Bartleby le scribe

MELVILLE, HERMAN

livre bartleby le scribe
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 24/10/96
LES NOTES :

à partir de
4,80 €

SYNOPSIS :

« Une fois dans la bibliothèque, il me fallut environ deux secondes pour mettre la main sur le Bartleby de Melville. Bartleby ! Herman Melville, Bartleby,
parfaitement. Qui a lu cette longue nouvelle sait de quelle terreur peut se charger le mode conditionnel. Qui la lira le saura. » Daniel Pennac.
11 personnes en parlent

Bartleby est un scribe, employé par le narrateur, avocat. C'est un être a priori totalement transparent qui va finalement se révéler être une épine dans le pied (pour rester polie) de par la force d'inertie qui le caractérise."Bartleby" c'est la célèbre formule I would prefer not to qui conduit à des situations absurdes et grand-guignolesques. C'est à la fois drôle et glaçant. Melville a su en un tout petit livre concentrer tout cela et même un côté humain bouleversant. Bref, un must-read, même s'il me semble que l'élévation du personnage au symbole de la résistance passive est un chouïa exagérée.

mycupoftea
14/01/13
 

Le narrateur de cette histoire, "homme d'un certain âge", entreprend de faire le portrait d'une "catégorie d'hommes intéressants et quelques peu singuliers", les copistes, à travers la biographie du plus étrange d'entre eux. Tout commence dans un bureau, que le narrateur partage avec ses trois employés, Dindon et Lagrinche, les deux copistes, et Gingembre, le garçon de bureau. C'est alors qu'entre en scène un jeune homme effacé, appelé Bartleby, qui copie à la perfection mais refuse d’effectuer la moindre relecture, disant qu'il "ne préfère pas" le faire. Dérouté le narrateur tente de comprendre son employé, il découvre ainsi que le jeune homme s'est installé dans le bureau, lorsqu'il l'y surprend, un dimanche matin, en déshabillé. Un jour le scribe décide de ne plus copier, sans donner la moindre raison, le désarroi patronal est à son comble ! Un livre qui nous parle de résistance passive, de volonté et qui va peut-être m'apprendre à dire non !Extrait : Pour un être sensible, la pitié, souvent, est souffrance. Lorsqu'on voit finalement que d'une telle pitié ne saurait sortir un secours efficace, le sens commun ordonne à l'âme de s'en débarrasser." (p. 44)

sovane
13/04/12
 

Wall Street, dans les années 1850. Le narrateur, juriste, mène avec ses deux copistes, Dindon et Lagrinche, et son garçon de courses Gingembre, une vie de bureau morne et régulière. Un jour, il engage un étrange jeune homme aux allures de spectre : Bratleby. Dans un premier temps employé modèle, Bartleby va commencer à décliner d’abord de menues tâches, pour ensuite totalement refuser de travailler, d’être payé et même de quitter les lieux, en répétant, inlassablement, « je préférerais pas ». Par ce simple conditionnel poli – qui n’en reste pas moi refus systématique, radical et obstiné, émis sans aucune justification – Bartleby jette le trouble autour de lui. Au fur et à mesure de ses calmes refus, la stupeur et le désarroi augmente chez son employeur, qui ne sait comment réagir : tantôt estomaqué, tantôt furieux, suppliant, en proie à la mauvaise conscience… Comment chasser de ses bureaux – et surtout de ses pensées – cet être apparemment faible et démuni, mais dont la résistance se révèle aussi implacable qu’incompréhensible ?Nulle part dans la nouvelle nous n’avons d’indice quant au sens de l’étrange comportement de Bartleby ; le sens est à construire. Bartleby est simplement un homme qui s’arrête. Un homme qui cesse de jouer le jeu des hommes. Il exprime cette décision par un refus poli, mais en se refusant à toute explication. Bartleby est-il fou, révolté, mélancolique, cynique, nihiliste ? Est-il un "héros" de la désobéissance, triomphant par une forme de résistance passive ? Ou, sans réelle volonté et n’arrivant pas à s’adapter au monde, est-il juste une figure de l’échec absolu ? Impénétrable, Bartleby semble, tout au long de la nouvelle, rester simplement fidèle à lui-même. Et pour moi, c’est dans cette volonté de rester en accord avec lui-même, jusqu’à l’extrême, que le personnage de Bartleby prend sens.Burlesque mais aussi brutale, frôlant parfois le fantastique, souvent hermétique, et surtout totalement absurde, cette nouvelle de Melville conserve une part de mystère, incarnée par sa célèbre formule agrammaticale, « I would prefer not to ».

Kara
01/07/14
 

Lu quand j'étais encore enfant, le petit roman de Herman Melville a déjà à l'époque charmé mon esprit. Loin des complexités d'un capitaine Achab, Bartleby a néanmoins des accointances avec celui-ci. En effet, il représente l'un des visages possibles de l'homme révolté et quelque peu maudit comme le laisse voir la fin du roman. Mais qui est Bartleby?Jeune homme frêle et palot à l'allure d'un héros romantique consumé par la phtisie, Bartleby est un scribe employé par un avocat d'affaire aux traits bonhommes. En effet, c'est son ancien employeur qui raconte sa rencontre avec le jeune homme et la vie de celui-ci. Apathique, Bartleby attire l'attention et l'agacement de son employeur car il a le manie de ne point faire plus dans son travail. Avec son éternel refus poli qui scande comme un refrain: " J'aimerais mieux ne pas", Bartleby suscite l'étonnement de tout le monde. Cette mystérieuse réplique s'accompagne d'un mode de vie vagabonde et à la limite de la folie. Bartleby, jusqu'à la fin, refuse de livrer son secret et les raisons de son "NON". Comme dans tous les romans de H. Melville, une interprétation est toujours possible. Et on peut considérer ce refus comme une non soumission aux exigences de la société et ses normes. Dans sa forme classique, le roman peut s'avérer être ennuyeux pour un jeune lecteur contemporain et récalcitrant. La fin tragique n'aide pas non plus à susciter l'attention du lecteur moderne puisque nous entrons dans un siècle où le vide et la mort sont si insupportables qu'on s'empresse immédiatement de trouver des palliatifs et des substituts. Cependant, les éditions Sarbacane ont trouvé la solution: faire illustrer le texte par Stéphane Poulin. Ce dernier réussit son coup de maître puisque le texte est orné et paré de couleurs et de figures extrêmement expressives. Il donne ainsi un ton humoristique à l'ensemble de l'intrigue.Un roman illustré à feuilleter et à l'avoir dans sa bibliothèque. Victoire

tran
15/02/14
 

Les éditions Sarbacane poursuivent leur maintenant traditionnel travail de réédition de textes plus ou moins classiques dans un grand format illustré. En quelques mots, ce récit raconte l'histoire d'un juriste fasciné par l'un de ses scibes (Bartleby), lequel, mystérieux, presque fantomatique, va peu à peu et en douceur dominer l'ensemble du cabinet, refusant dans un premier temps de travailler, (arguant d'un simple « j'aime mieux pas) puis, refusant tout simplement de quitter les lieux quand son employeur se résout enfin et à contre coeur à lui réclamer son départ. L'emprise sera-t-elle que c'est le juriste lui-même et l'ensemble de l'étude qui seront contraints de déménager. Finalement, Bartleby, emmené par les policiers, mourra en prison, sans que le lecteur n'en apprenne davantage sur le personnage. Ce texte est écrit dans une très belle langue (du moins la traduction reflète bien l'esprit XIXè). J'ai trouvé le récit assez ennuyeux néanmoins, il crée une attente, une tension s'installe et force est d'admettre que la fin m'a déçue : j'espérais que, comme pour une nouvelle, les dernières lignes soient déterminantes et éclairent le récit, il n'en est rien. En fait, c'est un récit d'atmosphère, magnifiquement illustré, même si les dessins ont un petit côté sinistre eux aussi, à l'image de Bartleby. L'éditeur destine cet album au jeune public, dès 11 ans précise-t-il. Je doute qu'il séduise un lectorat si jeune, je le réserverais pour un public ado et même plutôt adulte. Certains textes font plus écho que d'autres, j'avais beaucoup aimé les premiers volumes de la collection (Sherlock Holmes et Tom Sawyer), qui me semblaient d'ailleurs plus adaptés au jeune public ; j'aimerais beaucoup voir publier dans cette collection, qui laisse une place majeure à l'illustration, une nouvelle d'Edgar Poe !

fabula
12/11/13
 

On tout beaucoup à la lecture de ce roman très court, devant l'embarras que provoque Bartleby et son inexpugnable position, «je préférerais pas». Un roman qui fait aussi beaucoup réfléchir à ce que l'incommunicabilité irrémédiable peut avoir de terrible. Une fin un peu abrupte, mais un roman qui laisse une trace.

Bluedot
27/10/11
 

"I would prefer not to" ou la nouvelle stratégie de lutte « I would prefer not to » est devenue l’une des phrases les plus célèbres de la littérature, et a donné lieu à de nombreuses réflexions (philosophiques notamment : Derrida, Deleuze, Négri), comme à des débats houleux et très sérieux sur sa traduction (« j’aimerais mieux pas », ou « je ne préférerais pas » ou encore « je préférerais ne pas ») !Bartleby est embauché par un homme de loi (le narrateur) comme copiste. Bartleby est un employé modèle, travaillant du matin au soir, consciencieusement, sans la moindre dispersion, et produisant un travail sans faute. Bartleby est tout ce qu’il y a de plus lisse, de plus discret, de moins organique. Tout va bien jusqu’au jour où le narrateur, lui demandant de participer à une collation de feuilles avec les autres copistes de l’étude, s’entend répondre : « I would prefer not to ». A partir de cet instant, Bartleby, qui ne parle pratiquement pas, répondra systématiquement cette même phrase à la moindre question, à la moindre demande, au moindre ordre. A tel point que le narrateur n’osera plus rien lui demander. Celui-ci est à la fois excédé et touché par l’attitude de Bartleby et par ce qu’elle révèle : un employé qui choisit ses tâches et qui finalement décide de ne plus rien faire du tout, mais un homme vivant dans la solitude et le désoeuvrement. Le narrateur est pris dans un cas de conscience.Ce qu’incarne Bartleby, c’est bien une forme de contestation du pouvoir, de résistance passive face à ceux qui dirigent et édictent les lois. Le bartlebisme devient l’étendard d’une nouvelle stratégie de lutte, où toute violence est mise à distance. Et où le pouvoir, à un moment ou un autre, est amené à faire retour sur lui-même.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

"I would prefer not to" ou la nouvelle stratégie de lutte « I would prefer not to » est devenue l’une des phrases les plus célèbres de la littérature, et a donné lieu à de nombreuses réflexions (philosophiques notamment : Derrida, Deleuze, Négri), comme à des débats houleux et très sérieux sur sa traduction (« j’aimerais mieux pas », ou « je ne préférerais pas » ou encore « je préférerais ne pas ») !Bartleby est embauché par un homme de loi (le narrateur) comme copiste. Bartleby est un employé modèle, travaillant du matin au soir, consciencieusement, sans la moindre dispersion, et produisant un travail sans faute. Bartleby est tout ce qu’il y a de plus lisse, de plus discret, de moins organique. Tout va bien jusqu’au jour où le narrateur, lui demandant de participer à une collation de feuilles avec les autres copistes de l’étude, s’entend répondre : « I would prefer not to ». A partir de cet instant, Bartleby, qui ne parle pratiquement pas, répondra systématiquement cette même phrase à la moindre question, à la moindre demande, au moindre ordre. A tel point que le narrateur n’osera plus rien lui demander. Celui-ci est à la fois excédé et touché par l’attitude de Bartleby et par ce qu’elle révèle : un employé qui choisit ses tâches et qui finalement décide de ne plus rien faire du tout, mais un homme vivant dans la solitude et le désoeuvrement. Le narrateur est pris dans un cas de conscience.Ce qu’incarne Bartleby, c’est bien une forme de contestation du pouvoir, de résistance passive face à ceux qui dirigent et édictent les lois. Le bartlebisme devient l’étendard d’une nouvelle stratégie de lutte, où toute violence est mise à distance. Et où le pouvoir, à un moment ou un autre, est amené à faire retour sur lui-même.

La coïncidence de mes lectures est telle que après Mr. Scrooge qui travaille dans la City à Londres en 1843, me voici à Wall Street en 1853... Alors parfois mon esprit à fait des parallèles... misère du petit peuple, humour, etc... les description des 3 autres employés sont amusantes, ils ont déjà des sobriquets qui laissent pressager des moments savoureux : dindon, pincette et gingembre... Le seul à n'avoir pas de sobriquet c'est Bartleby, car lui il a sa phrase fétiche !Mais nous avons deux patrons bien différents ici M. B. est trop gentil... il a 3 employés assez atypiques quand survient l'arrivé d'un scribe très concentré sur son travail de copie... Dès qu'on lui demande autre chose il refuse avec cette phrase "J'aimerais mieux pas", dans un premier temps on se dit qu'il a raison il est payé au folio, s'il fait autre chose il le fait gratuitement... mais non il ne sagit pas de ça... de quoi s'agit-il??? on ne sait pas en fin de compte.Il y a un certain entêtement, une obstination, une obsession quelque chose de malsain.j'ai cependant été déçue par la fin... mais comment finir une telle histoire, tout en restant dans le réel et plausible? j'ai cru à un moment que la fin serait surnaturelle... http://ramettes.canalblog

ramettes
13/09/13
 

L’incomparable et emblématique héros de Melville, célèbre pour son « i would not prefer to », à découvrir absolument…mais peut-être dans une autre traduction, ou du moins dans plusieurs, tant le « Je ne préférerais pas » choisi dans celle-ci semble étranger, du moins peu naturel à l’esprit de la nouvelle. http://ericdarsan.blogspot.fr

Darsan
03/02/13
 

Bartleby donne une non réponse. I would prefer not to.Il ne répond pas. Il ne répond tout simplement pas à l'attente de l'autre. le sujet porterait il alors sur le fait que nous ne pouvons exister, prendre place en l'autre, qu'à la seule condition que nous répondions à son attente. Melville ne complique pas la situation. L'histoire est banale par la simplicité des actes, des hommes, des faits. le copiste répond,mais il ne veut pas correspondre. Il ne sera pas ce que l'autre veut faire de lui. Il n'est pas dans l'attente de l'autre, il est dans sa seule et propre attente. Il répond, mais fixe un mur, il répond mais ne bouge pas. Ce qui le conduit à son effacement, à sa disparition, à sa mort. I would prefer no to. C'est un autisme conscient. Il est avec les autres, mais pas en les autres. Ces autres ne percevant pas en lui l'écho de leurs voix ne peuvent ni le comprendre, ni l'aider. Il ne s'agit pas chez Melville de traiter de la résistance, de la désobéissance . Cette nouvelle n'est pas absurde, elle est inouïe, c'est à dure "inaudite". Il n'échange rien, totalement dans son intégrité, il ne nourrit pas des autres, et ce n'est pas un hasard si il en vient tout simplement à en mourir de faim. Melville traite ici de notre propre définition. Avons nous, en nous mêmes, notre réponse personnelle à notre propre question? Et si cet acte nous était fatal? Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
16/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.07 kg

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