livre blind lake
EDITEUR : DENOEL
DATE DE PARUTION : 09/11/05
LES NOTES :

à partir de
23,35 €

SYNOPSIS :

Utilisant une technologie quantique qu'ils ne comprennent pas totalement, les scientifiques des complexes de Crossbank et Blind Lake observent des planètes extraterrestres distantes de la Terre de plusieurs dizaines d'années-lumière. À Blind Lake, Minnesota, Marguerite Hauser s'intéresse tout particulièrement à un extraterrestre qu'elle appelle « le Sujet », mais que tout le monde surnomme «
le homard », à cause de sa morphologie. Et voilà qu'un jour, personne ne sait pourquoi, le Sujet entreprend un pèlerinage qui pourrait bien lui être fatal. Au même moment, l'armée américaine boucle Blind Lake et instaure une quarantaine qui tourne à la tragédie quand un couple qui tentait de s'échapper en voiture est massacré par des drones de combat. Que se passe-t-il à Blind Lake ?
5 personnes en parlent

A Blind Lake, Minnesota, «même les chiens de prairie ont un laissez-passer». Car Blind Lake est une zone protégée, un complexe scientifique d'observation astronomique qui, grâce à une «technologie quantique auto-évolutive», observe et étudie la vie quotidienne d'un extraterrestre, à des années lumières de là. Trois journalistes privilégiés ont été autorisés à effectuer un reportage sur la base quand celle-ci est soudain mise en quarantaine par les militaires. Blocus total, strict et sévère, voire mortel pour qui tente de le briser. Le blocus se maintenant plusieurs jours, puis plusieurs semaines, et même plusieurs mois et le huis-clos devient étouffant. Les esprits s'échauffent, se lassent, s'impatientent et se questionnent alors qu'aucun danger n'est explicitement défini. Pendant ce temps, au fin fond d'une galaxie lointaine, un être solitaire, «le Sujet» observé, jusqu'alors sédentaire et routinier, se met en marche pour une destination inconnue.Ce roman est un questionnement intelligent sur l'incommunicabilité et les rapports conflictuels entre la science et l'humanisme.Le premier questionnement est celui, intrinsèque, de l'existence même de l'extraterrestre, désinvoltement surnommé «le Homard» par les profanes à cause de son apparence physique, et prudemment «le Sujet» par les scientifiques. Son quotidien, ses faits et gestes sont scrutés et analysés à son insu par des observateurs qualifiés. Ce qui exige persévérance et circonspection. Car comment le comprendre en évitant tout anthropomorphisme ? Ou comment accepter de ne pas chercher à le comprendre, au nom de cette vérité absolue qui rappelle que nos catégories de perception et d'intellection sont humaines, et que le non-humain nous est donc par nature impossible à déchiffrer ?Le second mystère est celui de la technologie qui permet de surveiller «le Sujet». Une «technologie quantique consciente» faite «d'architectures organiques» et «d'ordinateurs quantiques à réseaux neuronaux adaptatifs». En vérité, nul ne peut expliquer comment cet «Œil» fonctionne exactement. Cette technologie reste en grande partie incompréhensible et les scientifiques de Blind Lake la subissent plus qu'ils ne la maîtrisent. De quoi rendre paranoïaques les plus avertis. En effet, qu'est-ce qui prouve que les images procurées par «l'Oeil» renvoient à une réalité... objective ? Que doit faire la raison humaine face à une intelligence qu'elle a créée, et qui la dépasse ?Pour autant ce roman ne consiste pas en une quête de réponses, mais son charme tient justement dans ce déploiement des questions, des contradictions, en leur mise en crise, en jeu et en scène, Robert Charles Wilson gardant tout au long du récit son regard résolument tourné vers l'Homme, ses interactions avec son environnement, sa place dans l'Univers, et son regard sur l'Autre, quel qu'il soit. Un roman de science-fiction qui remplit impeccablement son rôle de divertissement intelligent. Pas plus, mais pas moins.

Kara
14/01/09
 

Nous sommes dans un XXI° siècle avec quelques petites avancées technologiques, mais pas tant que ça. Parmi elles, une technologie quantique dont personne ne comprend précisément le fonctionnement, mais dont il est admis qu'elle permet d'observer la vie sur une autre planète, avec un décalage d'une cinquantaine d'années. Deux bases ont été construites aux États-Unis. Tandis qu'un trio de journalistes vient visiter celle de Blind Lake, elle est soudainement mise en quarantaine. Impossible d'en sortir (ceux qui essaient tout de même sont purement et simplement tués), impossible de savoir pourquoi (aucune communication de quelque nature que ce soit avec l'extérieur) ni pour combien de temps.A l'intérieur, parmi une population assez nombreuse, nos trois journalistes, donc, de plus en plus intéressants au fur et à mesure qu'on apprend à les connaître, et trois autres personnages principaux : Ray (le rationnel pessimiste, qui fait office de chef), Marguerite son ex-femme (la scientifique optimiste) et Tess leur fille de onze ans, dont l'autisme a causé des problèmes sur l'autre base, les amenant à Blind Lake.Le but premier de la base est d'observer ce qu'ils appellent, par défaut, les homards. Des habitants d'une autre planète, sans aucun doute intelligents et pas humains. La technologie quantique qui permet de le faire semble sécurisée de deux façons : elle voyage à la seule vitesse de la lumière (d'où le décalage de cinquante ans) et dans un seul sens. C'est du moins ce que l'on croit...Je découvre Robert Charles Wilson (ll n'est jamais trop tard) avec ce titre, et je réjouis immédiatement qu'il ait déjà écrit de nombreux romans : je ne l'ai pas lâché. Mêlant avec succès ce qui fonctionnait déjà dans Dôme (l'autarcie forcée, une explication surnaturelle, des gens qui pètent les plombs) et des personnages plein d'humanité et de failles, il nous propose une intrigue prenante sans défauts. Ou alors, je ne les ai juste pas vus. Sylvie Sagnes

SagnesSy
08/07/12
 

Blind Lake, Minnesota. Son lac, enfin son marécage, et surtout son complexe scientifique, siège d'une installation O/BEC à base d'informatique quantique et organique, capable d'évoluer, et qui peut observer une planète à 51 années-lumière de la Terre : UMa47/E, et plus particulièrement Le Sujet, aussi appelé le homard. Comment marche vraiment l'O/BEC, nul ne le sait, on ne sait même pas comment il arrive à capter des images aussi lointaines après que les télescopes les plus perfectionnés aient cessé de fonctionner. Mais juste après l'entrée d'une équipe de journalistes, Blind Lake va être mis en quarantaine sans explications ...Fidèle à l'esprit des livres que j'ai déjà lu de l'auteur, on a des personnages certes normaux, mais dont la personnalité est fine, évoluant au sein d'un mystère assez épais. J'ai aimé retrouver cet aspect "énigme de science-fiction" que j'avais adoré dans "Spin" et bien apprécié dans "Les chronolithes". J'ai aussi aimé retrouver cette réflexion en filigrane sur l'humanité, la société, et la place des deux dans l'univers. Un petit bémol pour la fin que j'ai trouvé un peu trop cinématographique sur certaines scènes mais ça ne touche pas la qualité de l'intrigue ni de son dénouement.Un bon Wilson qui a quand même du mal à se démarquer franchement du brillant "Spin" par une conception neuve, mais on retrouve tous les éléments qui font de l'auteur un grand de la science-fiction.

fzilbermann
23/09/11
 

En Résumé : Je ressors de ma lecture de ce roman avec un sentiment légèrement ambigu, j’ai passé un bon moment de lecture mais certains aspects m’ont laissé perplexe. L’histoire se révèle intéressante, efficace et entrainante jouant de façon réussie au fil des pages sur l’ambiance et la tension ce qui fait que le lecteur se retrouve rapidement happer. Le monde futuriste, les technologies ainsi que le monde alien se révèlent eux aussi de qualité avec même des aspects et des descriptions poétiques. Les personnages sont, comme souvent avec l’auteur, profondément humains et travaillés, même si par moment je les ai trouvés un peu trop figé. Par contre je n’ai jamais complètement accroché à Ray, trop désagréable. Mais voilà j’avoue avoir bloqué sur le postulat de base qui veut qu’on se serve d’une technologie quantique que personne ne comprend ni ne maitrise clairement, ce qui m’a paru un peu gros, et aussi le fait que les gens restent civilisé malgré près de six mois d’enfermement sans communications et loin de leurs familles. J’attendais aussi peut-être aussi un peu plus de la conclusion même si elle se révèle tout de même plutôt réussie et intéressante. La plume de l’auteur se révèle toujours aussi soignée, entrainante et fluide. Blind Lake est au final un bon roman de Robert Charles Wilson, mais loin d’être le meilleur. Je lirai sans soucis d’autres récits de lui.

BlackWolf
19/07/14
 

Au delà, de la science fiction, Robert Charles Wilson nous pose les questions sur notre société, ses prises de position et leurs conséquences. Sur fond de blocus sans dirigeants nommé à juste titre, l'observation de la vie extraterrestre est fascinante. Dommage que l'on reste un peut sur sa fin. C'est le livre qui annonce la réussite de SPIN et AXIS

dubis
24/06/10
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.44 kg
  • Langage original : ANGLAIS (CANADA)
  • Traducteur : GILLES GOULLET