Bienvenue au club

COE, JONATHAN

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 09/01/03
LES NOTES :

à partir de
8,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Imaginez ! l'angleterre des années soixante-dix, si pittoresque, si lointaine, avec ses syndicats prospères et sa mode baba cool. Une image bon enfant que viennent lézarder de sourdes menaces : tensions sociales, montée de l'extrême droite, et une guerre en irlande du nord qui ne veut pas dire son nom. mais dans ces années oú le pays va basculer de l'etat providence au thatchérisme et de la musique planante au punk, benjamin, philip, doug et leurs amis ont bien d'autres choses en tête : s'intégrer aux cliques et aux clubs d'un lycée archaïque, oser parler aux filles, s'affirmer comme artistes en herbe,
s'échapper de birmingham l'endormie pour des aventures londoniennes. Trop innocents pour saisir les enjeux et les intrigues qui préoccupent leurs parents. jusqu'à ce que le monde les rattrape. dans ce roman foisonnant, qui comportera une suite, jonathan coe renoue avec la veine de testament à l'anglaise, usant de tous les styles, entremêlant en virtuose récits et personnages, tirant d'une main experte tous les fils du destin, pour nous offrir à la fois une chronique adolescente tendre et drôle, un roman d'apprentissage nostalgique, et le tableau ample, grave et lucide d'un pays en pleine mutation.
11 personnes en parlent

J’ai toujours eu un faible inexplicable pour ces îles dans leur ensemble, et aussi pour les films de Ken Loach entre autres, je me suis donc plongée avec délice dans cette satire de l’Angleterre des années 70. On s’attache vite aux personnages. Les ados sympathiques et un brin naïfs partagent avec les adultes un monde plutôt sombre et glauque, où le racisme, la politique, l’économie pèsent lourdement sur la société.On assiste à l’éveil des adolescents, leur naissance dans le monde adulte, à leur rêves de jeunesse et à leur apprentissage dans une société en mutation. On appréciera l’humour toujours subtil et parfois noir de Coe, très anglais bien évidemment.Passionnant ce roman se laisse dévorer, j’ai hâte de lire la suite, Le cercle fermé, qui reprend l’histoire au début des années 90 et donne des réponses à certaines questions.

un flyer
13/02/09

Quelques mots sur l'auteurJonathan Coe est né à Birmingham en 1961. Après ses études universitaires à la Trinity Collège et une carrière d'enseignant, il se consacre à l'écriture. Ses oeuvres sont surtout des peintures réalistes et douces amères de l'Angleterre contemporaine. Son roman "Testament à l'anglaise" a reçu le prix du meilleur livre étranger en 1996. En 1998, il récidive avec "La maison du sommeil". Il obtient cette année là le prix Médicis.CritiqueUne jeune fille et un jeune homme se rencontrent à Berlin en 2003. Ils se trouvent que leurs parents étaient des amis quand ils étaient au King William, un lycée réputé de l'Angleterre dans les années 70. Les jeunes gens voient là une occasion pour s'échanger leurs impressions et pour comprendre cette époque si lointaine pour eux.C'est ainsi que commence le récit de Jonathan Coe. Le départ est très simple, banal et presque un cliché de la littérature: "Par une nuit étoilée de l'année 2003, sous le ciel limpide de Berlin, deux jeunes gens s'apprêtent à dîner. Ils s'appelaient Sophie et Patrick". Cependant, il ne faut pas s'attarder sur la première impression. En effet, ce qui intéresse l'auteur est ailleurs. Le récit démarre et immédiatement, le lecteur, passé les premières pages, se retrouve plongé dans l'univers des années 70. Jonathan Coe choisit d'ériger son roman sur une narration à segmentation. Il s'intéresse à une bande de jeunes adolescents hétéroclites car composée de jeunes hommes venus de tous les horizons sociaux. Il y a Benjamin, fils d'un cadre et ses amis Doug Anderton, fils d'un puissant représentant syndical et Philip Chase. Ces garçons gravitent autour des comparses tels que l'affreux Culpepper, le farceur Harding et Steve Richards, le seul élève noir de l'école. Et autour d'eux, évoluent les filles, Claire, Emily et la belle Cicely, autant de créatures qui captivent le regard fasciné des garçons. Le récit s'attarde tantôt sur l'un tantôt sur l'autre. Jonathan Coe n'omet pas l'histoire de leurs parents et le mur infranchissable des générations. Ceci renforce encore plus le sentiment de solitude des garçons qui ne peuvent compter que sur les pairs. Ils forment alors un monde à part avec ses codes et ses secrets.L'histoire débute en 1973 et se termine vers la fin des années 70 ( comme l'atteste la lettre d'Emily à Claire datée de l'année 1981). Au travers des déboires, des tribulations des personnages et de leurs tiraillement intérieurs, Jonathan Coe fait émerger une époque où l'Angleterre est secouée par les crises sociales et par les incessants conflits avec l'IRA. L'attentat dans une taverne de Birmingham entrainant la mort du fiancé de Lois, la soeur de Benjamin démontre le climat de violence que vivait le pays. Mais c'est aussi l'époque de la musique punk qui est ici exhumée de l'oubli.Cependant, il y a toujours chez Jonathan Coe une atmosphère douce amère dans laquelle les êtres goûtent à la désillusion et aux rêves brisés. Avec une mélancolie certaine, l'auteur tente de saisir les transformations de ces jeunes hommes qui scrutent leur époque et qui tentent de trouver une place dans un monde où le bonheur et l'épanouissement semblent être plus que jamais incertains. On note toutefois une nette préférence de l'auteur pour la figure de Benjamin. Fragile, hésitant dans ses choix, introverti et sensible, Benjamin représente sûrement selon l'auteur une victime potentielle de l'Angleterre en mutation vers une économie de marché. La verve dénonciatrice n'est jamais loin et derrière un semblant de légèreté et d'humour corrosif, le récit s'offre comme un miroir au lecteur pour contempler l'époque présente au travers d'un monde déjà révolu.Rendez-vous est donc pris pour la suite et fin de cette chronique des années d'apprentissage avec "Le cercle fermé". Nous retrouverons nos chers lycéens devenus des hommes dans les années 90... Victoire

tran
27/07/14

J'ai adoré ce livre qui nous plonge dans l'angleterre des années 70 " Un monde sans téléphones mobiles, sans magnétoscopes, sans Playstations. Même pas de fax ! Un monde qui n'avait jamais entendu parler de la princesse Diana ou de Tony Blair, qui n'aurait jamais imaginé partir en guerre au Kosovo ou en Irak. A l'époque, il n'y avait que trois chaînes de télé. Et les syndicats étaient tellement puissants que, s'ils le voulaient, ils pouvaient très bien couper une chaîne pendant toute la soirée. Il y avait même des fois où les gens étaient obligés de se passer d'électricité."C'est l'histoire d'un groupe de copains, en pleine adolescence baba cool : Benjamin qui rêve de devenir un grand écrivain ou compositeur, fils d'un cadre moyen (il y a aussi Lois, sa grande soeur au coeur brisé par l'IRA et Paul, son petit frère, espèce de monstre surdoué), Doug, futur journaliste et fils de sydicaliste, Philip le gentil, le doux et Claire. Ces personnages sont extrêment attachants et nous font vivre leur initaition au monde des adultes, avec en toile de fond les problèmes politiques et sociaux de l'Angleterre.Le style est superbe et le ton est d'une ironie mordante.Vivement la suite "le cercle fermé" pour retrouver tout ce petit monde dans les années 2000.

Ninie
24/09/09
 

Bienvenue au club est une fresque sociale, historique et culturelle des années 70 en Angleterre. On y suit un groupe d’amis, lycéens dans un établissement privé, rêveurs, musiciens, écrivains, journalistes en herbe, qui découvrent les filles, la musique punk et les soirées alcoolisées. Avec beaucoup d’humour et d’ironie, Jonathan Coe nous fait partager un temps le quotidien de ces lycéens qui montent des groupes de musique, passent leurs examens, sortent avec des filles et se racontent avec moults éclats de rires les dernières blagues d’Harding, le clown du lycée. Benjamin va-t-il réussir à se faire connaître de Cicely, la bombe de l’école de filles d’à côté ? Et Lois trouvera-t-elle l’homme de ses rêves dans les petites annonces d’un journal ? Benjamin, Doug, Philip, Claire et compagnie s’interrogent à peine sur le monde qui les entoure et les événements qui déchirent l’Angleterre. Car derrière leurs petites histoires innocentes, on entrevoit aussi, notamment à travers leurs parents délégués syndicaux ou chargés du personnel, les grandes grèves qui paralysèrent certains secteurs dans les années 70 quand les travailleurs se battaient contre le capitalisme, les patrons, les injustices sociales. Les manifestations pacifiques sont rapidement maitrisées par des policiers qui matraquent à tout va. Ce que l’on retient aussi de ces années-là, c’est la montée de l’extrême-droite et du racisme en Angleterre : Eric Clapton ivre lors d’un concert en 1976 soutient publiquement Enoch Powell, homme politique convaincu des dangers, pour l’Angleterre et les Anglais, de l’immigration. Margaret Thatcher reprendra d’ailleurs certaines de ses idées. Steve Richards, le seul élève noir du lycée, est appelé "Banania" par ses camarades. Des tracts racistes sont diffusés dans les entreprises. Ce sont à travers c’est quelques éléments perçus par notre groupe de lycéens, que l’on se rend compte de l’ampleur de la haine raciale qui se propage. La haine raciale touche également les Irlandais : nous sommes en plein conflit qui ne veut pas s’appeler guerre et les bombes explosent, les morts touchent de près nos lycéens qui entendent alors parler de l’IRA. Jonathan Coe réussit à merveille à faire de Bienvenue au club à la fois un tendre et drôle roman d’apprentissage et une critique sociale de l’Angleterre des années 70, pays en mutation en proie à de nombreux conflits. Je vous le conseille absolument ! J'ai également apprécié les variations de types de textes dans le récit : Jonathan Coe insère des articles du journal du lycée, des retranscriptions d'interviews, des lettres...C’est le premier tome d’un diptyque et la suite, Le Cercle fermé, reprend le fil du récit dans les années 90. Voilà un autre livre qu’il va falloir que je me procure au plus vite. http://leschroniquesassidues.blogspot.com/

chroniquesassidues
12/09/14
 

Au début, on s'y perd dans tous ces personnages. Chaque chapitre retrace un épisode d'un personnage dans un temps donné. 2003, 1973, il faut bien se repérer ! Le temps d'adaptation est un peu long, mais quand on s'accroche (j'ai fait des fiches pour relier tous les épisodes et les personnages entre eux), on se trouve embringués dans une intrigue digne d'un polar bien ficelé."Jamais Malcom ne posa sa question. Et puis, à 20h20 précises, le mécanisme d'horlogerie activa le détonateur, la batterie transmit le courant aux câbles, et 15 kg de gélignite explosèrent au fond du pub. Ainsi finit l'histoire du chevelu et de la minette."La minette en question est Loïs Trotter, future fiancée de Malcom, et l'on ne sait ce qui en est advenu après ce malheureux épisode car Coe parle de "la chaise vide de Loïs", de vacances familiales sans elle, alors que Sophie qui raconte l'histoire en 2003 parle de sa mère et de son oncle Benjamin. Vu qu'il n'y a qu'une fille dans la famille Trotter, on en déduit que LoÏs est en vie et mettra au monde Sophie plus tard.Chaque épisode qui semble assez anodin est en fait relié à un autre, la structure narrative est imbriquée et subit la loi de l'effet papillon... rien n'est laissé au hasard, tout acte a des conséquences irréversibles.J'ai aussi souvent eu recours au dictionnaire, pour des mots tels que épithalame, panégyrique, ou hyménée, employés par le professeur de dessin de l'école Kingwilliam, Mr Plum, afin de séduire Barbara, la mère d'un de ses élèves par exemple. On aborde aussi des thèmes politiques avec les attentats irlandais, le racisme, l'élitisme de ces institutions anglaises, la lutte des classes, les syndicalistes... Les entrées sont multiples pour ce récit. Comme la vie... Sophie

lamamandelena
22/08/13
 

Angleterre, années 1970, un groupe d’amis qui passent de l’adolescence à l’âge adulte dans un contexte de mouvement sociaux pré Tatcher et d’une révolution musicale anglaise.Chronique sociale, chronique familiale, les histoires de ces amis et de leurs parents se mêlent à la grande Histoire de l’Angleterre.L’écriture de Jonathan est toujours aussi agréable à lire , son roman nous fait traverser l’Atlantique et nous plonge dans l’Angleterre des années 70. So british !

dibou
18/05/12
 

De Jonathan Coe j'avais lu La maison du sommeil qui ne m'avait pas emballée. C'est tout le contraire ici avec ce livre qui m'a ravie. A une chronique de l'Angleterre des années 70 caractérisée par les attentats de l'IRA, les grèves ouvrières, la montée du racisme se mêle les petites histoires d'une bande d'amis et de leurs parents.C'est à la fois drôle et grave et on passe un très bon moment de lecture.

un flyer
20/03/12

Tout d'abord, les quelques points négatifs que j'ai relevés à l'égard de ce livre : - des changements de dates très soudains : on se rend compte brusquement que ce que l'on est en train de lire se déroule 3 ans après les évènements de la page précédente.- une certaine difficulté, notamment au début, à bien identifier les personnages (untel c'est celui qui a fait ça et untelle c'est celle à qui il est arrivé ceci) et à les relier entre eux (untel est le fils d'untelle, ...)Je peux cependant nuancer ce dernier point négatif par le fait que ma lecture des premiers chapitres de ce livre s'est faite dans un environnement un peu agité et donc peu propice à une certaine attention ; ce qui pourrait expliquer que les difficultés d'apprivoisement des personnages soit dues au contexte de ma lecture plutôt qu'à l'écriture elle-même.Dans tous les cas, une fois tout le monde bien cerné, la lecture est vraiment très agréable et on est vite tenu en haleine par l'envie de connaître la suite des péripéties de chacun.Les faits et les acteurs de ces histoires (toutes plus ou moins liées entre elles) sont très variés, mélangeant amour, politique, ados, couples, familles, disparition, ...Dès la lecture de ce livre terminée, on s'empresse de se jeter sur "Le cercle fermé" pour en avoir encore Maylany

Maylany
26/09/11
 

... C’est un livre assez long mais très plaisant à lire : drôle voire satirique, au style pas trop recherché, à l’intrigue passionnante, aux thèmes multiples, à l’intérêt grandissant, aux héros émouvants. ...

constance93
22/04/11
 

Livre choral,Bienvenue au Club fait partie de ces livres qui intriquent étroitement la vie des personnages et la vie politique et sociale de leur époque. Dans ce premier volet, un groupe d'adolescents anglais sont confrontés à la difficulté de devenir adultes et de faire les choix qui s'imposent, au moment des grands mouvements sociaux des années pré-Thatcher et de l'effervescence musciale anglaise.Les personnages sont tous très attachants, le livre est habilement construit autour des aventures de vie de chacun et de sa famille, tout en montrant comment la vie politique influe sur la maturation de ces jeunes personnalités.

Globx8
01/11/10
 

Ma lecture de ce livre date de l'été dernier et je ne l'ai pas encore oublié. Ce livre fut un coup de coeur pour moi. Nous suivons pendant plusieurs années la vie d'une bande d'adolescent avec leur amours, leurs peines, leurs joies. On les voit grandir et s'adapter au monde qui change autour d'eux et on s'attache à eux. Un grand moment de lecture ! " - Allez Sophie, fais pas cette tête. C'est quand même une belle histoire. Il y a plein de belles choses là dedans : des amitiés, de bonnes blagues, des expériences heureuses de l'amour. Il n'y a pas que des pleurs et des grincements de dents.[...]- Et il y a même un happy end.- Sauf que j'ai du mal à voir ça comme une fin.- Mais les histoires n'ont pas de fin ! Pas vraiment. Sauf celle qu'on choisit de leur donner. Il y a tellement de fins possible ! Et tu as vraiment bien choisi la tienne. "

BambiSlaughter
12/04/10
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.55 kg

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