EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 20/08/09
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Le 15 mai 2008, celui que dans le livre j'appelle BW perd brutalement l'usage de ses yeux. Dans l'urgence de parler pour tenir tête au désarroi, BW me livre alors tout ce qu'il a gardé secret durant nos années de vie commune : ses fugues, ses frasques, ses trekkings dans l'Himalaya, sa fulgurante carrière de coureur à pied, les souvenirs obsédants d'un Liban déchiré par la guerre, autant d'expériences, autant de détours qui l'ont conduit, il y a trente ans, à travailler dans l'édition. Car BW est éditeur, et la littérature, sa vie. Avec une ironie désenchantée, il me parle, le jour, de ses quinze existences
passées, de son métier déraisonnablement aimé et de sa décision, mûrie dans le noir, de tirer sa révérence devant des moeurs éditoriales qui lui sont peu à peu devenues étrangères. Je compose, la nuit, le texte dont il est le centre, avec le sentiment que son geste de quitter ce que d'autres s'acharnent à rejoindre revêt aujourd'hui un sens qu'il faut, à tout prix, soutenir. Tous deux nous nous sentons poussés comme jamais par une nécessité impérieuse. Pour lui, celle de dire ou de sombrer. Pour moi, celle d'écrire ces mots-lâ, et aucun autre. Ce livre, écrit à vif, est le roman de cette traversée.
5 personnes en parlent

Les maux des mots. Exéssif et généreux BW (Bernard Wallet, éditeur de son état) est le personnage central du livre de Lydie Salvayre sa compagne.Elle y relate sa passion pour les voyages, ses expériences pour appréhender le monde. Son amour immodéré pour la littérature, et sa rupture avec le milieu de l'édition, parce qu'il ne se sent plus en accord avec. En brossant ce portrait, haut en couleur et en douleur, elle use de son statut d'écrivain, et de confidente et oscille entre témoignage et fiction. C’est un portrait vraiment émouvant d'un homme en colère, un récit brut et lumineux, et c’est aussi un vibrant message d’amour puisqu’à sa façon elle restitue la vue à cet homme qui la perd. La Médiathèque de Levallois accueillera l'auteur et son héros le samedi 5 juin 2010 (cf. onglet "Actualité", rubrique "A la une").

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

L'auteur a repris les propos de l'homme qu'elle aime alors que celui-ci, pratiquement aveugle, se met à parler de sa vie. S'ensuit un monologue de ce fameux BW, souvent poussif, parfois beau (il faut l'admettre), où il parle de sa vie, ses voyages, ses joies, ses colères, et les femmes. J'ai lu jusqu'au bout, mais même à la fin je me demande en quoi ce livre est utile. Utile dans le sens qu'apporte-t-il à la littérature française et au lecteur qui le lit?. Je me garderai bien d'imposer mon point de vue définitif, car je pense qu'il vaut mieux que vous le lisiez pour vous forger votre propre opinion. Mais s'il fallait garder deux adjectifs de cet opus, je dirai: déroutant et assommant. vivi

vivicroqueusedelivres
19/02/12
 

ExcessifBW, la personne, mais aussi le livre, sont d’un excès impressionnant. L’un comme l’autre, ils sont impulsifs, ont soif de liberté et font étalage de leur connaissance. BW, le personnage, fait ainsi étalage de sa connaissance des voyages, de la littérature, de la philosophie, de la vie. BW, le livre, montre quant à lui la connaissance de la personne à travers les témoignages que l’auteur/narrateur recueille, sa vie commune avec lui et sa capacité à le comprendre...

constance93
23/04/11
 

Les maux des mots. Exéssif et généreux BW (Bernard Wallet, éditeur de son état) est le personnage central du livre de Lydie Salvayre sa compagne.Elle y relate sa passion pour les voyages, ses expériences pour appréhender le monde. Son amour immodéré pour la littérature, et sa rupture avec le milieu de l'édition, parce qu'il ne se sent plus en accord avec. En brossant ce portrait, haut en couleur et en douleur, elle use de son statut d'écrivain, et de confidente et oscille entre témoignage et fiction. C’est un portrait vraiment émouvant d'un homme en colère, un récit brut et lumineux, et c’est aussi un vibrant message d’amour puisqu’à sa façon elle restitue la vue à cet homme qui la perd. La Médiathèque de Levallois accueillera l'auteur et son héros le samedi 5 juin 2010 (cf. onglet "Actualité", rubrique "A la une").

Malgré la longue liste de romans déjà écrits par cette auteur, je dois avouer que je ne la connaissais pas. Depuis, grâce aux blogs, j’en ai appris un peu plus. Lydie Salvayre est pédopsychiatre, et partage sa vie avec un éditeur dont les initiales du nom sont BW. Elle a reçu le Prix Novembre pour un précédent roman intitulé : La Compagnie des spectres.Il m’est toujours difficie d’aborder un auteur que je ne connais pas et que je n’ai pas choisi, comme un a priori, difficile de me plonger dans un univers, une écriture dont je ne sais rien. Le sujet pourtant me plaisait : BW, ancien éditeur, grand lecteur, perd l’usage d’un oeil. Durant le traitement (opérations, soins), BW se confie à sa femme, narratrice-auteur, lui raconte sa vie de voyageur et d’amoureux des livres.L’une des raisons de ce livre est de dire la rupture de BW avec l’édition, et l’entrelacs compliqué des causes (p.10)C’est avant tout le style qui m’a portée. Cette conversation écrite, et pourtant sans réels dialogues, ces confessions sans complaisance, cette façon de rendre compte du lien entre mari et femme, entre ce que l’on tait parfois de soi et ce que l’autre devine et a compris.BW est avant tout, un homme qui part, qui s’en va :Il aime le mouvement de partir. Il se fout de l’endroit à atteindre, ce qu’il aime c’est partir, c’est déclarer qu’il part. (p.7)Ces voyages se présentent comme une première définition de cet homme qui, insatisfait, cherche ailleurs, d’abord dans des pays étrangers, puis aussi dans la littérature, des réponses aux incohérences de la vie. Voyage et littérature sont liés, se mêlent, et toujours cette idée de la fuite, de la course en avant.J’ai aimé ce lien qui se noue dans ce couple, leur connivence, leurs traits d’humour, l’amour de la narratrice pour BW, et ce personnage fuyant, râleur, mais attachant quand même.Le monde littéraire n’est pas épargné dans ce roman de la Rentrée, et les libraires en prennent aussi pour leur grade, critiqués pour leur tendance à faire du commercial au lieu de valoriser la vraie littérature.J’ai moins aimé un vocabulaire qui se veut moderne et qui n’apporte rien (il y a des métaphores qui m’énervent grave p.158), de trop longs passages sur les voyages et finalement bien peu de choses sur le métier d’éditeur.Mais il me reste un sentiment agréable de ce roman, comme une soirée entre amis durant laquelle on s’est un peu confié. Si ce roman ne m’a pas véritablement marquée, il me donne cependant envie de lire d’autres romans de Lydie Salvayre.

George72
05/12/09
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.28 kg