Bonjour tristesse

SAGAN, FRANCOISE

EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 05/05/09
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SYNOPSIS :

La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d'une femme de coeur, intelligente et calme, vient troubler
ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare. C'était l'été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d'un « charmant petit monstre » qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l'image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.
4 personnes en parlent
Un livre, un classique. Aux odeurs de cote d'azur se mêle une mélancolie palpable. Il y a Cécile bien sur, adolescente libre, touchante dans ses névroses et effrayante d'immaturité. Il y a ce père, homme libre mais homme objet de sa fille. Il y a Cyril, distraction d'un été à consommer puis à jeter tel un homme kleenex et surtout il y a Anne. La Anne, celle qui apporte à cette jeune fille autant d'amour que de haine. Il y a beaucoup de choses dans ce petit livre et pas que de la tristesse. Il y a surtout une modernité qui encore aujourd'hui retranscris très bien certaines vives émotions de notre adolescence.
Jérémy M

C’est par ce roman que la célèbre auteure française se fait connaitre alors qu’elle a tout juste 18 ans. Et il faut reconnaitre que la maturité qui se dégage de cette écriture est plutôt remarquable pour une jeune fille de cet âge qui publie là son premier texte.Mais la maturité ne se limite pas au style car l’auteure analyse aussi sans détour la vie dissolue, irresponsable et immature de la bourgeoisie parisienne des années 50 qui ne s’intéresse qu’aux fêtes et aux belles voitures. C’est dans ce contexte que grandit la narratrice du roman, Cécile, habituée à la vie libre et facile, sans contrainte. Confrontée à une personne dont elle pense qu’elle nuit à son bonheur, elle va se transformer en une adolescente manipulatrice et effrontée, allant jusqu’à mettre en place un plan machiavélique pour évincer sa concurrente. Pour ensuite être tiraillée entre les remords pour le mal qu’elle a fait et la joie d’être arrivée à ses fins.Françoise Sagan a admirablement bien croqué le portrait de ces jeunes désœuvrés qui n’ont d’autre occupation que de dépenser leur fortune, comme Cécile et son père. Personnellement, je n’ai pas réussi à m’attacher à cette jeune fille trop gâtée, qui prend plaisir à faire souffrir les autres et à jouer avec leurs sentiments, sans aucun respect pour ce qu’ils ressentent.À la lecture de tant de critiques élogieuses sur Bonjour tristesse, je m’attendais à un roman « coup de poing » et je suis un peu déçue parce que ce n’est pas l’effet qu’il m’a fait. Carnet de lecture

Carnetdelecture
16/05/14
 

Voilà un moment que je voulais m'y mettre, à Bonjour Tristesse. C'est vrai que parvenir à écrire un petit roman comme celui là a l'âge de 19 ans relève de la prouesse. Ce n'est pas de la grande littérature, l'histoire n'est pas folle, pas de suspense, non, mais ça se laisse lire,et c'est bien tourné.Cécile a 17 ans, elle est en vacances avec son père et sa nouvelle copine toute jeunette. Et puis Anne, la belle Anne, arrive, évince la jeunette, fait main basse sur le père un peu coeur d'artichaut, et vient ruiner les vacances. Cécile s'éprend d'un garçon, et Anne la force à bachoter, alors Cécile se venge. Et paf. On ne se rend pas compte des proportions que ça peut prendre, ce petit jeu là.Plongée dans les pensées d'une jeune fille de 17 ans; ni enfant ni adulte, première nuit d'amour, premiers sentiments, une place de femme à trouver, et premiers regrets du temps qui passe et éloigne les nounours, l'école et les bonbons. Ezqueira

Ezqueira
12/07/11
 

« Bonjour tristesse » est une première œuvre, mais déjà cet ouvrage contient tous les thèmes chers à Françoise Sagan : la vie facile, les voitures rapides, les villas bourgeoises, le soleil, un mélange de cynisme, de sensualité, d’indifférence et d’oisiveté. Ne connaissant pas cet auteur, je me jette dans ces lignes sans aucune idée préconçue. Nous voilà donc plongés dans un été comme tant d’autres, chaud, avec la fraîcheur relative des eaux de la Méditerranée face aux pinèdes qui résistent tant bien que mal aux rayons du soleil ardant. La brûlure pourtant ne viendra pas forcément de là où on l’attend (enfin sauf peut-être pour cette pauvre Elsa qui décidément ne peut que brûler, se consumer inexorablement et courir ainsi vers sa perte qui était de toute manière prévisible à plus ou moins longue échéance.)« Les premiers jours furent éblouissants. Nous passions des heures sur la plage, écrasés de chaleur, prenant peu à peu une couleur saine et dorée, à l’exception d’Elsa qui rougissait et pelait dans d’affreuses souffrances. »« La pauvre Elsa était dans un état lamentable, elle se couvrait d’huile. Je ne donnais pas une semaine à mon père pour… »Elsa était pourtant un parfait faire valoir avec cette cure de soleil pour le père de Cécile (17 ans). Ce veuf était un parfait Don Juan qui se lassait assez vite de ses conquêtes toujours prises sur un modèle immuable. La jeune femme y correspondait parfaitement et cela donne une idée de l’univers futile, surfait dans lequel évolue notre jeune narratrice. « À ce début d’été, il poussa même la gentillesse jusqu’à me demander si la compagnie d’Elsa, sa maîtresse actuelle, ne m’ennuierait pas pendant les vacances. Je ne pus que l’encourager car je savais son besoin des femmes et que, d’autre part, Elsa ne nous fatiguerait pas. C’était une grande fille rousse, mi-créature, mi-mondaine, qui faisait de la figuration dans les studios et les bars des Champs-Élysées. Elle était gentille, assez simple et sans prétentions sérieuses. »Pour un peu, on oublierait que nous sommes en 1954. Tout est tellement actuel que rien ne paraît dater de plus de cinquante ans. Il en va ainsi de certains sentiments, des révoltes de jeunesse, mais aussi du cœur des Hommes. Et oui, à l’heure du tout numérique où tout va de plus en plus vite, on peut encore se reconnaître dans des personnages qui n’ont pas pris une ride malgré les années qui se sont écoulées. La véritable fontaine de Jouvence est très certainement là. Suivant notre propre âge, on se projette plus dans l’un des protagonistes que dans un autre, mais au fond, le discours qui trouve le plus de résonance dans notre cœur, dans notre âme, c’est celui de Cécile. Elle est le reflet de cette jeunesse éternelle, fougueuse et parfois révoltée, le plus souvent insouciante et si peu attentive aux conséquences de ses actes pour le lendemain tant l’ivresse se doit d’être totale et instantanée. Même si nous avons été plus sage qu’elle, Cécile nous rappelle comment nous aimions, souhaiterions réagir alors. Sa liberté d’action est telle que l’on peut l’envier tant alors, au même âge, on se sentait prisonnier de nos geôles. On en voulait à la Terre entière de ne pas écouter notre avis et encore moins de lui trouver un semblant d’intérêt.« - Vous avez des idées à la mode, mais sans valeur, dit AnneC’était peut-être vrai. Je pensais ce que je disais, mais il était vrai que je l’avais entendu dire. Néanmoins, ma vie, celle de mon père allait à l’appui de cette théorie et Anne me blessait en la méprisant. On peut être aussi attaché à des futilités qu’à autre chose. Mais Anne ne me considérait pas comme un être pensant. »Ici point n’est besoin d’un suspens insoutenable, de meurtres affreux ou d’effets spéciaux. Tout coule de source avec une telle évidence que cela s’impose à nous avec un naturel désarmant. Le génie réside dans la simplicité, dans ce que l’on considère comme tellement évident qu’on n’y porte plus aucune attention.« Bonjour tristesse », c’est le récit d’un été pas tout à fait comme les autres. Celui où la vie va en bousculer plus d’un, mais après tout, c’est la vie justement. Tout n’est pas que gaieté ou pleurs. Il faut un peu de tout et l’on apprend souvent en se brûlant les doigts, sinon les ailes. http://espace-temps-libre.blogspot.com/

emeralda
23/11/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
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  • Poids : 0.09 kg