Bord de mer ; numero six

OLMI, VERONIQUE

livre bord de mer ; numero six
EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 14/09/05
LES NOTES :

à partir de
4,50 €

SYNOPSIS :

Bord de mer suivi de Numéro six Roman Un auteur, deux courts romans, sur cette chose si fragile et si merveilleuse, parfois si cruelle : la famille. Dans le premier, une jeune femme emmène ses enfants voir la mer. Ils ont pris l'autocar de nuit, en plein hiver, et les petits s'inquiètent de rater l'école. La ville est hostile, l'hôtel lugubre, le froid perçant et la pluie tombe sans discontinuer.
Mais il faut y croire, coûte que coûte, pour les enfants... jusqu'où oe Véronique Olmi nous plonge ensuite dans l'intimité de Fanny. Lorsqu'elle est née, elle avait déjà cinq frères et soeurs bien plus âgés. Pour son père, autoritaire et lointain, elle n'est que le numéro six. C'est l'amour de celui-ci qui sera la quête éperdue de la petite fille, de l'adolescente, puis de la femme.
5 personnes en parlent

Je ne ferai pas de chronique dans le genre habituel sur ce livre qui m'a profondément marquée, choquée, bouleversée... J'aurais pu mais je n'en ai pas envie. Je veux en sortir au plus vite. Tout ce que je peux vous dire c'est qu'ici le jour ne se lève jamais, il fait toujours gris, la pluie, le froid, de la distance, de la souffrance, beaucoup de souffrance.... Le désespoir, la résignation, la folie, l'abandon... Des enfants qui ont l'air si fragile, si mignon... Une fin que je ne peux supporter, que je n'ai pas envie de comprendre, je m'y refuse. Tout est noir, noir, j'ai mal avec ce livre. J'aurais vraiment aimé une autre fin ou bien une fin écrite d'une manière totalement différente, je ne sais pas... Toutes les descriptions finales sont une réelle torture émotionnelle, je n'ai pas pu tout lire... C'est trop, beaucoup trop !Le dénouement aurait été autre, cela aurait été, peut-être, un coup de coeur, mais là c'est juste impossible.

lauredanse
23/05/13
 

Une histoire qui tient en peu de pages mais qui dès les premières pages vous happe, et vous hante vraiment . Dès les premières lignes on comprend où Véronique Olmi veut nous emmener mais l'on espère sans y croire vraiment que ce sera moins tragique.Elle réussit, avec une justesse incroyable, à traduire des pensées les plus douloureuses, les plus incompréhensibles d'une mère complètement désemparée...Un livre dur, sur un sujet qu'il faut avoir le courage d'affronter. Un tout petit livre qui vient bouleverser le quotidien.Un grand bravo à Véronique Olmi pour avoir osé, et surtout pour l'avoir si bien fait.

dvan
25/02/13
 

Lire ce roman, c’est être dans le froid avec une pluie qui vous glace. Une pluie qui s’insinue dans vos vêtements. Vous vous retrouvez avec cette sensation de vêtements collés, tandis que l’eau continue de tomber et de vous tremper. Et bien sûr, il vous reste un long trajet pour rentrer bien au chaud chez vous. Vous voyez de quelle impression je parle ? Très désagréable. Et le pire avec ce court roman, c’est que vous ne retrouverez jamais la chaleur de votre « chez-vous ». Mais j’aurais aussi bien pu vous dire que je n’ai pas aimé cette lecture !Elle. La mère, la narratrice. Celle dont on ne connaît pas le nom (à moins que je ne m’en souvienne déjà plus). Elle décide d’emmener ses deux garçons, Stan et Kévin à la mer, en pleine semaine d’école. Rater quelques jours d’école, ce n’est pas bien grave en soi mais dès les premières lignes, l’ambiance est pesante et j’ai tout de suite su comment cela allait finir.C’est une mère paumée, dépressive. Elle n’est pas ce que l’on appelle « une bonne mère » mais qu’est-ce qu’une bonne mère ? On voit qu’elle tente de faire des efforts. Cependant, elle est toujours déprimée, fatiguée. Et cela se ressent sur ses enfants. Le premier, Stan, est beaucoup trop mature pour son âge et tellement secret. Un enfant n’est pas censé se taire, garder tout ce qui ne va pas en lui. Il réagit comme le parent qu’il n’a pas. Est-ce pour cette raison qu’il est si réservé ? Pour ne pas déprimer encore plus sa mère qui semble déjà dépassée ?C’est un livre glauque, un livre qui fait mal. Je n’ai rien contre les livres qui bousculent. Mais ici, c’est tout simplement l’histoire d’une mère qui abandonne. Je me suis prise d’affection pour elle, à certains moments. Elle a une vie difficile mais ses gosses comptent beaucoup pour elle, et par ce voyage, elle essaye de leur amener un peu de bonheur. Mais c’est trop tard !Certains passages sont émouvants, je le reconnais mais toujours avec cette atmosphère lourde, qui nous écrase. De plus, j’ai eu beaucoup de mal avec l’écriture. C’est beaucoup trop « parlé » et ça a rendu ma lecture difficile, hachurée. Pas de retour à la ligne pour les dialogues, ni de guillemets. C’est peut-être bête mais cela m’a gênée. Le livre fait à peine 80 pages et pourtant, j’ai mis des jours à le lire.Et quand vous pensez que ça va aller mieux, sachez que c’est un leurre. C’est juste une illusion pour vous plomber encore plus.Oui, j’aurais pu me prendre d’affection pour cette mère de famille.Oui, j’ai essayé de comprendre.Si la fin avait été différente, peut-être même que j’aurais réussi. Mais là, je n’ai vu qu’une mère qui abandonne, qui n’a plus le courage de rien. Avec cette impression que la décision finale est prise plus dans son intérêt que celle de ses enfants

ManonLivresque
13/03/12
 

Cela fait quelques jours que j'ai terminé ce court roman et je ne m'en suis toujours pas remis. En fait j'en frissonne encore, cette histoire m'a obsédé et m'obsède encore. Dès le début on sent, on devine qu'un drame se noue mais jamais je n' aurais pu me douter au début de ma lecture que cela irait aussi loin.C'est un roman sur la détresse social, l'amour maternel et la solitude. Cette femme souffre, elle se débat avec ses démons mais son combat est perdu d'avance et c'est cette certitude qui donne toute l'ampleur à ce très court roman.Derrière ce livre se cache une vrai romancière au style si particulier, elle su donner à travers une écriture simple et quasi poétique une force fascinante à son roman.Bien plus qu'à découvrir, c'est une auteur à lire...

Lacazavent
13/10/11
 

Une ville, quelque part, au bord de la mer. De la pluie, en continu, qui raye le paysage et rend confus le dehors. Une mère, qui veut offrir à ses deux enfants chéris, Kevin, 5 ans et Stan, 9 ans, le bonheur de vacances au bord de la mer. Mais la mer ne semble pas vouloir offrir à cette famille la douceur de ses vagues et le ciel, obstinément, dérobe sa lumière bleutée et paisible. Les éléments se déchaînent jusqu’à cette fête foraine où seules les étoiles semblent renvoyer à la maman la lumière de la réalité.Un livre choc, poignant, dès le départ, même si je ne connaissais pas la fin du voyage.La maman prend la parole, du début à la fin, pour dire, avec ses mots de mère à la dérive, le voyage qu’elle a décidé d’entreprendre avec ses deux fils, Kevin et Stan. Dès le début, le lecteur sent cette dérive, cette faille maternelle, à travers quelques mots qu’elle pose, ici ou là. Voici ceux qui m’ont le plus marquée et touchée :« Kevin voulait que je prenne ses jouets aussi, mais j’ai pas voulu, je savais bien qu’on allait pas jouer. » (p. 11)Elle dit la joie d’une mère qui souhaite offrir un moment de bonheur à ses enfants qui n’ont jamais quitté la cité et n’ont jamais vu la mer. Elle dit aussi, en creux, l’inquiétude qui la saisit à cette perspective, la peur qui lui assèche la bouche, le nœud qui serre son ventre. Kevin semble le plus content. Déjà Stan pressent l’issue de ce voyage qui résonne, pour lui, non du côté d’un espoir, mais d’une nouvelle manifestation de bizarrerie de sa mère à laquelle il semble coutumier.La pluie envahit la ville. Jamais cette dernière n’est nommée, ni même la mer. Déjà, l’irréel a surgi. Un hôtel sordide abrite leur chambre, au sixième et dernier étage. Les chambres voisines sont-elles occupées ? Y a-t-il des humains autour d’eux ? L’hôtel semble tantôt vide, tantôt plein, mais il angoisse la famille. La montée des marches est bien souvent anxiogène, tout comme la descente. Véronique Olmi décrit à merveille le vécu d’une crise d’angoisse par la mère : soudain le réel s’effrite.« J’ai descendu ces escaliers, la brume m’entourait un peu plus à chaque étage, je loupais des marches, je les voyais plus bas qu’elles étaient, c’était une petite chute à chaque fois, pareille aux trous d’air dans les rêves. » (p. 69)Mais le plus marquant, le point de rupture de l’histoire qui amène au final douloureux, est constitué par l’épisode de la fête foraine. Les mots de cette maman montrent combien elle bascule vers l’irréel :« Dans les lumières blanches de la grande roue le ciel devenait tout pâle, je savais que tout autour c’était la nuit, rien que la nuit à des kilomètres à la ronde. Et le silence. Moi, j’étais dans un petit point furieux, avec du noir tout autour, j’étais une étoile, vieille et toujours là, vieille et pleine de feu. J’étais lancée dans le ciel, je me tenais à rien mais tout se tenait autour de moi, j’étais comme dans des bras. » (p. 95-96)Le final, que cet épisode m’a permis de pressentir, m’a semblé terriblement long et douloureux. Des larmes coulent sur le visage du lecteur, à l’image de cette pluie continuelle, au dehors. Véronique Olmi nous invite à entrer dans la tête de la maman pour essayer, non de cautionner, mais de comprendre son acte. En même temps, je me suis mise à la place de ses deux enfants endormis dans une paix trompeuse. L’ultime phrase, le hurlement d’une mère dans le silence d’une chambre d’hôtel, semble encore plus tragique : on quitte « Bord de mer » avec, au creux des oreilles, un cri de détresse immense : le doux bruit des vagues que pouvait laisser promettre le titre apparaît alors bien trompeur… Seraphita

Seraphita
24/09/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.09 kg