Avant que le millenaire nous separe

MONTALBAN MANUEL VAS

livre avant que le millenaire  nous separe
EDITEUR : CHRISTIAN BOURGOIS
DATE DE PARUTION : 28/09/99
LES NOTES :

à partir de
7,75 €

SYNOPSIS :

" Sans hargne mais de manière décidée, avec la dextérité dont fait preuve un bon boucher lorsqu'il dépèce une bête, Pepe Carvalho ouvre le livre et le met en pièce, face au public ? Il en arrache les feuilles et les froisse. Puis il va jusqu'à la cheminée et place le papier froissé au coeur des bûches, méthodiquement empilées, de la plus menue à la plus grosse. Il sort un briquet de sa poche et met le feu au papier. Les flammes jaillissent. Il regarde avec mélancolie prendre le feu. Il se retourne alors vers le public, montre la cuisinière d'un geste : - Je m'appelle Pepe Carvalho et je suis
en train de préparer un gigot d'agneau de lait à la bière. En matière de cuisine, les noms des plats impressionnent beaucoup, mais les modes de préparation sont d'ordinaire routiniers, faciles, évidents. Cette recette n'échappe pas à la règle. Vous faites revenir l'oignon, avec un peu de poireau, des carottes, de l'ail, de la tomate. Vous mettez ensuite le gigot d'agneau, coupé en morceaux, farinés, vous laissez un peu rissoler. Un litre de bière, un peu d'eau si on craint l'alcool, bien que l'alcool s'évapore à la cuisson... Assaisonner... Laisser mijoter... Et les dés sont jetés. "
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Il n'est pas indiqué « roman traduit de l'espagnol » ou « récit traduit de l'espagnol » mais tout simplement « traduit de l'espagnol » par Georges Tyras ce qui me met la puce à l'oreille : « Ai-je entre les mains un roman policier ? » mais la quatrième de couverture m'a vraiment donné envie de lire celui-là et pas un autre !Eh bien non, ce n'est pas un roman, c'est une représentation théâtrale dans laquelle Pepe Carvalho, le célèbre détective privé créé par Montalbán en 1972 s'érige contre son auteur, ses idées et celles qu'il lui a prêtées en particulier au niveau politique (socialisme, communisme, anarchisme, capitalisme, fascisme, métissage), le fait de vouloir refaire le monde, l'histoire ou même la science et de pérorer devant les journalistes. « ... je vais vous raconter ma part de vérité, j'insiste, de vérité » (p. 36) déclare Pepe qui dresse un réquisitoire contre les poncifs du roman policier (le flic ou le privé avec un physique et un caractère bien particuliers, qui cuisine et boit du vin, les belles filles et le sexe du moins ce que l'auteur lui a accordé, le sens de l'humour et l'ironie, la poésie, le chat, etc.) mais aussi contre la culture qui « ne lui a pas appris à vivre » (il brûle dans la cheminée les livres qu'il a lus et les romans de son créateur) et contre le fait que l'auteur, cet ingrat qui ne lui verse rien et qui a peur du passage de l'an 2000, veuille le faire mourir avant le nouveau millénaire. Pourquoi ? Parce que « Carvalho vieillit, dit l'auteur, il n'est pas comme d'autres personnages de roman policier qui n'ont pas d'âge. Carvalho ne peut pas faire en 1995 ce qu'il faisait en 1972, dans J'ai tué Kennedy ou, dix ans plus tard, dans Meurtre au comité central. Carvalho vieillit... Il n'est pas un moyen technique immortel. Il doit mourir avant l'an 2000 ! Il doit mourir. Je dois mourir ! Parce que Carvalho, c'est moi ! » (p. 40-41).Il ne faut pas que j'oublie de vous dire que la scène est la cuisine du détective : « Vous avez une installation, façon art conceptuel : cuisinière, livres, feu, vins, le détective privé... Il ne manque que l'assassin. Parce que le cadavre est là aussi.[...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
28/05/11
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.10 kg

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