Aya de yopougon t.2

ABOUET, MARGUERITE ; OUBRERIE, CLEMENT

livre aya de yopougon t.2
EDITEUR : GALLIMARD BD
DATE DE PARUTION : 28/09/06
LES NOTES :

à partir de
17,00 €

SYNOPSIS :

« De nouveaux problèmes animent le quartier de Yopougon, à Abidjan. Les Sissoko refusent de croire que leur fils Moussa est le père du bébé d'Adjoua. Cette dernière se retrouve toute seule pour s'occuper de son fils et profite des talents de nounou d'Aya. Bintou, elle, est tombée amoureuse d'un parisien en vacances, et
n'a plus de temps à consacrer à ses amies. Comme les voiriens boivent de moins en moins de bière, la Solibra va mal et Ignace, le père d'Aya, doit abandonner son second bureau à Yamoussoukro. Mais bientôt les filles du quartier n'ont plus qu'une idée en tête : se préparer pour le grand concours de Miss Yopougon. »
5 personnes en parlent

Petite réconciliation avec cette série, dont le premier opus ne m'avait absolument pas convaincue. Ce deuxième tome m'a donné envie de ne pas rester sur une déception, les billets sur la blogo étant enthousiastes.Le ton est moins léger ici, les filles ont mûri, sont moins frivoles. Adjoua élève son bébé, et sollicite souvent les copines pour le garder lorsqu'elle travaille au marché. Aya est toujours aussi sérieuse, déterminée à devenir médecin, et Bintou, éblouie par la perspective d'aller vivre à Paris, se laisse séduire... L'image des hommes reste peu reluisante : époux volage, séducteur sans scrupules, jeunes peu enclins à travailler et à assumer leurs responsabilités. Les femmes en sont victimes, certes, mais elles ont l'énergie pour se ressaisir et faire face aux difficultés. Le graphisme reste très harmonieux : le trait est joli, fin, et les couleurs sont belles - mention spéciale aux postures et expressions du bébé. La postface sur la naissance des enfants en Côte d'Ivoire et leur éducation partagée avec les proches est très intéressante. Canel

Canel
01/02/16
 

J’ai enchainé ce deuxième tome sitôt le premier fini tant la découverte était plaisante. (Et puis, bon, je voulais savoir ce qu’il allait advenir de cette histoire avec Mamadou !). Toujours aussi drôle et frais, ce second tome réserve son lot de retournement de situations cocasses. Après un mariage célébré dans la joie et la bonne humeur (*ironie on*) dans le premier tome, il y a déjà de l’eau dans le gaz entre les deux familles ! La faute au manque de ressemblance de bébé Bobby avec son père… La quête d’un visage ressemblant au bébé parmi la famille puis, en désespoir de cause parmi de vulgaires inconnus, donne droit à quelques scènes amusantes (surtout la chute !). Et les choses bougent un peu (beaucoup). Bien que ce soit le nom d’Aya qui soit au cœur cette BD, les personnages qui gravitent autour d’elle ne sont pas en reste et on continue notre petit bonhomme de chemin à la découverte de ces familles ivoiriennes si différentes. Entre les fainéants, les imposteurs, ceux qui mènent une double vie, il y a de quoi faire. Avec en toile de fond, les préparations de l’élection de miss Yopougon. Les personnages sont truculents, authentiques, c’est un vrai plaisir de suivre ce petit monde. Les dessins de Clément Oubrerie font toujours autant mouche avec ses visages expressifs et ses couleurs représentatives. La mise en scène qui zoome d’un fil de l’intrigue à l’autre est très bien rendue, le récit étant très dynamique. Et encore fois, un joli « cliffhanger » de fin. Comment la famille d’Aya va-t-elle réagir ?

nymeria
18/12/13
 

Aya n'est toujours pas au cœur de l'histoire, mais on la voit de plus en plus en tournant les pages. Cela dit, j'ai eu l'impression de voir plus souvent Bintou et Adjoua mais c'est sans doute parce que leurs histoires personnelles sont plus "palpitantes".En tout cas, j'ai beaucoup aimé en apprendre un peu plus sur elle : c'est vraiment une chic fille ! Même si je n'apprécie pas toujours la façon dont elle parle à Hervé (mais bon, peut-être que face à lui, je manquerais aussi de patience) mais en tout cas j'aime beaucoup la façon dont elle l'aide. J'ai trouvé ce tome un peu meilleur et plus palpitant que le premier : les histoires qu'on y découvre ne sont pas franchement communes (enfin, je l'espère) mais elles restent très réalistes et agréables à découvrir.Sans oublier que les dessins, tout comme les dialogues, me semble très conforme à ce qu'est réellement la Côté d’Ivoire : un mélange entre tradition et modernité.Je ne peux que vous encouragez à vous lancez dans l'univers d'Aya de Yopougon !

MademoiselleLuna
11/11/12
 

J'ai préféré ce deuxième tome, car les dessins sont toujours aussi beaux et l'histoire devient plus intéressante, les personnages sont moins futiles. Je vais donc rapidement enchaîné sur le troisième...

fdm77
30/05/12
 

"Lorsqu'il naît, un bébé appartient à tout le monde" (proverbe africain)Ca y est Bobby est né! Bobby comme le fils Ewing car Adjoua veut que son garçon soit aussi gentil que le personnage de série télé (sic!). Seulement, Bobby ne ressemble en rien à son père, fils héritier d'un gros commerçant. On dirait plutôt la mini réplique du dragueur du coin! De toute façon, Adjoua est trop occupée à joindre les deux bouts en faisant les marchés pour se soucier du bien être de sa progéniture. Ainsi, Bobby est plus souvent dans les bras d'Aya et des voisins plutôt que dans les bras de sa mère! De plus, à Yop City une fête se prépare: le concours des Miss, événement quasi religieux pour toutes les jeunes filles du quartier, sauf pour Aya qui décidément ne comprend pas tout cet engouement. Aya, héroïne éponyme, sera confrontée à un problème domestique beaucoup plus gênant... Ce qui est bien dans cette BD, c'est qu'elle est complètement novatrice. Non seulement l'auteure n'hésite pas à utiliser des expressions typiques, mais en plus elle propose une trame de récit expliquant les moeurs et les coutumes de son pays d'origine. Ainsi, on apprend qu'une fois sorti du ventre de la mère, le bébé appartient à tout le voisinage. Un adulte le surveillera toujours du coin de l'oeil. On est loin de notre société individualiste...Dans ce tome 2 se pose en filigrane le problème de la polygamie et les conséquences qu'elle peut avoir dans un foyer. En effet, comment doivent réagir les principaux intéressés? Enfin, le personnage d'Antoine est impayable: pour draguer Bintou, il se fait passer pour un chef parisien de la Sonacotra plein aux as....Bref, un super moment de lecture avec toujours de bonnes illustrations et le bonus ivoirien aussi intéressant que le reste. vivi

vivicroqueusedelivres
15/02/12
 

Format

  • Hauteur : 24.90 cm
  • Largeur : 17.60 cm
  • Poids : 0.53 kg