EDITEUR : ECOLE DES LOISIRS
DATE DE PARUTION : 04/09/07
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Il y a quelques semaines encore, je grattais la guitare avec Jeremy dans le garage, en rêvant de gloire et de rock'n'roll pendant que P'pa, couché dans le cambouis, trafiquait ses moteurs. Il a fallu que nous croisions les sergents recruteurs, sur le parking du supermarché, un jour où nous avions soif de Coca. Ils lui ont promis qu'il aurait un bon job, qu'il construirait des ponts. Alors il a signé. «Le soldat spécialiste
de première classe Jeremy O'Neil est définitivement affecté à la compagnie Sygma du 3e bataillon du 504e régiment de parachutistes de la 82e division aéroportée » dit le papier. En clair, ça veut dire que Jeremy part là-bas. Lâ où la guerre fait rage. Il y va pour tuer ou pour se faire tuer. On ne va pas le revoir avant des mois. Il a promis de m'écrire. Et tous ses mails, il les termine par cette formule : Be safe.
8 personnes en parlent

Oskar et Jeremy, deux jeunes américains, ont une vie paisible et se la coulent plutôt douce : Oskar est lycéen et Jeremy, prétend chercher du travail mais ne s’y emploie pas vraiment. La musique est une passion qui unit les 2 frères, ils y consacrent tous leurs moments libres, dans le garage familial. Jusqu’au jour où, partis en quête d’un coca au supermarché, Jeremy se laisse enrôler par des militaires et signe un engagement dans l’armée. Il pense y apprendre un métier, celui de constructeur de pont, c’est du moins ce qu’on lui laisse croire. Cependant, Jeremy se révèle être un excellent tireur, lui-même prend goût à viser les cibles et il va finalement être affecté dans les forces spéciales comme tireur d’élite, et expédié dans un pays qui n’est jamais nommé mais qui est clairement identifié : l’Irak. Il va alors connaître la peur, l’angoisse, l’horreur de la guerre, son non-sens. Les mails désespérés qu’il envoie à son frère se terminent tous symboliquement par « be safe » : reste en vie. Parallèlement, le passé du père se dévoile peu à peu, c’est un ancien du Vietnam, lui aussi un tireur d’élite.Le narrateur de ce récit est Oskar, qui continue à faire de la musique en compagnie de son amoureuse dont le frère est également engagé. La guerre nous apparaît donc à travers lui, c’est à dire vue de l’arrière, ce qui est un point de vue original. Voici un roman engagé, l’auteur nous montre à quel point la guerre peut détruire des jeunes gens, disloquer des familles ; un roman qui pousse à la réflexion.

fabula
21/05/12
 

Prix Sorcières 2009 ( c’est-à-dire choisi par des adolescents ), j’attendais le meilleur de ce roman et je n’ai pas été déçue.Ce livre est fort, dense, autant par sa thématique que par sa narration. Roman engagé, antimilitariste, il se dégage de ce texte une réelle intensité, une émotion vive. Résolument réaliste, ce récit au quotidien du parcours d’un jeune américain, de son recrutement par l’armée à ses missions en Irak, est impressionnant, tellement proche qu’il en donne le frisson jusqu’à la colère et l’écœurement.L’auteur a su raconter avec une sobriété et une ironie fine, sans passage crû, volontairement violents ou pathos affligeant, toutes les conséquences de l’engagement militaire, que ce soit sur le jeune manipulé, son avenir gâché, que sur sa famille tout en évoquant des thèmes parallèles sans compliquer le récit.La relation entre les deux frères est un élément moteur du roman, le cadet étant narrateur, assistant et relatant une année, cette petite année qu’il a fallu pour que son aîné voit sa vie complètement bouleversée. Le lecteur suit les deux garçons, la formation militaire de l’un, les rêves de musique et le premier amour du second. A l’histoire d’ado s’oppose celle du militaire qui doit face à la dure réalité de sa situation, à ses désillusions, rendant celle-ci plus troublante encore, d’autant que Xavier-Laurent Petit ne fournit aucune indication géographique : on comprend vite évidemment que ces jeunes sont de nationalité américaine et que « là-bas » c’est l’Irak. Et c’est aussi cela la force de ce texte : cet ancrage hyper réaliste dans des événements politiques contemporains tout en préservant un récit à caractère universel, que ce soit les méthodes de recrutement antédiluviennes – en faisant miroiter une formation, un emploi, une reconnaissance sociale – , la formation au combat développant le goût des armes, des décorations, le désir de se distinguer tout en étant coupé d’autres valeurs que militaires; que ce soit la manipulation par les discours et les médias; que ce soit l’angoisse du départ, la peur au ventre, le passage à l’acte, l’enfer des questions sans réponse, la perte des repères, l’horreur et l’absurde.Ce roman est d’autant plus émouvant que l’histoire familiale se répète. Le père, un ancien du Viet-Nam d’où il a ramené une jambe blessée, a fait le choix de cacher son passé militaire de tireur d’élite à ses enfants. Lorsque son fils aîné part, il revoit, il revit sa jeunesse crédule et ses erreurs, prévoit l’enfer qui va suivre et qu’il n’a pas su empêcher. Ce qu’il a voulu occulter lui revient brutalement, douloureusement. Il paie bien cher son mensonge.Ainsi, la dénonciation des ravages d’un conflit sur les vies – qu’elles soient sur les zones de combats ou à des milliers de kilomètres de distance -, et des méthodes de l’armée, passent à travers tous les personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, parce que ce n’est pas une histoire que ce roman mais trois, puisque c’est aussi celle des deux copains qui se sont engagés – à construire des ponts donc… -, parce que ce n’est pas le récit de trois histoires individuelles mais aussi celles de leurs familles.L’épilogue est à la hauteur du récit, de sa qualité et de son engagement, profondément humain, à l’image de ce roman.

Marilire
23/11/12
 

Que se passe-t-il quand on a 18 ans, qu’on traîne sur un parking de supermarché parce qu’on ne trouve pas de travail et qu’on a arrêté ses études ? Si de surcroît la scène se déroule aux Etats-Unis, il se peut qu’on se retrouve embrigadé par l’armée sous couvert d’apprendre un métier. C’est ce qui arrive à Jeremy, le frère du narrateur, qui enchaîne les entraînements et les permissions, enthousiaste, et finit par partir en Irak. Là, la guerre n’est plus vue au travers du poste, mais révèle sa réalité sordide, terrible, cauchemardesque. Jeremy envoie régulièrement des courriels à son frère, qui pour conjurer la peur écrit des chansons en rap avec une de ses amies. A lire et partager, pour échapper au mythe d’une guerre propre alors qu’elle n’est qu’abjecte. Frédérique Barret

Jérémy n’arrive pas à trouver sa voie. Presque par hasard, il s'engage dans l'armée et part. Et là il va commencer à raconter sa guerre, via les mails qu’il envoie à son jeune frère. Ce superbe roman parle avec beaucoup d’émotion de l’amour entre frères, de la guerre aujourd’hui, des familles restées à l’arrière, de la peur, de la séparation. L'auteur fait preuve dans tous ses romans d'une grande force d’écriture qui voue cloue sur votre siège. A découvrir. Les éplucheurs de Loudun

Oskar, 16 ans, et Jeremy, 18 ans, ont créé leur groupe de rock et s’entendent bien jusqu’au jour où Jeremy, qui a arrêté ses études et n’a pas de travail, décide de s’engager dans l’armée. Les recruteurs lui vantent les carrières qui s’ouvrent à lui et Jeremy aimerait construire des ponts. Mais il se révèle tellement bon tireur qu’il est envoyé dans un pays en guerre. Que va-t-il révéler de son quotidien sur le front à ses proches ? Quelles sont les réactions de sa famille à la situation qu’il vit ? Des personnages attachants auxquels on repense longtemps après avoir refermé le livre et qui nous invitent à réfléchir sur les guerres actuelles.

bibelakass
20/07/11

Comme toujours avec Xavier-Laurent Petit, une histoire forte, des personnages inoubliables et une émotion qui monte tout au long du récit. Ici c'est le thème de la guerre qui sert de toile de fond au récit et donne lieu à de merveilleuses pages sur l'amour entre frères, sur l'amour de la musique, sur l'amour tout court, sur la révolte.Une belle leçon d'écriture et de littérature. A lire tout simplement.

Asiled
18/10/10
 

« Be safe » que l’on peut traduire par « sois prudent » ou « reste en vie » est la formule type mille fois répétée par les soldats envoyés au front, mais aussi par les familles de ces derniers. Cette guerre n’a pas de nom, n’a pas de lieu, n’est pas menée par une nation bien distincte : mais beaucoup de choses transparaissent au fil du récit et l’on arrive à deviner, à discerner le conflit… C’est la deuxième guerre en Irak, menée par les Etats-Unis depuis 2003 qui est au cœur du récit. Jeremy O’Neil (18ans) et Oskar (16ans), son frère cadet, jouent du hard-rock dans leur garage pendant l'été. Oskar est encore au lycée mais Jeremy, lui, collectionne les petits boulots sans pouvoir en garder un. Ils « zonent » dans cette ville touchée par la récession, rêvant de former un groupe de rock et de vivre de leur passion. Profitant d’une pause, Jeremy se fait approcher sur le parking d’un magasin par deux recruteurs de l’armée et décide de s’engager pour quatre ans, afin de construire des ponts et de gagner un bon salaire. Après sa période de formation, Jeremy obtient son affectation en Irak et part là-bas où il s’aperçoit qu’il ne construira jamais aucun pont, mais combattra auprès des autres G.I’s la peur au ventre… Un récit qui jette un pavé dans la mare et qui montre l’embrigadement forcé, les duperies de l’armée pour recruter du sang neuf, les vérités déguisées pour aguicher les « boys » et la « vie à l’arrière » avec ses inquiétudes, ses joies et ses peines. Une histoire bouleversante où la trame narratique met en évidence le tragique des secrets de famille et les pesants non-dits. C’est aussi un plaidoyer pacifique, qui dénonce la guerre, ses mensonges mais également ses absurdités.

SophieC
09/03/10
 

Oskar, 16 ans, est un ado comme les autres, au sein d’une famille américaine, passionné de rock, il joue d’ailleurs de la basse et espère monter un groupe avec son frère aîné, Jeremy, 18 ans. Mais Jeremy, en quête d’un emploi, s’engage dans l’armée où il espère devenir constructeur de ponts. Le père semble peu enthousiaste face à ce départ mais ne dit mot. Très vite, Jeremy se trouve confronté à une réalité qu’il n’avait pas pressentie : repéré comme excellent tireur, il ne construira jamais ses fameux ponts, mais de retrouvera sur le front et l’horreur de la guerre d’Irak. Le roman est intelligemment construit : face à l’histoire légère d’Oskar qui vit sa vie d’ado et une histoire d’amour timide avec Marka (ils créeront d’ailleurs leur groupe de rock tous les deux) se trouve le contrepoint violent des emails de Jeremy à son frère. Si aux parents Jeremy envoie des lettres rassurantes, à son frère il ne cache pas la réalité de la guerre. Il termine chaque mail par la même phrase, leitmotiv des soldats : « be safe », qui signifie « reste en vie ».Les personnages secondaires sont également intéressants, particulièrement le père, qui cache un secret vite découvert par ses fils : il a connu les horreurs de la guerre du Vietnam. Leur relation est vraiment bien vue, entre volonté de protéger et besoin d’expliquer quand même ce que fut sa réalité. La grand-mère, qui débarque de temps en temps avec ses romans d’amour à l’eau de rose, apporte une touche d’humour au roman, alors qu’elle y tiendra un rôle important plus grave. Et sans parler des amis et jeunes voisins qui ne reviendront pas forcément, de l’angoisse de leurs familles.Roman engagé, qui allie à la fois simplicité de l’histoire occidentale d’Oskar (qu’on peut d’ailleurs trouver un peu édulcorée, idéaliste, peu crédible) et profondeur et gravité de la réalité irakienne de Jeremy. A noter que tout au long du roman, aucun lieu n’est cité, on pourrait très bien ne pas savoir où ça se passe, mais les éléments de l’histoire sont suffisamment limpides pour qu’on identifie très bien de quoi il est question.En juin 2009, ce roman a déjà remporté 14 prix littéraires différents, notamment ceux de nombreux collégiens.

Jdhelene
11/06/09
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.50 cm
  • Poids : 0.27 kg

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