Blue (edition 2008)

NANANAN, KIRIKO

livre blue (edition 2008)
EDITEUR : CASTERMAN
DATE DE PARUTION : 21/10/08
LES NOTES :

à partir de
14,50 €

SYNOPSIS :

Dans un lycée japonais de province, deux jeunes filles vivent au fil des jours et des semaines une expérience aussi intense qu'inattendue : la transformation de leur amitié en sentiment amoureux. Comment vont-elles affronter ce bouleversement majeur, à un âge, l'adolescence, si décisif dans la vie des êtres humains ? Blue, le tout premier titre de Kiriko Nananan traduit en français, a immédiatement
mis en évidence le talent singulier de cette dessinatrice surdouée, brillante chroniqueuse des sensibilités urbaines d'aujourd'hui et graphiste hors pair. Après une première carrière dans la collection SAKKA, cette nouvelle édition de Blue dans la collection ÉCRITURES, proposée dans le sens de lecture occidental, permet de mettre cette oeuvre élégante et sensible à la portée de nouveaux publics.
7 personnes en parlent

Le doute Une histoire d’amour entre adolescentes, animée par un graphisme très poétique et pur où les seules expressions se devinent par le regard noir des protagonistes. Peu de dialogues, mais une immersion dans l'amour et l'homosexualité de ces jeunes filles plongées dans le doute

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Le jour de la rentrée des classes, une fille attire le regard de Kayako Kirishima. Il s’agit de Masami Endo, une jeune fille renvoyé du lycée l’année précédente. Une relation étrange va se nouer entre les deux jeunes filles, oscillant entre l’amitié et l’amour. Mais le passé de Masami Endo va la rattraper et mettre fin à leur histoire.Mon avis est plutôt mitigé. L’histoire est originale et les sentiments des deux jeunes filles sont montrés avec beaucoup de délicatesse. L’auteur nous montre toutes les étapes de l’amour de Kayako pour sa camarade de classe, du doute, à la joie de voir cet amour partagé en passant par la jalousie et la tristesse. Le style épuré des dessins contribue fortement à faire passer ces émotions.Mais même si j’ai beaucoup aimé l’histoire, j’ai aussi eu beaucoup le sentiment d’être perdu. L’auteur fait beaucoup d’ellipse et les dialogues sont assez minimalistes, ce qui ne facilite pas la compréhension du récit. De plus, les personnages se ressemblent et j’ai eu beaucoup de mal à les distinguer.Une histoire tout en sensibilité, un peu abimée par le manque de clarté du récit.

abo2008
04/12/13
 

Kiriko Nananan est l’héritière (et contemporaine) de cette génération de femmes mangaka. Née en 1972, elle a seulement 21 ans lorsque ses premiers travaux sont publiés dans la mythique revue d’avant-garde Garô. Pour information, disparu en 2002, ce magazine a vu naître et s’épanouir des auteurs aussi prestigieux que Shigeru Mizuki ou Yoshiharu Tsuge (liste non exhaustive). Quelques années plus tard, à 24 ans, elle publie son premier manga "Water" et enchaine l’année d’après avec l’œuvre que nous chroniquons aujourd’hui.Blue est l’histoire de deux jeunes lycéennes, Kayako et Masami. L’une est une jeune fille modèle un peu solitaire dont le plaisir quotidien est d’aller contempler la mer sur le brise-lame près de l’école. L’autre est rebelle et mystérieuse, d’étranges bruits courent sur son compte. Pourtant, la fascination, l’amitié et enfin l’amour réciproque viennent se mêler à la ronde du quotidien de ces deux jeunes femmes en devenir.L'article complet en suivant le lien : kbd

kbdTeam
29/09/13

Des lycéennes japonaises à l'époque des vinyles et des cassettes audio. Des copines, une amitié qui se transforme pour devenir plus sensuelle, plus passionnelle, même. Oui, mais...Graphisme splendide, traits doux et fins (les mèches coupées...). Mais je me suis perdue : visages et noms très ressemblants - je me repérais aux coiffures -, certains dessins que je n'ai pas compris, plusieurs noms pour un même personnage alors que les distinguer était déjà fastidieux. Une belle histoire, oui, mais morne et tristounette. Un récit très lent, des dialogues parfois vides, des situations anodines. Je crois qu'il s'agit de la première BD japonaise que je lis, ceci explique peut-être mon manque de sensibilité à l'égard de cet album ? Je ne suis pas habituée à ce rythme.Ennui, déception... Canel

Canel
24/06/13
 

Évoquer Blue et son auteur, c’est parler d’un trait singulier, qui, à l’époque, met une grosse claque aux idées reçues sur le manga. Je me souviens des critiques en 2004 concernant la BD japonaise : remplissages et copies de Tezuka. Alors est sorti Blue, avec un simple trait noir sur une feuille blanche. Une simple ligne décrivant dans le même élan les émotions et les visages, les lieux et les absences. Un simple trait et un univers qui s’ouvre, tout en plan rapproché où la différence se fait par d’infimes détails obligeant le lecteur à s’arrêter pour contempler, à lire l’image et à accepter ce vide qui est aussi parlant que le délicat contour d’un visage. Le graphisme de Kiriko Nananan est tout en contraste, jouant sur les oppositions pour donner une véritable unité. C’est un sous-texte graphique bien plus parlant que mille discours, un anti-ligne claire de la BD européeene. Ici, le détail est oublié, enlevé de l’espace et seul sont conservés les éléments importants : le corps, les attitudes et les visages. A l’aide de ce graphisme, Kiriko Nananan se concentre exclusivement sur son propos.Kiriko Nananan aime décrire la jeunesse japonaise dans ses travers et ses petits penchants, c’est le leitmotiv de ses œuvres (Everyday, Strawberry Shortcakes). Mais les albums suivants sont loin d’atteindre le niveau de Blue. De mon point de vue, cet album atteint la qualité narratives des grandes œuvres littéraires en étant capable de rendre une minuscule histoire universelle, d’appeler les sentiments enfouies en chacun par l’intermédiaire de personnages qui nous semblent étrangers.En effet, si l’on fait le parallèle avec le Bleu est une couleur chaude, le fabuleux album de Julie Maroh, il n’y a pas de militantisme dans l’œuvre de Kiriko Nananan mais une volonté de présenter la jeunesse japonaise sous un autre regard. Ici la « différence » est poussée jusque dans le propos et par bien des aspects, Kiriko Nananan montre tout comme son homologue européenne la simplicité et la beauté du sentiment amoureux. Qu’il soit homosexuel ne change presque rien à l’affaire. L’équilibre et le déroulement du récit sont parfaitement maîtrisés. On ne peut pas parler de rythme, juste d’une continuité qui fait entrer peu à peu dans la profondeur des personnages. Cette impression est renforcée par des cadrages de plus en plus resserrés sur les visages et une silence de plus en plus sourds. L’histoire se déroule alors dans un naturel désarmant, nous amenant vers une conclusion à la fois simple, digne et touchante. IDDBD

iddbd2
19/11/11
 

Le doute Une histoire d’amour entre adolescentes, animée par un graphisme très poétique et pur où les seules expressions se devinent par le regard noir des protagonistes. Peu de dialogues, mais une immersion dans l'amour et l'homosexualité de ces jeunes filles plongées dans le doute

Dans un lycée japonais de province, Endô Masami et Kirishima Kayako se lient d’amitié. Endô a été renvoyée du lycée l’an dernier, après avoir avorté d’un homme marié. Kirishima en conçoit de la jalousie. Son trouble la pousse dans les bras d’un garçon dont est amoureuse son autre amie Watanabé, avec laquelle elle se brouille. Interrogée par Endô sur son geste, Kirishima lui avoue qu’elle l’aime. Entre elles naît une idylle…Alternant entre très gros plans et scènes d’ensemble, en noir et blanc, le dessin de Kiriko Nananan ne cherche pas la précision, certains de ses personnages n’ont même pas de visage (le professeur) et peuvent se confondre, mais de faire sourdre dans un univers intimiste l’émotion, la sensibilité de ses personnages tourmentés dans les cris, mais surtout dans de longs silences. Tout y est décliné de manière subtile, souvent au moyen de planches muettes ou dans les non-dits entre les personnages : la déception après une nuit d’amour avec un garçon, la peur d’une sexualité qui s’annonce moins simple à vivre, l’absence de choix, l’évidence d’un amour interdit, la jalousie, l’état amoureux,…

CarnetsdeSeL
04/04/11

Format

  • Hauteur : 24.10 cm
  • Largeur : 17.20 cm
  • Poids : 0.53 kg
  • Langage original : JAPONAIS

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