Bouquiner ; autobiobibliographie

FRANCOIS, ANNIE

livre bouquiner ; autobiobibliographie
EDITEUR : POINTS
DATE DE PARUTION : 22/10/02
LES NOTES :

à partir de
6,50 €
nos libraires ont adoré bouquiner ; autobiobibliographie

SYNOPSIS :

A ceux qui demandent " dis-moi ce que tu lis... ? ", l'auteur répond par " comment je lis ". couchée ? assise ? au bureau, à la maison, à l'hôtel, au restaurant, dans le métro, à l'hôpital ? pourquoi ci ? pourquoi ça ? avec ou sans marque-page ? sur les conseils d'un ami, d'un critique, d'un libraire ? des gros volumes, des opuscules ? comment classer, empiler, ranger, ne pas ranger, déranger ses livres ? déménager à cause des livres ?
quel plaisir prend-on au velouté ou à la finesse du papier, à la souplesse ou à la rigidité des reliures, au bruit des pages qu'on feuillette, à leur odeur ? quel rapport avec la mémoire ou l'oubli, la culture et l'inculture ? au fil d'une cinquantaine de chapitres drôles ou émouvants se dessinent une sorte d'autobiobibliographie, de portrait d'un couple, d'une tribu amicale, d'une confrérie de lecteurs dont on aime à se sentir proche.
Pour ceux qui ont aimé "Comme un roman" de Pennac, et pour tous les amoureux des livres!
Enfin quelqu’un qui comprend pourquoi je n’aime pas prêter mes livres...
A bouquiner sans modération!

Alain (Lille)
Pour ceux qui ont aimé "Comme un roman" de Pennac, et pour tous les amoureux des livres!
Enfin quelqu'un qui comprend pourquoi je n'aime pas prêter mes livres...
A bouquiner sans modération!
Alain ,
Librairie
(Lille)
12 personnes en parlent

Un tel bouquin ne pouvait pas ne pas passer par mes mains !!!Bouquiner : s’accoupler avec un lièvre ou un livre. Si cela ne vous dérange pas, je préfère la seconde solution, question de sensibilité !Annie François nous offre son autobibliographie (que j’aime ce néologisme !), décrit son rapport avec les livres ; un vrai transport amoureux. Un amour possessif, un amour empli de rituels.Lire au lit, se positionner pour équilibrer le gros volume avec des coussins ; ne pas pouvoir dormir sans avoir dévoré quelques pages ou le livre entier ; lire au restaurant…..Je comprends Annie François pour qui le livre est un objet sacré à qui l’on doit tous les égards. Surtout ne pas le jeter « jeter des livres, c’est aussi déchirant que de brûler des lettres d’amour ou un cahier d’école de sa grand-mère. ». Sa relation au livre est telle que prêter lui est problème, mais le livre emprunté est sacré. Oh la joie d’offrir un livre aimé !!Bref, chaque chapitre est l’occasion de parler de son amour du livre, de parler de ses auteurs chéris, des livres adorés.Ranger ses livres quel dilemme avec sa bibliothèque écartelée aux quatre coins de la maison « A part le tas-du-lit, après lecture, les livres devant monter ou descendre encombrent les marches de l’escalier le plus proche. ».Songez à la dangerosité physique de la lecture ; une maladie qu’elle dénomme « pathologie générale du lecteur ». Avoir plusieurs volumes dans sa besace car lequel ne pas lire ? « Non seulement lire n’est pas sans risque, mais c’est une passion invalidante. Elle rend dure de la feuille… Seuls les furieux sifflements de la cocotte-minute arrivent à tirer le lecteur de sa surdité sélective. »Sa devise : « jamais sans mon livre, jamais sans mon clope. » (Tiens, je dis ma clope). Je pourrais paraphraser cette maxime « jamais sans mon livre, jamais sans mon appareil photos »Je n’avais jamais pensé aux codes barres au dos des ouvrages qui ont tant gênés Annie François : « On m’objectera que c’est pareil pour le parfum ou les couche-culotte. Bien sûr que non. Le code-barres est bien là, mais sur l’emballage. Sur les livres, il est incrusté à vif. Tout cru. Bref, un amant tatoué de l’infamie.Je pourrais vous parler de ce livre encore très longtemps. Je l’ai dévoré. J’ai aimé l’humour, le vocabulaire. Bien sûr que j’ai aimé la suivre dans ses digressions amoureuses et boulimiques. Je me suis reconnue dans beaucoup des rituels énumérés. Il ne pourrait en être autrement pour tout lecteur : « Il suffit de lire un bouquin par mois pour avoir des manies, des préférences. Tout est plaisir, tout fait problème »Dans le mot livre, il y a ivre. C’est l’ivresse d’une lecture jubilatoire. C’est ivre de bonheur ou de douleur que, certaines fois, j’arrive au mot fin. Un nouveau livre, un nouvel auteur et l’ivresse de la découverte me rend joyeuse. Recevoir un livre, l’ivresse des cimes me prend.J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque après lecture de plusieurs chroniques sur la blogosphère livresque et…. je vais devoir le RENDRE !! Encore un bouquin que je vais acheter pour l’avoir à ma disposition… sur mes nouvelles étagères qui seront installées dans le couloir (c’est bon les travaux !!! il y a toujours des surprises)Je n’ai pas dévoré « Bouquiner », j’ai savouré chaque chapitre bien couchée, calée sur mes oreillers.

zazy
10/04/14
 

Annie François aimait les livres, et elle en parlait bien. Rarement des textes sur les livres ont pu établir une telle proximité, créer un sentiment de fraternité totale et faire se reconnaître le lecteur dans telle ou telle anecdote : oui, quand on aime les livres, on DOIT lire "Bouquiner", en se disant qu'on aurait bien pu l'écrire, pour la majorité des textes. Aucune intention ici de pérorer ou de briller, juste une amoureuse des livres qui avait envie d'en témoigner. Attachant en diable. Sylvie Sagnes

SagnesSy
10/01/13
 

C'est un livre sympa qui se laisse lire... mais je n'ai pas vraiment accroché... Le sujet tel qu'il est traite crée une distanciation entre lecteur et narrateur, je ne sais expliquer ce qui cause cela..C'est une sacré lectrice, je ne me suis pas repéré dans le nombre incalculable de références (elle aurait dû créer un bibliographie en annexe), mon manque de culture à peut-être fait que je me suis sentie en dehors... elle n'est pas prétentieuse et son érudition n'est apparente que par de petites remarques...Elle traite l'acte de lire dans son quotidien et ne fait que survoler ce qu'elle retire de ses lectures...Il manque un chapitre que son choix de vie ne lui a pas permis d'écrire : sa transmission à son enfant... elle aborde à peine comment ses parents lui ont transmis ce goût, mais comment elle grande lectrice aurait vécu avec un enfant qui refuse de lire ou qui un enfant qui la surpasse...voilà un livre que j'aurais du mal à le conseiller car je ne sais pas à quel type de lecteur elle s'adresse !!! http://ramettes.canalblog

ramettes
14/04/14
 

Cette autobiobibliographie, comme sous-titré par l'auteur, est composée de courts chapitres thématiques sur la vie d'une lectrice. Une lectrice boulimique de livres en tous genres : romans, essais... Elle lit pour son travail chez un éditeur et pour son plaisir. Elle alterne petits romans et grands pavés, quitte à se retrouver avec un sac en surcharge, un dos en compote et autres maladies du lecteur.Au travers de ces anecdotes, se dessine le portrait d'une lectrice, de son rapport aux livres, mais aussi aux autres.Elle s'attache à des détails comme le marque-page, le mouchard, l'ex-libris. Elle détaille des situations comme le voyage, la voiture ou le restaurant. Elle s'interroge sur les bibliothèques, les éditeurs et les lecteurs. Bref, elle dresse en quelques mots des portraits, des situations, des relations. Elle s'insurge contre Anne qui regarde la fin avant de commencer un livre, fait des réserves de titres qu'elle offre à tous ses proches, déteste qu'on lise par dessus son épaule mais cherche à voir le titre du roman de son voisin de métro... Elle détaille également ses manques, les fameux classiques qu'on ne peut pas ne pas avoir lu, ses difficultés, à lire Voyage au bout de la nuit par exemple, ses habitudes.Bref, c'est un livre à la fois très personnel, qui entre véritablement dans l'intimité d'une relation (aux livres) et un traitement qui ne peut faire qu'écho pour le lecteur amoureux de livres. Le tout est bien écrit, bien mené et distille des traits d'humour. Un vrai plaisir !(Et elle donne plein de titres... je ne les ai pas tous notés mais ma LAL en a pris un coup)

Praline
01/11/12
 

J'ai beaucoup aimé lire cette "autobiobibliographie". J'apprécie les livres sur les lecteurs et leurs manies et j'ai pris plaisir à découvrir celles d'Annie François au fil des pages. C'est rassurant de se dire que je ne suis pas la seule à ne pas aimer prêter mes livres, ne pas supporter de corner les pages et j'en passe. Un petit livre que je conseillerai à tous les amoureux de la lecture et des livres. De plus, le texte est rempli de titres d'ouvrages que j'ai noté: de futures lectures en perspective!

Lunae
10/03/14

Quel plaisir ce bouquin ! Je l’ai lu sur les conseils de L’œil qui fume (son avis), quelle riche idée, merci.Un livre qui décortique les travers d’Annie François dans ses lectures compulives. Tous ces petits trucs (obsessions) que l’on ne peut s’empêcher de faire. Je m’y suis retrouvée, preuve en photo à la fin de ce billet. Tout y passe, du plaisir de lire dans son bain aux livres que l’on ne veut pas prêter, en passant par ces pages que l’on ne peut pas corner, à ne pouvoir lire que dans le silence complet ou encore à ces livres que l’on achète en double…Quel plaisir de me savoir moins seule devant l’impossibilité de lire Voyage au bout de la nuit, elle propose de l’écouter, et j’ai découvert à la médiathèque qu’il existait, lu par Podalydès ! Il est désormais réservé !Cette autobibliographie m’a donné le sourire, je l’ai lu par petites touches pour ne pas qu’il ne se finisse trop vite, encore un rituel de plus.

Metaphore
26/05/13
 

Présenté comme un petit traité de l’art de vivre avec trop de livres , Des bibliothèque pleines de fantômes fourmille d’informations sur les bibliomanes. Jacques Bonnet les divise d’ailleurs en deux catégories, les collectionneurs et les lecteurs acharnés .Faisant référence à plusieurs reprises au fameux Penser/ classer de Georges Perec, l’auteur , après nous avoir détaillé avec force précisions son propre système de classement finit par avouer qu’il faut en tout cas savoir être souple car des exceptions il s’en trouvera toujours pour venir perturber votre rangement.Une autre référence récurrente est celle du Journal d’un lecteur d’Alberto Manguel, que je lis en pointillés depuis quelques temps. Mais là où Manguel insuffle de la vie, on sent Jacques Bonnet davantage bridé dans son écriture. Certes de jolies envolées nous présentant la bibliothèque soit comme une plante dévorant l’espace mais aussi comme le reflet de la structure mentale de son propriétaire viennent donner de la saveur à ce livre mais les trop longues énumérations de titres et d’auteurs, les ratiocinations quant aux langues des romans à classer empêchent le lecteur de savourer ce qui s’annonçait pourtant comme un régal. Bonnet intellectualise trop à mon goût et ne nous fait pas partager pleinement son amour des livres. Pour ne pas rester sur une déception, , je vous renverrai à l’excellent Bouquiner d’Annie François , inégalé jusqu’à présent . cathulu

cathulu
24/12/12
 

Annie François travaille dans une maison d'édition. Sa vie, elle la passe entourée de livres : les professionnels qu'elle lit et corrige au bureau, les personnels qui envahissent son appartement, sans compter ceux de son compagnon dans lesquels elle pioche de temps à temps.Sous forme d'abécédaire, mais pas dans l'ordre alphabétique, elle raconte son rapport aux livres, parfois compulsif, boulimique, narre des anecdotes sur sa vie avec les bouquins qui ont une place primordiale dans sa vie, surtout dans les périodes où la maladie l'oblige à rester couchée. Elle a un rapport physique avec les romans ou essais qu'elle aime, appréciant de les toucher, les palper et ayant beaucoup de mal à les prêter.Si j'ai apprécié cette chronique d'une lectrice assidue, je ne me suis pas retrouvé dans son portrait. Déjà, je n'ai pas une attirance matérielle pour les livres. J'aurai du mal à lire sur un écran, mais je ne fétichise pas le livre que je tiens entre mes mains. Qu'il soit neuf ou pas, emprunté ou non, avec des cornes,... m'indiffére totalement. Annie François a par exemple un a priori négatif sur les bibliothèques, lieu qu'elle ne fréquente pas, alors que pour ma part j'aime beaucoup flâner en bibliothèque, car le livre emprunté, même s'il n'est pas ouvert, ne coûte rien. Pour ma part, l'idée de me séparer de livres pour raison de place ne me pose aucun problème, même s'il y en a certains auquels je tiens un peu, tout de même !

Yohan59
30/10/12
 

"Qu'est-ce que je fuis si frénétiquement en lisant ? Qu'est-ce que je me dissimule ? Quel vide je comble ? Quelle incroyable vacuité m'habite où tourbillonnent des nuées de titres approximatifs, de noms d'auteurs écorchés, de lambeaux de citations fautives, où se catapultent des météores de références d'ouvrages à acheter ?"Un petit livre sympathique dans lequel Annie François, qui a travaillé de nombreuses années dans le monde de l’édition, présente dans des chapitres brefs et toniques ses petites habitudes de grande lectrice. Avec humour et énergie, elle passe en revue toutes ses manies : ses achats compulsifs, sa hantise de prêter un livre, les odeurs qui se dégagent d’un livre, sa méthode (ou plutôt son absence de méthode) de rangement, sa violente diatribe à l’égard des codes-barres … qui sont autant d’occasions d’évoquer des souvenirs, d’où le sous-titre Autobiobibliographie.Tout y passe, le livre comme vivant souvenir : p. 14 "J'adore qu'un peu de sable gaufre les feuilles, arrondisse la tranche, que trois pétales de pavot voltigent, qu'une fleur des champs à identifier plus tard tombe à la faveur d'un rapide feuilletage." Le "classement" : p. 25 "Et les livres déjà lus mais non rangés vacillent en amas instables, en quête d'un premier tri qui précède leur remisage. Attristants, déjà à moitié morts. Tout ceux qui attendent d'être lus, entassés depuis des semaines, des mois, des années, desséchés, défraîchis par ce lent purgatoire, périodiquement éboulés par de véhéments coups d'aspirateur, réorganisés à l'endroit à l'envers en raides fortins inexpugnables, décourageant toute recherche."La jaquette : p. 45 'Tout naturellement, j'aime les jaquettes. Mal ajustées aux livres, n'épousant pas leur corps, glissantes et bâillantes, je les aime car je les jette. Alors le livre est rendu à sa vérité, à sa candide simplicité originelle."La sensualité du livre : p. 52 'Tout fait musique dans le livre, pour peu qu'on ait l'oreille : le dos d'un volume cousu émet, quand on l'ouvre, d'imperceptibles pétillances, celui d'un vieux livre de poche un sinistre craquement qui amorce l'effeuillage ; le grain du papier feule et la couverture vibre sous les doigts de l'impatient.""Depuis l'enfance, mon premier réflexe est de plonger le nez au milieu du livre à demi ouvert. Volupté des manuels scolaires neufs. Leur papier glacé me rafraîchissait les joues tandis que leurs bouffées d'amande amère me faisaient chavirer. Fine odeur un peu poivrée de mes Contes et Légendes du monde grec et barbare, au papier pelucheux comme une peau de pêche."Une conception de la lecture proche de Daniel Pennac, d'ailleurs cité :p. 164 "Il y a des encouragements à la lecture qui sont de vrais actes de terrorisme."Une passion dévorante capable de changer le cours d'une vie :p. 169 "Si tu me trompes, je fous le feu à ta bibliothèque."p. 168 "Si on veut avoir un enfant, il n'est que temps. En veux-tu ? [...]""Moi, depuis que j'ai dix ans, je sais que je n'en veux pas, mais la question n'est pas là. [...]""Tu es sûr d'avoir une bonne raison ? Pour moi, après, ce sera trop tard.""J'ai une très bonne raison : les enfants, ça bousille les livres."Je me retrouve tout à fait dans l’idée que retracer le fil de nos lectures permet un petit voyage intime dans le temps, permettant de faire resurgir des instants précieux. J’ai la manie de noter sur la première page intérieure la date à laquelle j’ai terminé le livre ; quand je jette un œil dans ma bibliothèque de temps en temps, je me remémore avec plaisir le moment où j’ai lu tel ou tel livre : celui-ci, c’était en vacances en Bretagne, celui-là, pendant une période chargée, l’autre, dévoré pendant un trajet en voiture…Chacun peut se retrouver dans ce petit livre vite et agréablement lu ; j’ai seulement regretté qu’Annie François évoque souvent des œuvres sans en mentionner l’auteur, partant peut-être du principe soit que le lecteur le connaissait forcément, soit qu’il allait se précipiter sur Internet ou dans le dictionnaire des œuvres pour le trouver (ce que je n’ai pas le courage de faire quand je lis bien sûr). J’ai trouvé ce présupposé un peu agaçant. Peut-être qu’il m’a manqué d’autre part un peu de passion quant à la teneur des livres, j’aurais aimé qu’elle évoque par exemple le roman qui a changé sa vie ou bien le plaisir, le réconfort, le rêve qu’on peut trouver dans la lecture, pour adhérer complètement.Je conseille néanmoins ce livre, il mérite un petit détour pour son dynamisme et sa bonne humeur.

LeCottagedeMyrtille
25/08/12
 

Annie François parle des livres : ceux qu'elle a lu, ceux qu'elle lit, ceux qu'elle achète, empruntent, jette aussi. Elle parle de cette relation quasi charnelle avec eux, le toucher, l'odeur... Comment elle lit (en métro, dans son lit...). Ce livre est une suite de petits textes dans lesquels on se reconnait , pour peu qu'on ait ce même rapport un peu indicible avec les livres et ce qu'ils contiennent. C'est pour cela que ce texte est plaisant, parce qu'il dit ce que nous ne saurions dire, même si souvent on peut ne pas partager ses affirmations ! laurence

laurence
01/06/11
 

Je dois dire que je voue un attachement particulier à ces livres qui parlent de livres. Je trouve qu'ils sont particulièrement jouissifs et rassurants. Jouissifs pour la simple et bonne raison qu'en tant que lectrice, il n'y a pas de plus beau sujet au monde que celui des livres et la manière que tout un chacun a de les aimer, de les acquérir et de les dorloter. Et rassurants, parce que grâce à des auteurs comme Annie François, je ne me fais plus l'effet d'être un ovni, séparée des autres par cette barrière infranchissable que constitue l'amour des livres et de la littérature, et parfois aussi celui de l'objet, précieux entre mille.http://tranchesdelivres.blogspot.com/2010/09/bouquiner.html

un flyer
22/05/11

200 pages dévorées en un trajet (retour du dimanche soir). Vu chez Allie et Caro[line] . J'avais tout un tas de livres à lire dans le cadre du challenge abc et du défi au nom de la rose mais non c'est celui là que j'ai choisi de bouquiner à la lumière du plafonnier.Annie François raconte l'impossibilité de s'endormir sans avoir lu, le plaisir de lire au lit, la difficulté de prêter, l'odeur des livres neufs, les phases de boulimie livresque,les livres lus trop tard ou trop tôt (trop jeune), la difficulté de résister à l'achat de livres une fois chez le libraire (au moins trois ...), le bruit des pages quand on les tourne, la peur de manquer de livres lorsque l'on part en vacances et la difficulté du choix, le bonheur des pavés, le bouche à oreille et ses inconvénients : post it et papiers divers saturés de titres (j'ai opté pour le carnet à spirales toujours dans le sac), etc.Annie François, en parlant de la lectrice qu'elle est, parle de nous lecteurs et lectrices que nous sommes. Elle nous fait sourire lorsque l'on se reconnaît. Je suis assez proche du coup de coeur. J'ai aimé retrouver là toutes nos manies de lecteur, nos névroses, nos petits plaisirs, notre dépendance, notre bonheur de lire... Ma note : 9/10. Morceaux choisis :"La lecture rend insomniaque. Le lecteur rate délibérement le train du sommeil (qui ne passe que toutes les deux heures) plutôt que d'abandonner son chapitre [...] il prétendra toujours que, victime d'une insomnie,il a lu jusqu'à l'aube et n'admettra jamais que la lecture lui fait perdre le sommeil" (dans le chapitre Pathologie Générale du lecteur)"j'ai besoin de lire avant de m'endormir, même à 4h du matin, j'ai besoin de ma dose. Mon oeil gauche se fatiguant plus vite que le droit, je ne lis que d'un oeil jusqu'à l'épuisement." (dans le chap Liseuse au lit)"Qu'est ce que je fuis si frénétiquement en lisant ? Qu'est ce que je dissimule ? Quel vide je comble ?"

lucie38
29/04/11
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.13 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition