Aux quatre coins du monde

WIAZEMSKY, ANNE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 13/11/02
LES NOTES :

à partir de
7,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

" des hommes, des femmes et des enfants, demeuraient serrés les uns contre les autres sur les ponts. Beaucoup pleuraient en silence. beaucoup s'étreignaient. d'autres restaient à l'écart, prostrés dans une douleur muette. tous éprouvaient le même chagrin, la même détresse devant l'inconnu qui s'ouvrait devant eux et qui ressemblait à cette nuit si noire et si hostile. chacun, à ce moment, se retrouvait seul dans sa souffrance. et
chacun s'accrochait à une certaine idée de la vie, se promettait qu'il reviendrait, que l'exil ne durerait pas. Quelques-uns, seulement, savaient. ceux-lâ regardaient disparaître les côtes de russie le coeur déchiré, croyant encore les voir, quand il n'y avait plus rien que les vagues et eau, à l'infini. ils savaient que sur les milliers d'émigrants qui avaient dû fuir la crimée, ce 11 avril 1919, presque aucun ne reviendrait. "
2 personnes en parlent

Si vous avez beaucoup aimé "Une poignée de gens", alors il ne faut pas hésiter à lire "Aux quatre coins du monde", la suite de la famille Belgorosky. La Revolution en Russie a éclaté, tout signe de l'aristocratie est ménacé, condamné à l'exil. Ce livre retrace les jours précédant le départ de tous. Minutieux et bouleversant. L'auteur nous fait revivre les personnages tant aimés dans Une poignée de gens. Mais cette fois-ci, le ton est grave, avec tout le poids de la mélancolie et la nostalgie qui enveloppent les protagonistes.Magnifique !

Clarabel
23/02/09
 

Ce récit est donc le deuxième épisode de la saga de la famille Belgorodsky et débute à la fin de 1917. L'auteur reprend ici la même structure narrative que celle d'une poignée de gens : le texte de fiction est toujours entrecoupé de décrets historiques (afin de faire comprendre la situation sans tomber dans l'exhaustivité abusive), mêlé à l'écriture du journal de Xénia (dont le point de vue est le plus souvent mis en exergue) ou de la jeune Tatiana (figure de la jeunesse qui est née en Russie mais qui grandira dans un autre pays, sous une autre nationalité). Le roman a une tonalité légèrement pathétique car malgré un espoir fou qui les soutient, une fin inéluctable transparaît pour eux. Xénia écrit donc dès juillet 1918 : « Et j'ai su qu'il faudrait bien un jour la (la Russie) quitter pour de bon puisque déjà nous n'y étions plus ». C'est avec cette vérité historique et contrainte que le lecteur pressent que les personnages vont être éparpillés aux quatre coins du monde, qu'ils vont fonder d'autres vies et vivre d'autres destinées, dans d'autres pays que le leur, la Russie. Et le lecteur se rappellera les vers visionnaires de Lermontov (cités par Adichka) : L'heure sonnera noire pour la Russie / Où tombera la couronne des Tsars / La populace oubliera l'amour qu'elle portait / Et beaucoup n'auront pour pitance que le sang et la mort.

SophieC
08/09/10
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.19 kg

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