Berenice

RACINE, JEAN

EDITEUR : BORDAS
DATE DE PARUTION : 01/08/03
LES NOTES :

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3,55 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Le texte intégral de Bérénice et son étude avec un cahier d'illustrations en couleurs Le texte intégral complété par des notes de bas de page et des questions de lecture pour permettre une approche méthodique du texte. Original : un cahier iconographique en couleurs Des illustrations variées (photographies
de mises en scènes, peintures...) pour aborder la lecture de l'image. Un appareil critique détaillé : - des groupements de textes thématiques ; - les repères essentiels sur l'oevre et sur l'auteur ; - des exercices d'écriture adaptés au niveau de l'élève et des sujets de bac.
5 personnes en parlent

Cette fois, j’ai choisi de vous parler un peu de Bérénice, une tragédie de Racine qui fut représentée pour la première fois en 1670. Cette pièce, divisée en 5 actes, met en exergue les raisons qui ont poussé les amants Bérénice et Titus à la rupture.Quoique très romancée par rapport à ce que l’Histoire nous a rapporté de cet événement, Bérénice éclaire le lecteur sur quelques vérités de la politique romaine, dont la fameuse loi officieuse qui va mettre fin à la relation des deux amants. Cette dernière étant que César ne peut épouser une étrangère, d’autant plus si elle est reine. Loi qui poussa Jules et Antoine à ne pas épouser Cléopâtre, mais qui les conduisit néanmoins au trépas pour avoir soulevé la colère du peuple romain.La citation que j’ai choisie illustre parfaitement ce propos, car Paulin, le confident de Titus, vient tout juste de mentionner ce fait, avant d’ajouter :Depuis ce temps, Seigneur, Caligula, Néron,Monstres dont à regret je cite ici le nom,Et qui ne conservent que la figure d’homme,Foulèrent à leurs pieds toutes les lois de Rome,Ont craint cette loi seule, et n’ont point à nos yeuxAllumé le flambeau d’un hymen odieux. [plus sur :]

Belykhalil
01/11/14

Our les babies-challenge, je devais lire uniquement Bérénice, toutefois, j'adore Racine depuis que j'ai travaillé sur Britannicus. En voyant que cette pièce se retrouvait en compagnie de deux autres, je me suis convaincue de lire les trois. C'est un beau livre, parce que ces trois pièces sont belles et agréables à la lecture. Bérénice : une très belle pièce, je l'avais lu il y a des années pour compléter mon travail sur Racine en première et j'avais bien aimé cette pièce. En la relisant, je l'apprécie toujours autant, voire même plus. Elle est très touchante.L'histoire nous présente dans un cadre intimiste un triangle amoureux, une passion romanesque et un débat politique. Titus est empereur de Rome, il aime Bérénice, reine de Palestine. Cette dernière est également aimée d'Antiochus, roi de Comagène. Bérénice aime Titus, mais celui-ci se voit déchirer entre passion et devoir, entre la femme qu'il aime et son empire. Comme il s'agit d'une tragédie, il ne faut pas s'attendre à un dénouement heureux, pourtant, Racine parvient quand même à nous faire espérer jusqu'au dernier moment une fin plus heureuse pour nos protagonistes. L'histoire, la manière dont elle fut menée par le dramaturge ainsi que ses thèmes forts m'ont emportée dans la pièce. Je l'ai lu en quelques heures tant je fus transportée dedans, c'est une belle histoire.Le style est typique de Racine, une langue maîtrisée, un français irréprochable, de l'art dans les vers, du génie dans les émotions. Il parvient à composer un texte de très haute qualité, compréhensible et vibrant avec des mots à la fois soignés et simples. Évidemment, le style ne plaira pas à tout le monde, ici, Racine offre une pièce qui reprend ce qu'il sait faire de mieux.Quant aux personnages, je me suis prise de passion pour ce trio important. Bérénice est une femme forte et sensible, elle est perspicace et intelligente, voir sa longue chute et la voir se déchirer est bien cruel pour le lecteur. J'ai adoré suivre ses pensées. J'ai également de l'affection pour les deux hommes de huis clos, Antiochus fou amoureux de Bérénice, tentant de se taire sur sa passion et Titus perdu entre son devoir et son amour. Ils sont aussi différents que proches et l'on ressent à travers leurs répliques le grand respect qu'ils ont pour Bérénice. Phèdre : j'ai sincèrement adoré cette histoire, c'est une très belle pièce, une de mes préférées de Racine. Je n'en gardais pas de souvenirs, ou alors des bribes, mais elle ne m'avait pas marquée à l'époque. Aujourd'hui, en la relisant, je l'ai redécouverte et elle est très intéressante.Le style de Racine reste identique. Nous retrouvons les vers typiques du théâtre de l'époque, le français maîtrisé dans un mélange incroyable de fluidité et de force dans les sentiments. Le texte est de bonne qualité, même si je préfère celui de Bérénice, néanmoins, je retrouve avec plaisir une plume efficace et soignée. Je ne me force pas à comprendre la langue ou les tournures de phrases, tout m'est compréhensible de suite. Bien sûr, tout le monde n'apprécie pas, moi-même j'avais du mal avec cette forme de théâtre, mais Racine sait transporter les lecteurs.Pas seulement avec le style, mais aussi grâce à l'histoire. Je l'ai préférée à Bérénice, parce qu'il y a tellement de choses à dire. L'amour, la confiance. Ce sont les deux thèmes forts de ce récit. L'amour, parce que tous ces personnages en sont animés et en souffrent ; l'amour dans son côté positif aussi bien que négatif. Phèdre est mariée à Thésée, ce dernier a eu un fils avec une amazone, Hippolyte. Phèdre aime donc ce beau-fils qu'elle haïe, lui est amoureux d'une princesse athénienne. L'amour laisse donc sa place à la haine et la jalousie. D'où l'arrivée de la confiance. Thésée avait confiance en sa femme et son fils, Phèdre avait confiance en sa suivante. Cette dernière la poussée à commettre d'horribles actes qui n'auront comme unique conséquence : la mort. C'est une histoire forte, riche en émotions, c'est une pure tragédie, donc n'attendez pas de happy end. C'est d'ailleurs très violent, j'avais au moins espéré une fin plus heureuse, mais je l'accepte telle quelle, elle n'en est que plus poignante.Les personnages sont vraiment humains. Bérénice est une femme amoureuse qui aura mal placé sa confiance, elle aura préféré la facilité à la vérité, même si l'on peut comprendre que la vérité aurait été cruelle pour son époux. Thésée apparaît à la fin, je ne l'ai pas aimé, je n'appréciais pas sa facilité de jugement. Il en fut bien puni. Aricie est une jeune femme que j'aurais aimé voir plus souvent, parce qu'elle est juste et sympathique. Hippolyte est un jeune homme fort, j'ai adoré son personnage dès le début, il est franc, droit, et je suis bien triste pour lui. Le protagoniste que j'ai le plus détesté c'est certainement Oenone. Elle sait qu'elle a la confiance de sa maîtresse, Phèdre. J'ai beau savoir qu'elle lui a insufflé toutes ces idées pour la sauver, pour l'aider, malheureusement, ces manigances sont terribles. Et le pire, c'est qu'elle ne s'arrêtait pas. Elle représente la domestique prête à tout pour venir en aide, quitte à s'engouffre dans la mauvaise pente.Athalie : la pièce que j'ai le moins appréciée. Elle reste sympathique, mais son histoire m'a moins emballée et ses personnages m'ont laissée indifférente.L'intrigue nous change des deux autres histoires, nous sommes à Jérusalem. C'est une histoire plus religieuse, dans ce sens, Racine respecte le vocabulaire et la piété requise à ce genre de récit. L'ambiance est plus sombre, Athalie n'est pas une reine appréciée, elle semble cruelle et sans scrupules. S'oppose à elle des protagonistes liés au temple, pieux et voulant faire d'un petit garçon le roi juste qu'ils attendent. J'ai bien aimé l'histoire, mais sans plus, il me manque un petit truc, ce truc qui m'aura plût dans les deux autres pièces. Peut-être est-ce parce que le sujet ne m'a pas touchée. Pourtant l'intrigue autour d'Athalie est intéressante, c'est même le personnage que j'ai trouvé le plus passionnant en dépit de sa personnalité abominable.La plume de Racine se reconnaît, mais il y a quelques changements. Une plus grande souplesse dans les vers, qui ne m'a pas déplût, mais j'ai énormément adoré la présence des Choeurs. Ces derniers sont pensés comme des chansons, et ils devaient certainement être en musique lors des représentations. Le style reste soigné, le français demeure impeccable, les émotions répondent présentes, c'est fluide et cela se laisse lire ; même si de nombreuses références bibliques sont là et pourront interpeller ceux et celles qui n'y sont pas familiers.Les personnages sont bien. Je les ai trouvés moins captivants que ceux des deux pièces précédentes. Seule Athalie sort du lot, en raison de sa personnalité trouble, cruelle, manipulatrice et perfide. Les autres sont sympathiques, mais je les aie vu rester en retrait, affable. Joad, le grand-prêtre est humain et l'on s'attache un peu à lui, malheureusement, il n'est pas très combatif, il attend. Seule Josabet semble vouloir bousculer les événements, tout en restant humble et digne, elle est la femme de Joad et je l'ai vraiment appréciée. Un autre personnage qui parvient à sortir son épingle du jeu, c'est Abner, ses interventions sont toujours intéressantes et son protagoniste, quoique peu vu, me paraît sympathique. En conclusion, des trois pièces, les deux premières ont ma préférence et il me serait bien difficile d'en choisir une. La plume de Racine est belle, soignée et juste, les émotions sont très bien retranscrites à travers ses vers. Les pièces se lisent en quelques heures, on en apprécie les histoires où se mêlent complots, intrigues, amours, trahisons, famille et beaucoup de thèmes forts et passionnants. J'ai pris plaisir à relire ces pièces, elles sont très belles, même Athalie (où j'ai été moins transportée).

Ewylyn
06/05/14
 

Un trio amoureux au temps des empereurs romains qui ne cessent de se séparer et se mépriser, et surtout de se faire souffrir. la séparation à la fin est inévitable mais montre la grande vertu des personnages. Cemella

Cemella
23/12/13
 

Racine écrit admirablement bien ; nos retrouvailles après quelques décennies me l'ont confirmé. Il donne envie de lire à haute voix pour goûter toute la saveur de son style.Malheureusement, l'intrigue de Bérénice est décevante. Dans une Rome où un empereur ne peut pas épouser une étrangère, Titus doit choisir entre la gloire et Bérénice, reine de Judée.Ce qui m'a gênée, c'est que dès le départ Titus a pris sa décision et qu'il va passer le temps de la pièce à se justifier, tel un pleutre incapable d'avouer clairement qu'il est plus intéressé par l'ambition que par l'amour.Il n'y a aucune intensité dramatique dans cette pièce qui n'a de tragique que le nom. Le texte est beau sur la forme mais sur le fond, ça sonne creux.Petite annonce : recherche activement le Racine qui écrivit Phèdre et Athalie.

mycupoftea
15/12/12

J’ai été touchée par cet amour impossible, entre un empereur Romain et une reine de Judée. La loi Romaine interdit Titus d’épouser Bérénice, car elle n’est pas romaine, mais ils s’aiment plus que tout. Au-delà de l’histoire, c’est l’écriture de Racine qui m’a enchantée. En lisant Racine, on peut vraiment se rendre compte de la beauté de la langue française. Les vers sont tous aussi beaux les uns que les autres. Cette tragédie traduit une simplicité recherchée par le dramaturge du XVIIe siècle. La pièce se lit vite, tout y est au plus simple. La fin est soudaine, triste. En bref, c’était un bonheur de lire du Racine, et je ne compte pas m’arrêter là. J’ai très envie de lire Phèdre, et Iphigénie m’attend.

EmmaBovary
26/04/11

Format

  • Hauteur : 17.20 cm
  • Largeur : 11.30 cm
  • Poids : 0.12 kg

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