne pas en souffrir. C'est une première ligne . La note de coeur. Et si la fin n'est pas le but, elle peut en être une de ses conséquences. Deuxième ligne.La note de tête. Quant à la note de fond, c'est au coureur de la trouver. En lui même. Et c'est ce que devra également trouver le lecteur.Passer la ligne. Reprendre le souffle. Confiance, résistance. Alliance de l'esprit et du corps.Non pas pour vaincre, mais pour dépasser. Être soi même parfois dépassé ou dépasser l'autre, peu importe . Pour l'auteur la compétition n'est pas sa loi. Courir pour écrire. Écrire avec rigueur, sur une durée, tenir la distance, garder le contrôle, ne pas sombrer, ne pas se perdre, trouver l'équilibre entre le pur et l'impur , et le tenir. Courir sur le fil de la vie. Courir pour se construire. le faire pas à pas. Au moins « il n'aura pas marché ». Il aura fait face , face à la route, face au miroir, face à l'heure qui passe. Véritable journal de bord, où la discipline de l'esprit rythme la petite mécanique du corps. Une course pour la beauté d' un chemin. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
11/02/16
 

Autoportrait de l'auteur en coureur de fond Mon avis n'est peut-être pas très "consistant" mais j'aime beaucoup la solitude des personnages de Murakami dans ses romans. Je m'y retrouve, je retrouve beaucoup de sensations qui me sont familières lors des moments d'activité physique ou de solitude. C'est comme si cet auteur pouvait mettre des mots sur ce que l'on ressent. Cela me donne envie de lire plus de romans de cet auteur.

beraud@archimed.fr
03/11/15
 

J'aime beaucoup Murakami, donc je me suis lancé dans la lecture d'un ouvrage un peu différent de ses romans. Autoportrait de l'auteur en coureur de fond opère un astucieux rapprochement entre le travail d'écrivain et l'entraînement de marathonien. Murakami assume sa double casquette de coureur et d'auteur et nous livre ses impressions sur le stress lié à la course, les compétitions... Le tout sans se départir de son agréable style. Cet essai se lit simplement et avec plaisir.

Shirayukihime
20/12/14
 

Autoportrait de l'auteur en coureur de fond Mon avis n'est peut-être pas très "consistant" mais j'aime beaucoup la solitude des personnages de Murakami dans ses romans. Je m'y retrouve, je retrouve beaucoup de sensations qui me sont familières lors des moments d'activité physique ou de solitude. C'est comme si cet auteur pouvait mettre des mots sur ce que l'on ressent. Cela me donne envie de lire plus de romans de cet auteur.

90022749
19/09/14
 

Nul besoin d’être fan de course à pied pour lire ce livre. Chaque personne ayant au moins un jour essayé de courir un peu pourra comprendre à la fois la difficulté de l’acte mais aussi le bonheur qu’on en retire. Evidemment, cet ouvrage touchera bien plus les coureurs de fond, mais il ne s’agit pas là d’un manuel sur la discipline sportive.Si le mot "autoportrait" a été choisi pour le titre, Murakami désigne plutôt son ouvrage comme un "mémoire". Effectivement, l’auteur revient sur son parcours, par bribes, depuis la fin de son adolescence jusqu’au mois d’août 2007. Chaque chapitre correspond à une date, du 5 août 2005 au 1er octobre 2006.Murakami relate son entrainement pour le marathon de New-York, qui se tiendra début novembre 2005, puis celui pour le triathlon de Murakami, le 1er octobre 2006. Il nous apprend qu’il court environ 10 kilomètres par jour, six jours sur sept, quelques soient les conditions climatiques. De 1983 à 2006, il a couru quasiment un marathon par an. Evidemment, s’il n’avait été question que de sa manière de s’entraîner, le livre aurait été tout bonnement ennuyeux voire inintéressant. L’intérêt de l’ouvrage ne si situe donc pas seulement dans l’acte de courir mais dans la motivation profonde de cet acte, motivation qui rejoint, pour Murakami, celle de l’acte d’écrire. Alors qu’il rédige ses mémoires de coureur de fond, l’auteur digresse et se penche dans une réflexion profonde sur lui-même et sur son métier d’écrivain.Nous apprendrons donc que, tout comme un jour, il a décidé de devenir écrivain, quelques années plus tard, il a décidé de se mettre à courir quotidiennement. Pour sa santé d’abord. Alors qu’il est un jeune romancier, assis de nombreuses heures à sa table, il prend du poids et fume une soixantaine de cigarettes par jour. Conscient que ce mode de vie lui est néfaste, il décide de s’imposer une discipline stricte et de se mettre au footing.L’auteur nous révèle que l’écriture n’a rien de facile pour lui. Il doit énormément travailler et se concentrer chaque jour pour écrire ses romans. La course à pied lui permet donc de travailler sa patience, sa ténacité. Tout comme il refuse de marcher malgré la fatigue lors d’un marathon, il refuse l’échec de la page blanche. Pour lui, la course à pied apparaît comme une métaphore de son travail d’écrivain.Courir n’est donc pas seulement un passe-temps pour l’auteur ou un moyen de se maintenir en bonne santé, c’est également un moyen d’apprendre à se connaitre en allant puiser jusqu’au bout de soi-même, dans les ultimes ressources de son corps et, quand la douleur de l’effort le submerge tout entier, dans le fin fond de son esprit. Nul n’est capable de terminer un marathon sans posséder à la fois force physique et mentale. Corps et esprit sont liés dans la souffrance physique comme dans l’effort créatif.J’ai apprécié le livre sans doute parce que, sans être véritablement adepte de la course à pied, le fait de m’appliquer une certaine discipline au quotidien est une chose que je connais. Je crois aussi avoir conscience de ce que représente l’effort qu’il faut fournir lorsque l’on pratique ce sport puisque mon papa parcourt des milliers de kilomètres en courant chaque années. Et je sais que, comme pour la vie, ce n’est pas tant la ligne d’arrivée qui est importante, mais le sens que chacun tire de cette expérience.

Naurile
22/09/13
 

Haruki Murakami est un écrivain dont j'aime beaucoup les romans, même si je ne parviens jamais à les chroniquer...Je me réjouissais de lire cet autoportrait de l'auteur en coureur de fond , même si je ne suis pas sportive, surtout quand j'ai lu cette affirmation" En ce qui me concerne, la plupart des techniques dont je me sers comme romancier proviennent de ce que j'ai appris en courant chaque matin.". Las !je n'ai pas pu aller au-delà de la page 85 ! Trop froid, trop distancié, trop répétitif, j'y aurai juste appris que selon lui, le talent, la concentration et la persévérance sont les qualités essentielles d'un écrivain...Maigre moisson... cathulu

cathulu
17/07/12
 

Alors là je suis vraiment heureux. Je suis un inconditionnel d’Haruki Murakami depuis plusieurs années, il me semble avoir lu à peu près tout ce qui a été traduit en français de cet auteur, mais jamais je n’ai su me lancer dans un chronique d’un de ses ouvrages, tant l’expérience me semble complexe. Et puis ce matin, au saut du lit je me suis souvenu de ce petit essai autobiographique qu’il nous a pondu il y a pas pas mal de temps déjà : « autoportrait de l’auteur en coureur de fond ».C’est assez improbable, mais figurez-vous que je me suis retrouvé trait pour trait de ce récit. Comme Mr Murakami, il y a quelques années je me suis rendu compte que je m’empattais (activité sédentaire etc etc…), comme lui je fumais, fumais et fumais encore, et comme lui toujours, il m’a semblé nécessaire de me reprendre en main et de me plonger dans une activité physique qui avec le temps est devenue intensive, une quasi dépendance.Je comprenais donc merveilleusement bien les mécanismes qui ont poussé l’auteur à se lancer dans un tel récit.Lire un Murakami se lançant dans la description des souffrances inhérentes à un marathon, c’est plus que formateur, c’est mystique. On retrouve sa plume hors du commun, son style inégalable, et on referme le bouquin sans s’être aperçu du temps qui a passé. A n’en pas douter, cet ouvrage m’aide au quotidien lorsque je sens ma rigueur flancher… N’hésitez surtout pas à vous plonger dans cet autoportrait, même si vous imaginez être à des années lumière de la thématique, je suis certain que vous en ressortirez plus fort. http://www.testivore.com

lonesloane
18/09/11
 

Pffff... il s'échappe comme un soupir au sortir de ce "mémoire"... L'effort de l'auteur est rejoint par l'effort du lecteur. Pendant que le premier court et s'échine à tenir ses temps, le deuxième reste suspendu à sa plume, à son chrono. Parce qu'il veut savoir. Et par moment il sait ou croit atteindre avec l'auteur une vérité de l'écriture mais l'effort est si grand qu'il emporte tout. Alors quand on referme le livre on soupire d'aise. D'être parvenu au bout. Allez leur prêter vos jambes et vos bras: La Cimade: http://www.cimade.org/Les Embrassés: http://les-embrasses.blogspot.com/

Thetique
05/02/10
 

Format

  • Hauteur : 22.60 cm
  • Largeur : 14.20 cm
  • Poids : 0.26 kg
  • Langage original : JAPONAIS
  • Traducteur : HELENE MORITA

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