Baisers de cinema

FOTTORINO, ERIC

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 18/08/07
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

« Je ne sais rien de mes origines. Je suis né à Paris de mère inconnue et mon père photographiait les
héroïnes. Peu avant sa mort, il me confia que je devais mon existence à un baiser de cinéma. »
3 personnes en parlent

Pour ceux qui ont lu le livre phare du surréalisme, le NADJA d'André Breton, la comparaison avec la Mayliss du roman saute aux yeux. Attention loin de moi l'idée que l'auteur ait volé le personnage, mais on sent une influence réelle: mêmes phrases obscures, même comportement "border line", même fuite en avant, parfois le même regard et la même silhouette... Sinon, au fil des pages, le narrateur explique "son absence de lui-même", cette passion dévastatrice qui le lia à Mayliss et lui fit mettre de côté ses recherches pour découvrir l'identité de sa mère. Le style est parfois ampoulé, il y a des belles phrases. La fin est rapide, mais elle propose une ouverture inattendue pour une réflexion sur la suite, et permet surtout au narrateur d'espérer, de tourner la page. Bref, un roman qui se lit tout seul avec une histoire intéressante....et pour ceux qui ne connaissent pas Nadja de Breton, l'occasion de le lire et de comparer. vivi

vivicroqueusedelivres
18/02/12
 

Ce roman est le récit de 3 éléments gravitant autour d'un personnage principal: - son histoire d'amour difficile et tourmentée avec Mayliss,- l'acceptation de la mort de son père - la quête, par tous les moyens, de sa mère dont il ne sait absolument rien.... le tout, sur fond de cinéma, avec notamment de nombreuses citations d'actrices et de films de l'époque de la Nouvelle Vague.On se laisse facilement emporter par la recherche originelle de Gilles Hector et comme lui, on cherche, on s'interroge, on suppose, on a envie de savoir. Les épisodes avec Mayliss viennent agréablement interrompre cette quête et s'intercaler. L'ambiance cinématographique est omniprésente et jette un voile chaud, intime et rétro sur le récit.La lecture est donc très agréable et se fait rapidement. On n'est pas non plus déçu par la fin mais il reste au final un récit peut-être un peu superficiel des évènements (on voudrait notamment mieux comprendre le comportement de Mayliss ou l'histoire de sa mère). Maylany

Maylany
26/09/11
 

« Je ne sais rien de mes origines. Je suis né à Paris de mère inconnue et mon père photographiait les héroïnes. Peu avant sa mort, il me confia que je devais mon existence à un baiser de cinéma. »Depuis la mort de son père, le narrateur, avocat au Barreau de Paris, passe ses fins de journée dans un cinéma d'art et d'essai à visionner sans jamais se lasser le cinéma en noir et blanc de la génération Nouvelle Vague. Car derrière les sourires figés de Delphine Seyrig, Romy Schneider, Françoise Dorléac, Anouk Aimée, Anna Karina ou Jean Seberg, Gilles pense saisir le mystère de son père, détecter une trace de sa mère.Jean Hector était un capteur de lumière, un génie de la pellicule. L'homme a aimé beaucoup de femmes mais est parti avec ses secrets. Au fils qui a grandi seul, dans son coin, à ressasser ses questions, il ne reste aujourd'hui qu'un appartement avec des photos en noir et blanc, des journaux et des bobines de films amateurs.Au cinéma Les Trois Luxembourg, le narrateur fait un jour la connaissance de Mayliss de Carlo. « Elle était très belle et très blessée. » Gilles tombe sous le charme, devient amoureux éperdu de cette femme qui est mariée et mère d'un petit garçon. Pourtant, les deux amants vont vivre une liaison fusionnelle, mais épuisante.Et le roman va s'écrire sur ces deux poids, deux mesures ; d'une part il y a un enfant brisé de n'avoir jamais compris son père et qui cherche coûte que coûte à retrouver sa mère, et de l'autre il y a un homme envoûté par une femme insaisissable, elle aussi. Un seul homme, deux femmes, une quête impossible.C'est finalement l'éternelle idée de « capturer une image », celle sur l'écran, celle sur la photographie et celle coincée dans une vie sans passion. Le roman d'Eric Fottorino est, sur ce plan, incroyablement fascinant. Il est merveilleusement bien écrit, très raffiné, empreint de zones d'ombre, influencé par les séances de films en noir et blanc, où l'on croise des héroïnes gracieuses et immortelles. Découvrir les mystères sur les origines de Gilles Hector est un fil rouge, le lecteur se prête à rêver une issue incroyable, et puis il y a cette aventure avec Mayliss de Carlo qui prend peu à peu une place plus imposante dans le récit.C'est une histoire toute simple, finalement : un garçon qui a perdu son père, qui n'a jamais connu sa mère, qui ne parvient pas à aimer et qui tombe fou d'une femme inaccessible ... « Baisers de cinéma » est un roman mille fois plus troublant qu'il n'y paraît. Le portrait d'un homme s'y dessine, les voix des absents y murmurent et les secrets pleuvent, sans forcément trouver de réponses. Mais c'est ce qui rend ce roman attachant, incontestablement brillant et enchanteur. « Il accumulait des images à charge comme on cherche des preuves contre le temps qui passe. Mais toutes ces femmes finissaient par lui échapper avec son consentement. Loin de percer leur mystère, il prenait plaisir à l'épaissir. » (...) « Voilà ce que j'étais pour lui : un être qui passe et qu'on ne voit pas, un silence, une absence. »

Clarabel
20/02/09

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.80 cm
  • Poids : 0.24 kg

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