livre blonde
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 02/05/02
LES NOTES :

à partir de
10,90 €

SYNOPSIS :

Joyce Carol Oates Blonde « Alors, en début de soirée, ce 3 août 1962, vint la Mort, index sur la sonnette du 12305 Fifth Helena Drive. La Mort qui essuyait la sueur de son front avec sa casquette de base-ball. La Mort qui mastiquait vite, impatiente, un chewing-gum. Pas un bruit à l'intérieur. La Mort ne peut pas le laisser sur le pas de la porte, ce foutu paquet, il lui faut une signature. Elle n'entend que les vibrations ronronnantes de l'air conditionné. Ou bien... est-ce qu'elle entend une radio là ? La maison est de type espagnol,
c'est une « hacienda » de plain-pied ; murs en fausses briques, toiture en tuiles orange luisantes, fenêtres aux stores tirés. On la croirait presque recouverte d'une poussière grise. Compacte et miniature comme une maison de poupée, rien de grandiose pour Brentwood. La Mort sonna à deux reprises, appuya fort la seconde. Cette fois, on ouvrit la porte. De la main de la Mort, j'acceptais ce cadeau. Je savais ce que c'était, je crois. Et de la part de qui c'était. En voyant le nom et l'adresse, j'ai ri et j'ai signé sans hésiter. »
6 personnes en parlent

La vie de Marilyn telle que Joyce Carol Oates la réinvente. Un des meilleurs livres de Oates à coup sûr et peut-être le plus accessible pour entrer dans l'oeuvre pléthorique de cette grande dame de la littérature US . Pas besoin de s'intéresser spécialement à Marilyn pour aimer ce livre : il suffit d'aimer la très très bonne littérature.

Marianne33
21/09/10
 

Ce pavé me faisait un peu peur au début, mais Oates réussi l'exploit de nous faire entrer dans la vie de Marilyn très facilement. Pas particulièrement fan de la plantureuse blonde avant ce roman, l'auteure à réussi à aiguiser ma curiosité et j'ai dû ensuite lire une biographie pour démêler le roman de la réalité. Très très bon roman que je conseille particulièrement aux bons lecteurs tellement l'écriture est fournie. Ayla

ayla44
24/06/13
 

L'auteure met en garde le lecteur dans une note en début de roman : "Ce n'est pas dans Blonde, qui ne se veut pas un document historique, qu'il faut chercher des faits biographiques concernant Marilyn Monroe [...]" Dont acte.Ainsi, dans ce roman, la vie de Norma Jeane est réinventée par l'écrivain. De ses nombreux foyers ou elle fut placée enfant, de ses nombreux films, Mme Oates ne parle que de quelques uns, les placant sous le signe des Gémeaux.Car ce que l'auteure met en lumière, c'est cette double personnalité de la femme : à la fois Norma Jeane dans la ville, que personne ne reconnait, ou presque ; et Marilyn devant une caméra, l'actrice-née perfectionniste à l'extrême.Elle est aussi l'éternelle petite fille qui cherche son papa, sa mère ayant toujours refusée de lui donner le nom de son père ; la petite fille qui réclame l'amour de sa mère, inlassablement. Elle est également la femme si seule au soir de sa vie, son corps utilisé par les hommes.Je regrette toutefois - mais c'est un parti-pris de l'auteur - qu'il n'est pas été fait mention de son état dépressif. Sa dépendance aux médicaments étant décrite uniquement par son besoin de ne pas souffrir de ses règles.Vous l'aurez compris, l'auteure est très présente dans ce roman et son écriture n'arrive pas à s'effacer devant "le mythe". Trop stylistique, la plume de Joyce Carol Oates est difficile à suivre, changeant de "musique" à chaque nouveau chapitre, ou presque. Ses "synecdoques" sont intéressantes, mais le roman ne bénéficie pas d'une atmosphère propre, dommage.Certes, "Marilyn" est un personnage complexe, mais dont l'histoire aurait bénéficiée d'une écriture plus simple. J'ai eu l'impression, tout au long de ma lecture, que c'était l'auteure qui cherchait à se mettre en lumière plus qu'à mettre à l'honneur son personnage.L'image que je retiendrai :Celle de Cass Chaplin, Marilyn et leur "jumeau" Eddy G. visitant une maison alors que Marilyn est enceinte. Mais Cass et Marilyn perçoivent des ondes négatives dans cette demeure au passé troublé et abrègent la visite. Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
19/06/12
 

"Par pitié, aimez-moi!" el est le cri "silencieux" qui bourdonne dans nos oreilles tout au long de ces 1105 pages magnifiques! par pitié, aimez-moi! oui, mais pas Marilyn Monroe qui n'existe pas, qui n'est qu'une façade, une vitrine! Aimez Norma Jeane Baker qui rêve d'amour et de bébés! Biographie romancée, scénarisée mais ô combien réaliste! On retrouve tout ce qu'on connait de l'actrice, on rentre dans son intimité et son mal être, on grandit et vieillit avec elle.....et on y perd aussi ses illusions. Les hommes de sa vie passent et abîment l'icône....l'auteur ne fait d'ailleurs pas un portrait flatteur de Kennedy. Prenez du temps pour le lire, pour vous délecter, c'est du pur bonheur! vivi

vivicroqueusedelivres
12/02/12
 

Joyce Carol Oates nous dépeint Marilyn telle qu'elle était perçue par ceux qui l'aiment, une Marilyn à la candeur enfantine, d'une fragilité poignante. C'est son enfance qui m'a le plus émue. Elle ne s'en tire pas sans blessure profonde, les peurs, les expériences traumatisantes, les manques, une mère défaillante sont des freins à des relations apaisées. Ce qui frappe le plus tout au long de sa vie, c'est l'absence d'attache familiale et amicale durable. Je comprends aussi qu'elle ait pu paraître déconcertante aux personnes qui l'ont fréquentée dans sa vie personnelle ou professionnelle, une personne instable et tourmentée demande une attention de tous les instants et une grande solidité.JCO a le talent de reconstituer une vie avec des détails et descriptions d'une grande intensité : enfance, vie de femme avant Hollywood, ses débuts de modèle et d'actrice, son ascension et la suite. En ce qui concerne l'écriture, j'ai quelquefois été gênée par quelques longueurs, des grandes envolées au style un peu saccadé.Il y a quand même quelque chose en moi qui résiste sur le fait d'aborder le destin d'une personne par le biais d'un roman, de mêler le vrai au faux, d'impliquer des personnes réelles, il s'en dégage forcément une confusion entre fiction et réalité. C'est pourquoi je ne perdrai jamais de vue que c'est un roman, que certains faits et caractères attribués à des personnes sont sortis de l'imagination de l'auteure. Ladybug

Ladybug
06/01/12
 

Ce livre n'est pas une énième biographie de Marylin Monroe, c'est un roman et il faut le prendre comme tel, même s'il retrace la vie de celle qui devint un mythe. Je ne suis pas particulièrement fan de Marylin, mais j'ai toujours deviné derrière la photo de papier glacé cette fêlure masquée. J'ai choisi ce livre au départ parce que j'adore les romans de Joyce Carol Oates et que sa façon de traiter un tel sujet m'intéressait. Le texte de la couverture est tiré du prologue mais ne reflète pas le roman.J'ai adoré ce livre qui nous fait pénétrer derrière l'image de l'actrice pour trouver Norma Jean, une femme en perpétuelle recherche d'amour, celui d'un père qu'elle n'a jamais connu et celui de sa mère internée. Une femme faite de contradictions, de souffrances, beaucoup plus cultivée et intelligente que l'image glamour et radieuse qu'elle laissait paraître. Une femme en lutte perpétuelle contre ses démons et ce "vide" qui la rongeait de l'intérieur... C'est cette histoire que j'ai aimée... cette perpétuelle quête de reconnaissance, cette volonté de réussir sa vie et d'être aimée pour elle alors qu'elle n'était réduite qu'à un fantasme hollywoodien. Après avoir lu ce roman, je n'ai plus regardé un film de Marilyn de la même façon, hantée par ces lignes et cherchant à voir... derrière l'image, le fantôme de cette petite fille abandonnée !

Ikebukuro
23/04/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.56 kg