Balzac Et La Petite Tailleuse Chinoise

DAI, SIJIE

livre balzac et la petite tailleuse chinoise
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 06/09/01
LES NOTES :
à partir de
7,40 €

SYNOPSIS :

« Nous nous approchâmes de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l'ouvrîmes silencieusement. À l'intérieur, des piles de livres s'illuminèrent sous notre torche électrique ; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts : à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans,
suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais : Dickens, Kipling, Emily Brontë... Quel éblouissement ! Il referma la valise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant serment, il me déclara : - Avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde. »
14 personnes en parlent

Lire nous semble être un acte si banal. On aime, ou on n'aime pas, voilà tout. Mais quand la liberté de lire et de choisir ses livres est une découverte qui tourne presque au combat, à la prise de risque, quand lire devient une passion, un outil de séduction aussi pour les héros. Quand le livre joue au pygmalion et qu'en ouvrant ses pages il ouvre les portes d'un rêve de liberté... Un livre incroyable. C'est son titre qui m'a séduite de prime abord. Balzac associé à une petite tailleuse chinoise ? De quoi pouvait-il bien s'agir ??? D'un roman sur l'amour du livre, sur l'amour tout court... La vie quoi, même loin de nous, même difficile, même insupportable. Consultez le commentaire complet sur www.mondalire.com

mondealire
28/10/08

Dans les années 1970 la Révolution culturelle a exilé dans la montagne du Phénix du Ciel deux lycéens citadins, le narrateur et son ami Luo, à fin de rééducation dans les rizières. La vie est rude et laborieuse et, sous l’oeil vigilant du chef du village, un communiste zélé mais un peu ignare, les deux garçons tentent tout simplement de continuer à vivre. Heureusement deux évènements vous venir éclaircir la condition des deux amis : le premier est leur rencontre avec la Petite Tailleuse à la beauté envoûtante, et le second leur rencontre avec la littérature étrangère, interdite par la Révolution culturelle. Balzac, Victor Hugo, Stendal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, Dickens, Kipling, Emily Brontë... à lire en cachette, tellement dangereux et tellement magiques, qu'ils changeront le cour de leur vie. Car Luo fait alors un serment : «Avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde». Et peu à peu, la lecture de l’œuvre de Balzac en particulier transforme la jeune fille qui deviens une femme désireuse de découvrir la vie par elle-même : «Balzac m’a fait comprendre une chose : la beauté d’une femme est un trésor qui n’a pas de prix»."Balzac et la Petite Tailleuse chinoise" est un roman qui, s’il pêche parfois par sa naïveté, est empreint d’une grande sérénité. La douleur de l'exil et de la solitude affleurent rarement dans le récit, remplacées par une souffrance physique très présente mais jamais dramatisé. Au pathétique, Dai Sijie préfère la lutte et l'humour, et le regard décalé des deux garçons met en évidence les aspects comiques et pittoresques du monde qui les entoure. Rédigé dans un style fluide et malicieux, ce roman parfaitement maîtrisé et éminemment sympathique est un hommage à la puissance de la littérature, à l'espace de liberté et de rêve qu'ouvrent les livres.

Kara
14/01/09
 

Sympathique, l’idée de base est très belle : cultiver une jeune chinoise ignorante et la rééduquer à l’inverse de la rééducation pratiquée sur les jeunes intellectuels de la Chine maoïste. Pourtant, cette jolie et poétique histoire d’adolescents ne m’a pas du tout captivée. J’ai eu vraiment du mal à m’intéresser à leurs déboires. Le final est joli, mais l’ensemble reste pour moi du domaine de l’anecdotique, un roman qui tombe un peu plat, des personnages survolés, avec un goût d’inachevé.

un flyer
13/02/09

Quand lire devient un acte politique et d'insubordination. C'est un récit magnifique sur ce qu'a pu être la révolution culturelle chinoise, ses idioties, ses horreurs : 2 jeunes étudiants en rééducation par le travail, découvre l'un l'amour, l'autre la littérature étrangère (Balzac entre autres), au risque de leur vie. Pour tout 2, ces rencontres vont changer leur destin. Sans pathos, l'auteur nous emmène dans un monde à part fait de souffrances et de privations, tant physiques qu'affectives et intellectuelles. C'est un beau roman, quelque peu naïf mais sincère. laurence

laurence
11/04/11
 

Je suis vraiment perplexe après ma lecture. Certes j'ai aimé mais sans avoir véritablement accroché, plus je tournais les pages et plus je me détachais de cette histoire.Je n'aime pas trop avoir un avis aussi imprécis sur une de mes lectures d'autant que j'ai bien du mal à exprimer mon malaise. Je ne sais pas trop ce qui m'a dérangé, est-ce mon détachement face à l'histoire, est-ce l'évolution du texte vers le conte, est-ce la fin que j'ai trouvé frustrante, est-ce les personnages qui m'ont presque laissé indifférente.J'ai dans l'idée qu'il va me falloir lire toutes vos critiques pour pouvoir préciser mon propos.Je pense surtout que j'ai été déçu, après tout le battage dont ce livre a fait l'objet, je devais m'attendre à quelques chose de différent. Il a pour moi le simple mérite de rendre accessible à tous une période trouble et fort peu connu en occident.Me restera l'impression d'un petit texte sympathique au propos et à l'écriture finalement assez plate.Malgré mon manque d'enthousiasme, je conçois qu' il puisse plaire même si personnellement je n'ai pas tellement été conquise. C'est un livre intéressant et surtout accessible dès l'adolescence...

Lacazavent
24/05/13
 

Révolution culturelle: on envoie deux citadins se rééduquer dans les rizières. La vie est dure mais les garçons vont être sauvés par le livre et la littérature(voir la critique de Mondalire, à laquelle je souscris berthe

afbf
01/01/13
 

Un livre original. On se sent très proches des héros. Ce livre nous décrit la Chine au temps de Mao, et la difficulté d'accéder à la culture, considérée alors comme ennemie du peuple. Si lire est aujourd'hui un choix, ce fut dans ces années là une stricte interdiction. Cette histoire décrit bien la rééducation, le placement des jeunes dans des villages.Une belle histoire émouvante et agrémentée de passages droles Florent

LePetitPrince
21/12/12
 

Ce fut une lecture très agréable, de celles qui coulent de source sans faire de remous, portée par une histoire et un style enthousiasmants : on en lit une page et soudain la fin est proche. J'ai particulièrement apprécié le regard de l'auteur sur le contexte historique, ainsi que la sensibilité poétique chinoise qui se manifeste surtout dans les descriptions des lieux et les sentiments. Le rapport à la littérature est ce qui m'a, évidemment, le plus séduite. En tant que lectrice passionnée, j'ai vécu la joie indicible de ces garçons découvrant des livres. Les romans sont d'autant plus devenus des objets mystérieux et attirants qu'ils sont interdits en Chine communiste. Ils apparaissent à tous comme des portes ouvrant sur d'autres vies, d'autres univers, substituts de vies devenues étriquées sous le carcan politique. Objets d'angoisse – il faut les cacher – autant que d'extase et d'envies, ils prennent une dimension mythique. Leur pouvoir est grand et nos deux héros en profiteront pour s'éveiller à la vie mais cette puissance est à double-tranchant, comme ils l'apprendront à leurs dépens. J'ai également beaucoup aimé les passages sur leurs prestations de conteurs, au point de souhaiter en bénéficier en lieu et place du cinéma. L'ensemble du roman est diablement bien maîtrisé et convaincant.

mycupoftea
13/11/12
 

Un livre qui m'a surprise, car je ne connaissait pas du tout la Chine au temps de Mao. Et donc oui, ce livre concerne la Chine au temps de Mao, quand les livres, les intellectuels, les dentistes, les docteurs, les gens trop intelligents, étaient supprimés parce que c'était pas bien et qu'il ne fallait penser qu'à Mao. Ca m'a super choquée ça. Surtout à quel point les gens sont limités et maltraités quand ils sont sous la dictature. Alors même en n'ayant jamais fini le Père Goriot, j'ai bien aimé Balzac comme il est décrit dans le livre. J'ai aimé le narrateur et Luo. Surtout Luo, et j'aimé l'évolution de la Petite Tailleuse. C'est un livre sympa, surtout par son style finalement, qui m'a énormément plu.

yuukichanbaka
21/03/12
 

Cultiver ou être cultivé? J'ai trouvé ce livre assez captivant avec le côté historique de la Chine maoïste qui m'a beaucoup plu. La question de c...

Luo et le narrateur sont amis. Ils ont été isolés avec d'autres enfants de leurs parents, considérés comme dangereux par la Chine de l'époque. En faisant la connaissance de Binoclard, l'intellectuel de service, ils ont enfin accès au puits de science c'est-à-dire aux livres qui sont désormais censurés. Cette découverte et cette soif de connaissance, ne cessant de s'accentuer, leur ouvre l'esprit et leur insuffle un chemin moins alambiqué à emprunter pour guider leur vie. Celui de l'ordre est proscrit mais celui de la littérature étrangère leur tend les bras et ne demande qu'à être foulé.Dans cette apprentissage des savoirs extérieurs à la Nation, une bien curieuse personnalité vient marquer notre protagoniste. Il s'agit de la petite amie de Luo, la dénommée "petite tailleuse chinoise".Pour moi rien à redire sur le style de Dai Sijie qui est clair et fluide. Il n'y a pas de futilités, ni de digressions superflues dans ce récit qui nous emporte. Cela ne traine pas en longueur et c'est grâce à ces petits héros qu'on se demande comment on peut vivre dans un pays dominé par tant de restrictions. Quelle que soit l'époque, les contraintes imposées à tous font figure d'inepties. Une question me taraude depuis : comment vivre sans livres, sans l'acte de lecture et plus généralement sans culture? Car le repli sur soi et sur ses fondements n'est parfois pas la meilleure perspective pour évoluer et changer les mentalités déjà bien obtuses.Nous nous approchâmes de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l'ouvrîmes silencieusement. A l'intérieur, des piles de livres s'illuminèrent sous notre torche électrique ; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts : à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais : Dickens, Kipling, Emily Brontë. (p.125) "Aux âme bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années" (Rabelais)

Melopee
04/06/11
 

Oici un livre dont j'avais beaucoup entendu parler, ne connaissant que très peu d'auteurs asiatiques et le résumé m'attirant, je me suis lancée dans l'aventure. Balzac et la Petite Tailleuse chinoise est le récit par un jeune homme d'une tranche de vie, avec pour fil conducteur la culture littéraire occidentale et la rencontre avec cette Petite Tailleuse. En effet, les deux garçons font connaissance de cette jeune fille que nous ne connaissons que sous le surnom de Petite Tailleuse (ce qu'elle est), et vont partager avec elle leurs découvertes livresques. Au premier abord, l'intérêt vient de la découverte d'une autre culture que la notre et du contexte historique, un contexte qui finalement ne figure qu'en trame de fond. Bien vite, on s'attache à ces deux jeunes gens. Pas fortement, mais suffisamment pour partager leurs sentiments. Ils sont touchants et plutôt attendrissants. Cependant, ils manquent un peu de couleurs et d'approfondissement. La Petite Tailleuse, par exemple, n'est par le fait qualifiée que par sa profession, [...] Sa présence est filée dans tout le roman mais au final elle n'apparaît que comme un pâle fantôme qui fait acte de présence. Ce qui est un peu dommage compte tenu du rôle final qui lui est dévolu. Mais c'est peut-être cette simplicité des personnages qui donne son côté poétique à l'ouvrage. Il reste que c'est un roman plein de sensibilité avec des passages touchants [...] Des passages qui nous font doucement sourire : la sonate renommée "Mozart pense au Président Mao" qui permet la préservation du violon, le réveil remonté pour gagner une heure, le stratagème de Luo pour récupérer des chansons populaires auprès du vieil homme du moulin. Une histoire attachante avec en petit plus un peu de poésie. Les descriptions sont plus que plaisantes à lire, en quelques mots elles parlent à nos yeux de lecteur européen : la campagne, les maisons sur pilotis.... D'ailleurs, je garde l'image frappante du vieux chansonnier au ventre dansant ! Tout ceci fait que même si l'histoire n'est pas très haletante et ne nous ancre pas totalement, on lit avec plaisir ces pages. Puisque la littérature est au centre du roman, parlons un peu d'elle. J'avoue ne connaître aucuns des titres évoqués, pourtant d'auteurs bien connus : Balzac, Flaubert, Dumas... Mais pour le coup l'auteur m'a donné envie de les découvrir. Les descriptions qu'en font Luo et notre narrateur sont tentantes. Un bel hymne à la littérature on peut le dire. D'ailleurs, n'est-ce pas grâce à celle-ci qu'au final notre Petite Tailleuse [...] ? Un final très poétique je dois dire. En quelques mots : une jolie histoire, pleine de sensibilité, un brun poétique. Légèrement plate dans le rythme mais qu'on lit avec plaisir malgré tout. Des personnages touchants même s'ils auraient pu gagner en profondeur. Bien aimé mais pas aussi enthousiasmée que ce que j'escomptais.

Lunasirius
26/03/11
 

Ce petit livre sympathique, qui se lit très rapidement est un hommage vibrant à la littérature, un roman d'apprentissage, un roman historique, aussi. Les deux héros, qui ne connaissaient que la propagande, découvrent la littérature occidentale, l'amour, le désir. A travers les pages, ils grandissent, se découvrent. Leur vie quotidienne est décrite avec simplicité, qui tranche avec les aventures flamboyantes des héros de leurs livres. J'ai aimé. Dès le début, j'ai été happée. J'ai imaginé un monde où les seuls livres accessibles à la lecture sont les livres de propagande communiste. Et comme eux, je me suis réjouie de la découverte de la petite valise contenant les plus grands classiques de notre littérature.

wellreadkid
07/08/10

Livres interdits En Chine, dans les années 70, ce très beau conte nous parle de l'ouverture au monde par la découverte d'ouvrages de la littérature classique européenne et de l'amitié entre deux adolescents, Luo et le narrateur.

  • Auteur : DAI, SIJIE
  • Éditeur : GALLIMARD
  • Distributeur : SODIS
  • ISBN : 9782070416806
  • Date de parution : 06/09/01
  • Nombre de pages : 240

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.14 kg

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