Bouquiner. autobiobibliographie

FRANCOIS, ANNIE

livre bouquiner. autobiobibliographie
EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 28/02/00
LES NOTES :

à partir de
14,20 €

SYNOPSIS :

Il suffit de lire un bouquin par mois pour avoir des manies, des préférences. Tout est plaisir, tout fait problème. Préfère-t-on lire couché ou assis, dans un fauteuil ou sur une chaise ? User d'un marque-page ? Emprunter ? Prêter, sans espoir de retour ? Se fier aux critiques, n'écouter que ses amis ou son flair ? Engranger encore, toujours, au risque de devoir déménager. Le livre ne
sollicite pas seulement l'intelligence, la vue, mais l'ouïe, l'odorat, le toucher. Les muscles, les nerfs. La mémoire et l'oubli. Le coeur, le temps et l'espace. Le livre peut envahir la vie domestique, amoureuse, familiale, amicale, professionnelle. Toute bibliothèque est une sorte d'autobiographie d'un couple, d'une tribu d'amis, d'une confrérie de lecteurs. Où chacun peut se retrouver.
5 personnes en parlent

Un tel bouquin ne pouvait pas ne pas passer par mes mains !!!Bouquiner : s’accoupler avec un lièvre ou un livre. Si cela ne vous dérange pas, je préfère la seconde solution, question de sensibilité !Annie François nous offre son autobibliographie (que j’aime ce néologisme !), décrit son rapport avec les livres ; un vrai transport amoureux. Un amour possessif, un amour empli de rituels.Lire au lit, se positionner pour équilibrer le gros volume avec des coussins ; ne pas pouvoir dormir sans avoir dévoré quelques pages ou le livre entier ; lire au restaurant…..Je comprends Annie François pour qui le livre est un objet sacré à qui l’on doit tous les égards. Surtout ne pas le jeter « jeter des livres, c’est aussi déchirant que de brûler des lettres d’amour ou un cahier d’école de sa grand-mère. ». Sa relation au livre est telle que prêter lui est problème, mais le livre emprunté est sacré. Oh la joie d’offrir un livre aimé !!Bref, chaque chapitre est l’occasion de parler de son amour du livre, de parler de ses auteurs chéris, des livres adorés.Ranger ses livres quel dilemme avec sa bibliothèque écartelée aux quatre coins de la maison « A part le tas-du-lit, après lecture, les livres devant monter ou descendre encombrent les marches de l’escalier le plus proche. ».Songez à la dangerosité physique de la lecture ; une maladie qu’elle dénomme « pathologie générale du lecteur ». Avoir plusieurs volumes dans sa besace car lequel ne pas lire ? « Non seulement lire n’est pas sans risque, mais c’est une passion invalidante. Elle rend dure de la feuille… Seuls les furieux sifflements de la cocotte-minute arrivent à tirer le lecteur de sa surdité sélective. »Sa devise : « jamais sans mon livre, jamais sans mon clope. » (Tiens, je dis ma clope). Je pourrais paraphraser cette maxime « jamais sans mon livre, jamais sans mon appareil photos »Je n’avais jamais pensé aux codes barres au dos des ouvrages qui ont tant gênés Annie François : « On m’objectera que c’est pareil pour le parfum ou les couche-culotte. Bien sûr que non. Le code-barres est bien là, mais sur l’emballage. Sur les livres, il est incrusté à vif. Tout cru. Bref, un amant tatoué de l’infamie.Je pourrais vous parler de ce livre encore très longtemps. Je l’ai dévoré. J’ai aimé l’humour, le vocabulaire. Bien sûr que j’ai aimé la suivre dans ses digressions amoureuses et boulimiques. Je me suis reconnue dans beaucoup des rituels énumérés. Il ne pourrait en être autrement pour tout lecteur : « Il suffit de lire un bouquin par mois pour avoir des manies, des préférences. Tout est plaisir, tout fait problème »Dans le mot livre, il y a ivre. C’est l’ivresse d’une lecture jubilatoire. C’est ivre de bonheur ou de douleur que, certaines fois, j’arrive au mot fin. Un nouveau livre, un nouvel auteur et l’ivresse de la découverte me rend joyeuse. Recevoir un livre, l’ivresse des cimes me prend.J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque après lecture de plusieurs chroniques sur la blogosphère livresque et…. je vais devoir le RENDRE !! Encore un bouquin que je vais acheter pour l’avoir à ma disposition… sur mes nouvelles étagères qui seront installées dans le couloir (c’est bon les travaux !!! il y a toujours des surprises)Je n’ai pas dévoré « Bouquiner », j’ai savouré chaque chapitre bien couchée, calée sur mes oreillers.

zazy
10/04/14
 

C'est un livre sympa qui se laisse lire... mais je n'ai pas vraiment accroché... Le sujet tel qu'il est traite crée une distanciation entre lecteur et narrateur, je ne sais expliquer ce qui cause cela..C'est une sacré lectrice, je ne me suis pas repéré dans le nombre incalculable de références (elle aurait dû créer un bibliographie en annexe), mon manque de culture à peut-être fait que je me suis sentie en dehors... elle n'est pas prétentieuse et son érudition n'est apparente que par de petites remarques...Elle traite l'acte de lire dans son quotidien et ne fait que survoler ce qu'elle retire de ses lectures...Il manque un chapitre que son choix de vie ne lui a pas permis d'écrire : sa transmission à son enfant... elle aborde à peine comment ses parents lui ont transmis ce goût, mais comment elle grande lectrice aurait vécu avec un enfant qui refuse de lire ou qui un enfant qui la surpasse...voilà un livre que j'aurais du mal à le conseiller car je ne sais pas à quel type de lecteur elle s'adresse !!! http://ramettes.canalblog

ramettes
14/04/14
 

Annie François aimait les livres, et elle en parlait bien. Rarement des textes sur les livres ont pu établir une telle proximité, créer un sentiment de fraternité totale et faire se reconnaître le lecteur dans telle ou telle anecdote : oui, quand on aime les livres, on DOIT lire "Bouquiner", en se disant qu'on aurait bien pu l'écrire, pour la majorité des textes. Aucune intention ici de pérorer ou de briller, juste une amoureuse des livres qui avait envie d'en témoigner. Attachant en diable. Sylvie Sagnes

SagnesSy
10/01/13
 

Annie François parle des livres : ceux qu'elle a lu, ceux qu'elle lit, ceux qu'elle achète, empruntent, jette aussi. Elle parle de cette relation quasi charnelle avec eux, le toucher, l'odeur... Comment elle lit (en métro, dans son lit...). Ce livre est une suite de petits textes dans lesquels on se reconnait , pour peu qu'on ait ce même rapport un peu indicible avec les livres et ce qu'ils contiennent. C'est pour cela que ce texte est plaisant, parce qu'il dit ce que nous ne saurions dire, même si souvent on peut ne pas partager ses affirmations ! laurence

laurence
01/06/11
 

200 pages dévorées en un trajet (retour du dimanche soir). Vu chez Allie et Caro[line] . J'avais tout un tas de livres à lire dans le cadre du challenge abc et du défi au nom de la rose mais non c'est celui là que j'ai choisi de bouquiner à la lumière du plafonnier.Annie François raconte l'impossibilité de s'endormir sans avoir lu, le plaisir de lire au lit, la difficulté de prêter, l'odeur des livres neufs, les phases de boulimie livresque,les livres lus trop tard ou trop tôt (trop jeune), la difficulté de résister à l'achat de livres une fois chez le libraire (au moins trois ...), le bruit des pages quand on les tourne, la peur de manquer de livres lorsque l'on part en vacances et la difficulté du choix, le bonheur des pavés, le bouche à oreille et ses inconvénients : post it et papiers divers saturés de titres (j'ai opté pour le carnet à spirales toujours dans le sac), etc.Annie François, en parlant de la lectrice qu'elle est, parle de nous lecteurs et lectrices que nous sommes. Elle nous fait sourire lorsque l'on se reconnaît. Je suis assez proche du coup de coeur. J'ai aimé retrouver là toutes nos manies de lecteur, nos névroses, nos petits plaisirs, notre dépendance, notre bonheur de lire... Ma note : 9/10. Morceaux choisis :"La lecture rend insomniaque. Le lecteur rate délibérement le train du sommeil (qui ne passe que toutes les deux heures) plutôt que d'abandonner son chapitre [...] il prétendra toujours que, victime d'une insomnie,il a lu jusqu'à l'aube et n'admettra jamais que la lecture lui fait perdre le sommeil" (dans le chapitre Pathologie Générale du lecteur)"j'ai besoin de lire avant de m'endormir, même à 4h du matin, j'ai besoin de ma dose. Mon oeil gauche se fatiguant plus vite que le droit, je ne lis que d'un oeil jusqu'à l'épuisement." (dans le chap Liseuse au lit)"Qu'est ce que je fuis si frénétiquement en lisant ? Qu'est ce que je dissimule ? Quel vide je comble ?"

lucie38
29/04/11
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.15 kg