Biographie de la faim

NOTHOMB, AMELIE

livre biographie de la faim
EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 25/08/04
LES NOTES :

à partir de
17,00 €

SYNOPSIS :

« La faim, c'est moi. » Cette Biographie de la faim, de ce désir jamais rassasié, de cette quête qui n'a jamais de fin, Amélie Nothomb la décline sous toutes ses formes, du ravissement à l'horreur, avec brio, douleur, amour, humour et lucidité, pour dire ce terrible paradoxe
d'exister. Il s'en dégage une puissance de vision, une perception fatale où l'absolu et sa dérision se côtoient. C'est une mise à nu éblouissante où l'auteur est le sujet de son oeuvre et qui prouve ô combien qu'Amélie Nothomb est un de nos grands auteurs contemporains.
12 personnes en parlent

Après Métaphysique des tubes, qui parle des trois premières années de la vie d’Amélie Nothomb, cet ouvrage continue le récit de son enfance puis de son adolescence marquées par la faim qui l'a étreinte dès son plus jeune âge. Faim d'amour, de liberté, de beauté ...Après avoir connu l'état divin la petite fille doit redescendre sur terre en devenant un simple pissenlit belge. Pire, elle est chassée du paradis. Elle doit quitter le Japon qu'elle aime tant et sa tendre nounou Nishio-san. Son père diplomate est muté et entraîne sa famille en Chine, aux USA, au Bangladesh,en Birmanie. A travers ces voyages la petite fille va pouvoir nourrir son féroce appétit des choses de ce monde mais cette boulimie se transformera en anorexie à la suite d'un traumatisme subi pendant l'adolescence. Ce sont alors les livres qui deviendront sa nourriture et l'aideront à tenir debout.J'ai apprécié l'écriture simple et malicieuse, sans effets de plume grandiloquents en complet contraste avec la personnalité théâtrale de l'auteur. Elle sait à merveille nous faire partager la jubilation de ses moments de plaisir. Par contre je n'ai pas du tout compris la nécessité de la trop longue et un peu fumeuse introduction dans laquelle Amélie Nothomb cherche à démontrer que la faim est la plus haute identité des peuples, et que «toute nation est une équation qui s'articule autour de la faim» C'est inutile, si elle a faim c'est son droit le plus strict, pas besoin de se justifier! Holly

un flyer
13/12/15

Un livre court qui se lit vite et bien dans lequel Amélie Nothomb procède à son introspection sous l'angle de la faim, une sorte d'errance mentale, de souvenirs en souvenirs d'une petite fille un peu étrange. Une autobiographie vorace donc, au hasard de son enfance et adolescence itinérante faite de ruptures géographiques, au gré des mutations de son diplomate de père (Japon, Pékin, New-York, Bangladesh), et de ruptures relationnelles. Amélie Nothomb parle de sa faim : faim de sucre d'abord, faim d'alcool encore, faim de culture ensuite, et surtout faim des autres, mais aussi la faim d'avoir faim, et au bout du compte la faim de tout, la surfaim. Description d'une boulimie qui est à l'origine de sa fertilité littéraire.Amélie Nothomb, c'est d'abord un style savoureux, plein de décontraction et de légèreté, c'est aussi un sentiment d'exaltation à chaque phrase subtilement ciselée, c'est un vocabulaire choisi, parfois délicieusement désuet, c'est enfin un cynisme et un second degré distingué. Mais la saveur du style ne suffit pas à maintenir l'intérêt pour cet ouvrage complaisant qui s'épuise au fil des pages.

Kara
14/01/09
 

Ce livre est un peu déroutant ; pendant les 20 premières pages, l'auteur nous décrit les habitants de l'ile de Vanautu! Mais passé cela, on y suit la jeunesse de l'auteur dans les différents pays dans lesquels elle a vécu avec sa sœur (son frère mais très peu) ainsi que ses parents. Elle y décrit la sensation de faim physique, qui la tenaille (notamment en Chine où la nourriture est rationnée) mais aussi sa faim intellectuelle: découvrir le monde, les autres...Le style est précis, concis, aiguisé et tout en finesse.

dvan
16/03/13
 

Comme chaque année, j'ai lu le Nothomb de 2004, à sa sortie; mes souvenirs sont vagues! Elle parlait de son cher Japon mais aussi de tous les pays où elle a suivi son père, diplomate...Elle a eu faim de nourriture puis de lecture. Boulimique puis anorexique, elle finit en Belgique...Ses livres me paraissent de qualité très inégale mais il me semble que j'avais aimé celui-là. C'est très court et de lecture facile; une fois par an, c'est bien (mais elle m'énerve!!! avec ses tics et ses caprices) berthe

afbf
13/12/15
 

J’ai lu peu de Nothomb, et je n’ai pas souvent été conquise. Depuis longtemps, certains me disent de lire ces premiers bouquins et il faut que je m’y mette.Dans celui-ci, autant roman que récit, nous en apprenons un peu plus sur le personnage. C’est une autobiographie, de la faim, mais surtout celle d’Amélie. La Faim de connaitre, comprendre mais le chemin est sinueux, passant de moments stables et constructifs, où le bonheur est palpable, à d’autres destructeurs, qui l’amènent à une désorganisation de la pensée qui semble ne pas la quitter.La difficulté dans ce personnage (du livre et réel) est l’impossibilité de comprendre pleinement ce qui se joue. Amélie Nothomb nous donne à voir ce qu’elle veux, dans un livre aussi autobiographique soit-il, elle enlève ou rajoute à souhait comme dans la vie. Est-ce un rôle, est-ce elle, c’est une énigme…Sans volonté de voyeurisme, il faut évidemment accepter la part de mystère comme nécessaire en tant que mécanisme de défense.Mais ne joue-t-elle pas avec le lecteur afin qu’il ne puisse prendre conscience de ce qui se joue vraiment. Il y a toujours cette sensation d’être assis entre deux chaises. Prendre ce texte pour ce qu’il est sans essayer d’aller plus loin est surement la solution mais le sujet ne rend pas évident l’exercice. Elle se présente comme une enfant surdouée, s’adonnant à l’alcool dès l’enfance, subissant des abandons répétitifs en quittant les pays où son père est diplomate. Elle semble vulnérable et en quête perpétuelle de reconnaissance substantielle. Ces divers éléments et d’autres présents dans le livre (je ne vais quand même pas tout vous dire, ce n’est pas mon style) vont l’amener à avoir des comportements pathologiques renvoyant un mal-être et une perte de repère évident.Un livre touchant, à lire en gardant à l’esprit que vous n’avez qu’une version de l’histoire.

Metaphore
03/08/13
 

En manque de Nothomb, justement, j’ai décidé de lire Biographie de la faim. Je ne vous mets pas de résumé car comme toujours les livres de Nothomb sont assez courts, et là, j’aurais bien du mal à vous en faire un résumé personnel. Le style de l’auteure me plait toujours autant, et c’est avec plaisir que j’ai retrouvé sa plume qui m’avait tant séduite à l’époque, lorsque j’ai ouvert mon premier Nothomb. Elle pourrait très bien me parler de la pluie ou du beau temps que j’adorerais toujours autant sa plume, et ses œuvres. Comme toujours et comme dit, ce roman fut court, et s’est très vite lu. Petit point négatif cependant pour le début, qui commence comme un traité ou un essai. C’est assez déconcertant d’entrer dans ce livre de cette façon pour finir par partir sur autre chose. Mais ce n’est qu’un détail, car quand on aime Nothomb, ce n’est pas plus dérangeant que cela. Une fois cette partie passée, ça va tout seul, et finalement les pages s’enchaînent à une vitesse folle, jusqu’à ce qu’on arrive à la dernière page, et qu’on réalise à quel point l’auteur nous a emporté. Autre petit point négatif à mes yeux : c’est une autobiographie. J’ai déjà lu Stupeurs et Tremblements, et Ni d’Eve, ni d’Adam (ou le contraire, je ne sais plus xD) qui traitaient aussi de son histoire personnelle, et même si c’est toujours intéressant, l’effet que me font ces autobiographies est loin d’être le même qu’avec une histoire comme Acide Sulfurique, Mercure ou Attentat.Je ne sais plus trop pourquoi, mais je m’attendais d’ailleurs à lire un roman sur le thème de l’anorexie, ou en tout cas de la faim au sens propre du terme, et j’ai finalement été surprise que l’auteure choisisse d’évoquer la faim sous un autre angle, à savoir celui du « toujours plus ». Je ne sais pas si je suis claire, mais je vais tâcher de m’expliquer au mieux. Amélie Nothomb nous montre que la faim, et la soif de connaissance par exemple, est une faim tout aussi importante que la première. On se rend vraiment compte qu’on a toujours envie de plus. Les petites anecdotes citées sont en général bien sympathiques. Le seul hic c’est que je me demande toujours si elles sont vraies ou non. Par exemple, elle nous raconte qu’à six ans, elle était plus d’une fois saoule, que cela lui faisait du bien, et qu’elle adorait l’effet des petites bulles de champagnes dans son estomac. Oui, mais à six ans, quand même ! Du coup, j’ai été sceptique plus d’une fois. Il n’empêche que les anecdotes sont sympas. Je pense notamment à celle des speculoos, qui m’a bien faite rire. Elle en a trouvé dans le garage de ses parents, les a volé, les a manger, et s’est finalement rendue dans la salle de bain pour se contempler en train de les manger, ne remarquant même pas sa mère derrière elle qui l’appelait. Bref ! Autre point positif : les voyages. Au rythme des chapitres, le lecteur et Amélie, voyagent ensembles. D’abord au Japon, puis en Chine, et j’en passe. C’était sympathique et instructif, notamment au niveau de certaines coutumes, ou de mœurs. En somme : Pas mon Nothomb préféré, mais un sympathique petit livre. Askmetoread

askmetoread
18/09/12
 

Paradoxal ! Oui, Amélie Nothomb est la définition même du paradoxe. Voici un livre léger mais profond, où d'une écriture si peu commune elle se livre et se raconte, esquissant cérébralement avec une sorte de pudeur intellectuelle bourrée d'humour ses peurs et ses travers.Des grands mots inusités opacifient des idées toutes simples, mais pourtant ce n'est pas pédant, même pas maladroit, c'est unique, comme elle, quoi.Et que dire de la fin abrupte, incongrue, après digestion ça m'a semblé follement comique !A lire donc si on veut en savoir un peu plus sur la donzelle, ou rien que pour une approche décalée de la vie incroyable d'une petite fille qui découvre une nouvelle civilisation tous les 3, 4 ans. Sylvie Sagnes

SagnesSy
24/07/12
 

Amélie Nothomb est une ogresse : on la découvre "souffrant de la faim", de toutes les faims, physiques ou intellectuelles. Elle se livre sans aucune impudeur, tout en finesse, en analysant son rapport au monde et aux autres. Elle décortique différents pans de son enfance et de sa jeunesse avec distanciation et humour, toujours le souci du mot juste. Un livre qui se déguste, un bonheur de lecture ! Iana

Iana
04/07/11
 

Voici donc le troisième ouvrage d’Amélie Nothomb que je lis, et je commence à un peu mieux connaitre l’auteure et son style. Et si je ne deviendrais sans doute pas une inconditionnelle de la dame, j’ai plutôt bien apprécié cette lecture.J’avoue ne pas avoir lu la quatrième de couverture au moment d’acheter ce livre. Je souhaitais donner une nouvelle chance à l’auteure et c’est sur ce titre que je suis tombée en premier. Et le hasard a plutôt bien fait les choses, même si j’ai beaucoup de mal à déterminer ce que j’ai réellement pensé de cet ouvrage. D’un côté, je n’ai pas eu à me forcer pour tourner les pages mais de l’autre je n’étais pas non plus particulièrement saisie par ma lecture. Pour preuve, j’ai pu sans soucis laisser mon livre de côté pendant 4-5 jours, avant de le rouvrir pour le terminer.Je peux dire avec certitude que j’ai aimé l’humour et le cynisme de l’auteure et pourtant quelque chose dans le style m’a parfois agacée, lassée. J’ai souvent trouvé prétentieux et malsain le ton et la nature des faits évoqués, leur mise en en scène surfaite, la recherche de provocation à tout prix, et pourtant je n’ai pas songé un seul instant à abandonner cette lecture. C’est très bizarre, cette dualité de sentiments face à cet ouvrage.Bref, j’ai plutôt bien aimé, mais je ne pense pas non plus garder grand souvenir de ma lecture. Je ne suis pas convaincue non plus que je rouvrirais un jour un ouvrage d’Amélie Nothomb, mais après tout, si l’occasion se présente pourquoi pas. C’est juste qu’il y a 10 000 autres livres qui m’attirent beaucoup plus, et je n’ai pas envie de m’éparpiller dans des lectures bof, quand je sais que je peux les éviter.Billet ultra-court, mais je n’ai vraiment rien à dire de plus sur cet ouvrage, ce qui au final, est également assez révélateur de mon ressenti, je pense.

un flyer
02/05/11

Une histoire qui se lit bien, l'auteur semble avoir digéré sa faim pour la rendre productrice : elle écrit. De l'humour, des folles pensées où l'on reconnait ,sans le texte, le style de l'auteur. Bref tout ce qui peut plaire, des anecdotes à foison, désabusés entre tendresse et cruauté, un récit haut en couleur pour une vie à coup sûr peu ordinaire.

Meandnothim
02/03/11

E n'avais, jusqu'à présent, lu d'Amélie Nothomb que Stupeur et tremblements, et il y a de cela quelques années maintenant. L'an passé, travaillant dans un service où je côtoyais des personnes aux troubles du comportement alimentaire, j'avais acheté ce bouquin, histoire d'avoir une autre vision de l'anorexie et de la boulimie. Déception.Certes, a posteriori, il est évident que l'auteur nous donne des clés pour comprendre comment elle gère son rapport à la nourriture, et en élargissant sa boulimie ou son anorexie à sa vie générale, à tout ce qui l'entoure, et pas uniquement les aliments. Cependant, mademoiselle Nothomb a visiblement une très haute opinion de sa personne et une vision quelque peu manichéenne du monde, la culture nippone et elle-même étant les meilleures choses qui puissent exister sur la terre... Heureusement, le livre se lit rapidement, ce qui permet de trouver la motivation pour le terminer sans se dire que l'on a perdu beaucoup de temps...Finalement, je suis peut-être hermétique à Amélie Nothomb, qui sait... Il parait qu'on aime ou qu'on déteste... Je vous laisse deviner dans quelle catégorie je me trouve !... Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
22/02/11
 

Ce livre commence avec le constat qu'il existe un archipel océanien dont personne se soucie.Personne n'a jamais essayé de les coloniser, personne n'a jamais essayé de s'accaparer ces terres, personne ne leur a jamais déclaré la guerre.Pour quelle raison?Ces gens n'ont jamais faim de rien.Quel intérêt pourrait il y avoir dans un peuple qui ne manque de rien?Ses habitants sont blasés, ils sont repus tout au long de leur vie, ils n'ont donc envie de rien.Celà se resent partout dans leur culture, par exemple, le fait qu'ils n'ont développé aucune forme d'art à proprement parler.Amélie en vient au fait que de la faim, nait toutes les envies.Elle nous parle de sa faim, ou plus précisément, de SES faims.Faim de nourriture, bien sûr. mais également faim de pays, faim de découvertes, faim d'adulation et d'amour, faim de culture, faim de vie et de mort, faim de peurs et de rires.Elle nous ouvre donc encore une fois la porte de son intimité et nous raconte son enfance ballotée entre plusieurs pays, ses différentes découvertes, ses expériences diverses et cocasses, ses constats indignés ou émerveillés.On voit le Japon et l'adulation de Nishio-san, la Chine et ses interdits, l'Amérique et ses excès, le Bangladesh et sa magnifique maigreur.Encore une fois en lisant un Nothomb, j'ai voyagé, j'ai rêvé, j'ai ri et j'ai été plus qu'une fois étonnée et interloquée!Il faut bien dire que l'auteur n'a pas eu une vie des plus banales.Mais peu importe la teneur en joie ou en drames de ces évènements qui ont rythmés son enfance et son adolescence, le style si fluide de son écriture nous emporte presque malgré nous, et c'est avec une vraie déception que l'on arrive à la fin du livre.Lorsqu'on le referme, on ne peut que s'exclamer : "Encore!". http://archessia.over-blog.com/

Archessia
09/06/10
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.32 kg

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