EDITEUR : MOTIFS
DATE DE PARUTION : 19/02/09
LES NOTES :

à partir de
6,60 €

SYNOPSIS :

Le narrateur se rend à une réunion des Alcooliques anonymes lorsqu'il est abordé par une belle jeune femme, Elodie Laudet, qui le prend pour un autre, un certain Davier Monteria, qu'on enterre justement le jour même au Père-Lachaise... Le narrateur est enquêteur, il revient des Etats-Unis où il était parti à la recherche d'un photographe disparu lors d'un reportage sur le lynchage d'un certain
Clarence Brown, à Bridge Road. Il découvre le terrible secret de cette ville, et cette enquête se transforme progressivement en une quête personnelle, salvatrice... Les histoires s'entremêlent, entre l'histoire d'Elodie, celle de Javier et celle de Clarence Brown, mort en 1928 à Bridge Road... Un formidable roman sur l'histoire contemporaine américaine, un roman policier et un roman d'amour.
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« A mon avis, il s’est barré. On ne reste pas à Bridge Road si on n’est pas obligé de rester on a toujours mieux à faire et si on n’a rien à faire...Il suffit de regarder autour de soi.Une autre bière ! »L’alcool est traître...Au début, il vous aide à fuir le quotidien et à échapper à la routine. Puis, progressivement, il vous confronte à la laideur du monde. Il n’y a plus d’échappatoire possible ! Le narrateur est français d’origine africaine et travaille aux renseignements. Il est à la recherche d’un afro-américain, nommé Alan Norton, qui vivait entre Paris et Bridge Road. Il a quitté la grisaille des trottoirs de Paris pour Bridge Road, une ville pétrie d’immobilisme et marquée par la haine raciale. Sa méthode ? S'impègner des lieux, interroger l’entourage et enregistrer les témoignages, se repasser les bandes en boucles et se glisser dans la peau du disparu jusqu’à ne plus faire qu’un avec lui.Pourquoi lui a-t-il fallu s’éloigner de sa terre natale pour se trouver et comprendre les blessures qu'il portait en lui ? Il l’ignore !Ce qu'il a vu et entendu là-bas, peu de gens en ont eu connaissance. L’alcool, autrefois si salvateur, ne l’a pas aidé à ôter ses visions cauchemardesques de son esprit embrumé de vapeurs éthyliques. Au fond,il pense qu'il ’ignorait tout de la nature humaine. Humaine ? Peut-on seulement utiliser ce mot après ce qu’ils ont fait ? Si vous souhaitez le suivre dans ce périple, vous devrez avoir le cœur bien accroché. Pas de récit sinueux, pas de parenthèses pour épargner le lecteur. Ici, l’écriture est épurée, brute, dépossédée de fioritures. Vous n’aurez accès qu’à l’essentiel. Juste quelques témoignages des personnes interrogées et bien sûr quelques unes de ses réflexions. Ne vous attendez pas à lire un roman. Les déclarations vont se croiser et certaines seront même répétées comme des leitmotivs pour ne pas qu’on les oublie...Parce qu’il ne faut jamais oublier de tels actes...Quoi qu’il arrive, il restera à vos côtés. Vous ne pourrez de toute façon arriver au dénouement de cette enquête sans lui. Vous ne le quitterez plus jusqu’à la dernière page. L’envie de savoir vous tenaillera et il vous guidera à travers les rues sombres de Bridge Road. Il vous mènera auprès de ses habitants courbés par le poids de lourds secrets.Vous ne ressortirez pas indemne de cette lecture , soyez en conscient. Ce que vous vous apprêtez peut-être à vivre est un voyage aux tréfonds de la haine où le mot pogrom est lourd de sens et où l’Humain cède la place au Bestial. Rebelde

Rebelde
15/01/16
 

" Combien de générations faudra-t-il pour que nous soyons en paix avec nous-même? (…) Tu ne sais pas ce que c’est que de vivre en Amérique quand tu es un Noir américain" (page 155). C’est une douleur sourde, entêtante, envoûtante qui vous gangrène peu à peu, dévorant le corps et l’âme. Des voix enregistrées qui se perdent, se mêlent, se répètent sans cesse, comme une folie obsessionnelle. Des voix venues d’un autre temps, d’une autre époque. En enquêtant sur la disparition d’un journaliste, le narrateur ne pensait pas descendre aussi bas. Un simple reportage dans les pas d’Alan Norton et ce sont toutes les plaies de Bridge Road qui vont se mettre à suinter, puruler sous une pluie de coups, de souvenirs. Une violence devenue banale, quotidienne et nauséeuse. "Ils ont attaché mon père, roué de coups ma mère. Ils ont attaché mon père. Ont roué de coups ma mère. Ma mère. Ma mère est morte dans les bras de mon père. J’ai vu ma mère battue." Entre passé et présent, les affaires se croisent, la férocité et les lynchages persistent. Une quête salvatrice et identitaire pour le narrateur?" J’ai pensé au début qu’il venait comme les autres pour l’histoire du pont.Le lynchage du type qu’on a traîné sur la route.Mais lui, il cherchait autre chose" (page 126).Entre le 15 octobre 1928 et sa rencontre avec Élodie la fille éplorée, le narrateur se perdra, noyé sous une pluie de violence et de racisme.Un roman noir, comme la couleur de la peau des victimes, comme la couleur de cette haine qui jaillit et vous inonde. Un enfer quotidien pour un peuple en souffrance."Seigneur, n’auras-tu donc jamais assez des pleurs et des cris de ton peuple?" Pasdel

Pasdel
30/08/14
 

Format

  • Hauteur : 17.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg

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